
Après être resté plus
d’un mois et demi sur l’île paradisiaque de Maui, je m’apprête à visiter Big
Island pour 3 jours seulement. C’est court surtout que cette île est beaucoup
plus grande que Maui. On dit que la superficie de Big Island correspond à la
superficie de toutes les autres îles d’Hawaii ajoutées. Cette île est
étonnament pas très peuplé et est bien plus récente que Maui par exemple. Les
volcans de Big Island sont encore très actifs, c’est la raison pour laquelle
j’y vais. Je vais enfin pouvoir voir de la lave de près si tout se passe bien.

Pour aller sur Big
Island qui est juste au sud de Maui, pas d’autre moyen que de prendre l’avion.
J’ai laissé tout le matos sur Maui donc je suis assez léger. Le billet d’avion
n’est pas donné. Pour seulement 35 minutes de vol j’en ai pour 90 dollars soit
75 euros. J’ai prévu de retrouver Sarah. Je l’ai rencontré un an plus tôt au
Chili, je l’ai aussi revu dans son fief en Californie 2 mois auparavant et
maintenant elle habite depuis une semaine à Big Island.Le hazard est bien elle a juste ses congés quand j’arrive donc
on a prévu de se faire un road trip tous les deux. Elle vient me chercher à
l’aéroport de Hilo. Elle n’a pas de voiture encore, on loue donc une voiture à
l’aéroport. Les prix au guichet des loueurs sont exorbitants. En face du
guichet, via son iphone on réserve sur internet (sur Hotwire) et on obtient un
très bon prix pour 3 jours de location genre 15 dollars par jour sans assurance
bien sûr (moitié prix qu’au guichet). J’ai remarqué qu’à l’aéroport de Maui tu
n’obtiens pas forcément un meilleur prix en général au guichet pour une location
d’une semaine on arrive à dégoter un bon prix.


