jeudi 26 avril 2012

2 jours à Potosi


Potosi et une ville minière de 150 000 habitants. Son cerro Rico est rempli d’argent. Pour les incas c’est une montagne sacrée, et ils n’ont jamais exploité cette dernière. Par contre elle a été longtemps exploitée par les espagnols pour créer leur monnaie et rembourser leurs dettes. Ca a été pendant longtemps une des villes les plus riches d’Amérique du Sud. Encore aujourd’hui le cerro est exploité mais les ressources sont moindres, plus beaucoup d’argent mais encore de l’étain, du zinc et du plomb. Pendant les 300 ans d’exploitation par les espagnols pas moins de 8 millions de morts (indiens et africains).

Seulement 5h de bus depuis Uyuni, j’arrive de nuit avec Marie et Arnaud mes compagnons du tour d’Uyuni. Après une bonne petite nuit on ira visiter les mines de Potosi pour 60 Bs (7 euros). La guide n’est pas terrible mais la visite est sacrément impressionnante. On se prépare en s’habillant en tenue de combat : bottes, sur pantalon et veste jaune, casque et frontale. On est fin prêts, avant d’arriver sur le site de la mine on doit acheter des cadeaux pour les mineurs (sachet de coca, sodas, biscuits ou même de la dynamite !).  Après cette étape dans la mini supérette on part dans la mini fourgonnette en tenue de mineur. 

Il y a près de 500 entrées dans la montagne et près de 16000 mineurs y travaillent encore. Beaucoup ne dépassent pas les 20 ans de travail et meurent de maladies des poumons principalement dues aux inhalations de fines poussières de silice. Il n’y a pas d’entreprises privées ou publiques qui exploitent la mine. Ce sont les mineurs eux-mêmes qui vendent leur propres collectes chaque fin de semaine. On dit que ce sont des coopératives mais c’est plutôt un mineur expérimenté (plus de 10 ans d’expérience) qui crée sa propre équipe de mineurs. Les mineurs sont payés entre 80 et 120 bs (9 euros et 13 euros) pour une journée de travail d’environ 8h ou plus dans des conditions ultra difficiles. A chaque fois que les mineurs rentrent dans la mine ils font une offrande au Pachamama le dieu de la terre qui est représenté par un genre de statue à l’intérieur de la mine. Chaque semaine ils font un rituel autour de la statue où ils boivent de l’alcool à 85 degrés. Ce rituel est pris très au sérieux par les mineurs.

On rentre dans la mine par une des entrées cachées dans un recoin d’un mini village. Il fait sombre, et pas très chaud à l’entrée de la mine. Il y a par endroit 20 centimètres d’eau, les couloirs sont étroits de la taille d’un wagonnet.  La hauteur des couloirs est parfois faite juste pour un bolivien ! Il faut marcher en s’abaissant la plupart du temps et même parfois il nous faudra ramper ! On se croirait dans Germinal. La guide nous a prévenus que quand il y a un wagonnet il faut absolument s’écarter et se coller à la paroi ou alors revenir en arrière pour trouver une autre branche et ne pas se trouver sur le passage. Les premiers wagonnets que l’on croise sont poussés par 3 personnes, ils font 1,5 tonnes remplis. C’est hallucinant de les voir pousser de toutes leurs forces, sales comme il n’y a pas. Quelques rondins de bois sont affaissés par le poids des cailloux du tunnel. Au plus l’on s’enfonce au plus la chaleur est présente. A chaque mineur rencontré on leur donne un petit cadeau. On s’enfonce sur plus d’un kilomètre dans le labyrinthe de galeries. On arrive sur deux bonhommes complètement usés qui à coups de pelles remplissent des ballots de caillasses ramenés par des wagonnets plus gros de 2,5 tonnes poussés par d’autres mineurs. Ces wagonnets sont trop lourds pour être amenés jusqu’à la sortie. Ils sont donc déchargés en plein milieu où il y a un câble qui remonte les ballots de pierres électriquement directement à la sortie.  On continue d’avancer dans la mine pour arriver jusqu’au bout. Là il fait très chaud et humide. Il y a une dizaine de mineurs à pied d’œuvre certains torse nu. La méthode : gratter avec la pioche ou le marteau piqueur pneumatique mais ce dernier coûte cher. Ensuite ils y vont au bâton de dynamite et ensuite ils récupèrent les roches dans les fameux wagonnets pour les extraire. N’ayant pas d’entreprise derrière et pas de réelles normes, les mineurs sont autonomes et ce sont eux qui prennent soin des galeries en les renforçant pour ne pas qu’elles s’effondrent. Voilà la vie dans la mine, ça fait vraiment réfléchir à nos conditions de travail. Rien que de marcher 3h dans la mine j’étais épuisé, je n’ose pas imaginer leur état ! 

Après cette visite assez émouvante et fatigante je me trouve un hôtel car le lendemain je veux aller visiter le musée de la moneda. Je quitte mes 2 compagnons qui partent dans deux directions différentes. 

