
Après avoir passé un
mois à Bali en solo je m’apprête à recevoir ma mère et ma sœur Clara. Cela fait
une année que je ne suis pas revenu en France et le besoin de se voir est fort.
Je vais quitter ma petite pailotte de Balangan face à la mer pour une petite
résidence bien sympathique (Alamanda Villas) non loin de là à Bingin. L’endroit
est parfait, petit bungalow, salle de bain extérieur avec de la verdure,
piscine, internet et petit déjeuner inclus pour 50 dollars la nuit. Le rapport
qualité prix est imbattable dans les environs et en plus on a l’eau chaude
(cela fait plus d’un mois que je vis à l’eau froide). On a prévu de faire une
dizaine de jours par ici dans le Bukit (péninsule dans le sud de Bali).






Mais avant il me faut
les attendre à l’aéroport. Elles arrivent en plein dans le rush vers 19 heures.
Il me faudra attendre plus d’une heure pour les voir finalement arriver.
J’essaie de me distinguer des hommes aux pancartesqui viennent chercher leurs
clients. J’ai négocié un taxi en attendant pour qu’on les dépose dans un
premier temps dans un hôtel à Kuta. On passera la première nuit à Kuta pour ne
pas que le trajet soit trop long jusque Bingin. Elles sont bien fatiguées du voyage.
Mais le décalage horaire étant dans le bon sens, j’emmène Clara en boîte au Sky
Garden. Boîte de nuit impressionante sur plusieurs étages. Complétement par
hasard on rencontrera mon pote Juanma qui est là aussi en train de danser avec
2 copines espagnoles de Madrid. On fera la fête une bonne partie de la nuit.
Le
lendemain on est un peu short pour visiter la ville de Kuta car je dois déposer
ma planche à réparer avant midi à Jimbaran. Je trouve un taxi dans la rue que
je fais venir à notre hôtel à Kuta pour qu’il emmène les filles à Bingin. Le
taxi s’est perdu, j’aurai le temps de passer à Jimbaran, et à Balangan pour
récupérer mon cubi d’eau et mon sac chez Juanma. J’arrive finalement en même
temps qu’eux.
La dizaine de jours à
Bingin est plutôt relaxe. On visite les plages des alentours comme Uluwatu
(très joli à marée basse), Padang padang, Bingin et Balangan. L’endroit est
parfait, moi je peux aller surfer à Impossible et les femmes se faire une
bronzette sur la plage de Bingin ou à la piscine. On se fait des bons petits
restaurants ainsi que des bons petits massages pour 5/6 dollars de l’heure.
Pour nous déplacer on monte à 3 sur le même scooter, c’est assez folchlorique.
L’avantage d’être à 3 sur la moto est que l’on n’a pas besoin d’hurler pour se
parler, on est tellement serré ! J’ai appris que c’était interdit d’être à
3 adultes. Une fois un policier faisant la circulation a essayé de nous arrêter
avec son bras. J’ai accéléré pour ne pas me prendre d’amende et c’est passé. On
a loué un scooter pour Maman lorsque l’on a fait un tour pour Nusa Dua. Sympa à
voir, il y a un water blow impressionant. Les vagues qui se fracassent sur les
roches créent une vague en hauteur de plusieurs mètres. Ca vaut le coup d’œil (de
préférence quand il y a du swell).
Après Bingin j’ai
réservé 8 jours dans le même genre de villa à Canggu qui s’appelle Tepikali.
Encore une fois c’est ce que j’ai trouvé de mieux, pour seulement 35 dollars la
nuit. On a exactement les mêmes prestations qu’à Bingin. La mère est enchantée.
Il n’y a plus les falaises du Bukit par ici, mais plutôt des plages de sable
noir à perte de vue. Ces plages là ont moins de charme à mon goût mais on est
bien mieux situé pour rayonner dans le nord de l’île où se trouve la plupart
des attraits touristiques. Avec l’hôtel on peut louer une voiture pour 20
dollars la journée dont on profitera plusieurs fois. J’ai toujours mon scooter
car je le loue deux mois entiers. Cela nous permet d’effectuer les petits
trajets pour rayonner dans les environs. Le séjour à Canggu est plus rythmé,
finit la bronzette sur la plage. On tente de visiter un maximum. Une petite
marche sur les plages au nord d’Eco beach (plage principale de Canggu), visite
de Seminiak et de Kuta à pied.
On se fera une balade
en voiture sur la journée du côté d’Ubud qui est une ville assez touristique
mais qui a un certain charme. Elle est située en bordure d’une jolie forêt de
singes. Il y a beaucoup de spectacles de danse traditionnelle balinaise aussi.
Sur la route on s’arrêtera par hasard au temple de Taman Ayun qui vaut la peine
d’être vu. On ira aussi au temple Bukit Sari qui est situé dans une autre forêt
de singes sympa comme tout. Le nombre de chimpanzés est impressionant. On
cherchera les rizières en terrasse qui se trouve dans les environs d’Ubud sans
les trouver vraiment. Dans Ubud on mangera dans le restaurant Lotus qui nous
permet l’entrée gratuite pour le temple Saraswati derrière. Sympa bien que très
touristique.
On se fera aussi un
road trip similaire à ce que j’ai fait avec Ayu quelques semaines plus tôt vers
Lovina. Cette fois ci sur une journée. On ira à la cascade de Munduk pour
commencer puis aux cascades de Sekumpul où l’on passera plusieurs heures à se
balader entre les différentes cascades. On terminera la journée par un joli
couché de soleil à Lovina pour ensuite manger dans un marché de nuit peu cher.




