jeudi 8 novembre 2012

Un nouveau petit paradis sur l’île d’Ometepe

Je quitte donc rapidement San Juan del Sur pour me diriger vers l’île d’Omotepe qui a tout simplement l’air d’un petit paradis. L’île d’Ometepe est située sur le lac Nicaragua, le 3ième plus grand lac d’Amérique latine (8264 km2). Cette île n’est pas bien grande (40kms de long). 2 volcans sont à l’origine de la formation de cette île dont un est encore actif.

C’est donc assez facilement que j’arrive jusqu’au quai de San Jorge pour embarquer vers le bateau qui m’emmène à l’île. A l’exception de cette petite anecdote. En effet quand le bus m’a déposé à Rivas (passage obligé pour me diriger vers San Jorge), c’est de la folie, tout le monde s’excite de tous les côtés. Il fait chaud. Il faut absolument ne pas perdre son sac de vue. Un mec a chopé mon sac sur le toit du bus et me demande de payer 20 cordobas (un dollar). J’ai déjà payé mon billet hors de question que je paye en plus de nouveau. Je lui dit que j’ai déjà payé et je prends mon sac. Il y a tellement de monde autour que j’en bouscule un en mettant mon sac. Après j’ai le droit à la routine, je me fais alpaguer de tous les côtés pour un taxi. Sachant que je suis tout seul, le taxi risque de me revenir cher mais je ne lâche rien. Il y a seulement 10 minutes de voiture. Un mec dans la rue me propose un taxi. Je finis par monter dedans en prenant soin de lui répéter 3 fois le prix de 25 cordobas (1 dollars) que je veux. Il me dit ok. On part donc sans souci, à mi chemin je lui répète à nouveau le prix de départ car cela me parait bizarre qu’il ait accepté un prix si bas sans rochigner. Et là le taxi me sort à non c’est 25 dollars ! Manque de pot il ne m’aura pas comme ça. Je lui demande de me laisser en plein milieu s’il continue à être de mauvaise fois. Heureusement que mon espagnol est suffisant pour ces moments là. Je finis par m’énerver et il finit par me dire que je peux lui donner ce que je veux. Arrivé à bon port, je finis par lui donner 2 dollars. Il me dit : « c’est tout ». Je lui réponds que je lui ai déjà donné le double du prix de départ donc faut pas qu’il vienne m’en demander plus. C’est passé comme ça. Mais c’est vraiment hallucinant comment ils essayent d’entuber les touristes. Cela dit ce n’est pas la première fois et ce sera loin d’être la dernière.


Content de mon coup avec ce taxi à 2 dollars. Je monte dans le ferry qui part dans la foulée. Après une heure de bateau avec vue sur l’île et ses 2 volcans, j’arrive enchanté. De nouveau assailli par les taxis, 2 israéliennes m’accompagnent jusque l’auberge Little Morgans pour partager le coût. Il fait nuit quand on arrive et pas de bol l’auberge est en rénovation depuis une semaine et celle-ci est fermé jusque ce soir. Aucun touriste autorisé donc. Quand Charli (le responsable de l’auberge) nous annonce la nouvelle, les 2 filles repartent vers le taxi. Moi je reste un peu à discuter avec les bonhommes. Charli me propose de boire un verre avec eux même si c’est fermé et il veut bien me faire dormir gratuit dans un hamac. Bon ni une ni deux je retourne vers la voiture et je leurs annonce que tout compte fait je reste là pour boire un verre. Le taxi essaye de les arnaquer 5 dollars chacune de plus pour faire 200m. Je suis obligé de prendre leur défense et de négocier de nouveau… On passera la nuit à discuter avec Charli qui paye son rhum
ainsi que les ouvriers du site super relax. Vraiment bonne soirée avec des inconnus, mais je me suis senti comme à la maison. L’auberge est vraiment jolie, tout est fait de bois travaillé. Les maisons montent dans les arbres pour avoir une vue sur les volcans… L’endroit est tip top relax.

Le lendemain je me lève un peu tard mais je me décide quand même à effectuer l’ascension du petit volcan (1300m) Maderas (inactif) pour la mise en jambe pour le plus grand. Il est 11h quand je pars sachant qu’il fait nuit à 17h. La rando dure normalement 9h. Je n’ai que 6h pour le faire. En quittant l’auberge sous un soleil de plomb, il me faut 1h pour arriver au pied du volcan. Tout de suite ça commence à grimper. Il me faudra 2h15 pour arriver au sommet (en théorie 4h). Le chemin est vraiment à l’arrache. Ca glisse pas mal avec la boue  dans la forêt humide! Au sommet je suis un peu déçu. Pas de vue sur l’île comme je me l’étais imaginé, les arbres sont bien trop envahissants. Juste un lac au niveau du cratère. Je me suis donné une heure au sommet. La descente est pas mal casse gueule. Les glissades font parties du quotidien. Je suis descendu en 1h50. Mais après il me faut encore rentrer à l’auberge. J’arrive tout juste à la tombée de la nuit, nikel !

