lundi 29 juillet 2013

5 jours à Kyoto

Etant dans la zone du Mont Fuji il me faut retourner sur Tokyo en bus (2 heures) puis dans la soirée j’ai un autre bus de nuit qui m’emmènera jusque Kyoto. Le trajet se fait bien les bus de la compagnie Willer sont très confortable. Après 9 heures de trajet et seulement 40 dollars  en moins, le bus me dépose en plein Kyoto à 8 heure du matin. Pas très bien réveillé je prends mon temps pour émerger sur le trottoir. 
 
J’ai prévu de faire du couchsurfing pour quelques nuits histoire de voir la culture japonaise de plus près. N’ayant pas pu m’arranger mieux avec le type, je dois attendre 8 heure du soir pour le rejoindre à l’université de Kyoto. Je démarre ma journée tranquillement avec un petit déjeuner dans une boulangerie à la japonaise (pas folichon) mais le serveur super sympa et agréable. On discute pas mal puis je me dirige vers l’office de tourisme pour savoir ce que je pourrais faire dans Kyoto les prochains jours. Je trouve un point wifi dans la gare pour me mettre en contact avec un suisse que j’ai rencontré à Maui. Comme prévu il est à Kyoto aussi, je le rejoins donc à son hôtel, pour déposer mes sacs et louer une byciclette ce qui nous permettra de faire un bon petit tour en vélo dans le sud est de Kyoto.
Kyoto est la ville par excellence pour admirer les temples japonais. Il y en a des centaines c’est hallucinant. Je passe donc ma première journée avec mon ami suisse. On aura réussi à se prendre une amende pour avoir mal garé notre vélo. En revenant du temple on voit notre vélo déplacer avec un ticket agrafé sur la selle. Finalement on n’aura rien à payer.

Les temples dans la partie de sud est vallent vraiment le coup. On y retrouve les quartiers comme dans les films, paisibles typiquement japonais avec les petites ruelles, les maisons en bois, les petits jardins bien entretenus… On se mangera une bonne petite soupe japonaise dans un restaurant populaire. Après une petite bière en terrasse à son hôtel il me faut prendre le bus pour aller à l’université voir mon couchsurfeur.

Je m’installe dans le patio où il m’a demandé de l’attendre. Après 10 minutes, je le vois qui s’avance vers moi et me demande si je suis son couchsurfeur. En fait, il était là depuis le début assis seul, mais attendait je ne sais quoi pour venir me parler. On va à son appartement qui est un studio. On dort sur le sol sur un matelas japonais dans la même pièce. Il est vraiment spécial, sur le site internet il m’a dit qu’il serait libre qu’il n’avait pas de cours mais dans la réalité ce sera une tout autre histoire. Il prépare soit disant ses examens pour dans 4 mois en travaillant 7 jours sur 7 de 8 heure du matin à 22 heure. Studieux comme je n’ai jamais vu. Il ne se donne aucune vie sociale. Il a 34 ans et fait des études de sciences politiques. Pas de bol je suis tombé sur un cas. Après le boulot il va dans un bar en face de chez lui pour boire une bière en restant seul dans son coin sans jamais discuter avec les autres habitués du bar. Les japonais en général ne se mélangent pas mais je crois que je suis tombé sur le pire. Il ne parle pas très bien anglais et a des idées complétement arrêtés. Par exemple il arrive à me dire que les français on est beaucoup plus conservateur que les japonais ! Je vais rester quand même quelques jours chez lui.
Le lendemain je retrouve mon pote Nicolas argentin que j’avais rencontré un peu plus tôt au mont Fuji. On s’entend vraiment bien du coup on passera quelques jours à visiter Kyoto ensemble. Quand je le retrouve à la station de la ville il est en train de discuter avec des japonais qui lui font une interview. A mon arrivé on esquive l’embuscade à la japonaise et on prend notre bus qui nous emmène au nord ouest de Kyoto. Le but est de voir de nouveaux temples. On vera notament le temple recouvert d’une pélicule d’or. 