Le musée de la Moneda est soit disant le meilleur de Bolivie. La visite dure 2h, on y découvre tout l’histoire de la fabrication de la monnaie à Toposi. Je rencontre par hasard à la visite un français que j’ai rencontré 2 jours plus tôt au Salar de Uyuni. Ca tombe bien il veut aussi aller sur Sucre juste après. On va rejoindre 2 autres personnes de son auberge qui veulent aussi y aller. A son hôtel je rencontre par hasard la fille qui était en couchsurfing avec moi un mois plus tôt à Valparaiso. De nouveau par hasard l’une des personnes qui doit venir à Sucre, je l’ai déjà rencontrée à Futaleufu 2 mois plus tôt ! Quelle journée !

mercredi 25 avril 2012

4 jours au Uyuni road trip


Ciudad del Encanto
Dès 7h du matin on se pointe à l’agence « ciudad del encanto tours » où l’on a rendez vous. Mauvaise nouvelle au lieu d’être 4 on sera 5 dans la voiture contrairement à se que l’on nous avait dit la veille. Du coup on sera un peu plus serré dans la voiture avec en plus le chauffeur/guide Santos et la cuisinière Lucia. Mais bonne nouvelle on nous fait un rabais de 100bs ce qui nous revient au total à 1100bs. Pour ma part j’y trouve mon compte.

Petit arrêt sur la route
Les 4 autres touristes sont : un couple allemande (26 ans) et nouveau zélandais (39 ans) qui voyage à vie. Ils sont sur la route depuis bien longtemps et n’y voit pas de fin. Petit boulot par ci par là et nature à fond ! Marie ma coloc de dortoir de l’hotel de la veille qui est canadienne (25 ans), elle voyage depuis l’Uruguay jusqu’au Costa Rica en théorie. Et pour finir Arnaud un belge de 26 ans qui finit son voyage de 6 mois dans 2 semaines.

Laguna verde
On embarque les gros sacs sur le toit et c’est parti pour 4 jours de road trip dans des paysages à couper le souffle. Je n’ai jamais rien vu de pareil, c’est fabuleux mais beaucoup de voiture… On roule prêt de 7h par jours. Le premier jour est une mise en bouche. On traverse des montagnes arides dont la vallée de la Luna, le sud Lipez puis petit bonus du jour par rapport aux autres tours, on fait une superbe balade à la ciudad del encanto qui sont des montagnes de sable durcies avec le temps et formées par la pluie et le vent. On dormira à San Antonio de Lipez chez l’habitant. Pas d’eau chaude, un froid glacial la nuit, on doit être à plus ou moins 4000m d’altitude. Pour combattre le mal d’altitude on prend de la coca. Plusieurs feuilles dans la joue puis on mort un petit bout de catalyseur pour que l’effet de la coca fasse effet. On peut garder la chique plusieurs heures. On a la joue toute endormie mais au moins ca combat le mal d’altitude. On prend aussi des thés de coca. En attendant le repas on a le droit à un petit spectacle de petits boliviens qui chantent et qui dansent bien sur dans le but qu’on leur donne une petite pièce à la fin.

Une photo du Salar de Uyuni
Le deuxième jour devient plus sérieux on s’en prend plein les mirettes. On arrive tout d’abord dans le pueblo fantasma, que plus personne n’habite. Il ne reste que des ruines. On monte ensuite à 4855m avec une vue sur un lac magnifique dans un paysage désertique avec des volcans de 6000m enneigés au loin. On rentre dans le parc national à 150Bs l’entrée. Tout le long de la route, c’est un régale. On verra plusieurs laguna pour arriver à la laguna verde (17km2) avec en fond le volcan Licancabur. Toutes les lagunes ont des couleurs différentes en fonction des éléments qu’elles contiennent. Certaines ont de l’arsenic, du cuivre, du souffre… plus ou moins accessible pour la vie. Pour se reposer un peu de cette dure journée on se baigne dans une piscine thermale naturelle à 35 degrés. Après une heure à patauger dans un décor de rêve, on finit la journée par  les geysers de sol de manana à 5000m d’altitude. Ce sont des geysers de vapeurs dont l’un peu monter à 100m de haut lorsque ce n’est pas venté. C’est du à l’activité volcanique, et donc pas mal de souffre dans le coin… On peut voir la boue grise de la terre en ébullition… La journée parfaite est finie, on dort dans un hôtel blindé de touristes à côté de la laguna Colorada, on se pelle les miches. La bouteille d’eau oubliée dans la voiture est complétement gelée le lendemain ! 

