mardi 31 janvier 2012

6 jours à Buenos Aires (Argentine)

Après ce petit détour par San Ignacio je prends à nouveau un bus pour quelque 18 heures de voyage. Comme on peut s’en douter il n’y a pas de train par ici par contre qu’est-ce qu’il y a comme bus. Le choix des compagnies est bien vaste! En plus ils peuvent être super confortables si l’on prend « cama », et même les « semi-cama » ne sont pas si mal. En tout cas les 18h de bus se font vraiment bien avec une petite nuit dans le bus, un petit film et même un petit repas…
A Buenos Aires je vais me tenter à faire du couchsurfing pour la première fois dans le voyage. J’ai trouvé Nathalia (argentine de 25 ans) qui veut bien m’héberger pour quelque nuits dans la maison de sa mère où elle vit. Un peu rétissant au départ car elle habite à Munro (Vicente Lopez), un quartier en banlieue à 25 min de Buenos Aires. J’aurai préféré être dans le centre pour être au cœur de l’effervescence des soirées tangos… Je me décide tout compte fait de tenter l’aventure.

En suivant les indications qu’elle m’a données j’arrive à m’en sortir pour arriver à la gare de Munro où elle m’attendait. Super accueillante le feeling passe bien, elle me propose de me guider dans Buenos Aires le lendemain. Super pas besoin de me casser le crâne à trouver comment arriver à tel endroit ! Je comprends assez vite que Buenos Aires est immense et pour la visiter il me faudra plusieurs jours de marche.  Etant en recherche de travail, Nathalia a pas mal de temps et m’accompagnera les 3 premiers jours pour plusieurs marches. Le premier jour sera consacré à la visite du centre (« micro centro »). Ma première impression est de me croire en Europe. Avec tous ces buildings de style parisien, anglais, espagnol… Pour fêter l’indépendance de l’Argentine les pays européens ont offert pas mal de cadeaux type bâtiments, statues… On se retrouve donc dans une ville avec plein d’histoire, d’avant et d’après l’indépendance. Le nombre de beaux bâtiments est impressionnant. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Comparé à Rio qui n’a rien de tout ça ! La population est très européanisée, on se croirait tout simplement dans une grande ville d’Europe. La visite du centre nous prendra une journée entière.

Le lendemain on visite le quartier de Palermo, quartier très sympa mais qui n’a rien à voir du tout avec la veille. En effet ici on se retrouve dans de superbes jardins avec une ambiance à la parisienne. Zoo, jardins des roses, parcs… Vraiment reposant.

Le dernier jour de visite se fera dans le quartier de la Boca à l’opposé de la ville. Ancien quartier qui donne sur l’embouchure du fleuve. C’est un quartier très touristique, on y est accosté toutes les 2 minutes pour manger un morceau dans un restaurant. Cela dit l’ambiance est agréable, à chaque restaurant des danseurs de tangos font des représentations  sur une petite scène en extérieur. Au moins j’aurai vu un peu de tangos. Les maisons sont toutes colorées de couleurs vives (jaune, rouge, bleu…). Après une heure à vadrouiller dans ce petit quartier, on se dirige vers le quartier de Recoleta. Quartier assez riche où l’on visitera notamment le superbe cimetière. Toutes les familles riches et anciens présidents du pays y sont réunis. Chaque famille a son petit muselé. Au début j’avais l’impression que c’était un cimetière type ceux des Antilles (Guadeloupe), mais celui-ci est bien plus grand et bien plus imposant.

