mercredi 18 avril 2012

En route vers le ch’nord de l’Argentine enfin !

De Mendoza je prends un bus vers San Juan à seulement 2h de route. Dans cette partie de l’Argentine toutes les régions sont divisées en provinces. C’est un vrai chmilblik parce que à chaque fois que l’on change de province, on nous donne une nouvelle carte, les bus ne desservent pas forcément très bien les autres provinces et les prix grimpent ! Enfin voilà je me retrouve dans tout ce bordel sans vraiment savoir où je vais mais ce que je sais c’est que je dois aller tout au nord de l’Argentine pour enfin arriver en Bolivie. 

Tout compte fait je reste dans le bus car je viens de me rendre compte qu’il remonte un peu plus au nord. 2h supplémentaires pour arriver à San José de Jachal… Et puis vu que dans ce petit bled perché au milieu du désert il n’y a rien à faire, j’enchaine avec un autre bus vers le village Villa Union qui sera le point de départ de pas mal d’activités. J’arrive tout de même à 2h du mat… Il est l’heure de faire du camping sauvage ! Je dormirai dans un petit terrain vague entre deux maisons en plein centre ville, parfait pour consulter les agences de voyage le lendemain. On m’a souvent mis en garde que les nuits dans le désert sont bien froides. Je dois être dans une bonne période parce que ce sera l’une des nuits les plus chaudes que j’ai vécues depuis le début du trip. 

Après avoir fait le tour des agences de voyage avec leurs prix super élevés, je vais à la gare routière (après une heure de stop infructueux) pour prendre le bus qui va vers La Rioja (Capitale de la province). Et je m’arrête à une heure de route en plein milieu du désert devant l’entrée du parc national de Talampaya. Manque de pot je viens de manquer à un quart d’heure la dernière visite. Tant pis j’attendrai le lendemain matin. Je remets ma tente cette fois-ci en plein désert, vraiment perdu ! Depuis que je suis dans cette zone désertique j’ai toujours 3 litres d’eau et de la bouffe pour 2/3 jours avec moi au cas où ! Du coup pour passer le temps je discute un bon moment avec 2 jeunes français qui font un bon trip aussi en Amérique du Sud. Eux reviennent de la visite et attendent le bus... 
 
Le lendemain je peux enfin faire ma visite pour la modique somme de 155 pesos (30 euros) pour 2h30. Un peu cher mais le lieu vaut vraiment le coup d’œil. Lors du tour je suis seulement avec un couple de retraités français en vacances. On nous conduit dans le canion de Talampaya en remontant le rio Talampaya à sec en cette saison. On se croirait dans le grand canion aux States. Difficile de mettre des mots sur le lieu, je dirais : nature sauvage semi-désertique, falaises rouges de 150m de haut, échos qui s’entendent pendant bien 5 secondes, roches gravées par les anciens habitants des lieux, pour finir je dirais à faire absolument si on est dans le coin. Pour le reste les photos parlent d’elles même. A la suite de cette visite le couple de français m’invite au restaurant, très sympa de leur part. 




Ensuite j’arrive à trouver une voiture qui m’emmène à une heure de là en direction du parc national Valley de la Luna. Je suis déposé dans un trou perdu en plein désert pour changer. Après une heure de stop je me résigne à mettre ma tente entre les cactus et juste à ce moment là une voiture veut bien s’arrêter. Elle me conduit jusqu’au parc national alors que ce n’était pas sa route ! De nouveau, j’arrive un peu trop tard pour la visite. Ne voulant pas payer le camping sans aucun confort, j’installe ma tente à une centaine de mètres de l’entrée du parc. Quatres jeunes argentins forts sympathiques m’ont invité à boire un peu de vin avec eux pour la soirée. Petite soirée bien sympa, dans le désert à jouer de la musique. La nuit se gatte un peu, des orages au loin se rapprochent de nous. Le spectacle est magnifique ! Les montagnes aux alentours apparaissent quelques secondes… Le chemin du retour à ma tente se fait dans cette ambiance de grondements, vraiment magique. Cette fois ci pour ce parc il faut absolument sa voiture perso pour faire la visite. La Valley de la Luna est un site où ils ont trouvé les plus vieux ossements de dinosaure au monde. Les paysages sont désertiques, tout semble mort. Le lendemain le temps pluvieux ne permettra pas l’accès au parc. Pas de bol, je décide donc de ne pas attendre et de retourner sur Villa Union. Ca tombe bien, par hasard le couple de français de Talampaya, venant faire le parc aussi doivent repartir pour Villa Union. Je repars avec eux. Ils me déposeront à l’entrée du village car je veux faire du stop pour aller plus au nord vers Chilecito. J'aurais bien aimé faire la laguna Brava (180kms au nord de Chilecito) mais il faut que j'accélère ma remontée vers le nord.

