
Venant du nord on
s’arrête sans vraiment savoir où l’on va. Eh oui Ben a récupéré son GPS et
depuis San Francisco on roule avec la misérable carte gratuite que l’on trouvé
au centre touristique. On s’arrête sans le savoir à Venice Beach qui est la
plage branchée de Los Angeles. On y trouve tous ces gens dégantés réuni au même
endroit. Il y a de tout entre les artistes, les camés, les sportifs, les
touristes… L’ambiance est au top. On est un samedi ensoleillé et tout le monde
est de sortie. La digue est bien remplie. On trouve pas mal de spectacles de
rue, de magasins en tout genre et même des centres de santés pour te délivrer
une ordonnance médicale pour la consommation de Marijuana avec ses racoleurs
habillés en vert (la consommation de marijane est légale en Californie pour le
peu que l’on obtienne cette carte mais il faut être résident ). Enfin
voilà on se sent bien sur cette plage. L’ambiance est au top, on peut voir les
skateurs nombreux s’exercer dans le bol géant, les basketteurs, les
bodybuilders… On restera un petit moment sur cette plage à profiter de
l’atmosphère branchée.
On ira ensuite sur les
canaux juste derrière. On dirait un petit bout de hollande avec ses maisons en
bord de rive et son ambiance calme. Il est ensuite temps de se diriger vers le
downtown de LA où l’on a un match de basket au Staples Center qui nous attend
le soir : les Clipers de LA vs les Nets de Brooklin.

La route est longue
heureusement que l’on s’y est pris à l’avance. La ville est gigantesque. Ce
n’est pas une ville à taille humaine, il nous faudra près de 2 heures pour en
traverser une petite partie. On arrive à se garer dans la rue en dehors d’un
parking payant qui te charge 10 dollars le temps du match. C’est notre premier
match de NBA à tous les deux. On est plutôt excité. Ils nous filent même un tee
shirt gratuit pour supporter l’équipe. L’ambiance y est mais n’est pas non plu
folle comparé à un match de football ou de handball en France. La musique à la
ricaine pour mettre l’ambiance fait la majeure partie du travail. On aura de la
chance le match est serré jusqu’au bout ce qui nous ferra vibrer jusqu’à la
fin. L’équipe de LA a finalement remporté la victoire 101 à 95. Bon petit
score !

On quitte le stade
enchanté de ce match mais le plaisir de la victoire s’estompera vite. Et comme
un voyage est toujours comblé d’imprévu on en fera la triste expérience. Après
le match on sort avec le flot de supporters, on se dirige ensuite vers la
voiture pour que je récupère mon passeport pour aller boire un verre et fêter
ça. Un supporter m’a donné une adresse d’un bar avec vue sur la ville. En
arrivant à la voiture, pas moyen de trouver les clés de la voiture. J’ai paumé
les clés. En quelques secondes la soirée tourne au drame. On a tout laissé dans
le coffre de la voiture pour ne pas se faire braquer. Je n’ai strictement rien
sur moi, pas d’argent, ni de téléphone (je voyage sans depuis plus d’un an), ni
de passeport. Rémi lui a son passeport et une vingtaine de dollars. Pour
rajouter un peu de piment à cette sale histoire, il est 23h, pas d’habits
chauds pour passer la nuit dans la rue, et en plus de cela on est garé sur une
place de parking qui n’est pas autorisé le lendemain. Eh oui les ricains sont
les pros pour te faire chier avec les places de parkings. A chaque emplacement
il y des règles différentes, on en a déjà fait les frais à San Francisco avec
l’amende pour le lavage de la route une heure une fois par semaine. Si on ne
bouge pas la voiture le lendemain matin, elle sera towe away (embarqué à la
fourrière). On a vite appris ce mot, ce n’est pas compliqué c’est marqué
partout. Et pour finir Rémi a son avion dans 2 jours à San Diego. V’là le pétrin !

On essaie de garder
notre calme, moi je m’en veux pas mal d’avoir merdé. Les clés sont entre la
voiture et le stade. On revient sur nos pas en direction du stade rien.
L’entrée principale du stade est fermée. Je toc à la vitre car je vois 2 gardes
au loin. Ils viennent finalement m’ouvrir et me dire qu’il faut je vois ça
derrière. On fait le tour, je sonne à l’interphone. 5 minutes plus tard ils
m’envoient quelqu’un. Mais le temps paraît long dans ces moments là. Rémi doit
rester dehors. Je pars avec un garde vers les lost & found. Ils n’ont pas
mes clés. Je supplies le garde pour aller voir dans le stade. Il me dit que les
sièges ont étés rabattus et que c’est mort en gros. Je lui demande quand même
si on peut aller voir ensemble d’un air désespéré. On part voir sous le siège,
et là rien du tout. Là je me décompose, je sens la grosse galère. Mais le garde
me dit, attends je vais quand même demander à la femme de ménage en train de
laver à quelques mètres plus loin. C’est une Mexicaine, elle ne parle pas bien
anglais. Je lui demande en espagnol et me dit qu’elle a trouvé des clés et
qu’elle les a mises de côté. Et bim elle me sort les clés. Je ne sais pas
comment la remercier. Je check le garde et je crie un bon coup. Quelle
réjouissance ! Le stress aura bien duré une heure. Je saute sur Rémi en
sortant du stade, yeah man ! Après ce coup fourré on part faire la teuf
dans le downtown. Ca nous a bien relancés. On change de spot de parking pour se
mettre dans le downtown, on picole du vin dans la voiture. Une fois bien chaud,
on part faire un tour dans un immeuble qui a une vue sur la ville mais le toit
est fermé. En plus manque de pot quand on a finit notre tour, les bars ferment.
On finira par se coucher dans la voiture garé sur une avenue du centre ville.

