lundi 24 juin 2013

Arrivée à Hawaii



Après l’aventure c’est le cas de le dire pour arriver à l’aéroport de San Diego, j’embarque enfin pour Hawaii. Mon rêve de poser mes petits pieds sur ces îles se réalise. J’ai réussi à dégoter un vol aller vraiment pas cher depuis San Diego jusque Honolulu la « capitale » de l’île d’Oahu pour seulement 150 euros avec United Airlines. Oahu est l’île la plus peuplée de l’archipel d’Hawaii. Après mes 9 heures de vol, j’arrive à destination mais il est 22 heures. Etant donné que je ne compte pas m’éterniser sur cette île surpeuplée, j’ai réservé un billet le lendemain matin tôt pour Maui. Je décide pour une question de simplicité de dormir dans l’aéroport. Je ne suis pas le seul ça tombe bien. J’installe mon matelas et je fais ma petite nuit sans souci. 

Je décolle ensuite pour Maui vu qu’il n’y a plus de bateau entre les deux îles. Après 35 minutes de vol  et 85 dollars de moins dans la poche me voilà sur l’île de rêve. Déjà que l’ambiance à Oahu était bien relaxe ici ça l’est encore plus. Je récupère mon gros sac à dos et je vais pour prendre le bus comme d’habitude. Après 20 minutes d’attente le bus arrive et là pour la première fois depuis le début du voyage je me fais refuser. J’essaye de forcer mais rien à faire le chauffeur est catégorique. Je ressens bien là les règles à l’américaine. Du coup je n’ai plus trop le choix c’est soit le taxi soit louer une voiture. La location d’une voiture est quasi le prix du taxi pour aller jusque Paia où j’ai prévu d’aller. Charliboy m’avait conseillé d’aller à l’auberge de Paia.

Je loue une voiture à la semaine tant qu’à faire.Ca me laisse la liberté de bouger pour le début. J’ai pas mal de choses à organiser pour démarrer comme acheter tout mon matos de windsurf, une planche de surf, une voiture, trouver un appartement et un petit job au black pour arrondir la fin du mois. J’ai prévu de rester 2 mois sur l’île. Je loue la voiture auprès d’Avis qui s’avèrera le moins cher à la semaine. Je m’en sors à 160 dollars sans assurance pas si mal. C’est quasi le prix de Quimos rent a car qui est le loueur le moins cher de Maui mais qui te loue des vieilles voitures.

L’arrivé dans le petit village de Paia se passe comme prévu. Je suis enchanté par l’endroit et même surpris par la décontraction des gens. Le soleil est au beau fixe avec sa chaleur parfaite comme sera le cas quasiment tout le long de mon séjour. Je suis surpris par la lenteur des automobilistes. Pour la première fois de ma vie je vois que les gens roulent moins vite que la limitation de vitesse. On a le temps ici, c’est Maui. Ca fait plaisir je m’y sens déjà bien.

Je trouve sans problème le Rainbow Surf Hostel qui est la seule auberge de jeunesse de Paia. Finalement ce sera mon QG durant tout mon séjour sur Maui. Voyant les jours passés à une vitesse folle, j’ai laissé tomber l’idée de chercher un appartement ainsi que d’acheter une voiture. L’hôtel me coûte 160 dollars (120 euros) à la semaine ce qui est tout à fait raisonnable pour Hawaii. Une location de chambre me couterait le même prix. Le confort et la propreté de l’hôtel laisse à désirer mais en venant de l’Amérique du sud cela ne me choque plus. L’endroit est quand même bien sympa je m’y plais bien même si l’on s’est fait attaquer par les bed bugs (punaises). Séjournant  dans le dortoir le plus touché par les petites bébêtes, on est au début 6 à dormir. L’hôtel se vidant un peu,  je reste le seul survivant avec Stewy. Puis je finirais tout seul le premier mois avec une personne venant une fois de temps en temps. Je me fais piquer un peu tous les jours. Cela me gratte pas mal mais après les 3 ans en Guyane j’ai l’habitude des piqures et je supporte. Lena la gérante finit par faire venir une équipe de spécialiste après qu’un allemand se soit fait dévorer. Je n’avais jamais vu cela. Il n’y avait pas un centimètre de sa peau qui n’était pas piqué. On est tous devenu des spécialistes dans l’hôtel. Ca en parlait pas mal même un peu soulant à force. En tout cas les spécialistes n’ont rien changé si ce n’est que d’empocher 10 000 dollars pour l’intervention soit disant. Ils reviendront une deuxième fois sans succès j’en ai bien peur. Les bêtes sont cachées dans les matelas ou dans les murs en bois, une vrai vermine.

