
Me voilà
de retour chez moi à Bali après une dizaine de jours passés à visiter Flores.
Je suis de retour pour acceuillir Vincent un pote français de Dunkerque avec
qui j’étais moniteur de voile il y a bien longtemps. Je rentre donc la veille
de son arrivée avec Hardi l’allemand de Flores. On se prend une chambre à Kuta
dans mon hôtel habituel dans Benesari. Dans l’avion du retour pour Bali on est
retombé sur 4 françaises que l’on a croisées par hasard plusieurs fois durant
le trip à Flores sans jamais leur parler. Je les ai croisées une première fois
à Labuan Bajo en ville en allant voir le couché de soleil, puis une fois aux
flying fox et en snorkeling à manta point lors du Komodo Trip, puis à Moni,
elles revenaient de l’ascension du Kelimutu et enfin sur le chemin de la plage
de Paga. On a bien sympathisé dans
l’avion, et on a prévu de se revoir le soir au fameux Sky Garden pour faire la
fête. On les retrouve là bas le soir pour l’heure de free cocktails entre 21 et
22 heures. La soirée s’enflamme vite à danser dans tous les sens. Soirée bien
sympa malgré que l’on finisse la soirée au mc Do. Les filles s’en vont le
lendemain vers la Thailande. J’en ai d’ailleurs oublié mon permis international
dans le sac à main d’une d’elles que j’ai du récupérer 2 jours plus tard.
Le lendemain je me
réveille tôt avec un bon mal de tête pour acceuillir Vince qui vient d’arriver.
On organise son début de trip ensemble pour cette première journée. Il a prévu
de venir un mois à Bali. Les préparatifs consistent à louer une moto, acheter
une planche de surf et hop on est parti pour le Bukit autrement dit le sud de
Bali. Sur le chemin on passe chez Juanma pour récupérer les affaires que j’ai
laissées pour partir à Flores léger. On se pose sur la falaise d’Impossible
pour 12 dollars la nuit. On est dans notre petite paillotte face à la mer calme
cette fois ci. Les journées seront rythmées par les marées et les vagues. On
part surfer une à deux fois par jour. On ira faire la fête aussi bien entendu.
Pour ma part c’est mon dernier mois de voyage donc je suis bien motivé même si
surfer ça fatigue bien quand même.
On se fait donc une
bonne petite soirée au single fin mais qui finira tragiquement. Vince est parti
quelques minutes avant moi sur sa moto. Sur le chemin du retour, il est tombé
dans un virage. Avec les graviers et l’alcool, c’est assez dangereux surtout
quand on ne connaît pas bien la route sinueuse. Il a eu vraiment de la chance
car il s’est juste amoché le bras qui mettra une semaine à guérir avec un bon
produit chinois qui décape bien. Mais ça aurait pu être bien pire car lui et la
moto ont glissés à la limite d’un ravin d’une dizaine de mètre. Plus de peur
que de mal !

