mercredi 29 août 2012

Cali départ fracassant pour la Colombie


Il nous faut quitter l’Equateur en partant de Banos. Quelques bus et 24 heures plus tard on arrive en Colombie à Cali. Ville réputée pour ses filles les plus belles du monde et la salsa… En effet on ne sera pas déçu ! A peine arrivés à l’hotel Tostaky que je recommande, on se retrouve embarqué dans une soirée folle avec 2 françaises remontées à bloc et un français. On fera la fête jusqu’au bout de la nuit. Vers 9h on finira par se coucher après avoir fini la soirée avec des locaux dans le parc d’à côté à chanter du rap.
La nuit sera courte et vers 13h on est déjà levé. Une petite visite de la ville s’impose. On discute avec noter premier policier de la journée sur une place. Le flic vraiment super sympa qui en vient même à nous raconter l’histoire de sa ville… Par la suite on subira une drôle d’expérience bien traumatisante presque pour nous dire Welcome to Colombia, don’t be scare, just enjoy your liberty. Ou alors on pourrait dire Bienvenido a Locombia, disfrutas el pais sin aventurarte en la mierda…
 
Après cette soirée assez perturbante, on se la joue cool. On finit par partir le lendemain pour la route du café…

mardi 28 août 2012

Disfrutar à Banos en Equateur


Après cette ascension dure en émotion et pour finir l’Equateur correctement rien de tel que de se diriger vers Banos. On a prévu de passer quelques jours là bas pour s’éclater sans grand effort physique. Cette ville est située au pied d’un volcan de 5000m qui vient de rentrer en activité il y a trois jours. On peut y pratiquer toute sorte de sports ascensionnels. Nous on ne fera qu’une petite partie des activités proposées mais on en aura bien assez pour se faire plaisir ;-)
 
On arrive à Banos un peu tard pour toutes les activités et surtout bien vanné parce que le matin à 1h du matin on était déjà debout pour faire l’ascension du Cotopaxi. Du coup on se trouve un hotel digne d’un bon repos. D’ailleurs super hotel qui s’appelle Plantas y Blanco avec des petits déjeuners délicieux pour 3 dollars.

Après une bonne nuit bien méritée, on se fait une journée cool. Au programme thermes d’eau chaude à ciel ouvert puis on a  réussi à trouver une salle de squash pour 5 dollars (matos compris).
Dès le lendemain on s’active avec une ballade en VTT. On veut descendre jusque Puyo en vélo (environ 80 kms). Malheureusement après seulement 5 kms je pète mon dérailleur. Obligé de retourner à l’agence de location pour changer. Dans notre malheur, la chance n’est pas bien loin car on se trouve juste à une centaine de mètre d’une grosse tyrolienne tête la première de 1 km. En attendant la voiture qui doit venir nous chercher, on se fait l’attraction en plein milieu de la vallée. Sympa comme sensation. A peine de retour de la tyrolienne, la voiture nous attend avec les vélos déjà chargés. On retourne à Banos quand même un peu déçu, et le pire reste à venir quand le gérant veut me faire payer le dérailleur. Hors de question, après 20 minutes à ne rien lâcher, on arrive à ne pas payer le dommage (dû à un mauvais entretien). Notre après midi est déjà bien entamée, du coup on s’est arrangé avec le gérant une location de quad pour aller voir le volcan de nuit. Ecouter le volcan trembler, et si possible voir des coulées de lave. On se fera 3h sur un quad 450 cm3 qui dépote bien. Pas de bol, le temps a eu le temps de se couvrir, on n’entendra ni le volcan trembler ni la lave couler ! Et le ponpon c’est que l’on doit rentrer de nuit sans lumière, juste notre frontale pour nous guider. 

Pour continuer à s’éclater un peu on part faire du canyoning le lendemain matin. Bien sympa s’était notre première fois à tous les 2. On descend dans la chute d’eau en rappel. Dont la dernière cascade est de 40 m. De retour assez tôt, on enchaine avec le VTT que l’on pa pu faire l’autre fois. Cette fois ci pas de casse, on se fera 42 kms avant de se faire prendre en stop par un camion juste avant la tombé de la nuit. Cette soirée là Priscilla est venu nous rejoindre. C’est Equatorienne que j’ai rencontré à Montanita une semaine plus tôt. Bonne petite soirée dans des bars. Une petite anecdote un peu choquante : une bonhomme equatorien est allé demander  pendant la soirée combien Priscilla voulait ! No comment… 

Le dernier jour est un peu chaotique. On devait se faire une journée de kayak mais levé à la bourre on finira par l’annuler comme on peut auprès de l’agence. Du coup plus le temps de chiller out, on ira se refaire les termes avec Priscilla. Ensuite JB a signé pour un saut à l’élastique. Nous on se fera pendant ce temps là une petite heure de quad à nouveau. Je m’éclate au guidon de ce bolide. Et voici la fin de Banos. Il est temps de faire les 2 semaines en Colombie avec JB.