Back à l'ère primaire!
Vue de l'île sur le Salar
On repart de plus belle le troisème jour avec de nouveau plein de lacs dont le premier la laguna Colorada. C’est un lac qui change de couleur dans la journée. Sa couleur rouge est due aux algues microscopiques qui émettent un pigment. Je ne compte plus les flamands roses. Dans ce lac il y a 3 des 6 espèces qui existent dans le monde. Les reflets passent du rouge, orange, jaune, bleu, blanc. Juste après la sortie du parc national, on passe dans le désert de Siloli. Grand désert avec des roches posés pas hasard par la nature. Les éruptions de volcans ont projetés ces grosses pierres à de sacrés distances… On y vera l’arbre de pierre. Après 2h de traversé on arrive dans le canion de Vizcachas où il y a juste la place pour le 4x4. Pour arriver sur 5 lacs à la suite des autres, le Ramaditas, le Honda, le Chiarkota, le Hedionda et enfin le Canapa. Sur le lac Honda on aura la chance de voir un phénomène inconnu à ma connaissance. La nuit froide du désert crée une fine péliculle de glace sur le lac. Avec l’arrivé du soleil la plaque de glace fond et avec le vent qui se lève par rafale fait avancer la plaque de glace sur le bord du lac. A chaque fois que le vent se lève, la plaque avance et une machine naturelle se met en route. On entend le bruit de la glace qui se brise en avançant sur le sol, qui s’arrête et qui reprend. Hallucinant ! Etant donné qu’il a beaucoup plu cette année la route habituelle des tours n’est pas accessible. On doit donc se diriger sur la route principale qui relie le Chili à Uyuni. On s’arrêtera sur la route pour voir le dernier lac des 4 jours, la laguna Negra. Avec son eau sombre dans le fond et son eau jaune au bord avec des motifs dus aux algues. En continuant on traverse la vallée des roches. De là s’en suit un bon bout de route sans arrêt pour voir le coucher de soleil sur le salar de Uyuni. On ne verra que la fin à 5 minutes près principalement du au chauffeur qui nous a levé en retard le matin… On ira dormir dans un hotel de sel à Colchani. Les murs sont en sel, briques de sel, ciment de sel, lit de sel, tables et chaises de sel…Ce sera la nuit la moins froide… 
Laguna Colorada

Le salar de Uyuni est la plus vaste réserve de sel au monde. Il ne fait pas moins de 1 200 000 km2 à 3600 m d’altitude. A Colchani on en extrait 20 000 tonnes par an. On estime la profondeur du salar à près de 50m d’après Santos. Ce sont des couches successives de 50 cm de sel, 50 cm d’eau. En saison des pluies la hauteur d’eau peut monter à 50 cm. Il se dessèche progressivement en saison sèche jusqu’à ne plus y avoir d’eau du tout. J’ai eu de la chance car j’arrive par hasard au moment où il ne reste plus que quelques centimètres d’eau par endroit. L’eau est poussée vers le fond du salar à l’ouest par le vent dominant de l’est. Plus on va vers l’ouest plus il y a d’eau. C’est impressionnant comment le sel est dense, les blocs de sel sont coupés à la disqueuse !

Couché de soleil Salar De Uyuni
Arbol de piedra
On se lève le matin pour apercevoir le levé de soleil. Notre chauffeur est encore une fois à la bourre pour nous lever, heureusement cette fois ci on avait mis notre réveil. On trace à toute allure sur le désert de sel blanc avec le soleil qui se lève dans notre dos. On dirait une énorme patinoire sans fin. Après quelques photos, on est les seules à s’aventurer loin dans le salar. On roule pendant une bonne heure et demie pour atteindre l’une de la dizaine d’îles du salar. Pour arriver sur l’île Incahuasi on doit rouler sur 5 à 10 centimètres d’eau doucement. La sensation est énorme on a l’impression de rouler sur l’eau. On peut voir le ciel et les montagnes au loin qui se reflètent dans la fine couche d’eau calme sans une ride. Une vrai pétole ! On sera les seuls sur l’île avec les cactus dont certains sont millénaires (plus de 10m de haut). On prend un petit déjeuner sur les tables et chaises en sel face à cette étendue infinie blanche et translucide. Le meilleur est quand l’on monte au sommet de l’île. On a une vue 360°sur ce qui nous entoure, c’est incroyable je pourrais rester là des jours…
Hotel de sel
Ile sur le salar
On se fait plaisir à prendre des photos utilisant la perspective. Le temps passe tellement vite, ça fait déjà 3h que l’on est là,  il est déjà l’heure de repartir de l’île où l’on est toujours tout seul. On se fait le retour sur le toit du 4x4 pour mieux apprécier la vue. Un grand moment ! 2h sur le toit à regarder l’infini, les reflets… On finit par s’arrêter en plein milieu du salar sec pour manger. On peut voir les alvéoles de sel à n’en plus finir. Santos nous a arrêtés au niveau d’un trou d’eau. Il en arrache comme sur une banquise, des blocs de sel en cristaux. On a le temps de prendre des photos originales et de bien prendre le soleil qui tape sans arrêt. On se dirige ensuite à l’hotel de sel qui fait musée. Un peu ridicule avec ses 5 statues qui se battent en duel. Une petite bière et on repart pour voir en vitesse l’œil du salar. C’est de la que le salar respire, plein de bulles remontent à la surface. Pour finir la tour on va au cimetière de train d’Uyuni. En plein désert une décharge de locomotive en tous genres rouillés par le temps. Après cette longue journée à en prendre plein les yeux, on nous dépose à Uyuni pour prendre le bus sans perdre de temps vers Potosi. Ce tour est magique, à faire absolument une fois dans sa petite vie !

mardi 24 avril 2012

Un passage à Tupiza (Sud Bolivie)


J’arrive vers 22h à Tupiza, pas mal crevé du voyage je m’empresse de trouver une auberge. A peine arrivé dans la première, on me vend le tour de 4 jours au Salar de Uyuni que bon nombre d’agences de tourisme et hôtels proposent, alors que je n’ai toujours pas vu la chambre. J’arrive à esquiver et je trouverai un autre hôtel un peu plus loin pour 40Bs (moins de 5 euros) en dortoir. Ca me change de l’Argentine où je ne trouvais pas en dessous de 10/12 euros.