 Je veux aller là-bas parce que la route pour y parvenir est magnifique. On passe dans la cuesta de la Miranda, une route montagneuse entourée de canyons et de montagnes rouges. Le col atteint 2020m. Après seulement 15 minutes d’attente, un pick-up me prend en stop. Parfait je me mets dans la benne derrière ce qui me permettra de profiter d’autant plus de la vue. En tout cas ça vaut vraiment le détour. En arrivant à Chilecito je veux enchainer le stop pour continuer d’aller vers le nord. Je traverse toute la ville (4 kms) avec mon gros sac. Les 2h de stop ne fonctionneront pas. Deux autres françaises vivant au Canada ne sont pas prises en stop non plus. On passera la soirée ensemble et on dormira dans notre tente le long de la route. Peut être pas le meilleur endroit car dès le matin les bruits de voitures nous réveillent bien tôt. J’ai décidé de retourner à l’autre bout de la ville pour tenter de faire du stop à la sortie sud vers La Rioja. Les voitures sont normalement plus nombreuses sur cette route. Tout compte fait en passant devant la gare routière sur le chemin, je décide de prendre finalement un bus en direction de La Rioja. A mi-route, Après deux heures de bus, je me fais déposer à une intersection pour faire du stop histoire de faire des économies. Il n’y a  strictement rien à cet endroit à part des cactus et un soleil de plomb. Heureusement je trouve une voiture assez rapidement qui me conduira jusque la Rioja. De là je suis bien motivé pour de nouveau refaire du stop pour remonter sur Cafayate. Après 2h d’attente, et toujours le soleil de plomb, je prends un petit bus de ville pour retourner à la gare routière et prendre un bus pour Tucuman. Le bus est à 23h, il me faudra attendre 6h dans le terminal, heureusement il y a free wifi.  
 


Après les 6h de bus de nuit j’enchaîne avec 4h de bus pour atteindre les ruines de Quilmes en faisant l'impasse sur le village de Tafi del Valle. Apparement pas sensationnel sans moyen de transport. Tout seul à descendre du bus à cet endroit, je me retrouve de nouveau dans un bonne zone désertique entourée de sable et de cactus. L'intersection où m'a déposé le bus est à 5 kms des ruines. Je commence à marcher sous le soleil de plomb et quelques minutes après une voiture de touristes russes (les premiers du voyage) me prend en stop. L'entrée des ruines est à 10 pesos et inclut une visite sommaire de 5 minutes nous expliquant ..... Le guide nous fait bien comprendre que si l'on veut une visite plus complète il faut aligner un peu plus... toujours plus!!!! Déjà que le prix des entrées des sites à visiter en Argentine sont 2 à 4 fois plus élevés pour les touristes étrangers en général. Le feuillet remis à l'entrée sur les ruines me suffira pour la suite de la visite! Quilmes est donc une ancienne ville bâtie tout en escalier sur la montagne par les indiens vers l'an 1000. La reconstruction est en cours, seulement 10% du site a été réhabilité pour les visiteurs.La taille de la ville semble immense pour l'époque. Cette forteresse a résisté plus de 130 ans à l'invasion des espagnols jusque 1666, où les Quilmes ont été déportés pour bâtir la ville de Buenos Aires. Les quilmes n'étaient pas du tout un peuple envahisseur. Ils se suffisaient à eux-même. Leur langue a disparu dû à la venue de l'inca puis de l'espagnol...
Après une petite rando à travers les ruines, il me faut trouver une autre voiture pour continuer ma route vers le nord. En attendant sur le parking je rencontre un couple de français super sympa qui voyage depuis 1 an et demi en camion en Amérique du Sud avec un budget de 300 euros par mois! Respect. Je leur montre la technique pour cuire le thon que j'ai appris via l’israélien que j'ai rencontré à El CHalten 2 mois plus tôt. Méthode: Ouvrir la conserve de thon à l'huile, mettre du papier cul sur le thon sans vider l'huile, allumer le papier, laisser cuire 15-20 min et c'est cuit. Ca permet de manger chaud quand on a que des boites de thon et en plus ça relève le goût! Pas le temps de goûter le thon, j'ai trouvé une voiture de 2 belges (en vacances depuis 2 jours en Argentine) qui part sur Cafayate. La ville où il faut absolument s'arrêter...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire