On a mis un peu de
temps à décoller de Ticla et on s’est sacrément fait surprendre par la longueur
du trajet une nouvelle fois. Sur la carte ça parait tout près, maxi 3h. Mais
non on a mis 6h. Après 2 bus de 3h
consécutifs on se fait jeter du bus sur le bord de la route pour aller à la
plage de Tenacatita. Il fait nuit. On commence à marcher, en regardant le
panneau des kms on posera vite les affaires pour attendre un voiture. Il y a 6
kms jusque la ville et la plage est à 9 kms. On a aucune idée où l’on a attéri
ni ce qui nous attend réellement. C’est un québécois que l’on a rencontré à
Nexpa qui nous a conseillé de venir dans ces 2 endroits.
Tenacatita est une
plage qui apparemment a été racheté par un américain (même si on a eu d’autres
versions sur la nationalité de l’investisseur) fortuné. Il y a 2 ans il a
acheté toute la plage avec tout ce qu’il y avait avec autour. Les habitants ont
été expulsés du jour au lendemain. Maintenant cela ressemble à un no man’s
land. Après une petite marche de 2 kms en plein cagnard sur une route qui va
vers la mer, on arrive à un barrage de gardes sacrément armés. Grille de
plusieurs mètres de haut, chiens de garde de compète, artillerie lourde (fusil
à pompe, machine gun), tout ce petit monde (7 gardes) pour accueillir deux
vulgaires touristes. Ils nous parleront avec le grillage électrifié interposé
un peu comme dans le film Mad Max. Ils finissent par nous ouvrir le portail,
demande d’identité et fouille de sac. Ils trouvent la beu qui était dans la
petite boîte. Ils nous la confisquent direct et nous la rendrons en sortant.
Ouf !

Il nous laisse rentrer
car l’accès est autorisé de 9h à 18h. Si t’es encore là à 18h, ils te sortent
avec les armes. Je lui ai demandé pourquoi tant de force, où est le
danger ? Il me dit qu’ils sont là pour la protection des tortues. Ils
seraient presque drôles. On continue un petit kilomètre à pied pour atteindre
la plage autorisé. Sur la droite il y en a une autre mais l’accés est refusé.
On se croirait dans une base militaire. Il y a des gardes partout qui
surveillent tes moindres faits et gestes. On se sent espionner de toute part.
Horrible, on est tellement habitué à nos plages tranquilles sans personnes. Ici
c’est presque le cas. Il n’y a pas un chien. A part 2 couples de touristes,
tous les gardes et nous au milieu. Je me sens tellement mal à l’aise dans cet
endroit rendu pourri. Le cadre est magnifique, grande plage en arc de cercle
avec des rochers et des montagnes au loin. Seul hic, toutes les habitations ou
ressorts sont laissés totalement à l’abandon. On se croirait dans Far Cry le
jeu vidéo sur des plages paradisiaques où il faut sniper les gardes pour
s’infiltrer. On voulait faire du masque et tuba à la base, mais avec cette
ambiance et l’eau pas super chaude, on rebrousse chemin rapidement. On sera
resté juste une petite heure sur place tellement c’est désagréable. De retour
au village on se trouve un petit boui-boui avec des crevettes et du poulpe à 75
pesos (4 euros).

Les sacs sont prêts. Je
discute avec le gars du restaurant savoir si il ne connait pas quelqu’un qui a
une voiture et qui aimerai bien nous conduire à Arollo Seco une plage à
quelques kilomètres de là. Au détour de la conversation j’apprends qu’il y a 40
minutes de route. Ca va raquer, 250 pesos pour y aller direct. Dur dur de
sortir de ce trou si l’on n’accepte pas la proposition. Je tente la négociation
avec le mec mais rien à faire. Du coup on part à l’arrière du pick up torse
poil dans le vent après avoir mangé nos crustacés.

On a aucune idée de ce
que Arollo Seco à part que l’on peut surfer. Ne sachant pas trop où aller on se
trompe de plage, la voiture nous dépose là. On laisse nos affaires sous la
terrasse d’une maison face à la mer. Le mec nous dit que c’est la maison de son
ami. On repart avec eux vers le centre ville pour acheter de l’eau, à manger et
surfer. On marche ensuite jusque l’autre plage où les rouleaux déroulent sans
souci. Sur le chemin il y a un surf shop pizzeria. Le mec nous aidera avec sa
voiture à aller rechercher les sacs que l’on
a laissés à l’autre plage. On s’installe dans un petit camp super. On
est 2 sur notre plage. On profite bien de cette plage toute l’après midi.
Petite session de surf mais c’est un peu venté.

Le lendemain au réveil
je me fais un petit feu de bois en vue de réchauffer la pizza énorme de la
veille. Ca fonctionne nickel, on réchauffe la pizza sans forcer. Après cette
mise en bouche, on part se faire une petite session de surf de nouveau. Il y a
des bon gros rouleaux jusqu’à 2 mètres qui poussent bien en beach break. Un peu
technique pour Rémi il mettra un petit temps à rentrer dans l’eau, et il finira
sa session par abandon 30 minutes plus tard. Il s’est fait un petit mal de côte
avec une vague qui la transpercer. Le pauvre est de nouveau sur le carreau. Le
montagnard nous a lâchés. Tout seul à l’eau je continue. J’ai réussi à en
choper une jolie. Un bon mètre cinquante qui tube et qui pousse bien. Quel
bonheur !
De retour sur le sable
chaud, je me fais une petite sieste dans le hamac. Rémi me réveille avec sa
pizza réchauffé au feu de bois. Il est ensuite temps de quitter ce lieu magique
pour partir vers la ville de Puerto Vallarta. Le sable est bouillant, je me
suis brûler les pieds lors du retour à pied nu avec les sacs sur le dos.
L’effort de retour sur le centre du village n’est pas facile. 20 minutes en
plein soleil avec au moins 30 kilos sur le dos voir 35 au total. Ce ne sont
même plus jambes qui font mal lorsque je marche avec les sacs c’est les
frottements sur les épaules. On en aura coulé des gouttes de sueur sur ce
chemin. Remi en a bien chier aussi. Pour une fois il a une planche à ramener et
avec sa côte ça ne facilite pas le travail. Mais récompense un petit
yoghourt à l’épicerie du coin.
On fait ensuite du stop
à la sortie du village pour atteindre la route principale où passent les bus
pour Puerto Vallarta. On a de la chance le premier pick up nous prend sans
rechigner.
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