Je pense que l’on aura vraiment vécu à fin l’Equateur. En commençant par la méga fête à Montanita, puis de la haute montagne au sud de Quito dont l’ascension du Cotopaxi et pour finir se faire plaisir à Banos.



L’ascension du Cotopaxi à 5897m en Equateur

Ce volcan est considéré comme niveau facile pour les alpinistes. A part l’altitude il n’y a pas de passages super techniques même si dans la réalité les conditions météo ne sont pas toujours terribles. Il est possible de monter même en cas de tempête. Au mois d’août le sommet est souvent très venté. On aura d’ailleurs l’occasion de le voir.

 
On a prévu l’ascension le dimanche matin à une heure du matin. On part donc le samedi matin tranquillement et surmotivés avec JB. Full speed à l’arrière du pick up avec tout le matos. On a pris un guide pour nous deux. On a donc pas le droit à l’erreur, aucun de nous ne doit abandonner sinon tout le monde redescend. A cette heure matinale dans notre tête impossible d’abandonner. J’ai un peu peur du mal d’altitude, étant donné qu’il m’a bien secoué 3 jours plus tôt à seulement 4750m. Je croise les doigts. Un couple de français passe par la même agence mais avec un autre guide. Du coup on fera tout avec eux. 
On entre tout d’abord dans le parc national Cotopaxi où l’on va commencer à se mettre en tenue contre le froid. Puis sur le chemin du refuge on va aller voir un lac, prendre la photo, et se diriger vers le refuge. Le parking se trouve à 300 m d’altitude du refuge. Il nous faut continuer après avec tout le matos et la bouffe. Ca se fait bien en 45 minutes. Ensuite on a tout le temps pour se reposer. Le temps étant bien pourri, on est en plein dans les nuages à 4800m, le froid, le vent et la neige sont bien présents. Du coup, pas de pratique sur glace pour cette après midi pour ne pas mouiller nos affaires pour grimper le lendemain. JB n’a jamais pratiqué sur glace encore, ça risque d’être folklorique. A l’approche de la nuit le stress se fait sentir même si l’ambiance est bien décontractée à la rigolade. On mange un dernier repas à 17h avant la petite nuit qui nous attend. Moi je n’ai pas très faim, on vient de manger le repas de midi 3h plus tôt ! On retrouve aussi toute la troupe avec qui on était au refuge à l’Illinizas. Les italiens super sympas sont bien remontés aussi. J’ai le temps de discuter avec un guide à qui je demande son record pour monter jusqu’au sommet du Cotopaxi. Je pense qu’il doit avoir le record. Il m’annonce 1h36 pour atteindre le sommet alors que le temps normalement pour monter est de 6h pour des gens come nous et les autres guides m’ont dit que leurs records étaient à 3h, 3h30… Il a réussi à faire cette performance en s’entrainant pour grimper l’Aconcagua le plus haut sommet d’Amérique du Sud à 6900m.

Il est temps d’aller se coucher. Ici en Equateur la feuille de coca est interdite. On montera donc sans, ce qui ne va pas aider. Le sommeil est très dur à trouver, on est dans un dortoir de 40 lits, plein. J’ai jamais vu autant de monde dans un refuge. La nuit sera difficile et ultra courte comme d’hab (2h de sommeil). A minuit notre guide vient nous lever pour petit déjeuner. Avec JB on est un peu à l’arrache et pas évident de se mettre dans le bain. Du coup au lieu de partir à 1h on part à 1h45 ! On est les derniers. Notre guide nous met déjà la pression pour se dépêcher sous peine de ne pas pouvoir arriver en haut à temps et de devoir redescendre. Au moins, on est direct dans l’ambiance.

