
En venant d’Hawaii le
décalage horaire est sévère. En partant le mercredi 29 mai à 10 heures du
matin, j’arrive le jeudi 30 mai à 14 heures (GMT-10 à GMT+9). En gros j’ai
perdu un jour complet sans voir le jour. Il faut le vivre pour y croire. Le
billet d’avion n’est vraiment pas donné pour aller au japon en traversant le
Pacifique, pas moins de 600 dollars soit 500 euros environ. J’atterris à Tokyo
où j’ai réservé une auberge pour une nuit. En arrivant je passe par l’office de
tourisme pour avoir une petite carte de la ville et savoir ce que je peux bien
faire par ici car je n’en ai aucune idée. Je n’ai vraiment pas pris le temps de
me renseigner avant, je n’aime pas ça. La dame me confirme que j’ai bien fait
de ne pas acheter mon Japan Rail Pass qui est valable pour une, deux ou trois
semaines il me semble. Le prix est du genre 300 dollars la semaine !
Celui-ci permet de voyager en train de manière illimitée sur une bonne partie
du réseau japonais. Il vaut le coup si l’on fait un aller retour Tokyo/Kyoto et
encore cette portion peut être effectuée en bus de nuit sans souci.
En quittant l’office je
me fais interpeller par une équipe de télévision japonaise qui veut faire une
interview filmée. J’ai le temps, je réponds à leurs questions. Ils me demandent
d’où je viens, le but de mon voyage, je leurs dit entre autre que je veux
grimper le mont Fuji même si ce n’est pas la saison. L’équipe veut me suivre
dans la grimpette, ils me donnent leurs coordonnées pour les contacter quand
je décide de le faire.



Tout compte fait
l’auberge est bien située, j’y resterai durant tout mon séjour à Tokyo même si
l’ambiance n’est pas terrible au Sakura Tokyo hostel. J’ai de nouveau pu expérimenter
la hausse des prix quand c’est l’hôtel est presque plein. Le même lit en
dortoir passe de 19 dollars à 25 dollars la nuit. C’est difficile de trouver
moins cher par ici. En gros je reste sur la même ligné qu’Hawaii.
Durant ces 4 jours à
Tokyo je n’ai vraiment pas poussé le destin pour rencontrer de nouvelles
personnes. Après l’euphorie d’Hawaii j’ai l’impression de tomber bien bas dans
le touriste de base. D’entrée de jeu je n’accroche pas des masses avec les
touristes et puis je ne suis pas là pour rencontrer des touristes, j’ai plus
l’intention de rencontrer des japonais et d’apprendre un maximum de la culture
japonaise.
J’attends le lendemain
pour entamer les visites. Lors de ma première journée je vais dans le quartier
d’Asakusa où est située mon auberge. Je déambule
dans les rues. Le temple Sensoji est vraiment impressionnant pour mon premier
temple japonais bien que très touristique. L’endroit est particulièrement sympa
pendant la nuit quand il n’y a plus personne et que les lumières illuminent les
infrastructures. Il y a des shrines
aussi qui sont en gros des mini temples. Il y a pas mal de rues piétonnes dans
Asakusa et des restaurants dans tous les sens. On y trouve de tout. En passant
des fameux sushis, aux curry japonais, aux bars brochettes, soupes… Non loin de
là je marche jusque la Tokyo tower pour la voir de plus près. Je ne monterai
pas en haut car le prix de 20 dollars me paraît exorbitant pour voir la ville
vue du ciel à 333 mètres. Mais de toute façon au Japon rien n’est offert. La
moindre entrée se paye et au plus c’est cher au plus le japonais pense que
c’est bien, du coup ils payent pour tout et n’importe quoi.
Après la visite de ce
quartier je pars toujours à pied en direction du quartier d’Ueno et tentant de
ne pas me perdre. Demander sa route au Japon n’est pas du plus facile. Presque
aucun ne parle anglais et en plus ils ont peur. Je ne sais pas si ce sont mes
cheveux longs, ma petite barbe qui font cet effet là mais finalement on finit
par s’en sortir. Les japonais en général ne se mélangent pas, aborder quelqu’un
dans la rue ça ne se fait pas habituellement.


Je retire de l’argent
dans une ATM à la poste (il n’y en a pas dans la rue) qui ressemble à une
machine de guerre.
