

La journée sera longue,
on loue une moto dans l’après midi pour aller jusque Paga une plage à 1h30 de
route (50 kms). La route est super à faire en moto. On ne compte plus les
courbes, dans un décor montagneux avec ma mer bleue dans le fond. L’essence à
Flores est extrément cher comparé aux autres îles d’indonésie. La bouteille est
vendue 15 000 Rp (1,20 euros) alors que en général on l’a trouve à 7 500
Rp. Le prix à la pompe à essence est cependant toujours le même partout en
Indonésie à 6 500 Rp. Seul problème, à Flores elles tombent en rupture de
stock assez facilement et il n’y en a vraiment pas beaucoup. En arrivant à
Paga, on trouve l’auberge / restaurant Larry’s dans laquelle on a prévu de
dormir. Finalement Hardi lui dormira là et moi j’irai un peu plus loin dans un
petit todi car plus de place. Pas d’eau courante, le proprio me ramène un bidon
d’eau pour prendre ma douche. Les toilettes turques laissent à désirer. Il n’y
a pas non plus d’électricité, seul une lampe à l’extérieur où tu te prends un
coup de jus si tu essaies de l’éteindre et une autre dans la chambre que tu ne
peux pas éteindre ! L’endroit n’est vraiment pas touristique. On est les
seuls touristes par ici.









Je pars me faire une
petite balade sur la plage déserte casi. La plage se termine par une petite
falaise avec plein de strates sédimentaires. Certaines roches sont tombées et
l’on peut apercevoir cette couleur verte pâle de toute beauté. Des pêcheurs me
font signe de venir, je vais donc les voir. Le dialogue est plutôt limité mais
on en rigole. Je veux continuer ma route un peu plus loin mais ils me disent de
ne pas y aller car c’est soit disant dangereux. Ma première pensée est que je
vais me faire agresser sur cette plage déserte. J’apprendrai plus tard qu’en
faite ici ils sont catholiques mais croient aussi aux esprits. Et depuis
quelques années cette plage est hantée, il y a cette femme magnifique fantôme
qui trainerait dans les parages.Si l’on va sur cette plage on peut aussi soit
disant tomber malade. Finalement je suis quand même aller sur cette plage pour
voir à quoi cela ressemblait, et je suis revenu sans encombre. A mon retour,
Johanas le proprio des bungalows en piteux états où je reste pour une nuit,
m’invite à boir l’arak, l’alcool local fait à base de fruit de palmiers. Il y a
deux types de plamiers avec lesquels ils font cet alcool bon marché. La
bouteille de 75 cl à 30 000Rp soit 2 euros. Ca décape ! Après
quelques verres, je retourne voir Hardi avec qui on a prévu de se faire un bon
festin chez Larry’s. Un thon chacun au barbecue pour 5 euros. Un vrai
régale même si j’oserai dire que ce n’est pas le meilleur restaurant de
Flores comme indiqué dans le guide touristique. Pour accompagner le repas je
suis allé chercher un peu plus d’arak. Après 4 petits shop, je commence à
désespérer de ne pas en trouver. Finalement un local monte sur ma moto pour me
conduire au repère de l’arak. Je rentre dans la maison où la famille et les
amis sont là. Ils me proposent une chaise et un premier verre d’arak pour
goûter la came. En pas moins de 5 minutes j’ai eu le temps d’engloutir trois
verres bien remplis cul sec ! La discussion est encore limitée mais on
s’en sort. Je repars ensuite avec ma bouteille de bière bintang remplie d’arak.
On sera loin de tout boire ce soir là. Johanas m’avais dit de passer le voir
après manger pour boire un coup d’arak mais impossible de trouver sa maison.
Tant pis je pars me coucher, ça suffira pour aujourd’hui.
Avec le levé super tôt
de la veille, je me lève avec le soleil ce matin. A 5h30, ma caseba étant sur
plage, je n’ai pas long à marcher (5 mètres) pour me retrouver tout seul sur
cette plage. J’ai le temps de flâner avant de passer chercher Hardi à son
auberge. On part de nouveau à deux sur la moto en direction de Moni. On
s’arrêtera à Pantaï Koka à quelques kilomètres de là. Cette plage rentre
assurément dans le top 5 des plages que j’ai vu jusqu’à maintenant. On est tout
seul sur cette plage déserte, juste 2/3 locaux qui arrangent leurs petites
embarcations en bois. L’endroit est magique avec ses deux baies reliées par une
grosse roche. La chaleur est bien présente, l’eau turquoise et parfaite. Welcome
to a little paradise ! Après 2 petites heures passé à visiter chaque
recoin, on repart pour Moni où il nous faut rendre la moto. On prend ensuite un
bimo bien plus confortable que celui de l’aller pour retourner sur Ende, où
l’on a notre avion pour Bali le lendemain.
A notre arrivée à Ende,
tous les hôtels sont pleins, c’est finalement au bout du 5 ième que l’on trouve
une petite chambre. Confort assez rudimentaire mais l’on n’a pas trop le choix.
On mange un mie goreng dans la rue pour 13 000 Rp soit moins d’un euros, c’est
sûrement le moins cher que j’ai pu trouver en Indo et de qualité en plus. Bien
sûr en marchant dans la rue, on se fait arrêter toutes les 2 minutes par les
locaux : « hey mister » « Where are you going ? ».
Les gens sont gentils comme tout. Sur le chemin du retour on revoit un type que
l’on a croisé à l’aller. On part chercher la bouteille d’arak qui nous reste de
la veille que l’on boiera devant le petit shop avece lui et ses amis. Un verre
pour tout le monde, et chacun boit à son tour. C’est convivial, le contact
passe bien, même si la barrière de la langue reste un peu difficile, mais l’on
apprend l’indonésien en même temps. Rico, le local vit juste derrière, je lui
demande de voir sa maison pour avoir une idée de ses conditions de vie. En
effet c’est assez sommaire, une chambre de 15 m2 en bois avec une tôle
par-dessus en guise de toît. Il tente de nous emmener ensuite à la boîte du
nuit du coin à 3 sur sa motobike. Pas de bol c’est fermé ce soir, on rentrera
se coucher sans prendre plus d’arak de peur du mal de tête du lendemain.
On prendra l’avion le
lendemain sans encombre pour Bali !
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