lundi 24 septembre 2012

Un peu de montagne à Boquete



Boquete est un village assez réputé au Panama dans la région du Chiquiri (région à la frontière avec le Costa Rica) car elle est située au pied du volcan Baru. Pas mal d’activités y sont proposées comme les termes d’eau chaude, l’ascension du volcan, des randos, des cascades et même des visites de fabriques de café…




J’arrive à Boquete avec les 2 québécoises que j’ai rencontrées à Santa Catalina non sans mal. En effet il nous aura fallu 4 bus pour y parvenir. On a quitté Santa Catalina à 7h30 (réveillés de justesse sans réveil), pour arriver à Sona après 2h de route. Ensuite on enchaine pour Santiago à 1h30 de route, puis David à 3h tout cela dans les minibus typiques du Panama. A Santiago, on a bien galéré car on est dimanche et le lendemain c’est la rentrée des classes. Tout le monde rentre chez soi, tous les bus partant de Panama City sont plein à craquer. Il nous faudra faire la queue plus d’une heure sous un gros cagnard vraiment pas agréable. Heureusement le trajet dans le bus se passe super bien. J’ai discuté avec mon voisin de bus, à refaire le monde. Il a tenté de me convertir pour croire en Dieu mais je crois qu’il en est sorti un peu plus athéiste ! Une fois arrivé au terminal de David on monte dans un ancien bus d’école américain pour enfin arriver 1h30 plus tard à Boquete, où il fait bien plus frais.

On se retrouve dans un hôtel bien sympa que je recommande : Mamallena. Le gérant est vraiment sympa, il paye même ses apéros ! Une chose qui n'est pas mal au Panama c’est que l’on peut cuisiner dans les auberges ça permet de bien économiser.

La première journée, on se fera les hot springs (termes d’eaux chaudes naturelles). On passe par un tour organisé pour les faire. L’avantage est que l’on s’arrête dans un canion sur la route sympa comme tout où l’on peut se baigner. Les termes sont plutôt pas mal car complétement naturels. On n’est pas dans une grande piscine mais plutôt dans un point d’eau en plein milieu de la forêt. Il y en a 3 différents plus ou moins chauds. La température extérieure est déjà de 25 degrés, à peine arrivés dans l’eau chaude on est déjà en sueur ! Heureusement il y a la rivière en contrebas bien plus fraîche. Un singe viendra nous rendre visite essayant de manger tout ce qu’il trouve sur son passage. C’est impressionnant sa capacité à ouvrir les bouteilles et à les boire.

Le lendemain la journée sera plutôt repos et paperasse. Mais il faut penser à faire une petite nuit en fin d’après midi pour être en forme pour grimper le volcan Baru (volcan inactif, il n’y a même pas de cratère!) dans la nuit. Le camion de l’hôtel nous conduit à 23h30. 30 minutes plus tard on est au pied du volcan à 1800m prêts à grimper. Je laisse tout le monde partir devant dont les 2 québécoises car je ne veux pas arriver trop tôt en haut et me cailler les fesses en attendant le levé de soleil. J’attends donc 1h, allongé sur le bitume à moitié en train de dormir et de regarder les étoiles filantes (une dizaine en une heure). Je démarre donc l’ascension à 1h du matin car je me sens en forme olympique. Il me faudra 3h15 pour arriver au sommet à 3500m. Du coup j’arrive encore trop tôt au sommet et il me faut attendre une bonne heure dans le froid (heureusement il n’y a pas de vent) avant d’apercevoir les premières lueurs du jour. Les autres arriveront à temps aussi après 4h45.
 En général la montée se fait entre 4 et 6h. Le spectacle est de toute beauté lorsque le soleil sort le bout de son nez. Chaque seconde les couleurs changent, passant du rouge au jaune… Depuis le sommet il nous est possible de voir les deux mers (l’océan pacifique et la mer des caraïbes). C’est vraiment beau, mais maintenant qu’il fait jour, on peut redescendre. Je redescends tranquillement avec le groupe. Les filles sont à bout. L’effort physique les fait passer de la colère, au rire, au ras le bol… C’est marrant à voir…On redescend en 3h quand même. Les genoux en prennent un coup avec les 1700m de dénivelé. On arrive vers 11h du matin bien fatigués. Moi qui voulais partir dans la foulée pour l’éco lodge Lost and Found (à mi route entre David et les îles Bocas del Toro), je vais tout compte fait faire une nuit de plus à Boquete et partir tranquille le lendemain. J’ai du coup rencontré 2 autres québécoises, Sarah et Evelyn, qui me rejoindront un jour plus tard à l’écolodge.