Le lendemain repos et je pars me balader sur plage en vue d’aller à l’Ojo de aqua. Sur la plage je rencontre Silvana qui sort de l’eau, une jeune brésilienne de 23 ans mimi come tout. Je lui propose de m’accompagner pour aller à l’Ojo de aqua. Du coup je finis par continuer ma route avec elle. L’Ojo de aqua est une piscine naturelle mais quand même aménagé. L’eau est d’une transparence ! Parfait pour tester les photos sous l’eau. J’ai décidé de changer d’hotel et d’aller au Zupilote, on peut dormir en hamac pour 3 dollars dans un cadre super sympa. Sylvana y est aussi en dortoir avec une bande de voyageur comme moi. Tous voyagent seul. On fera le reste du séjour sur Ometepe tous ensemble. Un allemand, un suisse, un autrichien, une brésilienne et moi le français.
Le lendemain on part tous ensemble pour se faire l’ascension du Volcan Conception (1700m) sans guide. On a un vieux bout de papier qui nous sert de plan. Le départ pour celui-ci est bien plus tôt. On prend le bus à 5h30 du matin. La marche commence doucement dès 6h du matin.  Il fait déjà jour et le soleil fait rage. Une grande partie de la rando est en plein cagnard. Je fais la première demi-heure avec eux. Quand la pente commence à s’incliner je pars tout seul pour ne pas devoir attendre. L’effort commence à ce moment là. Il me faudra 2 heures de plus pour arriver en haut du volcan. La rando est vraiment belle et impressionnante. On débute dans la forêt puis on arrive dans des champs de plantes hautes, pour arriver vers le sommet sur des roches volcaniques désolés. La fin de la rando étant à 45 degrés je vais pour mettre les mains sur le sol. Et là surpris je me brûle en touchant le sol. Certaines roches sont chaudes et par endroit des petites fuites de gaz chaud. La température en bas est de plus de 30 degrés. Je suis monté torse poil et à peine arriver en haut dans un bon vent, je mets direct mon tee shirt, mon coupe vent, et mon bonnet.
 Ca caille. En plus il faut absolument que je me réchauffe car il faut que j’attende les autres au sommet. J’aurais tout mon temps pour profiter de la vue extraordinaire. La vue donne sur le lac Nicaragua, le reste de l’île avec le volcan que j’ai grimpé il y a 2 jours et le cratère bouillonnant de fumée du volcan sur lequel je me trouve. On ne voit rien à l’intérieur du cratère à part de la fumée remplie de souffre. Le vent par chance arrive dans la bonne direction et ne nous envoie pas la fumée dans la tête. Il me faudra patienter 1H30 pour voir arriver le premier me rejoindre au top. Ils sont dans le temps normaux de 4h pour monter. Le dernier mettra près de 5h. Du coup je serais resté 2h30 au sommet. Quel pied !
 Il nous faut redescendre sur le chemin incliné à mort avec une vue magnifique. Mais si ça casse les genoux, la vue en fait oublier la douleur. On descendra tous ensemble en 2h30 tranquillement. Du coup j’aurai monté et descendu ce volcan en 5h. On arrive tout juste sur la rue principale lorsqu’un bus passe. Nikel, mais il est plein à craquer. Tout le monde debout collé comme des sardines en sueur.
J’ai prévu de partir le lendemain matin. Un peu fainéant et étant donné que l’ambiance est bonne, je reste un jour de plus avec les loustiques.

Dans l’après midi on va se baigner dans le lac avec Silvana et 2 autres. Sympa comme tout avec une vue sur le volcan que l’on a grimpé la veille. Au top !
Le soir c’est soirée pizza avec notamment un très joli spectacle de bâton enflammé.


Le lendemain matin on part tous ensemble. Jusque Rivas où l’on se sépare tous. Silvana retourne bosser au Costa Rica avec les singes, l’autrichien va en Honduras, l’allemand part à Santa Teresa au Costa Rica et le suisse part au Mexique et moi je pars finalement pour Granada dans les terres. Mon coude n’est toujours pas totalement guéri donc pas de surf.



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