lundi 24 septembre 2012

Pause surf à Santa Catalina

Santa Catalina est un petit village très paisible au nord de Panama City, noyé dans une forêt tropicale face à l’océan pacifique. Elle est réputée pour ses vagues puissantes qui cassent sur un reef. Les vagues peuvent atteindre 6m par moments à la Punta.

C’est donc avec grand enthousiasme que je me dirige vers cette petite bourgade. Le reef me fait un peu peur mais vu les prévisions je ne pense pas me faire peur, seulement 4 foot. La veille d’arriver sur le spot, les vagues étaient apparemment bien méchantes. 4m de vagues sur le reef dû aux petites marées et à une période de 20 secondes, monstrueux!

Je suis avec mes 4 compères du bateau de San Blas. En effet, ils ne savent pas trop où aller et se décident donc de me suivre après un tirage à la courte paille. Je suis donc avec la hollandaise, le couple hongrois/irlandais et la coréenne. Dans le bus, je rencontre Corinne et Emilie deux québécoises bien sympas que j’aurai l’occasion de revoir plus tard. 

On arrive à la tombée de la nuit et comme presque tous les jours il y a une coupure d’électricité de plusieurs heures dû à la pluie qui fait tout sauter. C’est donc à la lampe frontale que l’on doit trouver notre auberge. Pour 8 dollars en dortoir au Santa Catalina surf Camp, le prix est plus que correct pour le Panama. On n’est pas face à la mer, mais après une petite marche de 5 minutes et on y est, face à ce majestueux Pacifique. En arrivant les vagues ne payent pas de mine mais j’apprendrai plus tard dans la soirée que le spot réputé est à 15 minutes de marche de là. 

Le premier jour on part surfer avec l’irlandais à playa estero. Les vagues sont sympas sans être fabuleuses, c’est désordonné (plage de sable) et pas très gros juste 1m. Mais cela fait du bien pour se remettre dans le bain (je n’ai pas mis les pieds sur ma planche depuis Montanita, un mois plus tôt) avant d’attaquer le reef le lendemain. Toute l’équipe se décide à partir dès le lendemain tandis que moi je veux rester encore un peu pour surfer la vague de reef. Je me retrouve de nouveau tout seul où j’ai enfin un peu de temps pour moi. Cela me permet de mettre à jour le blog tranquilement le matin. En effet j’attends que la marée monte car ici sur le reef, on ne peut surfer que dans la fenêtre 2h avant la pleine mer et 2h après sous peine de se faire écraser sur les rochers. Les marées en ce moment sont petites ce qui veut dire qu’il n’y a vraiment pas beaucoup d’eau même à marée haute. Seulement 2m d’eau avant de toucher le fond. Un peu scary mais bon j’y vais quand même. Je rejoins à l’eau une argentine qui s’occupe de l’hôtel où je suis. L’entrée à l’eau n’est pas facile. Il faut nager entre les rochers sur près de 300m. Autant dire qu’il vaut mieux être en forme pour ne pas dire d’être complètement mort en arrivant au pic. Un local m’indique où passer et ça se passe plutôt bien. Etant donné que c’est un reef, on peu contourner la barrière de vagues sans trop de soucis. Les vagues font un bon 2 mètres en droite bien puissantes et qui déroulent parfaitement. Je mets un peu de temps à oser et réussir à surfer la première. Il y a toujours quelqu’un dessus et vu que je ne suis pas trop confiant, je n’ose pas trop m’aventurer au pic. Car si vient une série j’ai de grandes chances de boire la tasse, et vu la puissance, je n’en ai pas trop envie. Cette première journée je n’en surferai pas beaucoup seulement 5 mais quel pied! J’ai aussi eu le temps de bien me faire brasser sous l’eau. C’est aussi la première fois que je me fais brasser et qu’avec les bulles d’air dans l’eau la planche reste sous l’eau sans remonter. Un peu flippant ! La sortie est tout aussi merdique, il faut slalomer entre les rochers…
 
J’irai de nouveau surfer sur le reef le lendemain pour profiter de cette super vague avant de partir pour Boquete car je ne veux pas m’éterniser au Panama préférant profiter plus des pays plus au nord comme le Nicaragua par exemple. Cette dernière journée je me sens déjà bien plus confiant et je n’hésite pas à aller au pic. Ca me permet de pouvoir surfer les bonnes séries sans personne dessus. J’ai d’ailleurs surfé la plus belle vague je pense de ma petite vie de surfeur. Commencé par un saut sur la lèvre en me levant, j’ai réussi à rester debout et à la surfer avec une bonne vitesse et des bons virages. Yeah !

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