J’ai abandonné l’idée d’acheter une voiture. Ce qui aurait pu me faire économiser de l’argent mais je me laisse aller par la zen attitude de Maui. Je loue à la semaine ou pour 2 semaines. Un peu obligé d’avoir une voiture par ici. Les transports en commun sont rares voir quasi inexistants. Hawaii pour cela est vraiment horrible. De toute façon j’ai besoin de me déplacer avec le matos de windsurf. 

Paia est le spot parfait pour se loger à Maui quand on fait de la planche. Situé entre Ho’okipa le spot mondialement connu des planchistes avec ses vagues et son vent consistent, et Sprex un spot de saut ou de repli quand ça close out à Ho’okipa. On est à 15 minutes de voiture aussi de Kanaha (à K  ahului derrière l’aéroport)  le spot débutant mais parfait pour la reprise. Cette petite ville a une ambiance unique sur l’île. On s’y sent bien de vivre. C’est un des rares endroits où tout le monde sourit. Il n’y a que 2 rues. Depuis l’auberge on est à 5 minutes à pied du centre. C’est le top. Bien sûr comment parler de Paia sans parler de Mana food qui est le paradis du monde bio. Raisonnablement cher, on y trouve de tout. A l’hôtel je suis très sensibilisé sur le tout bio. Je n’ai jamais vu ça ailleurs, plus de la moitié de l’auberge est végétarienne, quelques un sont vegan (pas de provenance animale du tout comme le lait par exemple) et d’autre encore plus radicaux sont dans le raw food (vegan sans cuisson). Du coup à vivre deux mois avec des personnes comme cela, ça pousse à le devenir. Eh oui qui l’eu cru ! De plus j’avais Rémi pendant trois mois qui me poussait déjà. Je ne le suis pas devenu non plus j’aime bien trop la viande pour cela mais je fais plus attention à la provenance et la qualité.
 
Pour le job je ne me suis pas affolé non plus. Maui m’a pris d’assaut dans sa lazyness. Je n’ai pas pu bosser à l’auberge car je ne restais pas assez longtemps soi disant. Tant pis je n’ai vraiment pas forcé le destin, et puis c’est les vacances et le budget tient encore la route même si c’est délicat avec mon appartement.

mercredi 12 juin 2013

Petite pensée sur le voyage en Californie




Ce voyage en voiture nous speed à mort. On veut tout faire et tout compte fait on ne prend le temps de rien. Ce trip en voiture n’aura pas été des meilleurs comparé au reste du voyage. On est au pays des ricains avec toutes les interdictions que cela implique. Tu te sens oppressé à chaque moment. De plus après 3 semaines passées dans cette voiture on en a marre. Marre d’être enfermé dans cet habitacle plusieurs heures par jour. Notre façon de voyager n’a pas aidé non plus à dormir dans la voiture dès que l’on en avait l’occasion pour économiser des nuits d’hôtel. C’est clair que le budget voyage en Californie n’est pas du tout le même qu’au Mexique. C’est facile le double voir le triple pour pas forcément mieux. Après avoir vécu si longtemps dans des pays moins développé ça fait tout drôle de se retrouver dans une société qui se veut être trop parfaite. 
Si tu veux bien manger, bien dormir, bien visiter il faut mettre le prix. Bienvenue dans une société hyper capitaliste. Le moindre détail a été pensé pour que tu raques. Je ne pense pas que ce genre de vie m’intéresse. Au moins c’est bien de s’en rendre compte et voir ce qu’il en est de l’autre côté de l’atlantique. La France n’a rien à envier à une société comme celle-ci. Hyper impersonnelle, tu marches ou tu crèves. Après j’ai eu des bonnes surprises aux Etats Unis comme à Point Reyes par exemple où la vie est bien plus relaxe avec de la super bouffe bio mais cela reste réserver à une élite qui a les moyens. En tout cas c’est dommage parce que la Californie est quand même magnifique. Les parcs nationaux valent le coup d’œil. Donc je dirais la Californie oui mais sans ses ricains et ses lois débiles. Je ne veux pas non plus faire de généralité sur les ricains car il y a une énorme diversité de personnes et beaucoup valent le coup. Cependant ils subissent quand même cette société et rien que pour ça chapeau bas et santiagues ;-) !


