samedi 23 février 2013

Mexico District Federal



Plus besoin de présenter cette ville qui est tout en démesure. Seulement 20 millions d’habitants s’étendent sur 60 kms du nord au sud et 40 kms d’est en ouest. Elle rivalise avec les plus grandes villes du monde. En perpétuel bagarre avec Tokyo et Sao Paulo. La ville est située à 2240 mètres d’altitude. Il fait un peu frais la nuit mais ça reste bien supportable en pull. Il y a beaucoup de choses à voir ici et dans les alentours. Avec ses 100 musées, les palais coloniaux, les ruines aztèques qui surgissent au plein milieu de la ville, on a de quoi faire… C’est l’une des capitales les plus dynamiques d’Amérique du Sud. Par contre la pollution est super forte, on a du mal à distinguer le volcan de 5000 mètres qui borde la ville. En 1999, les pigeons tombaient du ciel. Ici le taux d’ozone dépasse 300 jours par an la norme fixée par l’OMS.

La capitale aztèque Tenochtitlan fût découverte par les espagnols en 1519. Cortès alors à la tête de l’armée espagnole assiège la ville durant plusieurs mois et finit par venir à bout de tout l’empire Aztèque en seulement 2 ans. Tenochtitlan est construite au milieu d’un lac bordé de majestueux volcans. C’était une merveilleuse ville flottante couverte de palais gigantesques, de pyramides flamboyantes,  de canaux et aqueducs qui alimentent la ville en eau. Sur ordre de Cortés la ville Aztèque sera totalement rasée. Les pierres sont utilisées pour bâtir les nouveaux palais espagnols. La nouvelle ville de Mexico est construite sur l’ancienne et restera durant 400 ans la capitale de la vice-royauté de la nouvelle Espagne. Le Mexique la province la plus importante pour les espagnols durant le 18 ième siècle. En effet après la conquête des Philippines cela devient le passage obligé par Acapulco et Veracruz.

On arrive dans la capitale un peu tard vers 23h. On a de la chance le métro est encore ouvert jusque minuit. On s’empresse de prendre la seule ligne de métro qui  dessert ce terminal. On prévoit à l’arrache de s’arrêter dans le centre où l’on a repéré une auberge de jeunesse. Quand on arrive sur la place de Zocalo, c’est désert. Personne dans les rues. On n’a pas grand-chose à marcher si l’hôtel n’est pas complet. Coup de bol, il reste de la place et on peut enfin finir notre nuit dans un lit. Ca faisait un sacré moment que l’on dormait en hamac, quel pied ce petit luxe de ne pas mettre du sable partout. On se tape un dortoir, ce n’est pas fou non plus.










Le lendemain  on se lève un peu tard. 
Pas de bol non plus il y a une manifestation qui nous empêche de rentrer dans le palais national où il y a un musée sur l’indépendance du Méxique en 1919. Du coup on se visite la cathédrale assez grande mais sans plus. Ce qui est impressionnant c’est de voir le plomb suspendu depuis le clocher et qui arrive quasi à toucher le sol. Ce pendule permet de voir l’inclinaison de la cathédrale. La position avant les travaux de remblaiement des sous sols est bien à côté. A côté de l’église il y a les ruines du Templo Mayor. C’était la pyramide la plus importante du monde aztèque. Le centre de l’ancienne capitale. Il n’en reste vraiment plus grand-chose, un édifice avait était construit par-dessus. Il a été découvert seulement en 1978 avec un banal coup de pioche. La pyramide du templo Mayor mesurait 45 mètres auparavant. Elle représentait le point de convergence des éléments ciel, terre et inframonde, ainsi que l’axe des 4 points cardinaux. A l’époque des Aztèques 7 pyramides ont été construites par-dessus. 

