
Plus besoin de
présenter cette ville qui est tout en démesure. Seulement 20 millions
d’habitants s’étendent sur 60 kms du nord au sud et 40 kms d’est en ouest. Elle
rivalise avec les plus grandes villes du monde. En perpétuel bagarre avec Tokyo
et Sao Paulo. La ville est située à 2240 mètres d’altitude. Il fait un peu
frais la nuit mais ça reste bien supportable en pull. Il y a beaucoup de choses
à voir ici et dans les alentours. Avec ses 100 musées, les palais coloniaux,
les ruines aztèques qui surgissent au plein milieu de la ville, on a de quoi
faire… C’est l’une des capitales les plus dynamiques d’Amérique du Sud. Par
contre la pollution est super forte, on a du mal à distinguer le volcan de 5000
mètres qui borde la ville. En 1999, les pigeons tombaient du ciel. Ici le taux
d’ozone dépasse 300 jours par an la norme fixée par l’OMS.
La capitale aztèque
Tenochtitlan fût découverte par les espagnols en 1519. Cortès alors à la tête
de l’armée espagnole assiège la ville durant plusieurs mois et finit par venir
à bout de tout l’empire Aztèque en seulement 2 ans. Tenochtitlan est construite
au milieu d’un lac bordé de majestueux volcans. C’était une merveilleuse ville
flottante couverte de palais gigantesques, de pyramides flamboyantes, de canaux et aqueducs qui alimentent la ville
en eau. Sur ordre de Cortés la ville Aztèque sera totalement rasée. Les pierres
sont utilisées pour bâtir les nouveaux palais espagnols. La nouvelle ville de
Mexico est construite sur l’ancienne et restera durant 400 ans la capitale de
la vice-royauté de la nouvelle Espagne. Le Mexique la province la plus
importante pour les espagnols durant le 18 ième siècle. En effet après la
conquête des Philippines cela devient le passage obligé par Acapulco et
Veracruz.

On arrive dans la
capitale un peu tard vers 23h. On a de la chance le métro est encore ouvert
jusque minuit. On s’empresse de prendre la seule ligne de métro qui dessert ce terminal. On prévoit à l’arrache
de s’arrêter dans le centre où l’on a repéré une auberge de jeunesse. Quand on
arrive sur la place de Zocalo, c’est désert. Personne dans les rues. On n’a pas
grand-chose à marcher si l’hôtel n’est pas complet. Coup de bol, il reste de la
place et on peut enfin finir notre nuit dans un lit. Ca faisait un sacré moment
que l’on dormait en hamac, quel pied ce petit luxe de ne pas mettre du sable
partout. On se tape un dortoir, ce n’est pas fou non plus.

Le lendemain on se lève un peu tard.
Pas de bol non plus il
y a une manifestation qui nous empêche de rentrer dans le palais national où il
y a un musée sur l’indépendance du Méxique en 1919. Du coup on se visite la
cathédrale assez grande mais sans plus. Ce qui est impressionnant c’est de voir
le plomb suspendu depuis le clocher et qui arrive quasi à toucher le sol. Ce
pendule permet de voir l’inclinaison de la cathédrale. La position avant les
travaux de remblaiement des sous sols est bien à côté. A côté de l’église il y
a les ruines du Templo Mayor. C’était la pyramide la plus importante du monde
aztèque. Le centre de l’ancienne capitale. Il n’en reste vraiment plus
grand-chose, un édifice avait était construit par-dessus. Il a été découvert
seulement en 1978 avec un banal coup de pioche. La pyramide du templo Mayor
mesurait 45 mètres auparavant. Elle représentait le point de convergence des
éléments ciel, terre et inframonde, ainsi que l’axe des 4 points cardinaux. A
l’époque des Aztèques 7 pyramides ont été construites par-dessus.