En arrivant sur une
plage on a cette pancarte qui nous dit de ne pas sortir du sentier bétonné et
de ne pas prélever ni déplacer les roches volcaniques car c’est soit disant un
lieu sacré pour les Hawaiien. Ce qui me fait rire dans cette remarque absurde
c’est que juste à côté ils dénaturent la côte pour construire des villas pour
le tourisme de riche face à la mer en utilisant des roches. Ils aiment bien
prendre les gens pour des cons…
On se balladera sur des
plages de sable blanc, noir… Il y a même une plage de sable vert mais Sarah
n’est pas très motivée pour marcher 1 heure aller pour la voir. Les paysages
sont vraiment beaux, ça change de Maui. On ira aussi à la pointe sud ouest de
l’île où l’on peut sauter dans l’eau chaude turquoise depuis la falaise. Le
saut ne parait pas haut mais il y a plus de 10 mètres sans souci. On peut même
sauter dans un trou en attendant le bon moment quand la vague se retire et te
sors dans la mer. Super sympa le spot.
On mangeant au
restaurant la serveuse nous propose de dormir chez son petit ami lorsqu’on lui
demandait si elle ne connaisait pas un endroit pas trop cher pour faire la
nuit. Sympa comme tout le type est de Big Island et surfeur assidu. Il doit avoir
10 planches dans son appart. On passera la nuit et le lendemain on repart pour
continuer notre petite visite de l’île.
Les locaux hawaiiens
beaucoup plus métissés me sont parut vraiment rude, je ne sais pas si c’est une
mauvaise expérience ou c’est tout le temps comme cela, mais ils ont l’air de
haîr les touristes. Surtout dans les petites bourgades pauvres. Par exemple
certains lieux sont réservés aux locaux, assez perturbant à mon goût. Il existe
comme un racisme de blanc, ça fait tout drôle.
Le dernier jour on a
prévu d’aller se faire le parc national Kilauea de Big Island. Le volcan est
encore actif et agrandi l’île de jour en jour. On entre dans le parc national
de nuit histoire de na pas payer les frais d’entrée. En arrivant sur le
parking, le temps est pourri, il ne fait vraiment pas chaud, il pleut, mais je
sors quand même parce qu’à quelques mètres de là on le point de vue sur le
cratère Halema’uma’u. malgré le temps pourri on y distingue une lueur rouge
vive au loin. On dormira sur le parking dans la voiture tranquilou bilou.
Le lendemain matin le
temps n’est pas terrible, on est dans la grisaille, décidément dès que l’on est
en altitude sur ces îles le temps n’est pas parfait. Après quelques
renseignements sur les points intéressant à voir, on commence par une petite
ballade dans la partie des sulphur bank qui sont des gazs qui s’échappent du
sol. On y voit sortir de la fumée chaude et humide depuis des cracks dans le
sol. La couleur des roches sont grises/blanche (gypse) avec du jaune fluo
(sulphure) ou encore du rouge (hematite) ou un genre de glace (opal). Assez
bleufant !
Par la suite on ira
voir le point de vue de la veille vue sur le cratère Halema’uma’u. La vue est
spectaculaire de jour. On peut voir tout le cratère géant d’où sort de la fumée
mais pas de lave. Ensuite on commence à descendre vers la mer tanquilement. Sur
la route on s’arrêtera plusieurs fois pour admirer le paysage désolé. Une
végétation hors du comun pousse par ici sur les différentes coulées de lave. On
visitera un tube de lave de plusieurs 100 aines de mètres sous terre après une
petite marche dans de la forêt tropicale. Le temps n’est toujours pas terrible en haut. En
arrivant sur la côte le temps est déjà beaucoup mieux.
On a prévu de se faire
une grosse rando pour atteindre la lave qui sort de terre près de la côte. On
gare la voiture à la fin de la route car celle-ci est recouverte de lave. Et
après une petite sieste on entame la randonnée. On marchera 4 heures sur la
lave pour enfin atteindre les fumerolles que l’on voyait de très loin. Une fois
arrivé sur place le spectacle est phénoménal. La fumée que l’on voyait de loin
est en fait la lave qui se jette directement dans la mer. A chaque vague cela
crée une fumée blanche épaisse. Par moment la mer emporte des blocs complet de
laves encore fumantes. Le spectacle de jour est super impressionant mais quand
tombera la nuit, ce sera de toute beauté. Je pourrais rester des heures à
admirer ce spectacle de la nature. Pour la première fois je vois de mes yeux la
création d’un bout de terre. On voit cette lave qui se solidifie presque
instantanément au contact de l’eau prenant du terrain sur la mer.
Quand il fait encore
jour on ira faire un petit tour dans les terres non loin de là. La lave sort du
sol, on peut l’approcher à 1 mètre en faisant attention de ne pas se crâmer les
godasses. Mes chaussures de randos commencent à rendre l’âme et la semelle est
vraiment réduite. J’ai pu le sentir. Impossible de me refroidir les pieds
pendant une demie-heure. Mes chaussures fumaient légèrement. Tout le sol par
ici est chaud, il faut faire attention où l’on marche surtout de jour car la
rouge de la lave bouillante ne se voit pas forcément bien. Cela peut venir de
partout. Il faut faire attention de ne pas se faire encercler. Au début on sera
tout seul sur le site mais à la tombée de la nuit viennent une 30 aines de
touristes via un tour organisé. Mais eux viennent de l’autre côté de la coulée
de lave ce qui rend le site beaucoup plus accessible à seulement une heure de
marche mais aussi bien plus cher, 100 dollars minimum. Nous on a rien payé mais
on a marché. Si l’on veut passer de l’autre côté il faut payer car c’est une
propriété privé et le propiétaire n’hésite pas à se faire du blé.


Pendant la nuit le
spectacle est magnifique aussi sur la terre car on peut voir la lave sortir du
sol et faire son chemin tout doucement. On restera 2 bonnes heures à admirer le
spectacle. Je serais bien rester plus longtemps mais Sarah préfère rentrer. Il
nous faut faire le chemin retour de nuit avec notre frontale. Sarah a oubliée
la sienne. Mais elle a réussi je ne sait comment à s’en procurer une au guide
du groupe organisé.
Le début de la marche n’est pas évident car on n’a aucun
repère visuel. On essaie juste de marcher plus ou moins droit pendant une heure
et demi. La mer d’un côté la montagne de l’autre est censée nous guider plus ou
moins, et les étoiles aussi. Après il y a des balises lumineuses tous les
kilomètres qu’il faut suivre pour retourner à la voiture. On s’en sortira bien
et on mettra quasiment le même temps au retour qu’à l’aller. Muni de mon sac
plastique cela m’évitera d’être trop mouillé lors d’une bonne pluie de 30
minutes au début. Cette rando est vraiment top pour le peu que l’on soit prêt à
marcher 8 heures. Il est possible de faire le retour de jour si on part tôt
mais le spectacle de nuit est tellement magique que ce serait vraiment dommage.
De retour à la voiture
vers minuit on repart en route vers Hilo qui est à une heure et demie de route
de là. Ce qui me permet de ne pas être trop loin pour reprendre mon avion le
lendemain matin pour Oahu où je dois rejoindre Michelle.
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