On s’arnache avec tout les habits que l’on trouve : 2 tee-shirts, 1 gros pull polaire, 2 gros coupe-vent (qui n’étaient d’ailleurs pas de trop), bonnet, masque, crème solaire pour ne pas que le vent ne nous fouette la peau. On est enfin prêts, équipés comme des cosmonautes. Il est difficile de bouger la tête sans bouger tout le reste. Là je sens que la marche arrière n’est plus possible. Mais ce matin on se sent bien tous les 2. Pas de mal d’altitude à déplorer, ce qui est une très bonne nouvelle. On ouvre la porte du chalet, et là les bourrasques de vent commencent déjà à nous malmener. Je me demande bien comment l’on va pouvoir résister à ce vent glacé. Le guide nous fait un speech. Le guide ne parle pas anglais, je dois donc tout traduire à Jbitz qui lui n’a aucune expérience (dont notamment qu’il faut que l’on se dépêche!). Je serais en fin de cordée comme la dernière fois. Ce n’est pas forcément la position la plus facile. Parce qu’il faut que je subisse les accélérations dans les virages, ou quand JB loupe ses pas. La marche commence doucement sur une partie rocailleuse pendant 2h qui passent super vite. Le rythme imposé par le guide est assez soutenu mais l’on se sent bien donc on ne dit rien.  Après ces 2h on arrive sur la partie glacée. On met les crampons, et on s’attache en cordée. On a bien rattrapé les cordées plus en avance. On peut voir tout un défilé de lumière. Comme une descente au flambeau sauf que là les lumières ne donnent pas l’impression de bouger tellement le rythme est lent. Le ciel à cet endroit est dégagé et l’on peut apercevoir les lumières des villes environnantes, splendide ! 
On attaque la partie glacée pour plusieurs heures de marche. JB qui fait ses premiers pas sur la glace, galère un peu et saccade le rythme, ce qui ne me facilite pas la tâche derrière. L’altitude se fait sentir de plus en plus, avec un rythme cardiaque qui ne fait qu’accélérer. Les pauses sont peu fréquentes au début, 1 par heure. Dès le début de la glace cela monte assez raide, mais le plus dur est le vent, il nous faut tenir sur nos crampons avec des bourrasques de vent qui tentent de nous faire trébucher. Le pire c’est que le vent sera de face tout le long de l’ascension. Le vent, par endroits, nous fouette totalement le visage malgré qu’il soit caché au maximum. Toutes nos protections contre ce satané vent commencent à congeler. Ca devient dingue, on se demande vraiment ce que l’on fait là à en chier ! Après 1 bonne heure sur la glace, je demande au guide de ralentir un peu le rythme en prévoyance pour après. Etant donné que j’en ai déjà fait un, je préfère garder des réserves pour après, sachant que ce sera bien plus dur. Du coup après 4h de marche, on commence à avoir nos organismes qui souffrent pas mal et qui commencent à dire stop. En plus ce vent ne finit pas de souffler, et là on est en plein dans une grimpette bien raide qui ne se termine pas. 40 minutes de montée bien raide à glisser à presque chaque pas. L’énergie s’en va rapidement. Le guide commence à nous demander si tout va bien. Il nous faut absolument faire une pause en plein milieu de cette endroit hostile car sinon on va devoir abandonner. Après une petite barre de céréales et un peu d’eau on repart sans grande motivation. Surtout que la fatigue se fait vraiment sentir. La sensation d’aller jusqu’au bout de soi-même revient au galop après 3 petits pas. Mais on tient bon. 

Une fois passé cette section où un bon nombre d’alpinistes ont abandonné, on se retrouve sur un faux plat qui nous remonte le moral. On se dit alors que c’est possible, et on fonce tête baissée.

Ensuite les difficultés s’enchainent lors des 2 dernières heures de grimpette. Le mode zombie s’enclenche et là on commence à vraiment cracher nos poumons et à s’arrêter toutes les 20 minutes. La dernière heure est un calvère où il nous faut s’arrêter toutes les 5 minutes dans un vent encore plus fort qui nous fait vaciller sans repos. Le jour se lève déjà. Le guide gueule sur Jbitz qui ne comprend rien. Moi, qui suit derrière avec ma triple épaisseur, je ne comprends rien à ce qui se passe. Jbitz finit par s’énerver et gueuler sur le guide aussi. Le guide nous propose d’arrêter là parce qu'on est trop lents. On n’aura soit disant pas le temps d’arriver en haut. Sur un dernier espoir après s’être consulté, on décide de continuer jusqu’au bout. Nous voilà repartis pour la dernière heure interminable. J’en viens à ramper à la fin en voyant le sommet qui recule au fur et à mesure que l’on avance. On croise les italiens qui redescendent  et qui nous boostent pour aller jusqu’au bout. Ca y est, nous y sommes à 5897 m, à nous la liberté. Une sensation de joie nous submerge dans cette tempête de neige. Ouahhhh on l’a fait. La phrase de Jbitz au sommet veut tout dire : « qu’est-ce que c’est bon, mais plus jamais ça ».