On reviendra dans le centre de la ville pour se ballader dans les rues piétonnes. On se buvera des bières devant mon appartement en attendant mon couchsurfeur qui étudie. En le voyant Nicolas a pris peur et me laisse seul avec lui. Cette fois ci je le suis dans son bar pour ne pas rester sur mon impression de la veille. Très vite bourré il ne prendra qu’une bière qui lui étourdira déjà la tête.

Le lendemain je retrouve de nouveau Nicolas pour visiter de nouveaux temples dans la partie ouest de la ville. Après quelques jours au japon je commence à ressentir une certaine monotonie. Les temples se ressemblent beaucoup. Après en avoir vu une petite dizaine, c’est assez redondant. Je ne trouve aucune autre activité dans ces villes japonaises. Nico s’en va le lendemain, moi je reste un jour de plus pour me refaire un trip en byciclette et  voir de nouveaux temples.

En ayant un peu marre de la ville et de ces temples je pars le lendemain pour Amanoshidate qui est soit disant l’une des 5 merveilles du Japon.
 














jeudi 25 juillet 2013

2 jours au Mont Fuji

Pour aller au Mont Fuji plusieurs options s’offrent à moi le bus ou le train depuis Tokyo. Les deux transports mettent quasiment le même temps environ 2 heures mais le bus est moins cher. A mon arrivé à la gare routière de Kawaguchiko (la zone des lacs au pied du mont Fuji) je vais au centre touristique de nouveau pour récolter des infos sur les choses à faire dans les environs et connaître les logements. J’arrive difficilement à obtenir mes infos. Finalement dans l’incompréhension, je rencontre Nicolas un argentin qui lui aussi veut faire du camping sauvage. On se loue une byciclette pour 2 jours 20 dollars la journée, pas donné.
Et on part se trouver un spot le long du lac dans l’optique de ne pas payer 15 dollars pour poser sa tente. On se trouve un pur spot dans la partie nord du lac avec le mont Fuji qui se reflète dans le lac de Kawaguchiko. En attendant que la nuit tombe pour poser les tentes, on part se balader sur le bord du lac et on profite d’un joli coucher de soleil. On a de la chance le Mont Fuji est complétement visible. On pose chacun notre tente, quelques bières et au lit. 


Le lendemain on replit les tentes au lévé du jour car c’est un parc national et donc normalement interdit. On cache nos gros sacs dans un buisson et on part pour la journée se faire un tour de vélo. On se fera le tour des deux lacs ce qui se fait vraiment facilement. On ira aussi se faire 3 grottes de glace. C’est assez bleufant quelques jours plus tôt à Hawaii, je marchais sur ce sol instablement bouillant avec la lave en dessous et ici c’est l’inverse, le sol est étonament gelé. Par contre ils font payés 5 dollars l’entrée dans la grotte à chaque fois mais il est possible de contourner en tant que bon français. Ca m’aurait vraiment ennuyé de payer pour voir des blocs de glaçons posés par les japonais pour montrer qu’il fait froid dans la grotte. Ils sont forts ces japonais. Ils a quelques stalactites pseudo naturels éclairés avec une lumière bleue pour les rendre de toute beauté.

Après cette journée à pédaler on prend chacun un chemin différent. Prochaine étape Kyoto…

 Je ne me vois pas monter en haut du Mont Fuji avec mon sac poubelle alors que c’est glacé au sommet. Un ami d’Hawaii l’a grimpé dans la journée cela se fait sans problème en début mi juin.