Pause surf à Santa Catalina

Santa Catalina est un petit village très paisible au nord de Panama City, noyé dans une forêt tropicale face à l’océan pacifique. Elle est réputée pour ses vagues puissantes qui cassent sur un reef. Les vagues peuvent atteindre 6m par moments à la Punta.

C’est donc avec grand enthousiasme que je me dirige vers cette petite bourgade. Le reef me fait un peu peur mais vu les prévisions je ne pense pas me faire peur, seulement 4 foot. La veille d’arriver sur le spot, les vagues étaient apparemment bien méchantes. 4m de vagues sur le reef dû aux petites marées et à une période de 20 secondes, monstrueux!

Je suis avec mes 4 compères du bateau de San Blas. En effet, ils ne savent pas trop où aller et se décident donc de me suivre après un tirage à la courte paille. Je suis donc avec la hollandaise, le couple hongrois/irlandais et la coréenne. Dans le bus, je rencontre Corinne et Emilie deux québécoises bien sympas que j’aurai l’occasion de revoir plus tard. 

On arrive à la tombée de la nuit et comme presque tous les jours il y a une coupure d’électricité de plusieurs heures dû à la pluie qui fait tout sauter. C’est donc à la lampe frontale que l’on doit trouver notre auberge. Pour 8 dollars en dortoir au Santa Catalina surf Camp, le prix est plus que correct pour le Panama. On n’est pas face à la mer, mais après une petite marche de 5 minutes et on y est, face à ce majestueux Pacifique. En arrivant les vagues ne payent pas de mine mais j’apprendrai plus tard dans la soirée que le spot réputé est à 15 minutes de marche de là. 

Le premier jour on part surfer avec l’irlandais à playa estero. Les vagues sont sympas sans être fabuleuses, c’est désordonné (plage de sable) et pas très gros juste 1m. Mais cela fait du bien pour se remettre dans le bain (je n’ai pas mis les pieds sur ma planche depuis Montanita, un mois plus tôt) avant d’attaquer le reef le lendemain. Toute l’équipe se décide à partir dès le lendemain tandis que moi je veux rester encore un peu pour surfer la vague de reef. Je me retrouve de nouveau tout seul où j’ai enfin un peu de temps pour moi. Cela me permet de mettre à jour le blog tranquilement le matin. En effet j’attends que la marée monte car ici sur le reef, on ne peut surfer que dans la fenêtre 2h avant la pleine mer et 2h après sous peine de se faire écraser sur les rochers. Les marées en ce moment sont petites ce qui veut dire qu’il n’y a vraiment pas beaucoup d’eau même à marée haute. Seulement 2m d’eau avant de toucher le fond. Un peu scary mais bon j’y vais quand même. Je rejoins à l’eau une argentine qui s’occupe de l’hôtel où je suis. L’entrée à l’eau n’est pas facile. Il faut nager entre les rochers sur près de 300m. Autant dire qu’il vaut mieux être en forme pour ne pas dire d’être complètement mort en arrivant au pic. Un local m’indique où passer et ça se passe plutôt bien. Etant donné que c’est un reef, on peu contourner la barrière de vagues sans trop de soucis. Les vagues font un bon 2 mètres en droite bien puissantes et qui déroulent parfaitement. Je mets un peu de temps à oser et réussir à surfer la première. Il y a toujours quelqu’un dessus et vu que je ne suis pas trop confiant, je n’ose pas trop m’aventurer au pic. Car si vient une série j’ai de grandes chances de boire la tasse, et vu la puissance, je n’en ai pas trop envie. Cette première journée je n’en surferai pas beaucoup seulement 5 mais quel pied! J’ai aussi eu le temps de bien me faire brasser sous l’eau. C’est aussi la première fois que je me fais brasser et qu’avec les bulles d’air dans l’eau la planche reste sous l’eau sans remonter. Un peu flippant ! La sortie est tout aussi merdique, il faut slalomer entre les rochers…
 