Ma petite guide a été parfaite. Heureusement elle parlait anglais parce que mon espagnol laisse encore à désirer. Mais bon ça progresse tout doucement. En plus ici à Buenos Aires ils ont un accent très spécial. Ils prononcent tout les doubles L par des « che », les Y par des J. J’ai eu pas mal de chance aussi niveau temps car depuis le début de l’Argentine il fait super beau. Il n’y a que le dernier jour à Buenos Aires où la pluie s’est mise de la partie. La température à BA était d’environ 30 deg. En tout cas je ne regrette vraiment pas d’être passé par cette ville immense et très sympathique. La grande spécialité que j'ai découverte ici c'est le "choripan" (saucisse dans du pain) et ça déboite!!! J'ai aussi pu jouer au paddle (sport de raquette argentin super sympa) avec les potes de Nathalia.
Un petit détail aussi qui m’ennuie pas mal c’est qu’en Argentine on ne peut pas retirer plus de 1000 pesos à la fois ce qui représente 180 euros. Autant dire que c’est assez vite écoulé pour le plus grand plaisir des banquiers qui se font un malin plaisir de me charger près de 8 euros à chaque retrait ! gggrrrr

C’est aussi le moment de faire des choix pour la suite du voyage. Lire de satané guide du routard pour savoir où aller et comment. Une suisse bien sympathique que j’ai rencontrée à Iguacu va à Ushuaya en avion depuis Buenos Aires. N’étant pas très motivé pour prendre l’avion je me décide de descendre vers le sud en bus pour voir un peu de paysage malgré la durée du trajet de plus de 30h au total.

Après 5 jours à BA je me dirige donc vers Puerto Madryn une ville sur la côte au sud de BA (20h de bus) où l’on peut apercevoir lions  et éléphants de mer, orques, pinguins… Ce sera le safari animalier du trip ;-)                                                                       

vendredi 27 janvier 2012

2 jours aux ruines de San Ignacio (Nord-est Argentin)


Je prends donc le bus en solo avec un peu de nostalgie mais c’est normal je pense. C’est pour mieux rebondir. Et le bon a été assez impressionnant d’ailleurs. Après mes 6h de bus j’arrive dans un bled à la campagne. A la gare routière je rencontre Gabriel un argentin de Santa Fé bien cool qui lui aussi cherche une auberge. On fera les 2 jours ensemble. A notre arrivée à la gare routière, il pleut pas mal et par chance la voiture de l’hôtel où l’on veut aller vient de déposer des voyageurs. On s’empresse donc de monter dans son 4x4 et on évite le quart d’heure de marche avec les gros sacs. L’auberge est super calme, c’est super reposant après la nuit pourrie avec le ronfleur fou ! Piscine, billard… Le premier soir j’ai vraiment bien sympatisé avec l’argentin et Mariana une jolie brésilienne voyageant seule pour 1 mois.
 Le lendemain on ira se balader aux ruines de San Ignacio Mini ensemble plus une autre équipe de francais, américains… Je me sens vraiment plongé dans l’univers du voyageur en solo. Le contact est vraiment facile en auberge à peine parti seul on est déjà 10 ! J’ai été un peu déçu par la visite du site. Les ruines sont les vestiges des jésuites qui sont venus prêcher la bonne parole dans le coin. Le site est assez petit et n’est pas très impressionnant je trouve comparé par exemple au bagne des iles du salut en Guyane. La visite ne dure qu’une heure. Dans ce bled pas grand-chose à part se lézarder dans la piscine avec les autres du groupe.
Le lendemain les ¾ sont partis pour les chutes d’Iguaçu. Je décide de faire une rando de VTT avec un couple de français très sympa. Ces 2 là sont assez atypiques, ils travaillent dans le cinéma l’un est caméraman et l’autre s’occupe des déguisements pour les films. On ira louer des vélos pour entamer le petit parc national bien valloné. Les vélos sont pas mal, ça monte fort ça descend bien dans la forêt. Le paysage est comme en Guyane avec cette chaleur humide omniprésente. La balade nous fait arriver sur d’autres ruines et quelques points de vue sur le fleuve rio paraguay. Après 4h de balade, on est mort, les cuisses ont doublé de volume ;-) et puis il sera temps de reprendre le bus vers Buenos Aires pour 15h.

jeudi 26 janvier 2012

Les chutes d'Iguaçu

Depuis le temps que j’en entends parler de ces chutes ! Les chutes d’Iguaçu font parti des plus impressionnantes du monde. On a décidé avec Lolo de dormir côté Argentin à Puerto de Iguaçu (moins cher, meilleure ambiance, plus beaux points de vue). En effet les chutes se situent sur une frontière triple entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay. La majeure partie des chutes se situe côté argentin. Après la nuit dans le bus on arrive frais comme des gardons pour en découdre avec ces chutes. On se renseigne à l’hôtel pour connaître le plan d’attaque pour tout faire entre le vendredi midi et le dimanche soir. On ne restera pas longtemps mais ça devrait suffire.
 