Après 5 minutes au sommet, il nous faut déjà repenser à redescendre. J’ai pu effectuer une vidéo au sommet, mais presque au coût de ma main. Le froid m’ayant si vite glacé 3 doigts en tenant la caméra, je ne les sentais déjà plus. Il doit faire -20 degrés dans cette tempête. On est totalement glacés. Tous nos habits sont congelés, même la corde est toute glacée ! La moindre petite portion à l’air libre est gelée.
JB a un petit peu de mal à redescendre au début, la pente est raide, le vent nous détourne du chemin, nous fait tomber. On a vraiment plus beaucoup d’énergie… Tout compte fait avec les pauses, le retour sera possible mais à chaque petite montée de 2 m de dénivelé, je suis obligé de m’allonger pour récupérer de l’énergie. En fait la sensation de cette épreuve est qu’avec l’altitude on a moins d’oxygène ce dont ont justement besoin nos muscles pour fonctionner. Ce qui fait que l’on se retrouve avec de muscles qui brulent comme un effort physique redoutable pour faire 2 pas ! On finit par descendre en 2h au dessus des nuages. Quelle vue, toutes les cascades de glace sont maintenant visibles c’est magique. On se demande comment l’on a survécu à ce déchainement de la nature…

 
De retour au chalet on est bien mort. Il nous faut alors faire le sac et descendre jusqu’au parking… En tout cas cette aventure a de nouveau été une lourde épreuve. Je ne sais vraiment pas si j’oserai retenter une nouvelle ascension de ce type. A voir…




Préparation pour l’ascension du Cotopaxi

Illinizas Norte

Pour nous préparer en mode rapide rien de tel que de se faire un petit sommet et voir si notre corps peut tenir le choc sans mal d’altitude. On part donc au sud de Quito pas bien loin mais les transports depuis le centre  jusqu’au terminal de bus sont atroces. On mettra 2h de bus pour tout traverser alors qu’en taxi en 20 minutes c’est bouclé.
Une fois arrivés à ce terminal tout s’enchaine. On trouve direct un bus pour el Chaupi qui est un petit village au pied du parc national. Ensuite, il reste 9 kms. On est tellement à l’arrache que l’on ne savait même pas qu’il y avait un minibus qui pouvait nous rapprocher un peu. Par hasard, en discutant avec un local, on apprend la bonne nouvelle. Ceci nous économisera les jambes pour la suite. On charge le minibus avec trekker venus de je ne sais où. Et en route pour un autre village. De là on demande de noter chemin et on commence à marcher. Après 5 minutes de marche, on passe devant une auberge qui nous propose leurs services pour nous conduire au parking au départ du trek pour atteindre l’Illinizas. Du coup on gagne 3h de marche en montée ;-) Première fois pour JB à l’arrière d’un truck et c’est aussi une grande première pour effectuer de la haute montagne.
A 3950m, au parking, c’est un simple un chemin, un bon froid à réveiller les morts et en route simone. Il est déjà tard pour commencer le trek 16h. La rando jusqu’au refuge à 4750 m doit normalement durer 3h. La première mise en jambe fut un peu difficile avec les sacs énormes que l’on a sur le dos. On a toute la nourriture pour les 5 jours de randos à venir. Heureusement qu’il nous reste encore un peu de forme physique pour hisser ces sacs jusqu’en haut. On finira par arriver de nuit au refuge aidé par notre frontale et bien essoufflés. On a failli planter la tente avant le refuge en voyant la nuit tomber dans un froid de canard. 
 
