Après une nouvelle nuit
passée dans la voiture on se lève tôt pour s’attaquer à la grimpette du volcan. On passe au centre
touristique pour récupérer une carte et s’enregistrer. Il nous faut aussi leur
spécifier dans quel camp l’on va dormir. Habituellement les randonneurs ne
montent pas par ce chemin qui est assez difficile. Il s’appelle le Gaupo gap.
N’aimant pas les randos faciles on a prévu de le monter et de le redescendre
pour récupérer la voiture bien sûr 2 jours plus tard. On est la seul voiture
garée. L’ascension du premier jour se fait sous un temps pourri. Difficile de
voir où l’on va dans ces nuages qui
crachent une pluie fine. On a près de 1900 mètres de dénivelé à grimper pour
atteindre le camp Paliku. L’ascension se fait sans trop de souci sur 14
kilomètres. On a prévu pas mal d’eau pour monter car il fait chaud, on a 3
litres chacun. En guise de coupe pluie on a chacun un malheureux sac poubelle.
Et oui j’ai perdu ma veste et Michelle a oubliée la sienne !
Il nous faudra 5 à 6
heures de marche pour arriver au camp. En arrivant on a le droit à un joli arc
en ciel. La température au sommet a bien chuté comparé au départ. De 30 degrés
tropical on passe à 10 degrés. Le sommet du volcan Haleakala n’est pas vraiment
comme un sommet standard. Cela ressemble plus à une énorme plateforme de
plusieurs kilomètres avec des cratères dans tous les sens. En arrivant au camp
on ne voit pas grand-chose et on espère que le temps se lèvera le lendemain. On
installe la tente, une petite boite de thon chaud et au lit.
Le lendemain matin le
temps est bouché, encore pire que la veille. Avec notre pauvre sac poubelle on
a vraiment la flemme de s’attaquer à faire le tour de la plateforme. On prend
notre temps dans la tente en attendant que le temps s’améliore. Mais rien à
faire à midi c’est toujours bouché. Tant pis on démarre la rando dans un temps
exécrable pluie, froid et vent. Sans grand espoir que le temps d’améliore on
démarre pour au moins voir ce qu’il y a au sommet quitte à rebrousser chemin
prématurément. La boucle initialement prévue fait environ 18 kilomètres.
Finalement comme par magie le temps se lève après une petite heure de marche.
Cela nous permet de voir le paysage grandiose que nous offre ce volcan. On peut
apercevoir des cratères dans tous les sens de couleur rouge, gris, vert, noir…
Fabuleux la marche devient un vrai plaisir ; En plus de cela on ne croisera
personne ce jour là. On l’immensité du volcan pour nous tout seul. Le paysage
est désertique, aucune vie par ici, on ne croisera pas une seule bébête sur le
chemin juste des aigles par moment. Le temps restera parfait jusque la fin de
la journée. Finalement on se fera la boucle en entier. De retour au camp il
fait presque nuit car ici la nuit tombe à 18 heures. On a du coup pas le temps
de redescendre à la voiture. On passera une nouvelle nuit au camp Paliku.
Le lendemain matin on
redescend par le chemin Gaupo gap. Cette fois ci bien plus rapide à
redescendre. On ne mettra que 4 heures malgré que l’on se soit perdu 30 minutes
sur le chemin du retour. La voiture n’a
pas bougé et on repart tranquillement vers Paia. On s’arrêtera à une petite
cascade pour se doucher. On appréciera la route du retour qui se fera cette
fois ci de jour. Sur la route on a pu voir au kilomètre 17 les fameux rainbow
trees. Ces grands arbres assez extraordinaires qui ont leur tronc de toutes les
couleurs rouge, jaune, vert, bleu…Depuis le temps que je voulais les voir.
Pour ma dernière soirée
on fera un feu sur la plage et je dormirai à la belle étoile.
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