C’est fou comme il y avait beaucoup de français dans cette auberge. A peine arrivés, 2 françaises nous ont bien briffé sur ce que l’on pouvait faire. On part direct après ça direction les chutes du côté argentin. Il faut normalement 5-6h de marche pour voir tous les points de vue. On arrivera un peu trop tard pour tout faire de ce côté notamment le point de vue de la petite île au milieu des chutes !
Je ne sais pas quoi dire pour les décrire c’est tout simplement les plus belles chutes, les plus grandes, les plus impressionnantes que j’ai vues. Quand on les voit on se demande comment un tel débit peut être possible. La quantité d’eau est colossale. Le côté argentin nous permet de voir des chutes du côté et du dessus. En rentrant à l’auberge on rencontre un français avec qui on passera toute la soirée. On s’est enfin gouté le bon beef argentin. 40 pesos le kilo de viande de bœuf soit seulement 7 euros autant dire que l’on s’est pêté le bide au barbecue ! 

Le lendemain on a réservé un tour organisé pour condenser les visites du côté brésilien et paraguayen. Les points de vue du côté brésilien sont tout à fait différents. On a une vue d’ensemble des chutes. Et c’est toujours aussi impressionnant !!! Par contre on est samedi et il y a un monde fou. Un peu insupportable mais ça en vaut la peine quand même. Après ce petit tour de 2h coté brésilien on se dirige vers un super restaurant churascaria brésilien (buffet brésilien avec plein de viande cuite au rôtissoire). Puis on a passé la frontière du Paraguay pour aller faire soit disant des achats pas chers. On se croirait presque au Maroc où l’on se fait alpaguer de partout avec les petits magasins avec plein de contre façon. Ce marché est intéressant pour les brésiliens mais pour nous les prix sont pareils si ce n’est plus cher qu’en Europe. Après avoir vadrouillé dans la rue en ébullition de tous les côtés on finit la journée de visite par le barrage d’Itaipu. 

C’est le plus gros barrage au monde pour sa taille. Au point que le Brésil, l’Argentine et le Paraguay ont dû créer un accord sur le contrôle du barrage en cas de conflit. Car la capitale de l’Argentine Buenos Aires 1000kms de là) pourrait être inondée si l’ouverture du barrage est trop importante. L’ouverture est très impressionnante. 

Après cette bonne journée exténuante, on est de retour au bercail. On fera une dernière fois la fête avec lolo à l’hôtel. Et là en allant se coucher vers 3h du matin un inconnu est rentré dans la chambre dortoir juste avant nous. En 30 secondes il s’est endormi. Et là ca va être un long cauchemar toute la nuit, le mec ronfle comme j’ai jamais entendu ça. Je peux dire qu’il en crachait des décibels… Ca a réveillé les 3 autres qui dormaient déjà. Nous on était morts de rire à l’entendre pousser ses gémissements. On a été obligé de le réveiller parce que ce n’était pas possible de dormir. Mais bon 15 secondes plus tard il était déjà reparti. Horrible !!! J’ai filmé son ronflement, je le mettrai en ligne bientôt. 

Le lendemain c’est le jour des séparations avec Lolo. Ca faisait 1 mois que l’on était l’un sur l’autre, ça fait un peu bizarre. Ca fait comme un nouveau départ. Le vrai départ en solo c’est donc celui-ci. C’est parti pour l’aventure.

mercredi 25 janvier 2012

Les derniers jours à Florianopolis

Ne devant ne faire qu'une petite semaine de stop à Florianopolis chez Lolo, j'ai prolongé d'une semaine supplémentaire. Ça arrangeait Lolo pour venir avec moi aux chutes d'Iguacu. On se sépara à ce moment là après un mois de vie commune.

