mercredi 26 décembre 2012

3 semaines à playa El Tunco au Salvador

On part donc pour notre dernière étape ensemble avec Antoine en direction de El Tunco après avoir seulement passé une nuit à El Cuco. Content de quitté ce lieu bien cher et fait pour le tourisme de masse. Sur la carte cela ne parait pas loin mais il nous faudra bien une journée de voyage presque pour faire les 200 kms qui nous séparent de El Tunco. Cette petite plage situé à 40 minutes de la capitale de San Salvador et à 10 minutes de la Libertad est l’endroit parfait. Après notre désilusion sur El Cuco, on est agréablement surpris. Il fait beau tous les jours (3 gouttes de pluies en 3 semaines), les vagues même si petites ont un potentiel de fou, le village fait 3 rues, c’est paisible à souhait, mais vient aussi la fête en fin de semaine, on se loge pour 6 dollars en dortoir, on mange pour 4 dollars maxi 5. L’endroit est un petit paradis pour celui qui aime surfer, faire la fête mais aussi se reposer.

La vie rêvée. Nos journées se ressemblent plus moins pendant 3 semaines. L’endroit est incroyablement reposant malgré les nombreux touristes qui passent par ici. La vie se résume à se lever plus ou moins tôt selon les marées, surfer 2 à 3 fois par jour, manger (choco banana (banane enrobé de chocolat), tarte tatin à la banane), siester dans un hamac, faire de nouvelles rencontres…

A notre arrivée le reste du swell d’avant m’a permis de rentrer le deuxième tube de ma vie. Cette fois ci bien plus petit (petit mètre) mais j’ai réussis à me glisser à l’intérieur me prenant une bonne petite adrénaline. La lèvre m’est tombé sur la tête en sortant mais n’étant pas trop épaisse j’ai pu continuer à rider cette superbe vague de la bocana. Il y a 3 spots en face de El Tunco. Ce qui permet d’un coup d’œil de choisir son spot. La Bocana juste en face de l’hotel est rapide et tubulaire à marée haute droite comme gauche. La lèvre n’est pas trop puissante, ce qui permet de surfer du gros sans trop envoyer même si il n’y a pas beaucoup de fond (1 mètre). Il y a El Sunzal aussi qui est une longue droite. Dans les grosses conditions elle doit vraiment être top avec plusieurs sections de tubes qui se forment. Cette vague est plus lente que la Bocana. Un autre spot entre les 2 précédents doit marcher quand c’est gros, je ne l’ai pas testé trop close out. Bien pour le body surf

A peine arrivé je rencontre Séb un français qui vient de débarquer de métropole. Il voyage avec son gros rottweiler. Du coup il est un peu condamner à ne pas trop bouger d’ici pendant les 3 prochain mois. Etant donné que j’ai 2 planches, je lui ai vendu ma planche que j’avais cassée une semaine plus tôt pour la modique somme de 50 dollars.
On a rencontré à notre arrivé Boris, français lui aussi qui lui habitait en Californie et descend en moto jusqu’en Argentine en théorie, si tout se passe bien. Pour lui le plus embêtant est le passage des frontières. Il balise un max pour passer la frontière de l’Honduras. Son permis de conduire des USA a une durée limitée dans le temps et arrivé à expiration il a du s’en faire un faux. Il tente de passer comme ça, ce qui jusqu’à maintenant a plutôt bien fonctionner. On aura bien trippé avec ce petit bonhomme.
A l’hôtel on bien sympathiser avec Marion une française qui part pour un voyage d’un an en solo vers l’Amérique du sud et aussi quelque temps plus tôt une autrichienne photographe de sport de sensation forte pour Red Bull.

