lundi 27 février 2012
En route vers Quellon ?
dimanche 26 février 2012
Coyhaique
Complétement morts après cette route de fou on cherche une hospedaje (auberge) sans rien trouver. Tout est fermé à 6h du matin. Après cette nuit presque blanche on se retrouve donc à dormir avec les 2 français en pleine ville sur un petit bout d’herbe dans la rue pour une bonne heure. Pas le choix ! Enfin arrivés à Coyhaique on peut enfin retirer de l’argent même si du coup je n’avais presque rien dépensé en 4 jours au Chili. Par la suite on ira directos à l’agence de Naviera Austral pour savoir quand les bateaux partent pour faire Puerto Chacabuco – Quellon sur l’ile de Chiloé (toujours au Chili). C’est le bon plan que Rémi m’a conseillé de faire. Petite croisière d’une trentaine d’heures dans les fiords avec des paysages magnifiques et sans fucking touristes à part nous ! Pour une somme dérisoire (une trentaine d’euros seulement !). La nana de l’agence nous dit qu’il n’y a qu’un bateau par semaine le mercredi (nous sommes lundi) mais qu’il n’est pas possible d’acheter sa place d’ici parce que vues les circonstances avec les grèves et les barrages ce n’est pas sûr du tout qu’il y ait des départs. Le seul moyen de savoir c’est de se rendre à Puerto Chacabuco à un peu moins de 100 bornes de Coyhaique au nord, là où doit partir le bateau. Mais seulement il n’y a plus de bus parce que les routes sont bloquées. La galère de la journée interminable commence.
Caleta Tortel
samedi 25 février 2012
Puerto Aysen & Puerto Chacabuco
On se trouve donc une petite auberge pas chère prêts à y faire quelques nuits. Ici c’est, dirons-nous le cul du monde. Il n’y a rien à faire. Chaque jour vers 20h il y a les informations sur les décisions prises lors de la réunion du jour faite avec les protestataires et le gouvernement chilien. Et bonne nouvelle apparemment le bateau devrait repartir demain à 9h du matin. Si c’est le cas, on a vraiment un bol monstre… La suite au prochain épisode !
Chile Chico (Chilie)
Apparemment le lendemain il y a un bus qui part pour Puerto Guadal à 70 kms de Chile Chico. Par contre les bus pour aller à Cochrane (200 kms de Chile Chico sur la route de Tortel) est en panne ! Je suis assez serein et j’attendrai tranquillement le lendemain pour prendre le bus pour Puerto Guadal.
Après avoir visité par moi-même une petite grotte sans grande importance à côté de la ville, j’apprends que le bus est plein et qu’il fallait réserver ! Merci à la dame de l’office de tourisme. Un peu dégouté d`avoir attendu bêtement le bus, un autre chilien en stage à Chile Chico se trouve dans la même galère. On décide donc de faire du stop pour aller à Puerto Guadal malgré le peu de voitures étant donné les circonstances. Après une petite heure un fourgon nous propose de nous prendre pour 6 000 pesos. On accepte et ça y est je quitte enfin Chile Chico.
jeudi 16 février 2012
4 jours à El Chalten
Ce ne sont pas les premiers que je rencontre ni les derniers je pense. Ils sont partout ces israeliens, du moins depuis Ushuaia. J’ai appris pas mal de choses sur leur pays. Les hommes après le lycée partent pour 3 ans d’armée pour participer à l’effort de guerre. Quand aux femmes c’est seulement 2 ans ! Ils ont un an de formation et après ils se retrouvent au front. Du coup après leurs quelques années de guerre beaucoup partent voyager pour plusieurs mois loin de chez eux. L’Israël étant par nature juive, ils ne peuvent pas aller dans les pays frontaliers musulmans avec lesquels il y a beaucoup de tensions.
