lundi 22 juillet 2013

4 jours à Tokyo



En venant d’Hawaii le décalage horaire est sévère. En partant le mercredi 29 mai à 10 heures du matin, j’arrive le jeudi 30 mai à 14 heures (GMT-10 à GMT+9). En gros j’ai perdu un jour complet sans voir le jour. Il faut le vivre pour y croire. Le billet d’avion n’est vraiment pas donné pour aller au japon en traversant le Pacifique, pas moins de 600 dollars soit 500 euros environ. J’atterris à Tokyo où j’ai réservé une auberge pour une nuit. En arrivant je passe par l’office de tourisme pour avoir une petite carte de la ville et savoir ce que je peux bien faire par ici car je n’en ai aucune idée. Je n’ai vraiment pas pris le temps de me renseigner avant, je n’aime pas ça. La dame me confirme que j’ai bien fait de ne pas acheter mon Japan Rail Pass qui est valable pour une, deux ou trois semaines il me semble. Le prix est du genre 300 dollars la semaine ! Celui-ci permet de voyager en train de manière illimitée sur une bonne partie du réseau japonais. Il vaut le coup si l’on fait un aller retour Tokyo/Kyoto et encore cette portion peut être effectuée en bus de nuit sans souci. 
  
En quittant l’office je me fais interpeller par une équipe de télévision japonaise qui veut faire une interview filmée. J’ai le temps, je réponds à leurs questions. Ils me demandent d’où je viens, le but de mon voyage, je leurs dit entre autre que je veux grimper le mont Fuji même si ce n’est pas la saison. L’équipe veut me suivre dans la grimpette, ils me donnent leurs coordonnées pour les contacter quand je décide de le faire. 

Tout compte fait l’auberge est bien située, j’y resterai durant tout mon séjour à Tokyo même si l’ambiance n’est pas terrible au Sakura Tokyo hostel. J’ai de nouveau pu expérimenter la hausse des prix quand c’est l’hôtel est presque plein. Le même lit en dortoir passe de 19 dollars à 25 dollars la nuit. C’est difficile de trouver moins cher par ici. En gros je reste sur la même ligné qu’Hawaii. 

Durant ces 4 jours à Tokyo je n’ai vraiment pas poussé le destin pour rencontrer de nouvelles personnes. Après l’euphorie d’Hawaii j’ai l’impression de tomber bien bas dans le touriste de base. D’entrée de jeu je n’accroche pas des masses avec les touristes et puis je ne suis pas là pour rencontrer des touristes, j’ai plus l’intention de rencontrer des japonais et d’apprendre un maximum de la culture japonaise.

J’attends le lendemain pour entamer les visites. Lors de ma première journée je vais dans le quartier d’Asakusa où est située mon auberge. Je  déambule dans les rues. Le temple Sensoji est vraiment impressionnant pour mon premier temple japonais bien que très touristique. L’endroit est particulièrement sympa pendant la nuit quand il n’y a plus personne et que les lumières illuminent les infrastructures.  Il y a des shrines aussi qui sont en gros des mini temples. Il y a pas mal de rues piétonnes dans Asakusa et des restaurants dans tous les sens. On y trouve de tout. En passant des fameux sushis, aux curry japonais, aux bars brochettes, soupes… Non loin de là je marche jusque la Tokyo tower pour la voir de plus près. Je ne monterai pas en haut car le prix de 20 dollars me paraît exorbitant pour voir la ville vue du ciel à 333 mètres. Mais de toute façon au Japon rien n’est offert. La moindre entrée se paye et au plus c’est cher au plus le japonais pense que c’est bien, du coup ils payent pour tout et n’importe quoi.
 
Après la visite de ce quartier je pars toujours à pied en direction du quartier d’Ueno et tentant de ne pas me perdre. Demander sa route au Japon n’est pas du plus facile. Presque aucun ne parle anglais et en plus ils ont peur. Je ne sais pas si ce sont mes cheveux longs, ma petite barbe qui font cet effet là mais finalement on finit par s’en sortir. Les japonais en général ne se mélangent pas, aborder quelqu’un dans la rue ça ne se fait pas habituellement.
Je retire de l’argent dans une ATM à la poste (il n’y en a pas dans la rue) qui ressemble à une machine de guerre.
En voulant aller dans le grand parc d’Ueno, je tombe dans un quartier sympa comme tout avec ses ruelles étroites et son marché vivant. Je sors un peu des sentiers battus qui me semblaient ultras touristiques jusqu’à maintenant. Je finis ma visite d’Ueno dans le parc comme prévu. En longeant le lac, je vois un japonais qui se met à courir devant moi et venir taper la queue d’un serpent pour qu’il reparte dans le lac. Ensuite je suis agréablement surpris par l’exposition de Banzaî. Il y en a plus d’une centaine tous magnifiques. Je n’ai jamais vu de si beaux arbustes, ils sont coupés à la perfection. 

