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| Ciudad del Encanto |
Dès 7h du matin on se pointe à
l’agence « ciudad del encanto tours » où l’on a rendez vous. Mauvaise
nouvelle au lieu d’être 4 on sera 5 dans la voiture contrairement à se que l’on
nous avait dit la veille. Du coup on sera un peu plus serré dans la voiture
avec en plus le chauffeur/guide Santos et la cuisinière Lucia. Mais bonne
nouvelle on nous fait un rabais de 100bs ce qui nous revient au total à 1100bs.
Pour ma part j’y trouve mon compte.
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| Petit arrêt sur la route |
Les 4 autres touristes
sont : un couple allemande (26 ans) et nouveau zélandais (39 ans) qui
voyage à vie. Ils sont sur la route depuis bien longtemps et n’y voit pas de
fin. Petit boulot par ci par là et nature à fond ! Marie ma coloc de
dortoir de l’hotel de la veille qui est canadienne (25 ans), elle voyage depuis
l’Uruguay jusqu’au Costa Rica en théorie. Et pour finir Arnaud un belge de 26
ans qui finit son voyage de 6 mois dans 2 semaines.
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| Laguna verde |
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On embarque les gros sacs sur le
toit et c’est parti pour 4 jours de road trip dans des paysages à couper le
souffle. Je n’ai jamais rien vu de pareil, c’est fabuleux mais beaucoup de
voiture… On roule prêt de 7h par jours. Le premier jour est une mise en bouche.
On traverse des montagnes arides dont la vallée de la Luna, le sud Lipez puis
petit bonus du jour par rapport aux autres tours, on fait une superbe balade à
la ciudad del encanto qui sont des montagnes de sable durcies avec le temps et
formées par la pluie et le vent. On dormira à San Antonio de Lipez chez
l’habitant. Pas d’eau chaude, un froid glacial la nuit, on doit être à plus ou
moins 4000m d’altitude. Pour combattre le mal d’altitude on prend de la coca. Plusieurs
feuilles dans la joue puis on mort un petit bout de catalyseur pour que l’effet
de la coca fasse effet. On peut garder la chique plusieurs heures. On a la joue
toute endormie mais au moins ca combat le mal d’altitude. On prend aussi des
thés de coca. En attendant le repas on a le droit à un petit spectacle de
petits boliviens qui chantent et qui dansent bien sur dans le but qu’on leur
donne une petite pièce à la fin.
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| Une photo du Salar de Uyuni |

Le deuxième jour devient plus
sérieux on s’en prend plein les mirettes. On arrive tout d’abord dans le pueblo
fantasma, que plus personne n’habite. Il ne reste que des ruines. On monte
ensuite à 4855m avec une vue sur un lac magnifique dans un paysage désertique
avec des volcans de 6000m enneigés au loin. On rentre dans le parc national à
150Bs l’entrée. Tout le long de la route, c’est un régale. On verra plusieurs laguna
pour arriver à la laguna verde (17km2) avec en fond le volcan Licancabur.
Toutes les lagunes ont des couleurs différentes en fonction des éléments
qu’elles contiennent. Certaines ont de l’arsenic, du cuivre, du souffre… plus
ou moins accessible pour la vie. Pour se reposer un peu de cette dure journée
on se baigne dans une piscine thermale naturelle à 35 degrés. Après une heure à
patauger dans un décor de rêve, on finit la journée par les geysers de sol de manana à 5000m
d’altitude. Ce sont des geysers de vapeurs dont l’un peu monter à 100m de haut
lorsque ce n’est pas venté. C’est du à l’activité volcanique, et donc pas mal
de souffre dans le coin… On peut voir la boue grise de la terre en ébullition…
La journée parfaite est finie, on dort dans un hôtel blindé de touristes à côté
de la laguna Colorada, on se pelle les miches. La bouteille d’eau oubliée dans
la voiture est complétement gelée le lendemain !
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| Back à l'ère primaire! |
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| Vue de l'île sur le Salar |
On repart de plus belle le
troisème jour avec de nouveau plein de lacs dont le premier la laguna Colorada.
C’est un lac qui change de couleur dans la journée. Sa couleur rouge est due
aux algues microscopiques qui émettent un pigment. Je ne compte plus les
flamands roses. Dans ce lac il y a 3 des 6 espèces qui existent dans le monde.
Les reflets passent du rouge, orange, jaune, bleu, blanc. Juste après la sortie
du parc national, on passe dans le désert de Siloli. Grand désert avec des
roches posés pas hasard par la nature. Les éruptions de volcans ont projetés
ces grosses pierres à de sacrés distances… On y vera l’arbre de pierre. Après
2h de traversé on arrive dans le canion de Vizcachas où il y a juste la place
pour le 4x4. Pour arriver sur 5 lacs à la suite des autres, le Ramaditas, le
Honda, le Chiarkota, le Hedionda et enfin le Canapa. Sur le lac Honda on aura
la chance de voir un phénomène inconnu à ma connaissance. La nuit froide du
désert crée une fine péliculle de glace sur le lac. Avec l’arrivé du soleil la
plaque de glace fond et avec le vent qui se lève par rafale fait avancer la
plaque de glace sur le bord du lac. A chaque fois que le vent se lève, la
plaque avance et une machine naturelle se met en route. On entend le bruit de
la glace qui se brise en avançant sur le sol, qui s’arrête et qui reprend. Hallucinant !