Le lendemain je fais les différentes agences pour effectuer le tour d’Uyuni de 4 jours. J’arrive à en trouver une très bonne, toute nouvelle, pour un prix réduit. Il faut savoir que le tour depuis Tupiza est plus cher que depuis Uyuni. Quand à Uyuni on paye 750Bs pour 3 jours, à Tupiza c’est plutôt 1450 Bs (160 euros) pour 4 jours. Mais la qualité du service est beaucoup mieux, et il y a beaucoup moins de touristes… Pour une fois je suis prêt à mettre un peu plus en partant de Tupiza. On doit partir à 4 touristes en 4x4 avec le conducteur et une cuisinière pour 1250bs. Après négociation on obtient 50 bs de rabe avec Marie ma voisine de dortoir! Je partirai le lendemain dès 7h.


En attendant, j’ai rencontré 3 français dans la chambre d’à côté qui partent faire une après midi de cheval. Ca tombe bien, je n’ai pas grand-chose à faire, je m’inscris et c’est parti pour 5h de cheval dans un décor de far West. Il y a le guide sur son cheval et nous quatre. Très bon délire, ça faisait bien longtemps que j’en avais plus fait mais ça revient vite. On se fera 2 canyons avec du galop à fond la caisse. Le paysage est hallucinant… En plus d’en prendre plein les yeux, j’en prends plein le cul !

Arrivée en Bolivie à Villazon

Pour poser mon premier pied en Bolivie, je dois traverser la frontière à pied. Ca se fait plutôt bien depuis le terminal de bus de Quiaca. La ville frontalière en Bolivie est Villazon, il suffit de faire les quelques formalités à la frontera (tamponnage de passeport qui durera un peu plus longtemps que prévu parce que le logiciel plante !). Je me débarasse enfin de mes derniers pesos argentins pour des bolivianos. Le taux de change n’est pas terrible 1,35 mais ça fait plaisir de rentrer dans un pays où je vais pouvoir me faire plaisir sans souci. La Bolivie est normalement le pays le moins cher d’Amérique du sud. Le salaire minimum d’un bolivien est de 900 bs (soit seulement 100 euros/mois). 

En arrivant à Quiaca, je suis déjà surpris du changement avec le reste de l’Argentine. Je me crois déjà en Bolivie… Toutes les femmes portent leur habit national à l’ancienne. C’est assez troublant au premier abord. On dirait une mode des années 60 ! 

N’ayant pas grand-chose à faire à Villazon, je ne traîne pas et je prends un bus pour Tupiza pour attaquer le Salar de Uyuni enfin ! En attendant le bus j’ai le temps de retirer de l’argent, mais alors quelle histoire. Dans cette ville il n’y a pas de distributeurs donc direction la banque avec des gardes armés à l’entrée. Je parviens à avoir mes 4000 bolivianos après une bonne demi-heure. Ce n’est pas qu’il y ait beaucoup de monde, mais la procédure est hallucinante… Il faut que je donne ma carte et mon passeport, que l’on fasse une photocopie de chaque, que l’on teste ma carte si le montant est accordé, que je paraphe et signe 4 fois des documents différents. Une fois cela effectué je peux aller au second guichet pour que l’on me redemande de signer et que je puisse enfin avoir l’argent ! Ouah la Bolivie commence bien.

La gare routière est bien plus bordélique que toutes celles que j’ai vues jusqu’à maintenant. On se fait alpaguer de tous les côtés pour monter dans tel ou tel bus. Mais l’ambiance reste bien sympathique et j’enjoy ces moments de furies…En Argentine c’était le « chargeur de sac » que l’on devait tiper ici c’est différent, il faut payer une participation de 2 boliviano à l’entrée du bus pour payer le terminal de bus. Le bus ne démarre toujours pas après une heure, et j’en prends plein les oreilles. Des enfants rentrent dans le bus en chantant (ça casse un peu les oreilles) pour une petite pièce, vendent toutes sortes de nourriture (pop corn, sandwiches, boissons, gelées de je ne sais quoi). Me voilà enfin parti pour Tupiza ;-)

Petites pensées sur l’Argentine


J’aurais fait un peu plus de deux mois au total en Argentine. Mais qu’est-ce que c’est grand ! Les endroits à ne surtout pas louper en Argentine sont :
-          Les chutes d’iguacu qui sont tout simplement grandioses
-          La ville de  Buenos Aires qui a une histoire sympa et de beaux bâtiments
-          Le gigantesque glacier le Perito Moreno à El Calafate
-          Les randonnées à El Bolson mais surtout à Bariloche
-          La quebrada de las conchas à Cafayate à faire en vélo

Voilà ce que j’ai préféré en Argentine, c’est vraiment la crème de la crème…
Malgré tout, ça reste un pays cher pour l’Amérique du sud. Avec une inflation de  près de 25% par an, en 2012 c’est plus cher que de voyager au Chili. Les transports en bus ne sont pas donnés c’est grosso modo comme au Brésil qui est le pays le plus cher d’Amérique du sud après la Guyane française ! 

