

De Mendoza je prends un bus vers
San Juan à seulement 2h de route. Dans cette partie de l’Argentine toutes les
régions sont divisées en provinces. C’est un vrai chmilblik parce que à chaque
fois que l’on change de province, on nous donne une nouvelle carte, les bus ne
desservent pas forcément très bien les autres provinces et les prix
grimpent ! Enfin voilà je me retrouve dans tout ce bordel sans vraiment
savoir où je vais mais ce que je sais c’est que je dois aller tout au nord de
l’Argentine pour enfin arriver en Bolivie.


Tout compte fait je reste dans le
bus car je viens de me rendre compte qu’il remonte un peu plus au nord. 2h supplémentaires
pour arriver à San José de Jachal… Et puis vu que dans ce petit bled perché au
milieu du désert il n’y a rien à faire, j’enchaine avec un autre bus vers le
village Villa Union qui sera le point de départ de pas mal d’activités.
J’arrive tout de même à 2h du mat… Il est l’heure de faire du camping
sauvage ! Je dormirai dans un petit terrain vague entre deux maisons en
plein centre ville, parfait pour consulter les agences de voyage le lendemain.
On m’a souvent mis en garde que les nuits dans le désert sont bien froides. Je
dois être dans une bonne période parce que ce sera l’une des nuits les plus
chaudes que j’ai vécues depuis le début du trip.

Après avoir fait le tour des
agences de voyage avec leurs prix super élevés, je vais à la gare routière
(après une heure de stop infructueux) pour prendre le bus qui va vers La Rioja
(Capitale de la province). Et je m’arrête à une heure de route en plein milieu
du désert devant l’entrée du parc national de Talampaya. Manque de pot je viens
de manquer à un quart d’heure la dernière visite. Tant pis j’attendrai le
lendemain matin. Je remets ma tente cette fois-ci en plein désert, vraiment
perdu ! Depuis que je suis dans cette zone désertique j’ai toujours 3
litres d’eau et de la bouffe pour 2/3 jours avec moi au cas où ! Du coup
pour passer le temps je discute un bon moment avec 2 jeunes français qui font
un bon trip aussi en Amérique du Sud. Eux reviennent de la visite et attendent
le bus...


Le lendemain je peux enfin faire
ma visite pour la modique somme de 155 pesos (30 euros) pour 2h30. Un peu cher
mais le lieu vaut vraiment le coup d’œil. Lors du tour je suis seulement avec
un couple de retraités français en vacances. On nous conduit dans le canion de
Talampaya en remontant le rio Talampaya à sec en cette saison. On se croirait dans le grand canion aux States. Difficile de mettre
des mots sur le lieu, je dirais : nature sauvage semi-désertique, falaises rouges de 150m de haut, échos
qui s’entendent pendant bien 5 secondes, roches gravées par les anciens habitants
des lieux, pour finir je dirais à faire absolument si on est dans le coin. Pour
le reste les photos parlent d’elles même. A la suite de cette visite le couple
de français m’invite au restaurant, très sympa de leur part.



Ensuite j’arrive à
trouver une voiture qui m’emmène à une heure de là en direction du parc
national
Valley de la Luna. Je suis déposé dans un trou perdu en plein désert
pour changer. Après une heure de stop je me résigne à mettre ma tente entre les
cactus et juste à ce moment là une voiture veut bien s’arrêter. Elle me conduit
jusqu’au parc national alors que ce n’était pas sa route ! De nouveau,
j’arrive un peu trop tard pour la visite. Ne voulant pas payer le camping sans
aucun confort, j’installe ma tente à une centaine de mètres de l’entrée du parc.
Quatres jeunes argentins forts sympathiques m’ont invité à boire un peu de vin
avec eux pour la soirée. Petite soirée bien sympa, dans le désert à jouer de la
musique. La nuit se gatte un peu, des orages au loin se rapprochent de nous. Le
spectacle est magnifique ! Les montagnes aux alentours apparaissent
quelques secondes… Le chemin du retour à ma tente se fait dans cette ambiance
de grondements, vraiment magique. Cette fois ci pour ce parc il faut absolument
sa voiture perso pour faire la visite. La Valley de la Luna est un site où ils
ont trouvé les plus vieux ossements de dinosaure au monde. Les paysages sont
désertiques, tout semble mort. Le lendemain le temps pluvieux ne permettra pas
l’accès au parc. Pas de bol, je décide donc de ne pas attendre et de retourner
sur Villa Union. Ca tombe bien, par hasard le couple de français de Talampaya, venant
faire le parc aussi doivent repartir pour Villa Union. Je repars avec eux. Ils
me déposeront à l’entrée du village car je veux faire du stop pour aller plus
au nord vers Chilecito. J'aurais bien aimé faire la laguna Brava (180kms au nord de Chilecito) mais il faut que j'accélère ma remontée vers le nord.


Après les 6h de bus de nuit j’enchaîne avec
4h de bus pour atteindre les
ruines de Quilmes en faisant l'impasse sur le village de Tafi del Valle. Apparement pas sensationnel sans moyen de transport.
Tout seul à descendre du bus à cet endroit, je me retrouve de nouveau dans un bonne zone désertique entourée de sable et de cactus. L'intersection où m'a déposé le bus est à 5 kms des ruines. Je commence à marcher sous le soleil de plomb et quelques minutes après une voiture de touristes russes (les premiers du voyage) me prend en stop. L'entrée des ruines est à 10 pesos et inclut une visite sommaire de 5 minutes nous expliquant ..... Le guide nous fait bien comprendre que si l'on veut une visite plus complète il faut aligner un peu plus... toujours plus!!!! Déjà que le prix des entrées des sites à visiter en Argentine sont 2 à 4 fois plus élevés pour les touristes étrangers en général. Le feuillet remis à l'entrée sur les ruines me suffira pour la suite de la visite! Quilmes est donc une ancienne ville bâtie tout en escalier sur la montagne par les indiens vers l'an 1000. La reconstruction est en cours, seulement 10% du site a été réhabilité pour les visiteurs.La taille de la ville semble immense pour l'époque. Cette forteresse a résisté plus de 130 ans à l'invasion des espagnols jusque 1666, où les Quilmes ont été déportés pour bâtir la ville de Buenos Aires. Les quilmes n'étaient pas du tout un peuple envahisseur. Ils se suffisaient à eux-même. Leur langue a disparu dû à la venue de l'inca puis de l'espagnol...

Après une petite rando à travers les ruines, il me faut trouver une autre voiture pour continuer ma route vers le nord. En attendant sur le parking je rencontre un couple de français super sympa qui voyage depuis 1 an et demi en camion en Amérique du Sud avec un budget de 300 euros par mois! Respect. Je leur montre la technique pour cuire le thon que j'ai appris via l’israélien que j'ai rencontré à El CHalten 2 mois plus tôt. Méthode: Ouvrir la conserve de thon à l'huile, mettre du papier cul sur le thon sans vider l'huile, allumer le papier, laisser cuire 15-20 min et c'est cuit. Ca permet de manger chaud quand on a que des boites de thon et en plus ça relève le goût! Pas le temps de goûter le thon, j'ai trouvé une voiture de 2 belges (en vacances depuis 2 jours en Argentine) qui part sur Cafayate. La ville où il faut absolument s'arrêter...
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