On s’est fait aussi la fête de la Libertad. On entend beaucoup de chose sur l’insécurité de la Libertad, mais j’ai été agréablement surpris. Aucun souci durant la grande fête. Des kiosques aménagés tremblent sous l’effet de la musique locale ultra forte. A 50 m des enceintes tu as déjà mal aux oreilles. Ambiance super sympa, ils savent s’amuser les salvadoriens. Les salvadoriens sont d’une manière générale vraiment sympa.
Avec Antoine on s’est enfin décidé à se faire les cascades qui sont à seulement 30 minutes de bus. On y est allé en stop. Ici toutes les voitures pick up s’arrêtent aux coins pour prendre des gens dans la benne.  Plusieurs cascades peuvent être sautées. On passera l’après midi  là bas. La plus grande cascade fait 40 mètres. On se fera des sauts jusqu’à 9 mètres. Bien cool même si la chaleur est pesante, l’eau fraîche nous rafraichit bien. On se fera un genre de canioning en suivant le groupe de devant. Pour se retrouver tout seul dans un canion avec des superbes cascades.
Un petit souci de santé aussi m’est arrivé. Je viens de perdre le plombage de ma dent dévitalisé que j’aurai dû couronner avant de partir (faute de temps). On verra ce que ça donne pour la suite du voyage…
Le dernier jour de surf pour ma part à El Tunco a été marqué par un mort sur le spot. Le surfeur a du se prendre une roche sur la tête malgré les vagues miniatures (1m). Je n’ai pas vu la scène, mais ce n’est pas plus mal. Les filles de l’hôtel qui sont tombés dessus ont eu du mal à s’en remettre.
Après 3 semaines il est temps de partir. J’étais parti à la base pour ne passer que 3 jours à El Tunco, pour dire comment l’endroit est chouette. Il me reste une quinzaine de jour seulement pour visiter le Guatemala et Belize, avant de rejoindre Rémi (un pote de dunkerque) pour Nouvel An dans le sud du Mexique.


dimanche 23 décembre 2012

En route pour El Salvador à la playa El Cuco

Antoine est chaud pour continuer sa route avec moi jusqu’au Salvador. On part là bas car il y a des gros gros spots de surf mondialement connus. On part en direction la plage de El Cuco et tenter de surfer à la plage Las Flores qui est le must dans le coin. Il y a Punta Mango aussi qui a l’air de bien poussé mais accessible en bateau depuis El Cuco pour 30 dollars (et peut être en taxi).



Le voyage est long très long. On est parti avec le bus de 5h du matin depuis Aserradores jusque Chinandega. 1h30 de voyage achevé on repart pour 2h de bus jusque la frontière avec l’Honduras. A la frontière on prend un pousse pousse vélo qui s’occupe de garder nos affaire quand l’on va pour tamponner nos passeports à la douane. Le type essaie de m’avoir à la fin de sa course. Il me dit de lui donner un pour boire. Je lui donne alors 2 dollars. Mais ça ne lui va pas, il refuse alors ce que je lui donne et s’en va un peu plus loin. Nous pendant ce temps là on charge nos affaires sur le mini bus qui traverse tout l’Honduras en 2h30 jusque la frontière avec le Salvador. Après quelque minutes je retourne vers lui pour lui donner le même pour boire sinon je m’en vais sans le payer. Un autre type m’agresse à moitié verbalement me disant que ce n’est pas assez. Si c’est comme ça je lui dis je me casse, et tu te démerdes. Je suis retourné dans le bus et le type a finit par venir et prendre le pour boire initial. Le mec voulait 20 dollars pour une course en bicyclette de 15 minutes. Faut pas déconner ! En tout cas il ne m‘a pas eu.

La route dans le mini bus est atroce. Le moteur chauffe la carlingue où je suis assis. Avec en plus la chaleur intenable extérieure. La route est remplit de nid de poule. Le chauffeur nous les fait éviter comme il peut sachant que l’on est chargé à fond sur le toit. On finit par arriver à la frontière avec le Salvador. Cette fois –ci les postes de frontières n’étant pas très espacés on fera les démarches à pied. On douanier nous arrête entre les postes de frontière pour vérifier nos passeports. Bien sympa le type, il finit la conversation en nous faisant un check avec le poing. C’est bien la première fois que ça m’arrive !

La route n’est pas finit, on sait juste que l’on doit aller à playa El Cuco. Il nous faudra prendre un premier bus de 30 minutes jusque Santa Rosa puis 1h pour aller jusque San Miguel et finir avec 1h30 de bus pour enfin atteindre la plage de El Cuco.

Les gens sont sympathiques mais qu’est-ce que c’est cher par ici. On nous propose des chambres à 20 dollars. On finira par trouver un tödi pour 5 dollars la nuit.  4 murs en béton, des chiottes surélevé (tu chies les jambes en l’air), une douche extérieure froide, des paillasses pour dormir sans draps ni oreillers. 