Au moins dès le
lendemain on est d’attaque pour visiter le downtown de LA. C’est dimanche,
c’est bien mort. Le centre d’affaire est vide. On a l’impression d’avoir la
ville pour nous. On se ballade entre les gratte-ciels. Ensuite on veut passer
par Hollywood boulevard. On passera juste en voiture pour continuer vers les
Bervely Hills et voir les propriétés des stars. On en prend plein les yeux, c’est
hallucinant surtout quand on vient de passer plus d’un an en Amérique du Sud. Les
routes sont toutes bordées de palmiers. On aperçoit quelques belles propriétés
mais les plus belles sont cachées derrière d’énormes clôtures. Du coup on se
doute qu’il doit y avoir quelque chose de gros derrière. Mais bon même les
petites envoient déjà du pâté ! On aperçoit aussi les tours bus qui
vadrouillent avec leurs touristes, ce qui nous dit que l’on est au bon endroit
parce que notre carte ne nous aide pas du tout.
On se dirige ensuite
vers le quartier de Rodeo Drive où l’on trouve tous les magasins de luxe (sacs,
bijoux, habits, prêt à porter…). On peut aussi y voir des voitures de
collections dans la rue. Il n’y a pas une minute sans voir une Ferrari, Porche,
Bugatti… Ca sent le fric à plein nez, c’est écœurant. On rentre dans quelques
boutiques par curiosité. On voit des bijoux à plusieurs centaines de milliers
de dollars, des robes hors de prix… Après avoir vu ce quartier atypique on veut
voir un peu de plage. On part vers les plages du sud ouest de LA en longeant la
côte. Il nous faudra au moins 2 heures pour rejoindre la côte. On la longe vers
le sud, fini les gros building. Mais on a cette impression de ne jamais sortir
de la ville, c’est sans fin. On passe à travers le port de LA qui est lui aussi
gigantesque avec plusieurs super pont à passer. On finira par jouer au frisbee
et se siroter des bières sur la plage, et si ça ne plaît pas aux flics on s’en
fou. J’en ai un peu marre de la privation de liberté dans ce pays. Il y a
toujours des lois pour t’emmerder et en plus de cela tu le vois tout le temps,
c’est indiqué partout sur les panneaux avec le numéro de l’article de loi et le
montant de l’amende. Pour te le rappeler au cas où tu avais oublié ! Mais
les ricains sont disciplinés en règle générale pas comme les français. On se
fera un petit restaurant libanais bien sympa dans le quartier branché de NOM.

Le lendemain on a prévu
d’aller au Six Flags de Los Angeles. Un des plus grands et des plus ascensionnels
au monde. Après notre saut en parachute on y va assez relax prêt à en découdre
avec les attractions phares. On fait la route de nuit pour ne pas se retrouver
coincé dans les bouchons le lendemain. Sans s’être renseigner avant, on
s’aperçoit que le parc d’attraction est à l’opposé de la ville au nord est. Il
nous faudra de nouveau 2 heures pleines sur l’autoroute pour traverser la
ville. On se cherche un spot pour dormir dans la voiture. On est presque rodé
maintenant. L’idéal est de se parquer dans un quartier résidentiel où il y a
d’autres voitures pour passer inaperçu. Mais là au premier abord on est arrivé
dans une ville à la Dysney land. Le plan galère commence pour trouver un
emplacement pour se garer sans risquer de se faire déloger par les flics en
pleine nuit. On finit par trouver un quartier pas trop mal.
On a réservé les places
pour Six Flags sur internet ce qui nous permet d’économiser une 20 aines de
dollars chacun. Mais contre système à l’américaine oblige, tu dois payer 10
dollars de plus pour le parking pour changer. On se garera finalement à 30 minutes
à pied pour ne donner plus d’argent à ces ricains. En arrivant on est sur le
cul, ils y a des manèges dans tous les sens, c’est le cas de le dire. Des
loopings intérieurs, extérieurs, des trains avec les pieds dans le vide,
d’autres où tu es debout enfin la totale. Il y a le système des fast pass comme
à Dysney Land mais celui-ci coûte presque le prix du ticket d’entrée. On fera
la queue comme tout le monde. Arrivé dans le parc à 11h du matin on en
ressortira à la nuit tombée. Les attractions étaient folles, c’était bien de le
faire une fois dans sa vie. On a fini par la meilleure qui était tip top en
position allongée les pieds et bras dans le vide à la superman.
Après cette grosse
journée de marche et d’adrénaline, on reprend la route pour aller dormir au sud
de LA pour continuer la route vers San Diego le lendemain.
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