
Je fais la route en bus jusque Santa Marta où je dois retrouver John, l’anglais. Il arrive le lendemain ça fait bien plaisir de se revoir après tout ce temps. On se fera une petite visite de la ville de Santa Marta la première ville libérée des espagnols en Colombie. La ville est sympa mais la seule plage vraiment belle est réservée à l’armée qui est prédominante par ici. On est près de la frontière avec le Vénézuéla. Ils nous reste un
jour à passer ensemble avant que John ne parte pour le trek de la cité perdue sur 5 jours. On ira visiter Taganga un village pas loin, tout près du parc national de Tayrona.

On y va en minibus pour presque rien moins qu’un ticket de métro à Paris ! On se retrouve dans un village étonnant de jour. Les rues sont tout en désordre, non bitumées. La poussière et la crasse sont bien présentes. Un peu rebutant mais avec plein de backpakers. Tout ça situé dans une baie entourée de montagnes. On a entendu qu’il y avait une plage sympa mais l’accès se fait normalement par bateau pourtant elle est à côté. En tâtonnant on voit un chemin que l’on emprunte. Tous les 50m on rencontre un militaire. Ils surveillent le chemin pour ne pas que les touristes soient embêtés. Même si nous on ne ressent aucun danger. On discutera un petit moment avec l’un d’eux. On finit par trouver la plage de l’autre côté de la montagnette. On a de la chance il n’y a pas grand monde. Pour le retour on repasse par le chemin et les militaires sont sur le point de fermer l’accès car la nuit tombe. Sur le retour, John rencontre des néo-zélandais avec qui on ira boire une bière sur la plage. En ayant marre de parler anglais je commence à sympathiser avec les Colombiens d’à côté bien sympas.

Ensuite après avoir fait les comptes, il nous reste tout juste assez pour se faire un petit restaurant barbecue et rentrer en minibus. On arrive à choper le dernier bus. Dans la précipitation on sort au mauvais numéro de rue dans Santa Marta. Il nous faut marcher une 6 patés de maisons vers la plage pour arriver à l’hotel. Pas de panique, il fait nuit, l’endroit est bien glauque…Après le 4ème
les ennuis commencent, je me demande d’ailleurs comment on a fait pour arriver jusqu’ici sans s’être fait ennuyé. Un bonhomme assis devant une épicerie tente de m’attraper le bras et en me disant "viens par ici". Bon moi j’esquive et on continue notre route avant que le bonhomme se lève. A ce moment là John vient à l’écouter et moi je lève la tête devant. Devant il n’y a plus de lumière, des dizaines de silhouettes de personnes juste après l’intersection jouant, et faisant du bruit. Derrière un autre mec qui vient à nous parler aussi. Ils sont deux, on sent le vieux plan. Le dernier est en fait un pick pocket et le premier, celui qui a tenté de me retenir est là, lui, pour nous prévenir et de ne pas continuer notre route sous peine de se faire agresser. Il nous dit de faire absolument demi-tour, il nous accompagne. Bon c’est quitte ou double. On repart avec lui ce qui ne nous rassure pas beaucoup plus que l’autre endroit morbide. Après nous avoir éloigné de la zone à risque à un bloc, il nous indique d’aller 3 rues plus loin de reprendre la direction initiale. Après 3 rues l’ambiance n’a pas changé ça fait froid dans le dos. On continue et après une dizaine de blocs on peut enfin tourner dans la direction de l’hôtel. Plus de peur de mal. Bonne petite expérience… Ces 2 jours à flâner m’ont motivé pour partir trois ou quatre jours à Punta Gallinas en attendant Jbitz qui arrive dans une semaine.
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