Pour ce qui est de la musique c’est bien différent du Brésil mais très proche du Chili. Ils ont leur styles de musique locale qui est la cueca et la cumbia. Un peu rébarbatif avec toujours le même rythme. A la fin du séjour je suis content de quitter l’Argentine pour ne plus entendre cette cueca… Plus on monte vers le nord plus la cueca m’a l’air appréciée.

Les argentins sont typés très européens. On ne passe pas forcément pour un touriste, c’est appréciable ! La majeure partie des indiens ont étés tués par les espagnols, mais plus on remonte vers le nord, notamment vers la Bolivie (nord de Mendoza) plus les gens sont typés indiens.

jeudi 19 avril 2012

Cachi, Puamamarca et Humahuaca (fin de l’Argentine)


C’est parti pour 3 jours de trip en voiture avec 3 français : Marion, Xavier et Ronand. Les 2 premiers sont un couple qui fait un trip de 3 mois et demi en Argentine, Chili, Pérou, Bolivie. Ronand vient d’arriver sur le territoire argentin pour 3 petites semaines et c’est un sacré phénomène ! On quitte Cafayate pour aller vers Cachi le premier jour. On passe par les vallées Calchaquies. Il s’agit de l’une des régions les plus pauvres du pays. Dans cette région ils cultivent l’ail et le piment. Complétement désertique, on traverse la quebrada de las Flechas. C’est encore à s’en mettre plein les mirettes. Ce sont des formations rocheuses aux formes étonnantes et de couleurs changeantes au fur et à mesure que l’on avance. On s’arrêtera dans un restaurant typique à Molinos pour empanadas. Spécialité du nord de l’Argentine, ce sont des chaussons frits ou cuits au barbec garni au fromage ou à la viande en général. 

Les villages dans le coin sont vraiment authentiques. Les rues en pavés, les constructions, les marchands à touristes sur la place... Les murs des maisons sont faits en brique  du pays. On dirait un mélange de terre et de cailloux séchés. Les poutres des maisons sont faites en bois de cactus. Pour faire le toit, ils utilisent des bambous. Ils les placent serrés dans le sens de l’horizontale et par-dessus ils viennent mettre de la paille, des cailloux et de la terre durcie. (C’est peut être ma déformation professionnelle qui me fait m’intéresser aux toits).  Cela forme un genre de ciment, je crois que ça s’appelle de l’adobe à vérifier. 

On continue notre route jusque Cachi, joli petit village où toutes les maisons sont peintes en blanc. On passera la nuit dans un hotel pas terrible. Le lendemain on repart vers Pumamarca, un bled connu pour sa montagne aux 7 couleurs. On passe par de beaux paysages. On croisera pas mal de lamas sauvages le long de la route. On traverse le parc national de los Cardones, rempli de cactus géants allant jusqu’à une dizaine de mètres. Une fois arrivés à destination on fait une petite balade à la tombée de la nuit qui fait le tour de la montagne aux 7 couleurs. Les roches sont impressionnantes, elles passent du rouge, au vert, au marron, gris, orange, noir… C’est joli, on en fait tout un foin mais elle ressemble tout compte fait aux montagnes de la quebrada de la Conchas par exemple ! Mais à voir quand même. Ensuite petite soirée tranquille dans le bled.

Le lendemain on fait un petit détour (4h quand même) qui vaut le coup, on va jusqu’à la Laguna grandes. On passe par un col à 4170m après de bons lacets. La laguna grande est la plus grande saline naturelle de l’Argentine. On voit une étendue blanche à perte de vue, on pourra marcher dessus. Par endroit une pellicule de quelques centimètres d’eau nous fait croire à un lac. Impressionnant ! La couche de sel est de 50 cm au maximum sur cette laguna…

Après l’on rebrousse chemin pour aller vers le nord vers Tilcara. Petit bled bien touristique mais pas mal de charme. On veut visiter les ruines de l’ancienne forteresse mais encore une fois c’est payant. Sur le guide 10 pesos et en réalité 50 pour les étrangers ! Vive les prix des guides… Du coup on se rabat sur la garganta del diablo (cascades et canyon) à seulement 5 pesos. Sympa comme tout. Et durant la petite balade je tombe nez à nez avec les fameux belges de Cafayate qui avaient plombé la voiture dans la boue. Le hasard du voyage. Ce n’est pas la première fois. A Pucon au Chili j’ai rencontré un couple qui avait passé plusieurs soirées avec un couple de Cayenne que je connais ! Le monde est vraiment petit. 

Ensuite on remonte vers Humahuaca, on s’attendait à une belle quebrada mais rien de vraiment extraordinaire. On est peut être blazés avec les paysages des jours précédents ! Normalement il y a une jolie montagne multicolore mais on ne la vera que de très loin.