En arrivant super ambiance 4 italiens, 2 allemands, 1 ricain et leurs guides respectifs. On est super bien accueillis mais quand même bien fatigués. Moi, ne me sentant pas au meilleur de ma forme, je m’effondre après manger sur mon lit anormalement confortable. Je ne vais pas dormir de la nuit, pas 5 minutes. Mon intoxication alimentaire n’est pas totalement partie et le mal d’altitude me prend de plein de fouet. Quelle nuit horrible! Le lendemain il m’est impossible de me lever pour monter les quelques centaines de mètres qui me séparent du sommet. Avec le mal d’altitude il ne faut surtout pas que je continue à monter et il faut que je redescende le plus vite possible pour que les effets s’atténuent. J’ai un mal de tête atroce, des nausées, un mal être vraiment pas terrible surtout quand on sait qu’il faut redescendre avec le sac. De toute façon il faut faire avec, je l’ai déjà vécu au Huyana Potosi et j’ai réussi donc pourquoi pas 2 ! Du coup j’attends JB qui est parti vers le sommet. Mais sans casque et sans harnais, il lui sera impossible de monter jusqu’aux pics acérés de l’Illinizas Norte. Il battera quand même son record d’altitude à plus de 5000m. Une fois le gaillard de retour on redescend en vitesse avec tout le groupe du refuge. Le mal d’altitude pour moi s’estompe assez rapidement par chance. Une chose est sûre c’est que mon corps n’est pas encore prêt mais en montant à cette altitude et en ayant fait une nuit à 4750 m, les globules rouges de mon sang ont dû commencer à se renforcer. Je suis assez confiant.

Au retour de cette rando on part vers le sud au Quilotoa Loop qui a l’air sympa comme tout.

Quilotoa Loop

De El Chaupi, on reprend un bus vers Lactacunga plus au sud, à 1h de route. De Lactacunga, on organise notre future ascension sur le Cotopaxi. C’est vraiment ici qu’il faut s’y prendre pour les prix intéressants. Moi je ne suis toujours pas chaud pour le faire mais je laisse une réserve si je me sens mieux dans 2 jours. Pour une personne avec guide tout compris c’est 250 euros tandis que à 2 cela nous coûterait 150 euros chacun pour 2 jours…

Après cette plutôt bonne nouvelle d’avoir trouvé une agence pas trop mal, on part vers Quilotoa en bus à 2/3h de là. On arrive de nuit dans un froid glaçant. Sympa comme tout, le bus nous a déposés juste en face d’une auberge. On est à près de 4000m par ici, ce qui est encore bien bon pour notre acclimatation.

Le lendemain on part faire le Quilotoa loop qui doit se faire normalement entre 4 et 6h. L’altitude y est quand même élevée et le tour ne se fera pas si facilement. Mais c’est une parfaite mise en jambe pour le Cotopaxi. Après s’être cramé dans une montée, Jb apprend à gérer son effort, en marchant plus lentement. On se fera le tour en 3h40. Sympa comme tout en tout cas par ici, on fait la boucle se fait sur le haut du cratère d’un volcan maintenant inactif rempli d’un énorme lac en son centre. Toute la balade se fait avec la vue sur le cratère…superbe ! 

Une fois la balade effectuée on repart en direction de Lactacunga pour la dernière nuit avant l’ascension du Cotopaxi. L’effort que j’ai pu faire sur le loop m’a bien motivé pour le Cotopaxi. Je vais tout compte fait accompagner JB pour cette ascension folle en sachant très bien la difficulté que cela représente. Vaut mieux ne pas trop réfléchir dans ces cas-là. Pourtant après le Huyana Potosi à 6088m en Bolivie, je m’étais dit plus jamais ça !


Quito


On part de Montanita bien déboussolés pour attaquer la haute montagne. On se dirige droit sur Quito en bus. On repassera dans le grand terminal de Guayaquil où je vais me laisser tenter par une petite bouffe locale. Ca n’aura pas manqué : résultat, les 2 jours sur Quito se feront au lit. Jbitz lui est en forme olympique pour visiter la ville. Je le laisse faire son petit tour. D’après ce que j’ai pu voir Quito est une ville qui a du charme bien plus que Bogota. On se croirait à Arequipa ou Cusco un peu, sans les vendeurs qui nous harcèlent, en tout cas en journée.

La nuit c’est assez craignos, Jb ayant voulu s’acheter des cigarettes à minuit a failli en payer les conséquences. Tous les gens dans la rue lui disaient de partir d’ici et de prendre un taxi. Mais il était juste à quelques blocs. Une bande de gens louches finissent par le suivre et par chance à ce moment là une bagnole de flics arrive et contrôle les lascars. Ouf ! Il peut rentrer saint et sauf… Après avoir récupéré de mon intoxication alimentaire comme je pouvais, on se dirige vers les hautes montagnes au sud de Quito. Il faut que l’on s'acclimate au plus vite pour l’ascension du Cotopaxi à 5897 m. On est arrivé à Quito le lundi et on prévoit l’ascension pour le dimanche matin sachant que je ne sais pas si je vais la faire. Etant donné que je ne me sens pas encore très bien et pour ce type d’ascension mieux vaut être bien en forme. 