Ensuite on se dirige
dans la rue piétonne de Madéro où l’on se trouve un petit chinois pour changer
des tacos. On arrive du coup sur le palais de Bellas Artes qui est vraiment
joli. Rémi y achète un peu plus loin un nouveau disque dur, le sien vient de
lâcher ce matin. Moi j’achète une souris car mon pad commence à rendre l’âme.
Cet endroit spécialisé dans l’informatique est à voir. Plein de petites
boutiques, ça grouille de monde et de produits similaires. On arrive finalement
à sortir de ce brou à rat.
Ma petite Liliana que j’ai
rencontrée quelques jours plus tôt à Puerto Escondido nous rejoint à l’hôtel.
On se motive pour partir dans son énorme 4x4 intérieur cuir et tout le tralala…
pour les ruines Aztèque de Teotihuacan. A 50 kms au nord est de Mexico on
trouve ce site inscit au patrimoine de l’Unesco depuis 1987. Teotihuacan fût
l’une des villes les plus importantes du monde méso-américain, le grand centre
idéologique, économique et religieux de cette partie du continent entre l’an
150 et 450. Vers l’an 250, la cité s’étale sur plus de 20 km2 et compte environ
50 000 habitants. La ville poursuit son développement pour atteindre son
apogée entre les 5 et 6 ièmes siècles. A cette époque, elle semble avoir
dépassé en taille la Rome antique (150 000 à 200 000 habitants) et
entretient de nombreux échanges commerciaux et culturels avec d’autres cités et
peuples comme Monte Alban, El Tajin ou encore avec les Mayas. Des quartiers
entiers sont occupés par des commerçants et des artisans venus des ces régions.
Teotihuacan et sa civilisation fondatrice finissent par disparaître entre le 7
et 8 ième siècles. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce déclin :
baisse brutale des ressources et crise économique, invasion de barbares
chichimèques venus du nord ou encore une révolution sociale contre le pouvoir
en place. Personne ne sait vraiment. Même si la dernière est la plus crédible
pour les archéologues qui ont retrouvés bruler les principaux monuments et
symboles du pouvoir. Quoi qu’il en soit la civilisation de Teotihuacan
s’éteint, la ville est abandonnée. Peu à peu, les édifices s’écroulent et une
épaisse couche de terre les recouvre, à tel point que Cortés et ses troupes
passent à proximité sans en soupçonner l’existence. Elle conserve néanmoins une
importance rituelle pour les civilisations suivantes. Les Aztèques s’y rendent
régulièrement en pèlerinage. Le 21 mars, des foules immenses vêtues de blanc
viennent célébrer l’équinoxe de printemps.

Le site est énorme
sachant que l’on ne peut admirer qu’une petite partie restauré. Les deux pyramides
sont énormes. La pyramide du soleil est la 3 ième plus haute du monde après Gisey en Egypte et
Cholula au Mexique (celle dernière n’est pas dégagée). Elle mesure pas moins de
215 mètres de côté et devait atteindre 63 mètres de haut. La grimpette est
sévère pour quelqu’un pas très en forme. On reste un bon moment en haut avec
Liliana en attendant le Rémi qui a dû se perdre dans le musée. On retrouve
finalement Rémi au niveau de la pyramide de la lune. Moins imposante que celle
del sol mais la vue est impressionnante, on voit tout l’axe de la cité.
Beaucoup de squelettes ont étés trouvés sur ce site. La visite est sympa, les
touristes n’étaient pas en nombre. Une bonne petite journée en plein cagnard.
On finit par se manger un petit japonais avec Liliana et Rémi pour clôturer
cette bonne journée.