J’irai de nouveau surfer sur le reef le lendemain pour profiter de cette super vague avant de partir pour Boquete car je ne veux pas m’éterniser au Panama préférant profiter plus des pays plus au nord comme le Nicaragua par exemple. Cette dernière journée je me sens déjà bien plus confiant et je n’hésite pas à aller au pic. Ca me permet de pouvoir surfer les bonnes séries sans personne dessus. J’ai d’ailleurs surfé la plus belle vague je pense de ma petite vie de surfeur. Commencé par un saut sur la lèvre en me levant, j’ai réussi à rester debout et à la surfer avec une bonne vitesse et des bons virages. Yeah !

jeudi 20 septembre 2012

Panama City




On arrive à Panama Ciudad dans l’après midi. On est encore tous ensemble à l’exception de notre cycliste en herbe qui continue sa route. L’ambiance est sympa mais je trouve que l’on est trop nombreux. Dès le lendemain les allemands pressés par le temps quittent Panama. On est plus que 5. On visite ensemble le centre historique de Panama (le quartier San Felipe). Ce quartier comporte de jolies bâtisses du 19ième siècle bien restaurées. En fait le premier centre historique s’appel Panama la vieja mais ce quartier a été totalement détruit à l’époque par les Anglais. Il n’en reste que des ruines, que je n’aurais pas le temps de visiter. La nouvelle ville de Panama a été reconstruite mais dans le quartier de San Felipe cette fois, c'est plus difficile à envahir car sur les hauteurs d’une presque île. Le mauvais côté de la visite de San Felipe est que tout le quartier est en travaux. Toutes les rues sont éventrées.

Ensuite on enchaîne par la visite du fameux canal du Panama qui est d’ailleurs super intéressante. On ira voir les écluses de Miraflores du côté de l’océan Pacifique. 

Le canal de Panama a été entrepris pour la première fois par les français en 1880. Mais rongés par les maladies des moustiques les français finissent par abandonner en cours de route. En 1903, 15 jours après l’indépendance du Panama, les Etats Unis se consacrent à leur tour à la construction du canal. Ils en viennent à bout le 15 août 1914. Les Etats Unis auront le contrôle du canal jusqu’en 1999. Depuis le Panama lui-même fait fonctionner le canal.

Le canal fait environ 80 kms de long et comporte plusieurs écluses. Celles de Gatun du côté caribéen et celles de Pedro Miguel et Miraflores du côté Pacifique. Ils y a 3 écluses de chaque côté qui permettent d’élever les navires à 26m du niveau de la mer ce qui correspond à la hauteur du lac Gatun au milieu des deux embouchures. Plus d’un million de navires sont déjà passés par le canal. Il est prévu qu’en 2014, soit 100 ans après l’inauguration, que l’élargissement soit fini. Un canal parallèle va être créé pour accueillir les bateaux de taille supérieure. Actuellement, le canal est limité à des bateaux de 294m mais dorénavant des bateaux de 366m pourront passer! 