En voulant aller dans
le grand parc d’Ueno, je tombe dans un quartier sympa comme tout avec ses
ruelles étroites et son marché vivant. Je sors un peu des sentiers battus qui
me semblaient ultras touristiques jusqu’à maintenant. Je finis ma visite d’Ueno
dans le parc comme prévu. En longeant le lac, je vois un japonais qui se met à
courir devant moi et venir taper la queue d’un serpent pour qu’il reparte dans
le lac. Ensuite je suis agréablement surpris par l’exposition de Banzaî. Il y
en a plus d’une centaine tous magnifiques. Je n’ai jamais vu de si beaux
arbustes, ils sont coupés à la perfection.
Le lendemain je suis
allé voir le fameux marché au poisson de Tokyo qui est vraiment grand. On peut
voir les gros thons fraichement pêchés ou toutes sortes de poissons et
crustacés. J’en profite pour manger des sushis ultra frais pour le petit
déjeuner. La faîcheur du poisson est au top mais les prix ne sont pas donnés non
plus. Après cette petite balade matinale je vais dans le quartier de Shibuya
qui est le repère de toute la mode fashion japonaise. Grands édifices,
karaokés, salles de jeux… En entrant par hazard dans un bâtiment je descends
plusieurs étages et je me suis retrouvé dans le paradis du manga japonais. Il y
en a dans tous les sens. Je suis aussi rentré dans une salle de jeux. Il y a
des cabines accès réservé aux filles comme des photomatons mais ensuite entre
copines elles peuvent modifiés leurs apparences comme des poupées barbies. J’ai
aussi vu une experte de la danse face à un écran qui repère les gestes.
En continuant ma route
dans ce quartier déganté, j’aperçois des centaines de japonaises attendre sur
le trottoir. J’apprends finalement qu’il y a un artiste Coréen inconnu au bataillon pour les européens mais chez les japs ça a l’air d’être une idole, qui
vient faire un interview à la radio. Toutes les japonaises sont là pour tenter
de l’apercevoir dans sa voiture aux vitres tintés. Ça hurle dans tous les sens,
j’ai bien aimé ce spectacle spontané de ces japonaises en délire, bien plus que
de voir l’artiste. Après cela je continue ma marche pour aller admirer le
complexe de Meijijingu. Les portes sont impressionnantes par leurs grandeurs.
L’enceinte est de toute beauté. Pour y aller je suis passé par le Iris garden
où je vois un autre japon. Celui où toutes sortes de personnes viennent se
balader, manger en famille ou entre ami, faire du sport ou du jonglage ou
encore amuser leurs chiens dans un enclos où les chiens (une bonne partie sont
vêtus) jouent ensemble… Puis je finis ma
journée dans le quartier de Harajuku qui ressemble un peu au quartier des
galleries Lafayette à Paris. Il y a des petites ruelles sympas avec toute sorte
de petits magasins pour faire son petit shopping.
Le soir je me balade
dans Asakusa pour trouver un restaurant. En arrivant dans un quartier sympa
rempli de petits restaurants tapas brochettes. Deux japonais m’interpellent
pour savoir si je veux me joindre à eux. J’accepte et ils me paieront tous. Ils
parlent anglais et espagnol. On parlera espagnol toute la soirée ça fait du
bien de reparler autre chose que ce foutu anglais. Les types travaillent pour
une suzuki et exportent les machines pour construire les motos dans le monde
entier. Ils me feront goûter pas mal de choses dont je ne soupçonner même pas
l’existence.
Le lendemain je quitte
Tokyo pour faire un tour à Nikko sur les conseils du centre touristique. J’achète
un pass world heritage qui me permet de combiner un meilleur prix pour le train
et les temples confondus. Finalement sur place c’est une tout autre histoire,
il y a des parties des temples qui ne sont pas comprises dans le pass mais ça
on ne te le dit pas quand tu achètes ton pass. Le japonais paye donc cela ne
pose pas de souci en général ! Si on aime bien les touristes c’est
l’endroit rêvé. Tu vois toutes sortes de têtes asiatiques, pour le coup c’est
dépaysant ! Heureusement les temples sont jolis quand même et dès que l’on
s’éloigne un peu on se retrouve un peu plus en paix. Je suis un peu déçu de ne
pas m’être renseigné avant sur tous les symboles d’architecture comme les
dragons, les lions… pour donner un sens à la visite.
J’écourte un peu mon
séjour à Tokyo après 4 jours passés sur place j’ai envie de voir un peu de
nature, et je prends la direction du Mont Fuji, en oubliant totalement de
contacter l’équipe de télévision.
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