C’est pour cela que le lendemain on se motive à prendre une piste pour aller voir la montagne, mais la vue est bidon, on ne verra rien ! Tant pis, il est temps de partir enfin pour la Bolivie. J’ai vraiment hâte…Je dis au revoir à mes 3 compagnons de route qui eux repartent au sud et je prends un bus jusqu’à la ville frontalière Quiaca à 2h30 de route…

Un passage à Cafayate


Je m’attendais à une ville mais c’est plutôt un petit village bercé entre deux chaînes de montagnes arides dans une vallée verte. Le village paraît assez touristique surtout sur sa place centrale mais l’ambiance est malgré tout très agréable. Il fait beau, l’ambiance relaxe, je sens que je me rapproche de la Bolivie.
On trouve beaucoup de vignes par ici. La partie entre Mendoza et Salta est  consacrée essentiellement à la production du vin argentin. A Mendoza plutôt rouge tandis que à Cafayate c’est plutôt blanc. On trouve de très bon Malbec et Cabernet en rouge et du Torontes pour le blanc. On peut trouver de bonnes bouteilles à partir de 25 pesos soit 5 euros. Vers 40 pesos c’est déjà du vin vieilli en fut de chêne pendant au moins 4 mois à 11 mois.

Arrivant en voiture avec les 2 belges, on trouve une auberge bien sympa à un quadra de la place centrale. Etant donné qu’il me reste un peu de temps pour terminer la journée, je vais me faire 2 visites de bodegas avec dégustation de vin gratuit pour commencer la soirée. Je me sens vraiment bien dans ce petit village… Je passerai la soirée avec Pia la nana de l’auberge et John un Irish en continuant de boire du bon vino ! Pia nous offrira même du vin produit par l’auberge. Durant cette soirée je pourrai confirmer la réputation des belges. En effet, ces gugusses déjà que quand ils m’ont ramené à Cafayate, ils conduisaient très mal ! Soit disant à cause du jetlag ! Ici en argentine, ils mettent des dos d’âne à l’envers. Un trou à la place d’une bosse. A chaque trou il y a un panneau, et à chaque coup on est bon pour faire un saut avec la voiture, il oubliait de freiner ;-) Content d’être arrivé en entier à Cafayate, je m’imaginais le pire pour le reste de leur voyage. Ca n’a pas loupé. 
Les deux belges se sont retrouvés à prendre une route qui n’était pas praticable à cette saison. Ils se sont embourbés dans de la terre le long d’un fleuve. En rentrant à l’auberge, ils nous montrent les photos. On se demande vraiment comment ils sont arrivés jusque là. On leur demande avec John si c’est la route, ils nous répondent oui. Mais il n’y avait pas de route seulement de la boue et de l’eau ! Pour s’en sortir ils ont appelé Pia qui a appelé les flics. Les flics venus les aider se sont retrouvés complètement aspergés de boue en essayant de sortir la voiture du merdier. On était plié de rire. Un des belges nous dit encore, qu’il aurait mieux fallu passer dans l’eau (le sol étant plus dur dans l’eau pour un belge) pour ne passer rester coincé. J’essaie de leur expliquer, mais bon apparemment il doit manquer une case dans le cerveau de ces 2 belges. Enfin ça nous a permis de bien rigoler avec John.

Le lendemain je veux louer une moto pour faire un tour dans les environs qui sont fabuleux. Le seul loueur est fermé malgré les horaires sur sa porte. Je l’appelle et me dit qu’il sera là demain. Bon ok tant pis, je choisis le plan de secours avec John. Le plan est de se faire la quebrada de las Conchas en VTT. On loue des bons VTT pour 65 pesos la journée, on les embarque dans le bus qui va en direction de Salta et on nous dépose à la fin de la quebrada. 
On se fera les 50 bornes de retour vers Cafayate en vélo. Ca se fait bien, la route est très bonne et les paysages sensationnels. Je n’ai jamais rien vu de pareil. C’est tout simplement magique, on traverse des montagnes de toutes les couleurs rouges, blanches, vertes, grises, noires… des canyons…sur nos vélos. On a le temps de profiter de l’endroit, on s’écarte de la route bitumée pour s’immiscer dans des canyons secs rouge vif en vélos sur quelques kms jusqu’à rester coincés par des éboulis de pierres. On finit par poser les vélos, et on continue à pied. On est tout seul avec des condors au dessus de nos têtes. 
On s’improvise un petit pique nique dans le canion, c’est de la bombe ! Le retour se fait en downhill dans le canyon à fond la caisse. John en coince sa chaîne, plus  de peur que de mal. On se fera un autre canyon un petit peu plus tard. Lui tout aussi fabuleux, toujours dans du rouge vif… John m’attend pendant que je monte une montagne pour avoir une vue sur toute la zone, fantastique. Mais pour y arriver, c’est sacrément pentu. C’est que de la latérite séchée. John ayant choisi son vélo reviendra avec un bon mal de cul dû à sa selle trop étroite, et 3 pneus crevés. Heureusement qu’ils nous ont filé une pompe, des chambres à air de rechange et que j’ai rencontré par hasard les 2 jeunes français que j’ai connu au Parc de Talampaya 1 semaine plus tôt. Eux aussi faisaient le même tour en vélo. On fera une petite portion de route avec eux. Sur la route il y a une fabrique de fromage de chèvre qui était fermée lors de notre passage. Je finirai avec le vélo de John avec le pneu arrière crevé dans la nuit complète avec ma frontale sur le cabeza. Cette journée était au top, sûrement l’une des meilleures du voyage, je conseille de faire cette balade en vélo plutôt qu’en vulgaire bus de tour organisé.