 
Ensuite on se dirige dans la rue piétonne de Madéro où l’on se trouve un petit chinois pour changer des tacos. On arrive du coup sur le palais de Bellas Artes qui est vraiment joli. Rémi y achète un peu plus loin un nouveau disque dur, le sien vient de lâcher ce matin. Moi j’achète une souris car mon pad commence à rendre l’âme. Cet endroit spécialisé dans l’informatique est à voir. Plein de petites boutiques, ça grouille de monde et de produits similaires. On arrive finalement à sortir de ce brou à rat. 

Ma petite Liliana que j’ai rencontrée quelques jours plus tôt à Puerto Escondido nous rejoint à l’hôtel. On se motive pour partir dans son énorme 4x4 intérieur cuir et tout le tralala… pour les ruines Aztèque de Teotihuacan. A 50 kms au nord est de Mexico on trouve ce site inscit au patrimoine de l’Unesco depuis 1987. Teotihuacan fût l’une des villes les plus importantes du monde méso-américain, le grand centre idéologique, économique et religieux de cette partie du continent entre l’an 150 et 450. Vers l’an 250, la cité s’étale sur plus de 20 km2 et compte environ 50 000 habitants. La ville poursuit son développement pour atteindre son apogée entre les 5 et 6 ièmes siècles. A cette époque, elle semble avoir dépassé en taille la Rome antique (150 000 à 200 000 habitants) et entretient de nombreux échanges commerciaux et culturels avec d’autres cités et peuples comme Monte Alban, El Tajin ou encore avec les Mayas. Des quartiers entiers sont occupés par des commerçants et des artisans venus des ces régions. Teotihuacan et sa civilisation fondatrice finissent par disparaître entre le 7 et 8 ième siècles. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce déclin : baisse brutale des ressources et crise économique, invasion de barbares chichimèques venus du nord ou encore une révolution sociale contre le pouvoir en place. Personne ne sait vraiment. Même si la dernière est la plus crédible pour les archéologues qui ont retrouvés bruler les principaux monuments et symboles du pouvoir. Quoi qu’il en soit la civilisation de Teotihuacan s’éteint, la ville est abandonnée. Peu à peu, les édifices s’écroulent et une épaisse couche de terre les recouvre, à tel point que Cortés et ses troupes passent à proximité sans en soupçonner l’existence. Elle conserve néanmoins une importance rituelle pour les civilisations suivantes. Les Aztèques s’y rendent régulièrement en pèlerinage. Le 21 mars, des foules immenses vêtues de blanc viennent célébrer l’équinoxe de printemps.
 
Le site est énorme sachant que l’on ne peut admirer qu’une petite partie restauré. Les deux pyramides sont énormes. La pyramide du soleil est la 3 ième  plus haute du monde après Gisey en Egypte et Cholula au Mexique (celle dernière n’est pas dégagée). Elle mesure pas moins de 215 mètres de côté et devait atteindre 63 mètres de haut. La grimpette est sévère pour quelqu’un pas très en forme. On reste un bon moment en haut avec Liliana en attendant le Rémi qui a dû se perdre dans le musée. On retrouve finalement Rémi au niveau de la pyramide de la lune. Moins imposante que celle del sol mais la vue est impressionnante, on voit tout l’axe de la cité. Beaucoup de squelettes ont étés trouvés sur ce site. La visite est sympa, les touristes n’étaient pas en nombre. Une bonne petite journée en plein cagnard. On finit par se manger un petit japonais avec Liliana et Rémi pour clôturer cette bonne journée.