La journée se termine et il nous faut penser à partir pour la prochaine destination. On part à 5 pour Santa Catalina, petit bled sur la côte réputé pour ses vagues !

mercredi 19 septembre 2012

Croisière de 5 jours dans les îles San Blas (Panama)




Le fameux Colombie-Panama, c’est une grande étape dans mon voyage même si je reste sur le même banc de terre j’arrive pour la première fois depuis 9 mois sur une autre partie de l’Amérique : l’Amérique centrale. Fini l’Amérique du Sud, mon dernier endroit sera Carthagène. J’ai prévu de me faire une croisière vers les îles San Blas au Panama. En effet la frontière entre la Colombie et le Panama  n’est pas du tout sûre à cause de la domination des Farcs et autres bandes armées. Du coup pas de route entre les deux pays. Deux solutions l’air ou la mer.
 
En avion cela n’est pas donné, comme à chaque fois que l’on traverse une frontière en Amérique du Sud les prix flambent comparé aux vols intérieurs. Le prix des avions est d’environ 250 euros pour un aller simple. Par bateau cela va de 250 euros à 450 euros selon le trajet emprunté. Le moins cher est de partir de Capurgana mais le transport a l’air un peu galère avec de nombreux changements bus, bateaux… J’ai donc décidé de partir directement de Carthagène pour arriver à Panama City en passant par les îles San Blas. Cette option est loin d’être peu chère : 550 dollars soit 420 euros mais c’est certainement la plus simple et la plus sympa de toutes.
 
Les îles San Blas sont au nombre de 365 dont seulement une quarantaine habitées. Elles s’étendent sur une bande de 200 kms de long et 15 kms de large sur la côte caribéenne du Panama. Les îles sont habitées par des amérindiens nommés Kunas. Ils ne parlent pas forcément l’espagnol.
La croisière dure 5 jours au total. 2 jours de traversée en mer sans voir la côte pour arriver sur les îles San Blas et profiter 3 jours sur les différentes îles. Ensuite on arrive sur la vraie terre ferme à Porvenir ou dans un autre port au Panama où il nous faut prendre un 4x4 taxi pour 2h30 de route et enfin arriver à Panama City. Le taxi n’étant pas pris en compte il nous faudra rajouter une 30aine de dollars… Et oui au Panama comme en Equateur c’est le dollar ricain la monnaie du pays.

Depuis l’hôtel, j’embarque dans un taxi avec tout mon bordel (sacs, pack de bière, planche de surf) avec d’autres personnes de l’hôtel. Le taxi s’étant garé juste devant l’hôtel sur un stationnement interdit, un flic en moto (pour bien finir avec les flics colombiens ;-) ) lui demande de bouger en plein pendant le chargement. Le taxi commence à avancer avec une porte ouverte alors qu’il vient de mettre un sac sur le toit de sa voiture pas attaché et moi il me reste à mettre mon gros sac dans la voiture. Je lui demande de s’arrêter pour que je puisse monter à l’arrière avec mon sac, il ne s’arrête pas. Je suis contraint de monter alors que le taxi avance. En courant je monte comme je peux et mon pote ricain m’envoie mon sac depuis le trottoir. Du grand n’importe quoi, super dangereux ! Merci Monsieur le policier. Ca devait au moins se passer comme cela pour finir avec la Colombie !
 
