vendredi 7 juin 2013

3 jours à Los Angeles



Venant du nord on s’arrête sans vraiment savoir où l’on va. Eh oui Ben a récupéré son GPS et depuis San Francisco on roule avec la misérable carte gratuite que l’on trouvé au centre touristique. On s’arrête sans le savoir à Venice Beach qui est la plage branchée de Los Angeles. On y trouve tous ces gens dégantés réuni au même endroit. Il y a de tout entre les artistes, les camés, les sportifs, les touristes… L’ambiance est au top. On est un samedi ensoleillé et tout le monde est de sortie. La digue est bien remplie. On trouve pas mal de spectacles de rue, de magasins en tout genre et même des centres de santés pour te délivrer une ordonnance médicale pour la consommation de Marijuana avec ses racoleurs habillés en vert (la consommation de marijane est légale en Californie pour le peu que l’on obtienne cette carte mais il faut être résident ). Enfin voilà on se sent bien sur cette plage. L’ambiance est au top, on peut voir les skateurs nombreux s’exercer dans le bol géant, les basketteurs, les bodybuilders… On restera un petit moment sur cette plage à profiter de l’atmosphère branchée.
On ira ensuite sur les canaux juste derrière. On dirait un petit bout de hollande avec ses maisons en bord de rive et son ambiance calme. Il est ensuite temps de se diriger vers le downtown de LA où l’on a un match de basket au Staples Center qui nous attend le soir : les Clipers de LA vs les Nets de Brooklin.

La route est longue heureusement que l’on s’y est pris à l’avance. La ville est gigantesque. Ce n’est pas une ville à taille humaine, il nous faudra près de 2 heures pour en traverser une petite partie. On arrive à se garer dans la rue en dehors d’un parking payant qui te charge 10 dollars le temps du match. C’est notre premier match de NBA à tous les deux. On est plutôt excité. Ils nous filent même un tee shirt gratuit pour supporter l’équipe. L’ambiance y est mais n’est pas non plu folle comparé à un match de football ou de handball en France. La musique à la ricaine pour mettre l’ambiance fait la majeure partie du travail. On aura de la chance le match est serré jusqu’au bout ce qui nous ferra vibrer jusqu’à la fin. L’équipe de LA a finalement remporté la victoire 101 à 95. Bon petit score ! 

On quitte le stade enchanté de ce match mais le plaisir de la victoire s’estompera vite. Et comme un voyage est toujours comblé d’imprévu on en fera la triste expérience. Après le match on sort avec le flot de supporters, on se dirige ensuite vers la voiture pour que je récupère mon passeport pour aller boire un verre et fêter ça. Un supporter m’a donné une adresse d’un bar avec vue sur la ville. En arrivant à la voiture, pas moyen de trouver les clés de la voiture. J’ai paumé les clés. En quelques secondes la soirée tourne au drame. On a tout laissé dans le coffre de la voiture pour ne pas se faire braquer. Je n’ai strictement rien sur moi, pas d’argent, ni de téléphone (je voyage sans depuis plus d’un an), ni de passeport. Rémi lui a son passeport et une vingtaine de dollars. Pour rajouter un peu de piment à cette sale histoire, il est 23h, pas d’habits chauds pour passer la nuit dans la rue, et en plus de cela on est garé sur une place de parking qui n’est pas autorisé le lendemain. Eh oui les ricains sont les pros pour te faire chier avec les places de parkings. A chaque emplacement il y des règles différentes, on en a déjà fait les frais à San Francisco avec l’amende pour le lavage de la route une heure une fois par semaine. Si on ne bouge pas la voiture le lendemain matin, elle sera towe away (embarqué à la fourrière). On a vite appris ce mot, ce n’est pas compliqué c’est marqué partout. Et pour finir Rémi a son avion dans 2 jours à San Diego. V’là le pétrin !

On essaie de garder notre calme, moi je m’en veux pas mal d’avoir merdé. Les clés sont entre la voiture et le stade. On revient sur nos pas en direction du stade rien. L’entrée principale du stade est fermée. Je toc à la vitre car je vois 2 gardes au loin. Ils viennent finalement m’ouvrir et me dire qu’il faut je vois ça derrière. On fait le tour, je sonne à l’interphone. 5 minutes plus tard ils m’envoient quelqu’un. Mais le temps paraît long dans ces moments là. Rémi doit rester dehors. Je pars avec un garde vers les lost & found. Ils n’ont pas mes clés. Je supplies le garde pour aller voir dans le stade. Il me dit que les sièges ont étés rabattus et que c’est mort en gros. Je lui demande quand même si on peut aller voir ensemble d’un air désespéré. On part voir sous le siège, et là rien du tout. Là je me décompose, je sens la grosse galère. Mais le garde me dit, attends je vais quand même demander à la femme de ménage en train de laver à quelques mètres plus loin. C’est une Mexicaine, elle ne parle pas bien anglais. Je lui demande en espagnol et me dit qu’elle a trouvé des clés et qu’elle les a mises de côté. Et bim elle me sort les clés. Je ne sais pas comment la remercier. Je check le garde et je crie un bon coup. Quelle réjouissance ! Le stress aura bien duré une heure. Je saute sur Rémi en sortant du stade, yeah man ! Après ce coup fourré on part faire la teuf dans le downtown. Ca nous a bien relancés. On change de spot de parking pour se mettre dans le downtown, on picole du vin dans la voiture. Une fois bien chaud, on part faire un tour dans un immeuble qui a une vue sur la ville mais le toit est fermé. En plus manque de pot quand on a finit notre tour, les bars ferment. On finira par se coucher dans la voiture garé sur une avenue du centre ville.