Sur ce premier mois aux Etats Unis, j’aurai eu largement le temps de goûter aux fast food. Niveau chaîne de burgers ils sont équipés. Pour en cité quelque uns : Mc Donald, Burger King, In-n-out, Fat Burger, Five Guys… Je décerne la palme du burger aux deux dernières chaînes citées qui font tout simplement le meilleur burger.  
 

lundi 10 juin 2013

3 jours à Phoenix


C’est la première fois que je prends le bus aux States sur des longues distances. Ca me fait tout drôle après la centaine ou plus de bus que j’ai prix en Amérique du Sud, je suis sur le cul sur l’organisation. Petit passage au checking de bagage, ensuite tu attends dans la salle d’attente. J’en profite pour faire sécher le reste de linge qui n’a pas eu le temps de sécher. Les types me regarde tout drôle. Après il faut se mettre en ligne devant la barrière. Le bus arrive mais tu n’as pas le droit de monter. Il faut attendre 15 minutes que l’ouvreur de barrière fasse son travail. Et 2 minutes avant de partir tu as le droit de monter. En tout cas il n’y a pas d’arrache ici ! 
Une nouvelle fois je me retrouve à prendre le bus avec une vieille odeur de vomi. Le môme juste devant vient de quicher dans le bus. En plus la mère est partie sans ramasser ! Ca me rappelle cette anecdote quand on était au Mexique avec Rémi. Sur un long trajet, on a un couple de personnes âgées assis à côté de nous. La grand-mère ne se sent pas très bien, elle est prise d’une diarrhée implacable le truc. A la pause pendant que le bus change ses pneus, et oui au Mexique ils font cela en service ! Rémi demande au conducteur pour aller dans la soute et récupérer des médocs pour la malade. Le chauffeur super sympa lui donne un non catégorique. Du coup le mari de la vieille dame, doit à son tour demander au chauffeur pour que Rémi récupère du Smecta. Avec l’homme agé cela passe mieux. Remi récupère quelques sachets et leurs donnent en leur disant de bien le diluer dans de l’eau et surtout d’en prendre un seul puis si cela ne va toujours pas attendre 4 heures et prendre un deuxième. Elle commence à prendre le premier qu’elle dilue dans une petite bouteille d’eau. Le plan galère, elle se met de la poudre partout mais finit par réussir à le boire. 20 minutes plus tard, toujours pas bien, elle se tort sur son siège, et nous demande si elle peut prendre le deuxième car elle dit que le premier ne lui a fait aucun effet. En tout cas ça se sent ! Rémi lui déconseille, mais 10 minutes plus tard, on la voit préparer un deuxième Smecta. Mais cette fois ci elle le dilue encore moins car vu le goût du premier elle n’a pas envie de reprendre la même quantité. On la voit tenter d’avaler la poudre à moitié diluée. Et se met à vomir ses trippes dans un sac. Horrible le truc ! Comme quoi, les voyages en bus parfois ne sont pas forcément au top niveau odeur. Bordel j’en ai marre du bus ;-)

J’arrive au petit matin à Phoenix. La chaleur n’est pas aussi pesante qu’en été (chaleur brûlante et sèche qui te brûle la peau). C’est même bien agréable en cette période. Mes anciens collègues Jason et Dustin viennent me chercher à la gare routière et on part direction GMA Manufacturing où j’ai fait mon stage quelques années plus tôt. Je revois mon ancien boss super cool Garry, Debi ma mère de famille chez qui je vais loger deux nuits…Les choses ont beaucoup changé pour Debi, elle vit seule maintenant dans un petit appartement avec son nouveau petit chien. Nathan son fils est parti à l’armée. Et Terry mon ancien père de famille habite toujours la maison mais seul.
Durant ces 3 jours à Phoenix je ne vais pas faire grand choses. Je suis un peu déçu de m’être déplacé.Vu que je voulais faire une surprise, tout le monde a des occupations ce weekend. Tout compte fait je partir avec Travis dans une foire médiévale. Un peu à chier, le vulgaire festival en plein air où tu payes plus de 20 dollars l’entrée et à l’intérieur tout est payant. Il n’y a presque que des stands de vente de gadgets soi disant fait mains par les artisans. Ca sent le fake à plein nez. Il n’y a pas d’attractions particulières. Juste des spectacles plus ou moins rigolos. On dira que c’est bien de le faire une fois et encore, on peut largement s’en passer. J’ai juste aimé le spectacle d’hypnose générale, c’était assez fou. Certaines personnes du public ont été choisies. Et ont été complétement hypnotisé et mise sous l’emprise du gourou. Assez bleufant de le voir en vrai. Ca fait réfléchir ! Je me suis aussi acheté une cuisse de porc bien lourde comme à l‘époque des rois.
J’ai revu Terry, Nathan et les grands parents à l’occasion d’une bouffe dans un restaurant mexicain. Vraiment cool de revoir Terry mon père de famille avec qui on a gardé exactement le même contact. On se rappelle les bons moments quand j’étais resté plusieurs mois chez eux. Voilà à peu près tout ce que j’ai fait sur 3 jours à Phoenix. Mais bon je suis excité comme une puce en sachant que je pars pour Hawaii  le lendemain.
Je prends de nouveau le bus de jour cette fois. En attendant le bus j’ai rencontré un ricain qui part travailler sur Phoenix dans une ferme. Un peu en galère le type mais chouette rencontre. Pris en train de rédiger le blog sur mon pc par terre à côté de la prise électrique, j’ai failli loupé mon bus. Je n’ai pas vu l’heure. Enfin c’est surtout qu’il faut normalement se mettre en file et attendre devant la porte vitrée qui ne s’ouvre que électroniquement quand ils sont prêt à faire rentrer les passagers du bus. Tout le monde est déjà rentré quand je m’en rends compte. Et pas moyen d’ouvrir cette porte automatique. Je suis coincé de l’autre côté de la vitre en voyant le bus qui se prépare à partir. J’ai beau toqué il n’y a personne. Quelle merde ce système ricain. Si je le loupe, je loupe mon avion du lendemain pour Hawaii. Finalement je passe au culot via la porte des employés, ils me demandent ce que je fais là et j’arrive à monter tout juste à temps dans le bus. Ouf ! 