On a prévu de se faire
un trip surf à Lombok en moto avec Vince. C’est donc après une semaine à Bali
que l’on part à la recherche de
meilleurs vagues pour la saison des pluies. En effet le vent en saison des
pluies est à tendance ouest ce qui rend surfable la côte est de Bali ou encore
Lombok moins exposé. On prend donc le ferry de nuit avec les motos. On arrive
en 5 heures de l’autre côté. On a pu assister à un chant d’un sourd et muet
mandiant, ça valait le détour. En fait c’est assez horrible car ça gémit sans
vouloir rien dire. C’était dur de se retenir de rire. Ca y est on est en pays
musulman, les mosquées sont présentes un peu partout.
On ne mettra pas si
longtemps à arriver à Kuta Lombok, en à peine une heure et demi de route. On se
trouve un hôtel rapidos. Vince lui ne peut pas surfer à cause de son bras. Pour
ma part le temps de merde ne m’incite pas trop à aller surfer mais j’y vais
quand même. Je tente d’aller à Mawi mais le vent n’est vraiment pas terrible.
Du coup pas de surf pour aujourd’hui.Tant pis on verra demain. Le soir on
essait de sortir mais la ville est vraiment morte, on trouvera juste une mini
soirée dans un bar restaurant avec un groupe de musique en live. Mieux que rien
on dira.
Le lendemain je me lève
tôt et je pars surfer inside Grupuk car c’est marée basse. Les prévisions sont
à 5 foot mais en réalité l’inside n’est que de 2 à 3 foot. Je suis pas mal déçu
surtout que je déteste payer pour aller surfer. En effet j’ai du payer 10
dollars pour payer le bateau qui m’emmène au milieu de la baie pour aller
surfer. Là bas il y a déjà une trentaine de touristes débutants qui attendent
la vague. Les sets viennent assez rarement. Un groupe de japonais sont là et
crie « thank you, thank you » à chaque fois que vient une vague, on
se croierait à la foire. La vague est sympa quoique un peu molle, idéale cela
dit pour les débutants. Je regrette de ne pas avoir pu tester l’outside Grupuk
à marée haute même si j’ai endendu dire que ça sectionne.
Bien dégouté de Kuta
Lombok avec son ambiance malsaine du touriste qui doit tout payer. Les vagues
n’étant pas de la partie on préfère partir pour Gili pour faire un peu la fête
étant donné que Vince ne peut pas surfer et revenir sur Bali pour le swell qui
arrive quelques jours plus tard. On part donc en fin de matinée pour Gili. On a
bien 3 heures de moto pour arriver jusqu’au port où l’on prend une petite
embarcation en laissant les motos sur Lombok.

On a prévu de rester
deux nuits sur Gili Trawangan étant donné que les vagues reviennent, et il ne
faut surtout pas manquer ces conditions exceptionnelles que je n’ai pas vu
depuis un mois. A Gili je revois Marlina, je l’avais rencontrée 6 mois plus
tôt. Sympa de la revoir. Je revois aussi un local que j’avais encontré dans le
bateau pour Flores il y a de cela 3 semaines. Il n’y a pas beaucoup d’activité
si l’on ne veut pas plonger. On se fera une ballade de l’île. Pour la dernière
soirée on se prend des champignons. Vince n’en ayant jamais pris ne prend qu’un
paquet et moi j’en prends deux. On les mélange au mixeur dans du red bull, ce
qui va étonnament bien. Je pourrais même en boire plus. Après une demi-heure
l’effet se fait sentir. Ca change des champignons que j’ai pris à Bali avec
Juanma. On avait pris un paquet chacun et on avait ressenti un effet après une
demi heure mais qui a duré seulement trente minutes et pas du plus fort loin de
là. Par contre cette fois on décolle plus moins 3 heures. Quand on marche dans
la rue principale de Gili on se croit dans un jeu vidéo avec les gens qui
défilent devant derrière, un genre de tetris. Les calèches aussi sont de la
partie. Ca devient dur de se retenir de rigoler. On finit par se poser sur la
plage dans la pénombre. Vince est bien high aussi. On se dirige ensuite à la
soirée gratuite sur la plage. Vers 23 heures il commence à y avoir pas mal de
monde, c’est la teuf on the beach les champis ne font plus trop effet, on
reprend le relai avec la bière. Marlina viendra nous rejoindre ensuite. Bonne
petite soirée en tout cas.
Dès le lendemain on
repart pour une journée de transport. Un bateau d’une heure pour revenir sur
Lombok, on récupère les motos et les surfs et on repart pour 2 bonnes heures de
route pour prendre le ferry pour Bali. Le ferry restera bloqué à l’entrée au
port de Padang Bay. On restera plus d’une heure à seulement quelques centaines
de mètres de la terre ferme. Bien fatigué de la route on a quand même bien
dormi sur le pont du bateau à même le sol.
Le swell arrive bien
comme prévu. On a bien fait de revenir sur Bali. On ira surfer les 7 foot
annoncés avec 14 secondes sur le spot d’impossible en face de la maison. Quand
ça marche c’est vraiment une belle vague. Je l’ai vu bien plus gros cet été
mais ça fait plaisir de se prendre des bons gros ride quand même. Je me suis
même mis un mini tube.