Le lendemain je suis allé voir le fameux marché au poisson de Tokyo qui est vraiment grand. On peut voir les gros thons fraichement pêchés ou toutes sortes de poissons et crustacés. J’en profite pour manger des sushis ultra frais pour le petit déjeuner. La faîcheur du poisson est au top mais les prix ne sont pas donnés non plus. Après cette petite balade matinale je vais dans le quartier de Shibuya qui est le repère de toute la mode fashion japonaise. Grands édifices, karaokés, salles de jeux… En entrant par hazard dans un bâtiment je descends plusieurs étages et je me suis retrouvé dans le paradis du manga japonais. Il y en a dans tous les sens. Je suis aussi rentré dans une salle de jeux. Il y a des cabines accès réservé aux filles comme des photomatons mais ensuite entre copines elles peuvent modifiés leurs apparences comme des poupées barbies. J’ai aussi vu une experte de la danse face à un écran qui repère les gestes.

En continuant ma route dans ce quartier déganté, j’aperçois des centaines de japonaises attendre sur le trottoir. J’apprends finalement qu’il y a un artiste Coréen inconnu au bataillon pour les européens mais chez les japs ça a l’air d’être une idole, qui vient faire un interview à la radio. Toutes les japonaises sont là pour tenter de l’apercevoir dans sa voiture aux vitres tintés. Ça hurle dans tous les sens, j’ai bien aimé ce spectacle spontané de ces japonaises en délire, bien plus que de voir l’artiste. Après cela je continue ma marche pour aller admirer le complexe de Meijijingu. Les portes sont impressionnantes par leurs grandeurs. L’enceinte est de toute beauté. Pour y aller je suis passé par le Iris garden où je vois un autre japon. Celui où toutes sortes de personnes viennent se balader, manger en famille ou entre ami, faire du sport ou du jonglage ou encore amuser leurs chiens dans un enclos où les chiens (une bonne partie sont vêtus)  jouent ensemble… Puis je finis ma journée dans le quartier de Harajuku qui ressemble un peu au quartier des galleries Lafayette à Paris. Il y a des petites ruelles sympas avec toute sorte de petits magasins pour faire son petit shopping.

Le soir je me balade dans Asakusa pour trouver un restaurant. En arrivant dans un quartier sympa rempli de petits restaurants tapas brochettes. Deux japonais m’interpellent pour savoir si je veux me joindre à eux. J’accepte et ils me paieront tous. Ils parlent anglais et espagnol. On parlera espagnol toute la soirée ça fait du bien de reparler autre chose que ce foutu anglais. Les types travaillent pour une suzuki et exportent les machines pour construire les motos dans le monde entier. Ils me feront goûter pas mal de choses dont je ne soupçonner même pas l’existence. 

Le lendemain je quitte Tokyo pour faire un tour à Nikko sur les conseils du centre touristique. J’achète un pass world heritage qui me permet de combiner un meilleur prix pour le train et les temples confondus. Finalement sur place c’est une tout autre histoire, il y a des parties des temples qui ne sont pas comprises dans le pass mais ça on ne te le dit pas quand tu achètes ton pass. Le japonais paye donc cela ne pose pas de souci en général ! Si on aime bien les touristes c’est l’endroit rêvé. Tu vois toutes sortes de têtes asiatiques, pour le coup c’est dépaysant ! Heureusement les temples sont jolis quand même et dès que l’on s’éloigne un peu on se retrouve un peu plus en paix. Je suis un peu déçu de ne pas m’être renseigné avant sur tous les symboles d’architecture comme les dragons, les lions… pour donner un sens à la visite.

J’écourte un peu mon séjour à Tokyo après 4 jours passés sur place j’ai envie de voir un peu de nature, et je prends la direction du Mont Fuji, en oubliant totalement de contacter l’équipe de télévision.

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