Ayant bien sympathisé avec eux je vais partir avec eux le lendemain pour un trek de 2 jours. On se fera la rando de 4h en 2h (Poincenot 9,5 km 350 m de dénivellé gentil). Arrivés en haut, on monte le camp où il y a déjà pas mal de tentes. J’y rencontre d’ailleurs Dorian un français de polytech’ Marseille qui est en dernière année. Le monde est sacrément petit. Là haut c’est hyper venté on entendra les arbres siffler toute la nuit. Le plan est de se réveiller à 4h du mat pour aller voir le lever de soleil sur le mont Fitz Roy. On n’arrivera pas à se lever. La pluie, le vent et le froid nous condamnera sous la tente pour ce réveil très matinal. On montera au Lago de los tres un peu plus tard dans la matinée malgré le brouillard et la tempête. On se dirigera ensuite vers le lac Torre pour un retour à la ville vers 21h. Tout ça à un rythme impressionnant. 9h de marche équivalent à 14h de marche sur la carte… Le physique est bien attaqué, les cloques commencent à arriver ;-( Mais pour se remettre d’aplomb rien de tel que 700 g de steack chacun…
De retour à l’hôtel pour une nuit on repart le lendemain avec le français et le plus en forme des israeliens pour aller au Lago Toro. 7h de marche aller, camping sur place et retour le lendemain. Après 4h de marche on découvre un pur endroit et décide de faire du camping sauvage. L’endroit est magnifique, on a une vue de presque 360°. Qui dit camping sauvage dit feu sauvage, qui nous permettra de se réchauffer une fois la nuit glaciale tombée. On se fera un retour matinal pour avoir nos bus respectifs. A 10 minutes près j’arrive à avoir un bus pour Los Antiguos au nord de El Chalten ce qui me permettra d’aller le lendemain à Chile Chicos (Chili) pour faire un petit bout de la carretera Australe.
samedi 11 février 2012
3 jours à El Calafate
Le glacier est splendide, je n’avais jamais rien vu de tel, je pense que les photos parlent d’elles même. C’est immense, quelques km de large, des dizaines de long et à la partie qui se stoppe dans l’eau la hauteur est de 60m. C’est hallucinant, fascinant… On peut le regarder des heures. C’est l’œuvre de milliers d’années… La couleur bleue de la glace vient du compactage…Pour l’instant ça fait partie avec les chutes d’Iguacu des choses à absolument voir en Argentine… Ultra touristique mais tellement bon…
El Calafate est une petite ville sympathique, on se croirait dans un petit village de montagne. C’est de loin l’une des villes les plus agréables que j’ai vues depuis le début du trip…
Je suis motivé à faire du stop, je pars dès 9h sur le bord de la route pour me caler à la sortie de la ville après le poste de douane (bien 4 kms). Après 5h sans succès, je rebrousse chemin avec mes sacs bien trop lourds (19 kg + 8kg) que je n’arrive pas à vider ! et je prends un bus pour 3h de route seulement ;-) pour El Chalten. Le comble du bus, je suis tout seul dans un bus de 50 personnes ! Traversant les collines arides…
jeudi 9 février 2012
4 jours à Ushuaia toujours en Argentine
Ca y est me voici dans la ville la plus australe de l’Amérique du sud. C’est un peu cette ville qui a décidé de la date de départ. Il fallait absolument y être avant fin février, avant qu’il ne fasse trop froid. Apparemment, ici on peut avoir les 4 saisons en une journée. Le temps change très très vite, j’en ai d’ailleurs fait l’expérience…
En arrivant le soir vers 23h sans hôtel dans ce froid glacial pas évident du tout de trouver une petit lit dans une auberge de jeunesse. Après avoir fait 5 auberges sans succès, la 6e s’avère être la bonne. Oufff !!! Je me rends compte que je suis dans la même chambre que Guillaume et Edouard. Ce sont 2 français que j’ai rencontré quelques jours plus tôt à Puerto Madryn. Ca tombe bien ! Je vais passer les 3 prochains jours avec eux. Au programme pas grand-chose à faire dans les environs à part randonner, visiter des musées et si l’on veut petite balade en bateau sur le canal de Beaggle (canal comme celui de Magellan un peu plus au nord, qui relie l’océan Atlantique et Pacifique, sans avoir besoin de passer par le cap horn). Mais gare à qui s’y aventure comme je disais précédemment le temps change très vite et même dans le canal la traversée est risquée !
Le premier jour sera plutôt cool du moins jusqu’au milieu d’après midi. A 3 on se motive pour se faire une petite marche de 4h A/R. On se trompant de chemin plusieurs fois, on arrive enfin à sortir de la forêt et à être sur les hauteurs qui surplombent toute la ville d’Ushuaia. A peine arrivés la neige se met à tomber et la vue à diminuer. Pas le temps de beaucoup en profiter une fois là haut avec ce froid glacial. Parti de 0, on est monté à 800 m sans lacets, autant dire que pour la première rando, les cuisses sont déjà bien chaudes. La descente se fera bien vite pour arriver directos dans l’Irish pub de la ville, pour déguster la bière du coin : la Beaggle. Pas mauvaise du tout cette petite bière mais il lui manque encore un peu de caractère notamment au niveau du degrés ! Le bar se bondera de touristes du monde entier. Je ressens déjà cette overdose de touristes tout autour à parler anglais!!! Soirée sympathique malgré tout !