Le dernier road trip
sera des plus coriaces. On a prévu de s’attaquer à l’ascension du Mont Batur.
Départ depuis Canggu 2 heures du matin pour avoir la chance si tout se passe
bien de voir le levé de soleil une fois au sommet. J’ai prévu de ne pas prendre
de guide malgré qu’il est recommandé et même soit disant obligatoire.
L’ascension se fera de nuit. On part tous les 3 ultra entrainés (pas tant que
cela finalement !). En se fiant au guide Petit Futé qui est osons le dire
une vraie merde, on a failli louper le crénau de l’ascension. On était parfait
dans les temps arrivé à Songan à 3h30 du matin pour démarrer l’ascension. Le
problème c’est que en suivant les indications du guide impossible de trouver le
début de la randonnée qui doit durer 2 heures et nous faire arriver au sommet
pour le levé de soleil à 6h30. Finalement après une heure de perdue à chercher
en demandant aux locaux qui veulent absolument se faire guide pour 30 dollars
par personnes (on ne tirera rien d’eux quasiment), on revient sur nos pas où le
début de la randonnée se fait à Pura Yati. On se gare, il est 4h30, il y a
plusieurs voitures garées sur le parking, on se doute que ça doit être là. Un
local vient nous voir pour nous empêcher de monter. Je l’envoie chier et je lui
dis que l’on n’a pas besoin de guide, point à la ligne. Il finit par partir
sans nous poser plus de problème. En mettant mes chaussures de rando je m’aperçois
qu’il me manque un lacet ! Coup de bol, le petit point de vente en face
qui est en train d’ouvrir me dépanne d’un lacet. Parfait on peut commencer mais
par où ? Sans guide, à oui c’est moi le guide. On improvise. Je devine les
contours du volcan dans la nuit que l’on doit grimper, je prends le chemin dans
la forêt qui va dans la direction et c’est parti. Le jeu de piste commence. De
nuit ce n’est pas évident de se repérer, il faut bien le dire mais avec
l’expérience de la marche, mon sens de l’orientation et mon instinct sont
poussés à l’extrême. Maman et Clara me font confiance. Elles sont complétement
perdues. Jusqu’au pied du volcan, on fera un demi-tour une fois, ne sentant pas
le chemin. Par chance on a pris le chemin le plus court, au retour on arrivera
même à se perdre et prendre un détour. En prenant un bon rythme de marche,
l’ascension se fera sans aucun souci. On arrive en haut pour finir en 1h30 en
prenant un rythme lent pour supporter la grimpette et ne pas exploser mes 2
femmes. On aura de la chance, on est au sommet tout juste à temps. 5 minutes
pus tard le soleil sort. Il n’a pas de nuages qui nous gâchent le levé, pari
réussit. Sans guide on est arrivé en haut sans encombre et une fois au sommet
on a toute la liberté que l’on veut, personne pour nous dire de redescendre une
heure plus tard. On fera tranquilement le tour du cratère. La vue et magnifique
l’ascension vaut vraiment le coup et n’est vraiment pas difficile. Pas besoin
d’être un grand randonneur même si les 800 mètres de dénivelé peuvent effrayer.
On descendra en 1h30 tranquilement pour ensuite aller se baigner dans les
termes d’eau chaude pour se détendre (7 dollars par personnes pour la moins
cher, pas donné !). Sur le retour on s’arrête à Ubud pour voir un
spectacle de danse traditionnelle.
Le dernier jour à
Canggu on loue une moto dans le but de visiter le temple de Tanah Lot. On a
fait la grosse erreur d’y aller pour le coucher de soleil où des centaines de
touristes déboulent pour la même occasion. Un peu dégouter, on ne peut même pas
accéder au temple, on se barre de cet endroit surpeuplé d’êtres humains pour
aller avant que le soleil ne se couche sur une autre pointe rocheuse tout aussi
jolie et sans fucking touristes.