Le lendemain matin on se fait une petite ballade mais les vagues sont vraiment minuscules. On décide donc de partir plus au nord pour la Libertad où les vagues sont à priori plus grosses. Mais le spot a quand même l’air sympa avec des belles vagues qui déroulent. Juste que les prévisions sont vraiment faibles 1 à 2 foot !

dimanche 16 décembre 2012

Quelques jours au big secret surf spot Aserradores

On ne sait pas vraiment comment cela s’écrit ni comment cela se prononce mais il nous faut y aller coûte que coûte. On monte sur Chinandega en bus et on tente de trouver un bus qui part vers ce bled. Pas de bus quand on arrive (il est trop tard), du coup on se paye le taxi négocié à 20 dollars au lieu de 40. Après seulement 45 minutes de taxi on arrive dans le bled. Notre conducteur ne connaît pas mieux que nous. On galère un peu à trouver une auberge.


On arrive au coucher de soleil et on part se faire une petite session de fin de journée. On ne pourra se faire que quelques minutes de surf avant que la nuit tombe mais ça promet. Une plage immense et des tubes de tous les côtés. On a eu de la chance que ce ne soit pas trop gros parce que à surfer dans la pénombre on aurait pu se faire éclater !
Le lendemain matin on arrive sur le spot et on hallucine. Les vagues font peur. Gros beach break avec des montagnes d’eau qui déboulent. On attend que la série passe et on se met à l’eau. On se croirait dans des montagnes russes. On peut voir des monstres de vagues casser sur les bancs de sables au large. J’ai réussi à n’avoir que 3 mastodontes (ma planche est un peu trop petite pour les surfer).  Il y a à peu prêt 2 à 3 mètres. On s’est levé un peu tard et les vagues sont plus molles qu’un peu plus tôt où ça tubait de tous les côtés. 

La session du lendemain sera épique. Le spot est parfait. 2,5m de vagues qui tubent à gogo. J’ai sorti le premier tube de ma vie de surfeur. Première vague premier tube, j’étais fou. A peine à me lever je pars sur la droite et la lèvre me recouvre pendant biù le muren 5 secondes et là je vois devant moi le mur d’eau qui se dresse et qui va me fermer dessus. Au moment où le mur s’effrite et est prêt à tomber en masse j’ai juste le temps de sortir du tube. Elle est juste venue s’éclater derrière moi. Ouhhhaaaa quelle adrénaline. Je n’ai presque pas eu besoin de m’accroupir pour rentrer dedans, elle était fat. Un bon 2 m je pense.

Après cette première vague, je n’aurai l’occasion que d’en surfer une autre en gauche cette fois. Voulant m’éjecter au dessus de la section qui m’a fermée dessus, je n’ai pas eu le temps de remonter tout le mur d’eau qui s’est levé d’un coup. J’ai réussi à m’éjecter derrière elle mais la planche elle s’est faite plaqué par le rouleau. En revenant vers le large au premier canard, la planche s’est fendue en deux. Plus de planche, c’est con je l’aimais bien cette planche. Elle était parfaite pour mon niveau. Je ne le prends pas trop mal car j’ai eu mon premier tube today.
En ce moment il y a une compète internationale de surf à Aserradores. Un pro du Vénézuéla m’a vendu sa planche 5.10 avec renfort carbon sur l’arrière et le long du stringer, des ailerons FCS de compètes qui coûtent à eux seuls 120 euros. J’ai eu le tout pour 210 dollars. Bonne affaire même si je crains que la planche soit un peu technique pour moi. On verra au pire je la revends 300 dollars. 

J’ai quand même fait réparer la planche au cas où la nouvelle est bien trop difficile à apprivoiser. Me voici de nouveau reparti avec 2 planches dans le voyage. Je n’ai pas pu l’essayer la nouvelle le swell s’est drastiquement calmé le lendemain. Nous voilà parti toujours avec Antoine au Salvador.


En tout cas ce spot est magique. C’est tout simplement le meilleur spot du Nicaragua pour tuber qui marche avec 3 foot et plus. J’aurais fait un mois au Nicaragua. C’est vraiment un pays super à visiter et vraiment encore raisonnable niveau prix. Si il y a une chose que j’aimerai faire encore mais le temps me presse ce serait le canion de Somoto qui a vraiment l’air sympa.