Lolo ayant ramené son matos de planche on a pu faire un peu de planche freestyle quand le vent soufflait. Assez light mais ça fait toujours plaisir d’en refaire.
Globalement la semaine supplémentaire ne m'aura pas été très bénéfique. Moi qui voulait pratiquer un peu plus le surf ça a été un peu raté. Après une fête un peu arrosée j'ai attrapé une infection à la gorge autrement dit une engine des foins tropical. Après 3 jours scotchés au lit dans l'appart humide de Lolo, je me suis décidé d'aller à l'hopital publico. J'ai été assez surpris car certes il faut faire la queue comme tout le monde mais c'est entièrement gratuit. Après une heure d'attente sans rdv (not too bad) le médecin m'annonce l'infection et il me faut des antibiotiques. Il me propose une petite piqûre de péniciline gratuite ou alors des cachets (payants) pendant plusieurs jours. J'ai donc choisi la première option sans réellement savoir ce que c'était ne comprenant vraiment pas grand chose au portugais. L'infirmière m'annonce qui va falloir viser dans la fesse. Elle la plante et m'injecte une bonne dose de cheval. Une sacrée douleur pendant l’injection, je m’y attendais vraiment pas ! Ce qui m’empêche de sortir de l’hôpital de suite. Assis sur ma chaise j’en rigole tout seul de douleur. Je vais quand même boiter pendant bien 2 jours et le lendemain on partira pour 16h de bus vers les chutes d’Iguacu.

lundi 16 janvier 2012

Sensations Do Brazil

J'ai un peu de temps en ce moment pour en dire un peu plus sur mes impressions du Brésil. J'ai vraiment remarqué une très grosse différence entre les différentes parties du Brésil que j'ai pu faire. La culture, le métissage, l'éducation, l'insécurité. D`une manière générale plus on descend vers le sud plus la population est européanisée: blanche de peau, musique plus proche de la notre, habitudes de vie. Le sud est beaucoup plus riche que le nord mais l'insécurité dépend vraiment de la ville où l'on est. Par contre j'ai été agréablement surpris par la sécurité de la ville de Rio. J'avais entendu par les médias encore une fois que les riches devaient aller au travail en hélico à cause de l'insécurité. C'est vraiment du boolshit! Le métro de Rio est bien moins craignos que celui de Paris ou de Marseille. Mais encore une fois l'insécurité dépend du quartier où l'on va. Comme par exemple à Salvador c'était un peu plus craignosse dans le pelourhino (quartier touristique mais très pauvre).
Le climat du nord est binaire saison sèche, saison des pluies comme en Guyane en fait mais plus on va descendre plus le climat va tendre vers un climat tropical. En tout cas au moment où je l'ai fait la température y était bien agréable. Entre 25 et 35 degrés assez humide tout de même... 
Au nord le type de musique phare est l'abréga tandis que vers le sud ce sera plus de la samba, du foro, de la salsa ou encore de la funky musique des favelas de Rio... Bien sûr il y en a plein d'autres ;-)

Le culte du corps et le paraître à l'américaine sont vraiment présents dans le sud en tout cas sur la côte.

Il y a quand même quelque chose d'universel chez le brésilien qu'il faut souligner c'est amener sa glacière sur la plage pour boire des bières (skoll, brahma...). La caipirinha est populaire partout (à base de cachaca (rhum brésilien), citron, sucre et glace) mais ne point trop en abuser sous peine de perdre la tête...

