La soirée arrivant à sa fin à cause des coupures d’électricités on rentre tranquillement vers l’auberge à pied dans la ville la plus safe du Nicaragua.
On
se lève au levé du soleil face à la mer et on commence la journée avec une
petite session glassy. Sympathique mais les vagues ne sont toujours pas au
rendez vous. Juste après on repart sur Léon pour s’attaquer à quelques volcans.
Une
fois au sommet on enfile notre combinaison de cosmonaute et on descend à toute
blinde la pente ultra raide du volcan sur une planche. La sensation est sympa
même si ce n’est pas non plus fou. Il faut freiner avec les pieds pour ne pas
prendre trop de vitesse. J’ai du monter à 50/60 km/h pas plus. C’est déjà bien
flippant et il y a moyen de bien se
faire mal sur les petits graviers. Durant le tour j’ai bien trippé avec un
couple venant des Bermudes. C’est bien la première fois que je rencontre des
gens de là bas. De retour ce petit volcan (600m d’altitude), on se fait une
grosse soirée boite avec pas de jeunes de l’hôtel.
Le
lendemain on a prévu de s’attaquer au volcan Telica encore bien actif. On a
choisi celui-ci car on peut dormir au sommet, écouter le volcan gronder, et
même voir la lave dans le cratère. Ce tour est normalement a effectué avec un
guide mais n’aimant pas ça, on prend le risque de partir en solo. On s’est
quand même renseigné auparavant sur l’activité du volcan auprès d’un organisme
de trekking. Le mec suisse nous a même dessiné une carte du chemin à prendre.
Eh oui un volcan n’est jamais réellement facile à grimper avec des chemins qui
partent dans tous les sens. La végétation devient vite dense avec les terres
fertiles malgré que ce soit sec à mort en apparence. Il nous avise quand même
du danger : si l’on commence à tousser, sentir nos coudes qui nous grattent,
que l’on voit que la fumée s’épaissit, que le grondement du volcan devient plus
puissant, il faut se barrer le plus vite possible du côté du vent de
préférence. Sur ces quelques explications on est fin prêt.
Se
levant un peu tard, on part à l’arrache pour changer. On se fait déposer sur le
bord de la route à l’entrée du village de San Jancito. On a prévu que 3 litres
d’eau chacun ça sera un peu short étant donné la chaleur de psychopathe. Pas
mal de gamins nous proposent de faire notre guide pour une petite propina. On
refuse et on attaque la rando avec notre bout de papier ridicule qui nous sert
de carte. A la sortie du village de San Jancito il y a des bains de boue
bouillonnants qui nous laissent présager de la suite de la rando. Il nous
faudra 3h pour grimper en haut du volcan haut de seulement 900m environ. On
aura traversé des champs de toutes sortes (mais, haricots rouge...), on s’est
perdu aussi une bonne demi heure avant d’entamer la vrai grimpette. On a
vraiment eu de la chance de trouver le chemin car à un moment il n’y en a tout
simplement plus. Même au retour on ne la pas retrouvé. L’arrivé au sommet est magnifique. On peut
enfin apercevoir le cratère en fumée qui
était caché jusque là avec au loin le San Cristobal qui lui aussi crache tout
ce qu’il peut. On est arrivé tout juste avant les dernières lueurs de soleil.
Un autre groupe vient d’arriver au sommet avec un guide mais ils ne resteront
que quelques heures au sommet avant de redescendre. On s’approche alors du
cratère à la frontale et là le spectacle est splendide. Depuis le temps que je
rêvais de voir de la lave. Il m’aura fallu grimper 7 volcans (dont 5 actifs)
pour voir ce spectacle. Le cratère est profond de 150 mètres. On peut
apercevoir la lave et entendre les souffles. Ca laisse sans voix.
On
part ensuite mettre le camp en place à 5 minutes de marche de là. Ca doit être
l’ancien cratère, il y a même de l’herbe, des chevaux et des vaches. Petit feu
de camp on est aux anges. Il ne fait même pas froid pendant la nuit (au moins
25 degrés). Après manger on est retourné admirer le cratère en ébullition une
nouvelle fois.
On
s’est levé bien tôt pour voir le levé de soleil. Un peu de grimpette sur le
sommet du cratère avec ses 45 degrés de pente. Il nous faut faire attention à
cet endroit, il y a des bonnes fissures dans le sol. On peut aussi apercevoir
des boules de laves comme séchées d’un coup d’un seul. C’est assez chaotique par ici. Après 3
bonnes heures à profiter de l’endroit on défait le camp et on attaque la
descente avec un demi litre d’eau chacun. On est redescendu en 2h30 sans se
perdre cette fois-ci mais asséché à
mort.
En
tout cas c’est l’un des plus beaux volcans que j’ai pu grimper jusqu’à
maintenant.
Avec
un peu de motivation on enchaine pour quitter la ville de Léon et partir dans
la région de Chinandega à Aserradores. On n’a aucune idée où cela se trouve
mais on sait seulement que c’est le top pour surfer. A suivre…