Au moins dès le lendemain on est d’attaque pour visiter le downtown de LA. C’est dimanche, c’est bien mort. Le centre d’affaire est vide. On a l’impression d’avoir la ville pour nous. On se ballade entre les gratte-ciels. Ensuite on veut passer par Hollywood boulevard. On passera juste en voiture pour continuer vers les Bervely Hills et voir les propriétés des stars. On en prend plein les yeux, c’est hallucinant surtout quand on vient de passer plus d’un an en Amérique du Sud. Les routes sont toutes bordées de palmiers. On aperçoit quelques belles propriétés mais les plus belles sont cachées derrière d’énormes clôtures. Du coup on se doute qu’il doit y avoir quelque chose de gros derrière. Mais bon même les petites envoient déjà du pâté ! On aperçoit aussi les tours bus qui vadrouillent avec leurs touristes, ce qui nous dit que l’on est au bon endroit parce que notre carte ne nous aide pas du tout.

On se dirige ensuite vers le quartier de Rodeo Drive où l’on trouve tous les magasins de luxe (sacs, bijoux, habits, prêt à porter…). On peut aussi y voir des voitures de collections dans la rue. Il n’y a pas une minute sans voir une Ferrari, Porche, Bugatti… Ca sent le fric à plein nez, c’est écœurant. On rentre dans quelques boutiques par curiosité. On voit des bijoux à plusieurs centaines de milliers de dollars, des robes hors de prix… Après avoir vu ce quartier atypique on veut voir un peu de plage. On part vers les plages du sud ouest de LA en longeant la côte. Il nous faudra au moins 2 heures pour rejoindre la côte. On la longe vers le sud, fini les gros building. Mais on a cette impression de ne jamais sortir de la ville, c’est sans fin. On passe à travers le port de LA qui est lui aussi gigantesque avec plusieurs super pont à passer. On finira par jouer au frisbee et se siroter des bières sur la plage, et si ça ne plaît pas aux flics on s’en fou. J’en ai un peu marre de la privation de liberté dans ce pays. Il y a toujours des lois pour t’emmerder et en plus de cela tu le vois tout le temps, c’est indiqué partout sur les panneaux avec le numéro de l’article de loi et le montant de l’amende. Pour te le rappeler au cas où tu avais oublié ! Mais les ricains sont disciplinés en règle générale pas comme les français. On se fera un petit restaurant libanais bien sympa dans le quartier branché de NOM. 
Le lendemain on a prévu d’aller au Six Flags de Los Angeles. Un des plus grands et des plus ascensionnels au monde. Après notre saut en parachute on y va assez relax prêt à en découdre avec les attractions phares. On fait la route de nuit pour ne pas se retrouver coincé dans les bouchons le lendemain. Sans s’être renseigner avant, on s’aperçoit que le parc d’attraction est à l’opposé de la ville au nord est. Il nous faudra de nouveau 2 heures pleines sur l’autoroute pour traverser la ville. On se cherche un spot pour dormir dans la voiture. On est presque rodé maintenant. L’idéal est de se parquer dans un quartier résidentiel où il y a d’autres voitures pour passer inaperçu. Mais là au premier abord on est arrivé dans une ville à la Dysney land. Le plan galère commence pour trouver un emplacement pour se garer sans risquer de se faire déloger par les flics en pleine nuit. On finit par trouver un quartier pas trop mal.

On a réservé les places pour Six Flags sur internet ce qui nous permet d’économiser une 20 aines de dollars chacun. Mais contre système à l’américaine oblige, tu dois payer 10 dollars de plus pour le parking pour changer. On se garera finalement à 30 minutes à pied pour ne donner plus d’argent à ces ricains. En arrivant on est sur le cul, ils y a des manèges dans tous les sens, c’est le cas de le dire. Des loopings intérieurs, extérieurs, des trains avec les pieds dans le vide, d’autres où tu es debout enfin la totale. Il y a le système des fast pass comme à Dysney Land mais celui-ci coûte presque le prix du ticket d’entrée. On fera la queue comme tout le monde. Arrivé dans le parc à 11h du matin on en ressortira à la nuit tombée. Les attractions étaient folles, c’était bien de le faire une fois dans sa vie. On a fini par la meilleure qui était tip top en position allongée les pieds et bras dans le vide à la superman.

Après cette grosse journée de marche et d’adrénaline, on reprend la route pour aller dormir au sud de LA pour continuer la route vers San Diego le lendemain.

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