On laisse donc une partie de nos sacs à Quito et on part en route vers l’Illinizas norte, un pic assez facile à 5300 m.

lundi 27 août 2012

4 jours de fiesta à Montanita (Equateur)

Loin de savoir ce qui nous attend à Montanita
C’est après 1h30 d’avion que l’on arrive à Guayaquil pour enchainer en bus jusque Montanita le Ibiza d’Amérique du Sud. Contents d’arriver, on se trouve une petite chambre d’hotel sympa à 10 dollars la nuit. Ce jeudi soir, on passe ensuite chez mon pote Ademar qui a bien gentiment gardé quelques-unes de mes affaires notamment ma planche de surf. Contents d’être ici et de fêter mon anniversaire avec un jour de retard on commence à boire quelques bières chez Ademar. Après retour à la casa pour se chauffer. L’effet se fait sentir aussitôt et on part direct à la boite Hola Ola où l’on dansera quelques heures. Des bombasses se trémoussent sur le bar, la fête est bien folle. Vers 2h du mat on se refait une petite pause à l'appart qui s’éternise. Manque de pot quand l’on reviendra dans la soirée celle-ci se termine. On finira la teuf jusque 6h du matin avec des gars trop chelou. J’ai l’impression qu’on les attire tous.

On a rendez vous à 11h avec Ademar mais impossible de se lever. Tout compte fait on se lèvera un peu décalé à 13h. On arrive quand même à se motiver pour la première session de surf de Jbitz. Bien sympa et il est déjà temps de recommencer la soirée. Celle-ci durera toute la nuit. Le week end étant spécial (vacances des équatoriens) toutes les boites ont monté leur prix. On arrive à en trouver une encore gratuite. Après quelques heures à faire chauffer le dancefloor je recontre Priscilla une nana de 30 ans. On finit par la suivre avec Jbitz dans la rue où l’on squatte un bon bout de temps. Entre temps, Jbitz rencontre 2 autres nanas. On finit de nouveau sur la plage, Jbitz reste avec ses femmes et moi je pars avec Priscilla et son pote pour faire un saut à l’appartement. Ensuite je reviens sur la plage, il est déjà 8h du matin. Je revois le Jbitz qui est toujours bien accompagné. Je décide donc de raccompagner la petite Priscilla jusque chez elle. Je serais bien resté plus longtemps mais il faut que je vois si Jbitz a pu renter dans l’appart car c’est moi qui ai les clefs. Je marche sur la plage le smile bien grand après cette nuit de folie. En arrivant à l’appartement je découvre Jbitz complétement arraché encore dans le 11ème ciel. Je me demande bien comment il a fait pour rentrer et pourquoi il ne dort pas encore. Du coup petite pause jusque 13h. Ouahhhh. 
Jbitz fait chauffer la piste
J’ai rendez vous à 23h avec Priscilla. Je loupe l’heure en me levant à 1h du mat tandis que Jbitz restera à dormir. Je vais quand même devant le bar d’Ademar pour boire une bière, et tenter de revoir Priscilla, on ne sait jamais. En attendant devant le bar, j’assiste à une baston monumentale. Tous les bourrés y participent. Ca finit par se calmer après bien 30 minutes de déchainement. Un cercle de plus de 20m s’est formé. La violence est sans limite. Bouteilles de  verre cassées sur les autres… Chaud chaud, venant de me lever j’hallucine un peu. Ensuite sortant de nulle part après la tempête Priscilla fait appararition par hasard. Elle m’emmène avec elle dans la boite où l’on s’est rencontré la veille. On danse une bonne partie du temps. Vers 5h du matin, je les motive pour aller réveiller Jbitz. Petit remontant et le Jbitz est de retour. On ressort avec les 2 nenettes une bonne partie de la nuit. Jbitz rentre  vers  9h du matin. J’achète mes billets de bus avec la petite mais c’est complet pour dimanche. On restera donc un jour de plus. On se fait une petite session de surf de nouveau. Le week end est enfin fini… Ca y a été très fort…