mercredi 11 janvier 2012

Chez Lolo à Florianopolis

Cela va faire 5 jours que je suis à Florianopolis au sud du Brésil sur la côte. On a fait le trajet en 16h de bus super confortable direct depuis Rio. C'est rassurant pour la suite du voyage! Florianopolis est une île (reliée au continent par un pont) très touristique réputée pour ses plages. Il n'y a donc pas des milliers de choses à faire si ce n'est faire du surf, bronzer, faire la fête et se faire un peu de marche dans la forêt tropicale et les dunes... Ça me laisse aussi le temps de préparer un peu la suite du voyage car pour l'instant je n'ai pas beaucoup avancé. Le plan serait d'aller en bus vers les chutes d'Iguaçu côté argentin (moins cher, plus sympa et plus de points de vue que le côté Brésil ou Paraguay). Après cette étape à Iguaçu qui me fait monter au nord de mille kms, il faut que je redescende vers Ushuaia. Je pense que je vais descendre par l'est de l'Argentine en passant par Buenos Aires et ainsi longer la côte.
Depuis le début je suis avec Lolo dans le road trip. Je vais entamer la route seule après Iguaçu. 

Je me suis acheté une planche de surf 6,2"(un vrai bolide) ici parce que les vagues sont bien présentes. Hier il y avait 3,7m de vagues annoncés. Et en effet le 3/4 m étaient bien là. J'ai essayé d'y aller mais pas moyen de passer la barre. Il fallait passer entre 2 gros rochers pour essayer de choper un courant porteur vers le large mais avec des grosses déferlantes devant et sur les côtés. Après 2 essais j'étais mort de fatigue. Je me suis bien rendu compte qu'il faut vraiment être au top physiquement pour ce sport. Il faut être prêt à ramer pendant 30 min sans relâcher! Je me suis pas dégonflé, j'ai réessayé 2 autre fois un peu plus loin. Il faut bien choisir l'endroit de départ sous peine de dériver sur une bonne centaine de mètres. La 2eme fut la bonne j'ai réussi à arriver au large tant bien que mal. Complètement mort, essoufflé. C'est à ce moment là que je me rends compte réellement de la taille des paquets d'eau. Après 5 min au large toujours essoufflé 4 déferlantes de 3/4 m me tombent dessus. Je loupe le premier canard et là ça n'a pas pardonné. Je me retrouve en plein milieu de la zone où il ne faut surtout pas être. J'essaie de plonger tant bien que mal le plus profond possible sous l'eau quand une vague arrive mais la planche prise dans la vague me tire inéluctablement sous l'eau. C'était un cauchemar. A bout de souffle après les quelques vagues je réussis à attraper la planche et sous peine de me noyer je décide de me faire emmener balloter par une grosse mousse pour rentrer vers le bord. Ça secoue fort, très fort mais au moins je suis en vie! Il m'aura fallu une bonne demi heure pour m'en remettre. Le cœur a tout donné. Pas de vagues surfées ce jour là mais c'est comme ça qu'on apprend!


samedi 7 janvier 2012

8 jours à Rio de Janeiro

Loic et moi au Corcovado
Escaliers de Lapa
Après noël à Salvador, le plan est de faire nvel an à Rio. Pour gagner du temps et sans perdre plus d'argent on prend l'avion pour Rio à la place des 20 heures de bus. Par contre l'avion est à 3h du mat. On attendra chez la Brésilienne qui nous a gentillement proposé de nous accueillir. Avec le recul on aurait peut être dû attendre à l'aéroport et dormir là bas en attendant, ce qui nous aurait éviter de prendre le taxi de nuit et de faire une nuit blanche! On arrive à Rio très tôt le matin complétement morts de fatigue. On dort dans le hall de l'auberge en attendant la chambre qui se libère. Cette journée ne sera pas très active et se finira bien tôt. Le lendemain on a booké un "day trip" pour visiter les quelques sites touristiques de Rio en un temps mini. On partira donc avec une bande de jeunes de l'hôtel. La population de l'auberge est vraiment diverse allemands, anglais, francais, new yorkais, argentins, brésiliens, guatémaliens... Tous venus pour fêter nvel an sur la plage de Copacabana. Dans la journée on visitera donc le fameux Corcovado. C'est la veille du nvel an et il y a vraiment un monde fou. Près de 2h d'attente pour voir la statue perchée dans les nuages. La vue ne sera pas celle escomptée avec ce satané mauvais temps. Un peu déçus de cette première visite on se dirige vers avec la guide vers la quartier de Santa Thérésa. Petit quartier d'artiste avec une ambiance sympa même si beaucoup de touristes. Par contre on commence vraiment à ressentir la lourdeur du trip organisé à suivre la guide comme des moutons. Pas le choix on y est jusque la fin de la journée. L'endroit suivant est une place où il y a des concours entre les différentes écoles de Samba. Gradins et grande route pour qu'ils puissent défiler. Ce jour là c'était désert mais vu la taille des gradins ça doit ameuter pas mal de monde.
Une vue du Sugar Loaf