Le taxi en vient à nous déposer sur un ponton, le petit zodiac vient nous chercher et nous dépose sur un super catamaran. On a de la chance, le bateau est comme neuf mais il a 20 ans déjà. C’est le nouveau bateau de Fritz le capitaine. En effet son ancien catamaran a coulé il y a 2 mois. Le capitaine avait pris 3 mois de vacances, et l’a laissé à un autre skipper qui faisait les traversées à sa place. Le bateau n’était pas super bien entretenu apparemment, et lors d’une ultime traversée, le bateau a pris l’eau à quelques miles de Carthagène. Eh oui ça arrive assez régulièrement qu’il y ait des bateaux qui coulent sur cette route, tempêtes, reefs… Cette fois le skipper a abandonné le bateau alors qu’il flottait encore. Avec le zodiac il aurait été possible de le ramener jusqu'à la côte ! Du coup le bateau flottant encore les nouvelles se répandent assez vite sur Carthagène. Fritz ne pouvant pas venir avant 2 jours des pilleurs ont visité le bateau encore à fleur d’eau et l’on fait couler. Une fois sur place des marins donnent de mauvaises indications à Fritz en donnant des coordonnées erronées. Ils n’ont jamais retrouvé le catamaran alors qu’ils avaient toute leur vie dedans. Complétement dégoûté et prêt à lâcher ce business, des gens de Carthagène le remotivent pour se relancer dans l’aventure. Et 2 semaines plus tard, il trouve un autre catamaran à St Martin. Et le voici de retour à effectuer cette traversée pour le plus grand bonheur des touristes. Ancien cuisinier en Hongrie, il nous concocte des supers plats différents tous les jours. En tout cas je conseille vivement de faire la traversée avec ce bateau « Josephine ».
 
Il peut accueillir jusqu’à 16 personnes à bord. Nous sommes 13 sur le bateau dont 10 touristes, le cuisinier, Fritz le capitaine et son amie. Tous les touristes sont de la même tranche d’âge donc plutôt sympa. Il y a une Koréenne du sud, 3 allemands toujours présents ces allemands, 1 hollandaise, 1 irlandais, 1 hongroise, 1 américaine, 1 brésilien (qui remonte du Brésil à l’Alaska en 4 mois en vélo) et moi le petit français. L’ambiance est à la bonne humeur.

On part en milieu d’après midi le temps de faire le plein d’essence et je ne sais quoi. Etant crevé de la veille je dors lamentablement sur le trampoline à l’avant du bateau. Ca y est on part pour de la pleine mer. Il nous faudra 2 jours pour enfin apercevoir un bout de terre. Le temps est bien calme, la mer plutôt tranquille au début. C’est à la tombée de la nuit du deuxième jour que le vent et la mer se lève. Un bon force 5 nous tombe dessus venant de là où l’on veut aller. Après quelques tentatives de louvoyage (remonter au vent), le capitaine met le moteur et baisse les voiles pour aller complétement face au vent en direction des îles. Toute la nuit sera agitée jusqu’à atteindre les premières îles à 2 heures du matin. La moitié des touristes tombent malades avec les mouvements du bateau. Moi je suis content, et je n’attends qu’une chose c’est que la tempête se lève encore pour voir les éléments déchainés. Je n’ai pas de cabine je dors dans le salon sur une petite banquette. L’avantage c’est que quand je me lève je peux voir à travers les hublots les îles vierges sans avoir besoin de bouger, quel pied !

Le troisième jour on est donc accosté à 50 m d’une île vierge et de 2-3 autres îles un peu plus au loin. Au programme, masque et tuba sur les barrières de corail et admirer les poissons, marcher sur les plages de sable blanc et écouler les bières bien sûr. Cette première sous l’eau sera vraiment sympa parce que l’on aura la chance de voir des poissons de toutes les couleurs, deux raies bien grandes (2 mètres d’envergure et une bonne queue de 3 mètres)  et de jolis coraux… Les 3 jours sur les îles seront vraiment sympas, le temps passe plutôt lentement étant donné que l’on n’a pas grand chose d’autre à faire… Je n’irais pas me plaindre non plus ! On change régulièrement d’île. On passera toutes les soirées sur le bateau sauf la dernière où j’arrive à motiver les troupes pour se faire une petite virée sur l’île vierge d’à côté. On se fait un bon gros feu en faisant attention de ne pas mettre le feu à l’île. Bien sympa la dernière soirée dure jusque bien tard. Il est déjà temps de rentrer sur la terre ferme une fois pour toute. Une petite embarcation vient nous chercher sur le catamaran pour rejoindre la côte. Quelle aventure !