lundi 22 juillet 2013

4 jours à Tokyo



En venant d’Hawaii le décalage horaire est sévère. En partant le mercredi 29 mai à 10 heures du matin, j’arrive le jeudi 30 mai à 14 heures (GMT-10 à GMT+9). En gros j’ai perdu un jour complet sans voir le jour. Il faut le vivre pour y croire. Le billet d’avion n’est vraiment pas donné pour aller au japon en traversant le Pacifique, pas moins de 600 dollars soit 500 euros environ. J’atterris à Tokyo où j’ai réservé une auberge pour une nuit. En arrivant je passe par l’office de tourisme pour avoir une petite carte de la ville et savoir ce que je peux bien faire par ici car je n’en ai aucune idée. Je n’ai vraiment pas pris le temps de me renseigner avant, je n’aime pas ça. La dame me confirme que j’ai bien fait de ne pas acheter mon Japan Rail Pass qui est valable pour une, deux ou trois semaines il me semble. Le prix est du genre 300 dollars la semaine ! Celui-ci permet de voyager en train de manière illimitée sur une bonne partie du réseau japonais. Il vaut le coup si l’on fait un aller retour Tokyo/Kyoto et encore cette portion peut être effectuée en bus de nuit sans souci. 
  
En quittant l’office je me fais interpeller par une équipe de télévision japonaise qui veut faire une interview filmée. J’ai le temps, je réponds à leurs questions. Ils me demandent d’où je viens, le but de mon voyage, je leurs dit entre autre que je veux grimper le mont Fuji même si ce n’est pas la saison. L’équipe veut me suivre dans la grimpette, ils me donnent leurs coordonnées pour les contacter quand je décide de le faire. 

Tout compte fait l’auberge est bien située, j’y resterai durant tout mon séjour à Tokyo même si l’ambiance n’est pas terrible au Sakura Tokyo hostel. J’ai de nouveau pu expérimenter la hausse des prix quand c’est l’hôtel est presque plein. Le même lit en dortoir passe de 19 dollars à 25 dollars la nuit. C’est difficile de trouver moins cher par ici. En gros je reste sur la même ligné qu’Hawaii. 

Durant ces 4 jours à Tokyo je n’ai vraiment pas poussé le destin pour rencontrer de nouvelles personnes. Après l’euphorie d’Hawaii j’ai l’impression de tomber bien bas dans le touriste de base. D’entrée de jeu je n’accroche pas des masses avec les touristes et puis je ne suis pas là pour rencontrer des touristes, j’ai plus l’intention de rencontrer des japonais et d’apprendre un maximum de la culture japonaise.

J’attends le lendemain pour entamer les visites. Lors de ma première journée je vais dans le quartier d’Asakusa où est située mon auberge. Je  déambule dans les rues. Le temple Sensoji est vraiment impressionnant pour mon premier temple japonais bien que très touristique. L’endroit est particulièrement sympa pendant la nuit quand il n’y a plus personne et que les lumières illuminent les infrastructures.  Il y a des shrines aussi qui sont en gros des mini temples. Il y a pas mal de rues piétonnes dans Asakusa et des restaurants dans tous les sens. On y trouve de tout. En passant des fameux sushis, aux curry japonais, aux bars brochettes, soupes… Non loin de là je marche jusque la Tokyo tower pour la voir de plus près. Je ne monterai pas en haut car le prix de 20 dollars me paraît exorbitant pour voir la ville vue du ciel à 333 mètres. Mais de toute façon au Japon rien n’est offert. La moindre entrée se paye et au plus c’est cher au plus le japonais pense que c’est bien, du coup ils payent pour tout et n’importe quoi.
 
Après la visite de ce quartier je pars toujours à pied en direction du quartier d’Ueno et tentant de ne pas me perdre. Demander sa route au Japon n’est pas du plus facile. Presque aucun ne parle anglais et en plus ils ont peur. Je ne sais pas si ce sont mes cheveux longs, ma petite barbe qui font cet effet là mais finalement on finit par s’en sortir. Les japonais en général ne se mélangent pas, aborder quelqu’un dans la rue ça ne se fait pas habituellement.
Je retire de l’argent dans une ATM à la poste (il n’y en a pas dans la rue) qui ressemble à une machine de guerre.
En voulant aller dans le grand parc d’Ueno, je tombe dans un quartier sympa comme tout avec ses ruelles étroites et son marché vivant. Je sors un peu des sentiers battus qui me semblaient ultras touristiques jusqu’à maintenant. Je finis ma visite d’Ueno dans le parc comme prévu. En longeant le lac, je vois un japonais qui se met à courir devant moi et venir taper la queue d’un serpent pour qu’il reparte dans le lac. Ensuite je suis agréablement surpris par l’exposition de Banzaî. Il y en a plus d’une centaine tous magnifiques. Je n’ai jamais vu de si beaux arbustes, ils sont coupés à la perfection. 