Le deuxième jour je vais me faire le musée dans l’ancien centre pénitencier avec un ricain de l’auberge. Très bien, mais il faut du temps et beaucoup de patience pour tout lire… Les 2 autres devaient se faire un tour en bateau sur le canal de Beaggle, mais sortie annulée pour cause de mauvais temps (à vue d’œil un bon force 6 déjà en version vent polaire…). L’après midi on a prévu de partir pour le parc national de la terre de feu pendant 3 jours. Au programme rando et camping en tente malgrès de temps glacial.
On se fait déposer par une navette le dimanche soir dans un camping gratuit. La pluie se met de la partie ainsi que les petites bourrasques de vent. Mais motivés on arrivera à se faire un feu avec le bois mouillé trouvé sur place. Le soleil se couchant assez tard (22/23h), on part faire un tour avec Edouard voir si l’on ne peut pas acheter quelque chose à manger au camping payant car on est parti un peu vite, il nous manquera forcément à manger. A peine arrivé, la cafétéria ferme, le vent se met à monter, le froid à nous geler, on est bien blasé, on décide de faire du stop pour rentrer. La première voiture s’arrête et nous ramène au camp. C’est une famille Argentine d’Ushuaia ultra gentille qui en nous déposant nous donnera tout ses restes de son camping : morceaux de poulets, boudin noir, charbon, coca et même des serviettes. Que demander de plus, on rentre au camp le sourire aux lèvres. Le feu s’allume tant bien que mal, mais on s’en sort. On a même trouvé une pierre ultra fine qui nous servira de « plancha » pour cuire notre poulet. Repas royal malgré ce froid glacial !
La nuit en tente sera bien fraîche surtout pour les 2 compères pas très bien équipés. Au réveil, pas avant 13h car avant il pleut, les montagnes aux alentours sont toutes couvertes de neige. On se décide quand même de faire la rando la plus difficile du parc. 8h de marche au programme pour monter 1000 m de dénivelé et arriver au sommet. On fera la montée avec 3 français supplémentaires qui étaient au même camping que nous. Je me suis mis en tête que cette rando était un entraînement pour la suite, j’ai donc un peu poussé sur les gambettes… à la moitié c’est enneigé tout autour, on s’enfoncera jusqu’aux genoux à certains endroits. Mais cette petite ascension est bien sympa, et une fois au sommet, elle nous permet d’avoir une vue d’ensemble sur Ushuaia, le canal de Beaggle et toutes les montagnes alentours. Ouahhh quel pied ! Une des filles ne saura pas monter jusqu’au bout ! La descente nous achèvera les cuisses pour aujourd’hui, de retour au camp un peu tard, de nouveau petit barbecue, où l’on partage notre bouffe tant bien que mal avec le peu qu’il nous reste.
Cette nuit sera bien meilleure que la première, la pluie n’étant pas de la partie. Le lendemain c’est bien ensoleillé et on part à 3 se faire une rando de 4h le long du lac du national parc. Très sympa même si un peu épuisant avec la marche de la veille et les sacs sur le dos !
Voilà ne voulant pas rester à Ushuaia plus longtemps (trop froid pour moi, cher et trop de touristes) je ne perds pas de temps et je prends mes billets de bus pour le lendemain à 5h du mat, direction El Calafate pour voir le glacier Perito Moreno…
samedi 4 février 2012
Visite de la Péninsule Valdès (Puerto Madryn, Argentine)
N’ayant pas réservé d’auberge à l’avance j’arrive à me trouver un truc sympathique pour une nuit où je réserve un tour pour la journée du lendemain sur la péninsule. On est un petit groupe de 5 touristes, ambiance sympa. On passera la journée à aller de point de vue en point de vue surplombant les animaux. L’ile est assez grande (100 km) ce qui fait pas mal de temps en voiture ;-(
Le soir je demande au guide de me déposer sur la seule petite bourgade de la péninsule pour y faire ma première nuit de camping du voyage. Le village tout petit est entouré de falaises. C’est vraiment beau. Je me suis fais une petite rando brousse de 10 km en fin de journée pour aller voir une dernière fois les lions de mer.
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