Le lendemain on se
motive pour retourner au palacio national et partir visiter le musée maison de
Frida Kahlo. Impossible de se capter avec Liliana on part en vadrouille avec
Rémi. Métro puis bonne petite marche à pied pour arriver dans un endroit qui
n’est pas celui que l’on cherchait. Sur la route on s’est trouvé un magasin de
vêtement. On trouve le jeans Levis pour seulement 40 euros. A ce prix là on
n’hésite pas. Rémi nous a fait atterrir
dans l’atelier de Diego Rivera le mari de Frida. Du coup on visite vite fait,
pressé par le temps, on prend un taxi qui nous conduit au musée voulu. On
passera 2 bonnes heures dans ce musée émouvant. On rentre dans le lieu de vie
de Frida. Cette femme qui est une célèbre peintre mexicaine et qui est même
représentée sur le billet de 500 pesos du Mexique. Elle vécu une vie pas facile
car dès son enfance elle attrape une polio qui lui raccourcit sa jambe. Puis
vers l’âge de 20 ans elle est prise dans un accident d’autobus, ce qui lui
donne l’incapacité d’avoir des enfants
et de marcher. On y trouve quelques peintures relatant son mal être. Elle
exprime ses cauchemars en peinture. On sent l’influence féministe, communiste
et pro indigène dans ses tableaux. Elle finit par se faire amputer en 1953 ce
qui entrainera sa mort l’année suivante. Le musée vaut le coup d’œil pour les
amateurs de peinture.
Le lendemain c’est un
grand jour, on va enfin pouvoir entrer dans le musée d’anthropologie de Mexico.
C’est le plus grand musé du genre au monde. Toutes les plus belles pièces des
civilisations mayas, toltèques, aztèques… sont réunies ici. On a
particulièrement aimé les salles sur Teotihuacan, les toltèques, Mexica,
Oaxaca, golfe du Mexique et les Mayas. C’est gigantesque ce musée. On y a passé
4 heures en survolant ces quelques
salles. Le musée est fabuleux. On y trouve toute sorte d’objets des masques,
des colliers, jarres, calendrier aztèque en pierre, toute sorte de monuments en
pierre (je ne les compte même plus), des tombes reproduites à l’identique avec
les squelettes bien entendu. On ressort de là bien fatigué. Une fois de plus on
peut dire que le monde est petit, on a retombé par hasard sur les 2 français de
Puerto Escondido que l’on avait recroisé à la punta Cometa à Mazunte. Au retour
on prend le bus. Remi a vu une enseigne de restaurant depuis le bus. On sort.
C’est en construction. Les boules ! On galérera à trouver un restaurant
dans ce quartier de la Rosa pourtant bien animé. Impossible de se mettre
d’accord. Ca arrive parfois, quelques
tensions mais rien de bien méchant. On finit par manger une pizza à Dominos
Pizza. Je le note car je n’y vais pas souvent.
Le lendemain on ne fait rien
de spécial. Juste aller manger chez Chili’s une chaine américaine qui font de
super burgers bien fat au passage. Pour notre dernière soirée avec Liliana, on part
voir les Mariachis dans le quartier de Bellas Artes. Play boy mexicains,
habillés en cow boy (vite fait, grand chapeau rond, santiagues et habits de
cuir prêt du corps) et bien sûr avec leur instrument en général une guitare. Et
vlà qu’il te chante des chansons d’amour. Les amoureux habituellement passent
par là, les mariachis proposent de pousser la chansonnette et normalement ils
viennent même jouer devant votre balcon chez vous. Je ne sais pas combien ça
coûte mais ça doit être abordable. On squatte dans un restaurant à regarder un
couple qui danse un genre de flamenco puis ensuite un mariachi qui nous fait
vibrer ses cordes vocales pour en finir avec un Rémi qui se fait inviter par la
serveuse à danser la salsa. On est situé juste au dessus du musée du
Mezcal mais la cuite de la veille ne nous motive même pas à le visiter.
Seul Lililiana tentera un cocktail à base de Mezcal et de Curaçao.
Mexico arrive déjà à sa
fin après 5 jours passés sur place. On est loin d’avoir tout fait mais il nous
faut avancer. On a seulement parcouru la moitié du pays en un moi et demi et il
nous reste une autre moitié à faire en deux semaines. On a changé les plans
pour ne pas trop se speeder. On ne va pas aller dans la région de Monterrey ni
du Veracruz. On part direct vers la région du Michoacán qui est la côte la plus
sauvage du Mexique.
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