Le lendemain je suis allé voir le fameux marché au poisson de Tokyo qui est vraiment grand. On peut voir les gros thons fraichement pêchés ou toutes sortes de poissons et crustacés. J’en profite pour manger des sushis ultra frais pour le petit déjeuner. La faîcheur du poisson est au top mais les prix ne sont pas donnés non plus. Après cette petite balade matinale je vais dans le quartier de Shibuya qui est le repère de toute la mode fashion japonaise. Grands édifices, karaokés, salles de jeux… En entrant par hazard dans un bâtiment je descends plusieurs étages et je me suis retrouvé dans le paradis du manga japonais. Il y en a dans tous les sens. Je suis aussi rentré dans une salle de jeux. Il y a des cabines accès réservé aux filles comme des photomatons mais ensuite entre copines elles peuvent modifiés leurs apparences comme des poupées barbies. J’ai aussi vu une experte de la danse face à un écran qui repère les gestes.

En continuant ma route dans ce quartier déganté, j’aperçois des centaines de japonaises attendre sur le trottoir. J’apprends finalement qu’il y a un artiste Coréen inconnu au bataillon pour les européens mais chez les japs ça a l’air d’être une idole, qui vient faire un interview à la radio. Toutes les japonaises sont là pour tenter de l’apercevoir dans sa voiture aux vitres tintés. Ça hurle dans tous les sens, j’ai bien aimé ce spectacle spontané de ces japonaises en délire, bien plus que de voir l’artiste. Après cela je continue ma marche pour aller admirer le complexe de Meijijingu. Les portes sont impressionnantes par leurs grandeurs. L’enceinte est de toute beauté. Pour y aller je suis passé par le Iris garden où je vois un autre japon. Celui où toutes sortes de personnes viennent se balader, manger en famille ou entre ami, faire du sport ou du jonglage ou encore amuser leurs chiens dans un enclos où les chiens (une bonne partie sont vêtus)  jouent ensemble… Puis je finis ma journée dans le quartier de Harajuku qui ressemble un peu au quartier des galleries Lafayette à Paris. Il y a des petites ruelles sympas avec toute sorte de petits magasins pour faire son petit shopping.

Le soir je me balade dans Asakusa pour trouver un restaurant. En arrivant dans un quartier sympa rempli de petits restaurants tapas brochettes. Deux japonais m’interpellent pour savoir si je veux me joindre à eux. J’accepte et ils me paieront tous. Ils parlent anglais et espagnol. On parlera espagnol toute la soirée ça fait du bien de reparler autre chose que ce foutu anglais. Les types travaillent pour une suzuki et exportent les machines pour construire les motos dans le monde entier. Ils me feront goûter pas mal de choses dont je ne soupçonner même pas l’existence. 

Le lendemain je quitte Tokyo pour faire un tour à Nikko sur les conseils du centre touristique. J’achète un pass world heritage qui me permet de combiner un meilleur prix pour le train et les temples confondus. Finalement sur place c’est une tout autre histoire, il y a des parties des temples qui ne sont pas comprises dans le pass mais ça on ne te le dit pas quand tu achètes ton pass. Le japonais paye donc cela ne pose pas de souci en général ! Si on aime bien les touristes c’est l’endroit rêvé. Tu vois toutes sortes de têtes asiatiques, pour le coup c’est dépaysant ! Heureusement les temples sont jolis quand même et dès que l’on s’éloigne un peu on se retrouve un peu plus en paix. Je suis un peu déçu de ne pas m’être renseigné avant sur tous les symboles d’architecture comme les dragons, les lions… pour donner un sens à la visite.

J’écourte un peu mon séjour à Tokyo après 4 jours passés sur place j’ai envie de voir un peu de nature, et je prends la direction du Mont Fuji, en oubliant totalement de contacter l’équipe de télévision.