Etant donné qu’il a beaucoup plu cette année la route habituelle des tours
n’est pas accessible. On doit donc se diriger sur la route principale qui relie
le Chili à Uyuni. On s’arrêtera sur la route pour voir le dernier lac des 4
jours, la laguna Negra. Avec son eau sombre dans le fond et son eau jaune au
bord avec des motifs dus aux algues. En continuant on traverse la vallée des
roches. De là s’en suit un bon bout de route sans arrêt pour voir le coucher de
soleil sur le salar de Uyuni. On ne verra que la fin à 5 minutes près principalement
du au chauffeur qui nous a levé en retard le matin… On ira dormir dans un hotel
de sel à Colchani. Les murs sont en sel, briques de sel, ciment de sel, lit de
sel, tables et chaises de sel…Ce sera la nuit la moins froide…
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| Laguna Colorada |
Le salar de Uyuni est la plus
vaste réserve de sel au monde. Il ne fait pas moins de 1 200 000 km2 à 3600 m
d’altitude. A Colchani on en extrait 20 000 tonnes par an. On estime la
profondeur du salar à près de 50m d’après Santos. Ce sont des couches
successives de 50 cm de sel, 50 cm d’eau. En saison des pluies la hauteur d’eau
peut monter à 50 cm. Il se dessèche progressivement en saison sèche jusqu’à ne
plus y avoir d’eau du tout. J’ai eu de la chance car j’arrive par hasard au
moment où il ne reste plus que quelques centimètres d’eau par endroit. L’eau
est poussée vers le fond du salar à l’ouest par le vent dominant de l’est. Plus
on va vers l’ouest plus il y a d’eau. C’est impressionnant comment le sel est
dense, les blocs de sel sont coupés à la disqueuse !
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| Couché de soleil Salar De Uyuni |
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| Arbol de piedra |
On se lève le matin pour
apercevoir le levé de soleil. Notre chauffeur est encore une fois à la bourre
pour nous lever, heureusement cette fois ci on avait mis notre réveil. On trace
à toute allure sur le désert de sel blanc avec le soleil qui se lève dans notre
dos. On dirait une énorme patinoire sans fin. Après quelques photos, on est les
seules à s’aventurer loin dans le salar. On roule pendant une bonne heure et
demie pour atteindre l’une de la dizaine d’îles du salar. Pour arriver sur
l’île Incahuasi on doit rouler sur 5 à 10 centimètres d’eau doucement. La
sensation est énorme on a l’impression de rouler sur l’eau. On peut voir le
ciel et les montagnes au loin qui se reflètent dans la fine couche d’eau calme
sans une ride. Une vrai pétole ! On sera les seuls sur l’île avec les
cactus dont certains sont millénaires (plus de 10m de haut). On prend un petit
déjeuner sur les tables et chaises en sel face à cette étendue infinie blanche
et translucide. Le meilleur est quand l’on monte au sommet de l’île. On a une
vue 360°sur ce qui nous entoure, c’est incroyable je pourrais rester là des
jours…
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| Hotel de sel |
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| Ile sur le salar |
On se fait plaisir à prendre des photos utilisant la perspective. Le
temps passe tellement vite, ça fait déjà 3h que l’on est là, il est déjà l’heure de repartir de l’île où
l’on est toujours tout seul. On se fait le retour sur le toit du 4x4 pour mieux
apprécier la vue. Un grand moment ! 2h sur le toit à regarder l’infini,
les reflets… On finit par s’arrêter en plein milieu du salar sec pour manger.
On peut voir les alvéoles de sel à n’en plus finir. Santos nous a arrêtés au
niveau d’un trou d’eau. Il en arrache comme sur une banquise, des blocs de sel
en cristaux. On a le temps de prendre des photos originales et de bien prendre
le soleil qui tape sans arrêt. On se dirige ensuite à l’hotel de sel qui fait
musée. Un peu ridicule avec ses 5 statues qui se battent en duel. Une petite
bière et on repart pour voir en vitesse l’œil du salar. C’est de la que le
salar respire, plein de bulles remontent à la surface. Pour finir la tour on va
au cimetière de train d’Uyuni. En plein désert une décharge de locomotive en
tous genres rouillés par le temps. Après cette longue journée à en prendre
plein les yeux, on nous dépose à Uyuni pour prendre le bus sans perdre de temps
vers Potosi. Ce tour est magique, à faire absolument une fois dans sa petite
vie !