Me voilà reparti pour San Diego. J’arrive un peu tard vers minuit. J’ai réservé une nuit d’hôtel au backpacker où j’étais resté avec Remi et Ben un mois plus tôt pour finir la nuit.

Le lendemain je laisse ma planche de surf à la couchsurfeuse qui me reprend ma planche pour 50 dollars, mieux que rien. Dans l’après midi j’ai mon avion. Je me pointe à l’aéroport. J’arrive au guichet et au début ils ne trouvent pas ma réservation, puis ils finissent par me dire que je me suis trompé d’aéroport. Heureusement que j’étais venu en avance. Mais le temps est hyper short du coup. J’ai 45 minutes pour aller à l’autre aéroport qui est à 40 minutes de taxi. Pas le choix, je pays la plus grosse note de taxi de toute ma vie. 100 dollars. Ca m’apprendra à ne pas regarder le nom de l’aéroport. A San Diego il y a 4 aéroports différents de quoi te rendre fou. Le billet d’avion pas cher pour Hawaii (140 euros) tout compte fait me reviendra un peu plus cher ! Mais bon j’arrive tout juste à temps. A croire que Hawaii ne veut pas de moi, c’était moins une !  

Me voilà en partance pour Hawaii depuis le temps que j’en rêvé !

vendredi 7 juin 2013

Retour à San Diego



La route entre Los Angeles et San Diego n’a rien de particulier comparé à celle entre San Francisco et LA qui est tout simplement magnifique. On la fera rapidement. Rémi a son avion le lendemain pour aller s’installer au Québec pour quelques années. Moi j’ai décidé de faire un jour de plus à San Diego pour visiter le Balboa Parc. On récupère ma planche en passant au nord de la ville. Je l’avais mise en dépôt vente dans un magasin mais le marché de la vente ici est tellement énorme qu’il  n’y a pas d’acheteur, et encore moins pour une petite planche comme la mienne (5.10’’). 

Pour notre retour à San Diego on a prévu de faire du couchsurfing. J’ai envoyé les demandes un peu à l’arrache sans avoir eu le temps de checker chez qui on va se retrouver. Mais en même temps cela m’est égale, c’est toujours intéressant de rencontrer des personnes complétement différentes de nous. En tout cas on y va sans se poser de question.

On arrive chez notre hôte dans le centre de San Diego pour passer la nuit. En arrivant on a deux magnifiques boules de poils blanches (le frère et la sœur) hyper actives qui nous sautent dessus. Impossible de les calmer. Tu t’assoies ils te sautent dessus, te lèchent le coup, les oreilles, les orteils tout ce qu’ils peuvent en gros sans jamais s’arrêter. Je n’ai jamais vu ça. Bon on redescend chercher nos affaires dans la voiture, avec Rémi avant de sonner de nouveau on en vient à se demander si l’on veut vraiment dormir avec les chiens parce que bien sûr elle nous a prévenus que les chiens viendront sûrement nous réveiller. On hésite à sonner puis tout compte fait on remonte dans le zoo. De nouveau assailli par les chiens encore plus excités que juste avant. A croire qu’ils sont vraiment contents de nous revoir. Finalement la nuit se passera bien. On ira se boire des verres dans le bar à côté pour la dernière soirée de Rémi. Soirée sympathique. On partagera le même lit, il n’y a que cela mais cela fait du bien d’enfin dormir dans un lit après une semaine en voiture.