Le soir on se remet de nos émotions avec john autour d’une bière locale « Salta » légère comme toutes les bières d’ici, un bon vin et surtout un bon steack ! Pour la suite de la soirée je devais rejoindre les 2 français dans un bar mais impossible de les trouver malgré la petitesse de la ville. Je m’y suis peut être pris trop tard, il est déjà 2 heures du mat. Tant pis ça m’aura permis de faire une petite balade avec Pia.

Le lendemain après une courte nuit, je vais pour louer ma moto mais le shop est toujours fermé. Tant pis, 3 français de l’auberge partent ce matin en voiture de location vers Cachi. J’arrive à me faufiler avec eux. C’est parti pour 3 jours de trip en caisse...

mercredi 18 avril 2012

En route vers le ch’nord de l’Argentine enfin !

De Mendoza je prends un bus vers San Juan à seulement 2h de route. Dans cette partie de l’Argentine toutes les régions sont divisées en provinces. C’est un vrai chmilblik parce que à chaque fois que l’on change de province, on nous donne une nouvelle carte, les bus ne desservent pas forcément très bien les autres provinces et les prix grimpent ! Enfin voilà je me retrouve dans tout ce bordel sans vraiment savoir où je vais mais ce que je sais c’est que je dois aller tout au nord de l’Argentine pour enfin arriver en Bolivie. 

Tout compte fait je reste dans le bus car je viens de me rendre compte qu’il remonte un peu plus au nord. 2h supplémentaires pour arriver à San José de Jachal… Et puis vu que dans ce petit bled perché au milieu du désert il n’y a rien à faire, j’enchaine avec un autre bus vers le village Villa Union qui sera le point de départ de pas mal d’activités. J’arrive tout de même à 2h du mat… Il est l’heure de faire du camping sauvage ! Je dormirai dans un petit terrain vague entre deux maisons en plein centre ville, parfait pour consulter les agences de voyage le lendemain. On m’a souvent mis en garde que les nuits dans le désert sont bien froides. Je dois être dans une bonne période parce que ce sera l’une des nuits les plus chaudes que j’ai vécues depuis le début du trip. 

Après avoir fait le tour des agences de voyage avec leurs prix super élevés, je vais à la gare routière (après une heure de stop infructueux) pour prendre le bus qui va vers La Rioja (Capitale de la province). Et je m’arrête à une heure de route en plein milieu du désert devant l’entrée du parc national de Talampaya. Manque de pot je viens de manquer à un quart d’heure la dernière visite. Tant pis j’attendrai le lendemain matin. Je remets ma tente cette fois-ci en plein désert, vraiment perdu ! Depuis que je suis dans cette zone désertique j’ai toujours 3 litres d’eau et de la bouffe pour 2/3 jours avec moi au cas où ! Du coup pour passer le temps je discute un bon moment avec 2 jeunes français qui font un bon trip aussi en Amérique du Sud. Eux reviennent de la visite et attendent le bus... 
 
Le lendemain je peux enfin faire ma visite pour la modique somme de 155 pesos (30 euros) pour 2h30. Un peu cher mais le lieu vaut vraiment le coup d’œil. Lors du tour je suis seulement avec un couple de retraités français en vacances. On nous conduit dans le canion de Talampaya en remontant le rio Talampaya à sec en cette saison. On se croirait dans le grand canion aux States. Difficile de mettre des mots sur le lieu, je dirais : nature sauvage semi-désertique, falaises rouges de 150m de haut, échos qui s’entendent pendant bien 5 secondes, roches gravées par les anciens habitants des lieux, pour finir je dirais à faire absolument si on est dans le coin. Pour le reste les photos parlent d’elles même. A la suite de cette visite le couple de français m’invite au restaurant, très sympa de leur part. 




Ensuite j’arrive à trouver une voiture qui m’emmène à une heure de là en direction du parc national Valley de la Luna. Je suis déposé dans un trou perdu en plein désert pour changer. Après une heure de stop je me résigne à mettre ma tente entre les cactus et juste à ce moment là une voiture veut bien s’arrêter. Elle me conduit jusqu’au parc national alors que ce n’était pas sa route ! De nouveau, j’arrive un peu trop tard pour la visite. Ne voulant pas payer le camping sans aucun confort, j’installe ma tente à une centaine de mètres de l’entrée du parc. Quatres jeunes argentins forts sympathiques m’ont invité à boire un peu de vin avec eux pour la soirée. Petite soirée bien sympa, dans le désert à jouer de la musique. La nuit se gatte un peu, des orages au loin se rapprochent de nous. Le spectacle est magnifique ! Les montagnes aux alentours apparaissent quelques secondes… Le chemin du retour à ma tente se fait dans cette ambiance de grondements, vraiment magique. Cette fois ci pour ce parc il faut absolument sa voiture perso pour faire la visite. La Valley de la Luna est un site où ils ont trouvé les plus vieux ossements de dinosaure au monde. Les paysages sont désertiques, tout semble mort. Le lendemain le temps pluvieux ne permettra pas l’accès au parc. Pas de bol, je décide donc de ne pas attendre et de retourner sur Villa Union. Ca tombe bien, par hasard le couple de français de Talampaya, venant faire le parc aussi doivent repartir pour Villa Union. Je repars avec eux. Ils me déposeront à l’entrée du village car je veux faire du stop pour aller plus au nord vers Chilecito. J'aurais bien aimé faire la laguna Brava (180kms au nord de Chilecito) mais il faut que j'accélère ma remontée vers le nord.