Le séjour à Canggu
touche à sa fin. Il ne reste plus qu’à se détendre 3 jours sur les îles
paradisiaques de Gili et ensuite je me retrouve de nouveau tout seul. On a
réservé un hôtel sur Gili Trawangan qui s’appelle Little Woodstock qui est tout
a fait raisonnable en mode éco tout en bambou. De loin le moin cher de tous les
hôtels que l’ont a fait jusque maintenant. On s’en sort pour 18 dollars la nuit
pour trois avec le petit déjeuner et internet. Très très bon choix en rapport
qualité prix. Un peu en retrait des plages ce qui permet de ne pas être au
milieu des soirées mais plutôt au milieu du chant des mosquées. Mais ça
personne n’y échappe. Pas de bol on tombe on plein dans le ramadan, du coup la
mosquée raisonne à toute heure. Les 2 mosquées de l’île s’envoient l’éco en
prière.

L’île de Gili Trawangan
est la plus grande des trois Gili (Air et encore plus petit Meno). C’est aussi
la plus peuplée, la plus touristique, la plus éloignée du continent (Lombok),
la plus fétarde. Je laisse les filles partir avec un fast boat (2 heures) où
l’on a pu dégoter un bon prix (85 dollars A/R par personne) grâce à Ayu.
Normalement les prix sont plus entre 100 et 140 dollars. Pour ma part je pars
en ferry (112 000Rp soit 11 dollars) pour Lombok (4/5 heures) depuis
Padang Bay (2 heures depuis Canggu) avec ma moto.Une fois arrivé à Lombok à
Lembar je me fais 2 nouvelles heures de moto pour arriver dans le petit port de
Bangsal où je laisse ma moto ainsi que ma planche de surf pour 1 dollar la nuit
(10 000Rp) car sur les îles Gili il n’y a pas d’engins motorisés.
J’apprécie énormément ce trip en moto sur Lombok. L’ambiance est très
différente de bali. Lombok est beaucoup moins touristique et beaucoup moins
peuplé. On y voit des paysans ou même des transports en calèche avec des chevaux.
On fait un drôle de retour dans le temps. Les enfants sur le bord de la route
te font coucou, contents de voir un étranger. Ce qui change de Bali aussi c’est
que les habitants de Lombok sont pour la grande majoritée musulmans tandis que
sur Bali c’est Indouiste. Bali est d’ailleurs la seule île à majorité indouiste
de l’indonésie. La plupart des îles d’indonésie sont à majorité musulmanes.


Depuis Bangsal je
prends la navette publique qui me dépose sur Gili Trawangan en une heure pour
10 000 Rp. En attendant le bateau je discute et j’apprends de
l’indonésien avec des locaux sympas
comme tout. En arrivant à Gili je n’ai aucune idée où trouver l’hôtel, en
demandant je me fais emmener dans une mauvaise direction. Par chance je tombe
sur ma maman et Clara qui font bronzette sur la plage. Super, on reste un petit
peu. L’eau est turquoise, je pars faire un peu de snorkeling (masque et tuba)
où je vois pas mal de poissons. De retour sur la terre ferme je rentre avec
maman vers l’hôtel pour déposer mes affaires mais on arrivera à se perdre
malgré que l’île soit petite. On ira reagrder le coucher de soleil de l’autre
côté de l’île. Un feu est organisé, une petite bière à la main et on profite de
la disparition du soleil. Le retour de nuit sans frontale est rude. Il faut
convaincre maman de traverser par les champs d’où l’on est venu et ne pas faire
le tour de l’île qui nous prendrait une heure. On arrivera saint et sauf à la
casa mais on n’aura pu échapper aux bouses de vaches qui plombait le chemin. 2
pour ma part, 1 pour maman et 0 pour Clara.
Le lendemain on profite
de cette journée ensoleillé pour faire le tour de l’île. En prenant bien notre
temps on fera le tour de l’île en une bonne après midi en marchant. Sympa comme
tout. La partie Est de l’île est surpeuplé de bars, restaurants et hôtels
tandis que de l’autre côté c’est beaucoup plus tranquile mais jusqu’à
quand ?



Pour notre dernier jour
tous ensemble on part visiter Gili Meno qui est l’île Gili la moins peuplé et
la plus tranquile apparement. On ne sera pas déçu, on fera le tour en un peu
plus de 2 heures. Sable blanc, eau turquoise et cocotiers…

Il est déjà l’heure de
se quitter. Les filles partent pour Bali le lendemain matin et moi je repars
pour Lombok où je récupère ma moto pour aller rejoindre Juanma à Sumbawa dans
l’optique d’un gros road trip surf de 10 jours avant de m’envoler pour la
Thailande… Ca fait du bien de revoir une petite partie de la famille après si
longtemps, merci d’être venues me voir…