Sugar Loaf
On se dirige ensuite vers les fameux escaliers du quartier de Lapa puis le Sugar Loaf. Ce dernier est un énorme rocher au milieu de la baie de Rio. On y accède par 2 téléphérique. La vue y est magnifique par contre c'est encore blindé de touristes. Quelle horreur!!!


La visite se finira bien tard avec un petit mal de jambe après avoir fait nos vrais touristes. Première et dernière fois à Rio en tout cas. Tous les vendredi et samedi le quartier de Lapa s'enflamme pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit. On décide donc d'aller jeter un oeil. En effet c'est blindé, ambiance sympa à boire des caipirinha et des bières avec Lolo...
Le lendemain c'est repos sur la plage d'Ipanema avec un autre francais qui vit à New York. Cette plage est vraiment magnifique.Super pour débuter une journée de nouvel an.
Le nouvel an sera un peu spécial. On voulait se faire un bon petit restaurant mais s'y prenant un peu tard on ne trouve rien d'autre qu'un vulgaire restaurant pour manger du riz des faillots et du poulet. Lol. On ne se laisse pas abattre par ce début de soirée et on va direction Copacabana où 2 millions de personnes sont attendues sur la plage. La plage est immense et pleine à craquer. Plusieurs scènes de concert sont dispachées sur la plage, le temps n'est vraiment pas terrible, on s'est acheté un petit parapluie pour pas un rond! On arrive presque à minuit sur la plage où il y a un feu d'artifice fabuleux tiré depuis des bateaux au large de la plage. L'ambiance y est vraiment sympa, tout le monde crie en étant obnubilé par le spectacle. C'est qu'après que tout le monde se souhaite la bonne année. La fête s'ensuit toute la nuit avec des concerts dont David Guetta qui était là pour l'occas. Je finis la soirée vers 6h du matin en ayant laissé le sacré Lolo...
Le lendemain est pas très productif en plus de ça il continue de faire un temps pourri se qui ne motive pas du tout les troupes. On ira visiter à pied le centre ville de Rio où se mêlent hommes d'affaire, touristes, shopping... Après cette bonne journée de marche on se motive pour sortir un peu dans un bar à Lapa. 35 reals l'entrée mais alors quelle soirée. Le bar est énorme avec sa déco ancienne genre année 1800 avec plein de vieux tableaux sur les murs, sa boite de nuit, un orchestre au rdc qui joue du foro. Super soirée et tout cas...
Lolo devant retourner bosser sur Florianopolis il veut rentrer le lendemain mais plus de bus. Donc on attendra le lendemain pour aller sur Florianopolis. On a bien fait de rester une journée de plus car le beau temps est bien revenu. On se fait une petite plage d'Ipanema à nouveau. Relax, soleil, vagues... On se sent bien à Rio. J'étais presque prêt à rester quelque jours de plus. Mais bon il me reste encore pas mal de chemin pour aller à Ushuaia. Et si je veux choper la bonne saison pas trop fraîche il faut se dépêcher de descendre. Et puis le brésil est assez cher surtout avec l'euro qui se casse la gueule... J'ai déjà explosé le budget initial. J'espère pouvoir rattraper le budget dans les prochains pays d'Amérique du sud bien moins couteux comme l'Argentine, la Bolivie ou encore le Pérou.  J'en ai aussi bien marre de manger brésilien vivement l'argentine pour manger du bon steack!!!