 Je veux aller là-bas parce que la route pour y parvenir est magnifique. On passe dans la cuesta de la Miranda, une route montagneuse entourée de canyons et de montagnes rouges. Le col atteint 2020m. Après seulement 15 minutes d’attente, un pick-up me prend en stop. Parfait je me mets dans la benne derrière ce qui me permettra de profiter d’autant plus de la vue. En tout cas ça vaut vraiment le détour. En arrivant à Chilecito je veux enchainer le stop pour continuer d’aller vers le nord. Je traverse toute la ville (4 kms) avec mon gros sac. Les 2h de stop ne fonctionneront pas. Deux autres françaises vivant au Canada ne sont pas prises en stop non plus. On passera la soirée ensemble et on dormira dans notre tente le long de la route. Peut être pas le meilleur endroit car dès le matin les bruits de voitures nous réveillent bien tôt. J’ai décidé de retourner à l’autre bout de la ville pour tenter de faire du stop à la sortie sud vers La Rioja. Les voitures sont normalement plus nombreuses sur cette route. Tout compte fait en passant devant la gare routière sur le chemin, je décide de prendre finalement un bus en direction de La Rioja. A mi-route, Après deux heures de bus, je me fais déposer à une intersection pour faire du stop histoire de faire des économies. Il n’y a  strictement rien à cet endroit à part des cactus et un soleil de plomb. Heureusement je trouve une voiture assez rapidement qui me conduira jusque la Rioja. De là je suis bien motivé pour de nouveau refaire du stop pour remonter sur Cafayate. Après 2h d’attente, et toujours le soleil de plomb, je prends un petit bus de ville pour retourner à la gare routière et prendre un bus pour Tucuman. Le bus est à 23h, il me faudra attendre 6h dans le terminal, heureusement il y a free wifi.  
 


Après les 6h de bus de nuit j’enchaîne avec 4h de bus pour atteindre les ruines de Quilmes en faisant l'impasse sur le village de Tafi del Valle. Apparement pas sensationnel sans moyen de transport. Tout seul à descendre du bus à cet endroit, je me retrouve de nouveau dans un bonne zone désertique entourée de sable et de cactus. L'intersection où m'a déposé le bus est à 5 kms des ruines. Je commence à marcher sous le soleil de plomb et quelques minutes après une voiture de touristes russes (les premiers du voyage) me prend en stop. L'entrée des ruines est à 10 pesos et inclut une visite sommaire de 5 minutes nous expliquant ..... Le guide nous fait bien comprendre que si l'on veut une visite plus complète il faut aligner un peu plus... toujours plus!!!! Déjà que le prix des entrées des sites à visiter en Argentine sont 2 à 4 fois plus élevés pour les touristes étrangers en général. Le feuillet remis à l'entrée sur les ruines me suffira pour la suite de la visite! Quilmes est donc une ancienne ville bâtie tout en escalier sur la montagne par les indiens vers l'an 1000. La reconstruction est en cours, seulement 10% du site a été réhabilité pour les visiteurs.La taille de la ville semble immense pour l'époque. Cette forteresse a résisté plus de 130 ans à l'invasion des espagnols jusque 1666, où les Quilmes ont été déportés pour bâtir la ville de Buenos Aires. Les quilmes n'étaient pas du tout un peuple envahisseur. Ils se suffisaient à eux-même. Leur langue a disparu dû à la venue de l'inca puis de l'espagnol...
Après une petite rando à travers les ruines, il me faut trouver une autre voiture pour continuer ma route vers le nord. En attendant sur le parking je rencontre un couple de français super sympa qui voyage depuis 1 an et demi en camion en Amérique du Sud avec un budget de 300 euros par mois! Respect. Je leur montre la technique pour cuire le thon que j'ai appris via l’israélien que j'ai rencontré à El CHalten 2 mois plus tôt. Méthode: Ouvrir la conserve de thon à l'huile, mettre du papier cul sur le thon sans vider l'huile, allumer le papier, laisser cuire 15-20 min et c'est cuit. Ca permet de manger chaud quand on a que des boites de thon et en plus ça relève le goût! Pas le temps de goûter le thon, j'ai trouvé une voiture de 2 belges (en vacances depuis 2 jours en Argentine) qui part sur Cafayate. La ville où il faut absolument s'arrêter...