Pour le reste du trip
les vagues resteront bien modestes. Pas plus de 3 à 4 foot malheureusement. On
va souvent surfer à Gunung Payung, à côté de Pandawa qui marche avec n’importe
quelle marée mais de préférence marée basse à mi-marée. On est allé surfer
Nyang Nyang aussi qui ne marche qu’à marée haute avec plus de 1,6m de hauteur
d’eau. Cette vague est l’une des plus puissantes de la zone, égale à Uluwatu.
On ira surfer Uluwatu aussi. J’ai d’ailleurs pris quelques beaux wipeouts. Je
me suis aussi bien amoché l’avant bras en plongeant pour passer sous une vague,
j’ai tout éraflé dont une entaille bien profonde. Ca cicatrise encore après
plus d’un mois ! Mais bon pas d’infection, j’ai bien néttoyé à la méthode
locale citron pour tuer le corail et ensuite bétadine chinoise, un miracle. On
aura testé Nusa Dua aussi mais un peu petit et venté ce jour là.
Le temps passe bien
vite Vince doit déjà repartir. Moi mon départ final pour la France approche
aussi. Il me reste une semaine à passer encore. Un peu de surf dont une session
magique à Gunung Payung. Il y a eu une demi-heure de vagues parfaites avec des
tubes dans tous les sens et en plus on était 3 à l’eau dont Juanma, tout ça
sous une pluie battante.

Voilà la fin du voyage
approche à grand pas. Ca fait tout drôle de regarder combien il me reste de
jours. J’ai notament cette sensation depuis le dernier mois. Je suis maintenant
prêt à rentrer et même content de rentrer pour voir la famille et les amis qui
me manquent.
Pour terminer avec Bali
j’irai manger au skygarden avec Juanma
et faire une dernière soirée mais qui s’avèrera calme. La pluie étant de
la partie. La saison des pluies a commencée cette année autour du 10 décembre.
Depuis ce jour il pleut un jour sur deux.
Je passe ma dernière
journée à Bali avec un dernier surf à Gunung Payung avec de belle condition
glassy en 4 foot bien puissant avec Juanma. Décidé à rentrer je vais pour
prendre une dernière vague. Je suis un peu en retard au take off, je décide
donc de ne pas me lancer, mais la planche s’est faite emmenée dans le rouleau.
Et bim c’est le drame, j’ai ma planche cassé en deux. Je préfère que ça se
termine comme cela, de toute façon je ne comptais pas la ramener car les
compagnies aériennes voulaient me prendre plus de 100 euros. C’est donc une
bonne fin pour cette planche et qui clotûre mon voyage. Finalement je la
donnerai à Dis un photographe local de Balangan qui la réparera et lui fera un
hommage en la peignant aux couleurs rasta. De toute façon en entier je l’aurais
vendu pour 40 euros en magasin, et peut être 10 euros la planche en deux.

Je rentre en France
avec Air Asia jusque Kuala Lumpur puis avec Saudi Airlines avec une escale à
Riyahd en Arabie Saoudite. Manque de pot l’escale durera plus longtemps que
prévu en raison de mauvais temps Paris. J’espère juste pouvoir être là pour
Noel. Pour conclure les signes du destin pour ce voyage, j’ai rencontré par hasard
en sortant des toilettes une fille avec qui je suis resté 3,4 jours à El Tunco,
au Salvador un an plus tôt. Si ça ce n’est pas du hasard ! Elle revenait
des Philipinnes pour un kite trip… Dingue !
Finalement j’attendrais
16 heures dans cet aéroport avant que l’avion ne veuille bien décoller. Au lieu
d’arriver à 6 heures du matin à Roissy j’y arrive à 16 heures le 24 décembre
2013 prêt pour un noel en famille.