Le lendemain on se motive pour retourner au palacio national et partir visiter le musée maison de Frida Kahlo. Impossible de se capter avec Liliana on part en vadrouille avec Rémi. Métro puis bonne petite marche à pied pour arriver dans un endroit qui n’est pas celui que l’on cherchait. Sur la route on s’est trouvé un magasin de vêtement. On trouve le jeans Levis pour seulement 40 euros. A ce prix là on n’hésite pas. Rémi  nous a fait atterrir dans l’atelier de Diego Rivera le mari de Frida. Du coup on visite vite fait, pressé par le temps, on prend un taxi qui nous conduit au musée voulu. On passera 2 bonnes heures dans ce musée émouvant. On rentre dans le lieu de vie de Frida. Cette femme qui est une célèbre peintre mexicaine et qui est même représentée sur le billet de 500 pesos du Mexique. Elle vécu une vie pas facile car dès son enfance elle attrape une polio qui lui raccourcit sa jambe. Puis vers l’âge de 20 ans elle est prise dans un accident d’autobus, ce qui lui donne l’incapacité  d’avoir des enfants et de marcher. On y trouve quelques peintures relatant son mal être. Elle exprime ses cauchemars en peinture. On sent l’influence féministe, communiste et pro indigène dans ses tableaux. Elle finit par se faire amputer en 1953 ce qui entrainera sa mort l’année suivante. Le musée vaut le coup d’œil pour les amateurs de peinture.

Le lendemain c’est un grand jour, on va enfin pouvoir entrer dans le musée d’anthropologie de Mexico. C’est le plus grand musé du genre au monde. Toutes les plus belles pièces des civilisations mayas, toltèques, aztèques… sont réunies ici. On a particulièrement aimé les salles sur Teotihuacan, les toltèques, Mexica, Oaxaca, golfe du Mexique et les Mayas. C’est gigantesque ce musée. On y a passé 4 heures en survolant  ces quelques salles. Le musée est fabuleux. On y trouve toute sorte d’objets des masques, des colliers, jarres, calendrier aztèque en pierre, toute sorte de monuments en pierre (je ne les compte même plus), des tombes reproduites à l’identique avec les squelettes bien entendu. On ressort de là bien fatigué. Une fois de plus on peut dire que le monde est petit, on a retombé par hasard sur les 2 français de Puerto Escondido que l’on avait recroisé à la punta Cometa à Mazunte. Au retour on prend le bus. Remi a vu une enseigne de restaurant depuis le bus. On sort. C’est en construction. Les boules ! On galérera à trouver un restaurant dans ce quartier de la Rosa pourtant bien animé. Impossible de se mettre d’accord.  Ca arrive parfois, quelques tensions mais rien de bien méchant. On finit par manger une pizza à Dominos Pizza. Je le note car je n’y vais pas souvent. 
 

Le lendemain on ne fait rien de spécial. Juste aller manger chez Chili’s une chaine américaine qui font de super burgers bien fat au passage. Pour notre dernière soirée avec Liliana, on part voir les Mariachis dans le quartier de Bellas Artes. Play boy mexicains, habillés en cow boy (vite fait, grand chapeau rond, santiagues et habits de cuir prêt du corps) et bien sûr avec leur instrument en général une guitare. Et vlà qu’il te chante des chansons d’amour. Les amoureux habituellement passent par là, les mariachis proposent de pousser la chansonnette et normalement ils viennent même jouer devant votre balcon chez vous. Je ne sais pas combien ça coûte mais ça doit être abordable. On squatte dans un restaurant à regarder un couple qui danse un genre de flamenco puis ensuite un mariachi qui nous fait vibrer ses cordes vocales pour en finir avec un Rémi qui se fait inviter par la serveuse à danser la salsa. On est situé juste au dessus du musée du Mezcal mais la cuite de la veille ne nous motive même pas à le visiter. Seul Lililiana tentera un cocktail à base de Mezcal et de Curaçao.

Mexico arrive déjà à sa fin après 5 jours passés sur place. On est loin d’avoir tout fait mais il nous faut avancer. On a seulement parcouru la moitié du pays en un moi et demi et il nous reste une autre moitié à faire en deux semaines. On a changé les plans pour ne pas trop se speeder. On ne va pas aller dans la région de Monterrey ni du Veracruz. On part direct vers la région du Michoacán qui est la côte la plus sauvage du Mexique.

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