Le lendemain on a tout deux plein de choses à faire pour l’organisation de la suite de nos voyages respectifs. On commence déjà par rendre la voiture de location après 3 semaines. On paye chacun 345 dollars (soit 260 euros). C’est raisonnable surtout pour le nombre de nuits que l’on a pu économiser. Ensuite on se sépare, dommage pour le dernier jour mais les impératifs obligent. J’accompagne Rémi à l’arrêt de bus en fin de journée, et ça y est la fin de 3 mois de voyage ensemble est arrivée. En tout cas c’était bien cool de faire ce petit bout de chemin avec le sacré lascar. Je pense que l’on a appris sur nous-mêmes dans ce voyage à partager tant de moments. Ce n’est pas facile tous les jours de vivre 24 heures sur 24 avec quelqu’un surtout que j’étais habitué à voyager tout seul depuis plus de 5 mois en Amérique Centrale mais il n’y a rien à regretter, c’était au top. On a passé des sacrés moments et la plupart du temps on avait les même envies ce qui est important. Il ne faut pas se sentir oppressé par l’autre dans les choix du voyage. Je pense que j’ai appris ou du moins réaliser qu’il ne faut pas toujours imposer sa façon de faire et laisser les choses se dérouler comme elles doivent se passer. Il est primordial de dialoguer et de crever les abcès dès qu’il y en a et ne pas monter en pression. J’ai appris aussi qu’il ne faut pas faire des remarques que pour dire les défauts des gens mais aussi en dire les qualités quand il y en a. Ca fait toujours plaisir à l’autre de le savoir. Enfin voilà quelques petites leçons de vie qui me fera avancés dans la vie ou du moins je l’espère, merci Rémi !
A la suite de cette séparation je repars en solo une nouvelle fois. Je commence à en être habitué après Loic en Janvier 2012, Jbitz en aout 2012 et maintenant Rémi en mars 2013 pour les personnes qui m’ont rejoints. Même en étant habitué, il faut un petit temps d’adaptation inévitable j’en ai bien peur. J’ai appris à aimer et positiver ces phases de transitions. Cela me permet de remettre en question le voyage et de trouver un nouvel élan. Ca me laisse un peu de temps pour moi, et penser à toutes ces choses qui donnent un sens à ta vie. Je pense que c’est normal d’être déboussolé. Mais ça va la boussole revient vite tant que l’on a le temps pour soi et ça tombe bien j’ai tout le temps qu’il me faut dans ce voyage. Le temps n’est même plus un facteur, ‘est complétement sorti de ma tête de me dire que j’ai des obligations. Je reprends goût à cette sensation de liberté totale. Mais en général cette phase pensive arrive lorsque l’on a des blancs dans le voyage. Là je n’en ai pas trop. J’ai ma dernière journée à San Diego puis je compte passer le bonjour rapide à ma famille d’accueil à Phœnix en Arizona. 
A la fin de cette journée je reviens faire une nuit chez ma fameuse couchsurfeuse. Elle aussi est spéciale. Elle fait des consultations (sans diplôme) à des gens perdus et leur donner un sens à ce qu’ils font pour qu’il reprenne confiance en eux. Elle fait tout ça dans son endroit cousit chez elle. Mais parfois je me demande si ce n’est pas elle qui devrait en avoir besoin ;-) Elle rêve de voyager mais ne le fait pas. Couchsurfeuse avertie elle va souvent aux rencontres couchsurfing sur San Diego pour s’évader de son train train quotidien. Moi je trouve ça boring, je voyage déjà assez pour rencontrer de nouvelles personnes pour un soir. J’avais fait une soirée à Santiago comme celle-ci qui m’avait gonfler ! Peut être aussi que j’en ai marre d’expliquer comment je m’appelle, d’où je viens, ce que je fais dans la vie, où j’ai voyagé… Toujours les mêmes questions après plus d’un an de voyage je n’ai plus envie de m’étaler sur le sujet encore moins si je sais que les personnes je ne les reverrais jamais. Du coup par curiosité je vais quand même la rejoindre histoire de sortir de me changer les idées et profiter une dernière fois de San Diego by night. Je la retrouve dans le même bar que la veille. Elle est avec 2 types de la quarantaine de passage eux aussi. Ca tombe bien la soirée ne durera pas très longtemps et je profite du lit confortable tout seul !
Le lendemain je pars toute la journée pour visiter Balboa Parc le grand parc de San Diego. On y trouve plein de musées. C’est vraiment un joli parc à visiter absolument si on est dans le coin. En fin de journée j’ai mon bus de nuit pour Phoenix. En route Simone !