mercredi 8 janvier 2014

Moni



Le trajet pour Moni ne sera pas de tout repos. En quittant Labuan Bajo tôt le matin, on emprunte un bimo (mini bus local) négocié à toute allure pour se diriger vers le petit aéroport. Le vol dans le petit coucou se passe bien, on survole plusieurs îles de toute beauté avec eau turquoise… Il nous faudra pas plus de 30 minutes de vol pour atteindre Ende ou autant dire le bout du monde. Mais à la sortie de l’aéroport les taximan ne perdent pas la boule. Il ne demande pas moins de 700 000 Rp soit 50 euros pour faire seulement 3 kms en voiture jusqu’au centre ville. Je n’aime pas qu’on me prenne pour un con, du coup je les envoie bouler et je commence à marcher vers le centre ville. Après 3 minutes de marche je vois un pick up à l’arrêt qui s’apprête à partir. Je l’interpelle et lui demande avec mes quelques mots d’indonésien s’il va vers le centre ville par hasard. 
Coup de bol, on monte dans sa benne, et c’est parti les cheveux au vent ! Comme prévu ce ne sera pas bien long, on traverse le village d’Ende où tous les habitants me regarde comme un étranger comme si ils n’en avaient jamais vu (peut être l’effet de mes dread locks blondes). Le conducteur nous dépose à côté de son shop de tissu gratuitement. Il appelle un de ses amis qui pourrait nous louer un scooter pour que nous puissions aller vers Moni. Le premier prix est assez effrayant, pas moins de 150 000 Rp soit 12 euros la journée. Je n’ai jamais vu un prix si élevé pour un scooter en Asie. A Bali je paye 1 euro par jour ! 
J’arrive rapidement à descendre à 100 000 Rp mais le prix restera inflexible. Tant pis on décide d’aller chercher plus loin sous le soleil de plomb. Ici personne ne parle anglais alors il faut y aller pour se faire comprendre. Mon indonésien assez mauvais mais me permet tout de même de m’en sortir.Après 2 rues traversées, les gouttes de sueur tombent comme sous la douche ! Il n’y a pas d’agence de voyage, ni d’hôtel dans le centre qui serait suceptible de louer une moto. Du coup ce sont les locaux à qui on demande. Les prix restent inflexibles à 100 000 Rp. Nous paraissant un peu cher si l’on doit la louer 3 jours, on préfère aller à Moni à 2 heures de là en Bemo public. On monte chacun sur une motobike négocié au coin de la rue pour 15 000 Rp (alors que 3 fois plus loin que l’aéroport) et on trace vers le terminal de bus. On mange un bout dans le petit warung qui fait peur à côté du terminal rempli d’indonésiens et on s’imisse dans le mini bus comme on peut, l’espace n’étant pas en option. On part surchargé sur le toit comme à l’intérieur, la femme devant moi est assise sur un sac de riz. Après 200 mètres on arrive à caser encore 2 personnes qui seront tiendront debout avec tout le corps sorti par la porte ouverte. 20 minutes plus tard quand on commence à monter le traffic est à l’arrêt. « Land slide » nous dit une locale « lima menit !». Cette route est particulièrement sujette au glissement de terrain, des roches bouchent le chemin, mais des buldozères sont constament présent pour arranger la situation. On n’attendra pas si longtemps tassé comme des sardines. Le passage technique sera un peu flippant. 
La personne devant moi se met à prier. Des grosses pierres peuvent se détacher à tout moment. Le bus est en piteus état ! Pour exemple, je suis situé au dessus de la roue, il y a un trou dans le plancher ce qui fait que je reçois la boue projetté par le pneu par le dessous, ou encore la pluie étant de la partie, je reçois des gouttes du toit. Le conducteur n’ayant pas confiance en ses freins, un type doit mettre une pierre sous la roue chaque fois que l’on s’arrête en montée. Pour redémarrer le moteur le chauffeur laisse le mini bus avancer en marche arrière et enclenche la vitesse de la marche arrière. Tout une épopée ce trip en combi. On arrivera à bon port enfin à Moni.

Moni est un petit village au pied du volcan Kelimutu. Il n’y a pas des masses de choses à faire par ici mais suffisament pour y passer un à deux jours (waterfall, hot spring). On a l’après midi pour organiser l’ascension du volcan que l’on souhaite faire le lendemain. 



On grimpera le volcan en mini van pour 5 dollars chacun vers 4h15 du matin pour voir le levé de soleil. On sera dans les temps, la marche depuis le parking est vraiment courte. En seulement 20 minutes on sera au sommet. Les nuages gâchent un peu le levé de soleilmais la lumière sera parfaite pour les photos. Depuis le top à 1600 mètres d’altitude, on peut voir les 3 lacs qui remplissent les cratères. Chaque lac a une couleur différente qui change avec les annéesen fonction de l’activité volcanique. On peut en voir un bleu foncé, un vert pâle et un vert foncé. Le vert pâle est le plus actif, il était gris il y a quelques mois ou encore rose il y a une dizaine d’années. On restera au sommet plusieurs heures en n’hésitant pas à faire le tour d’un des cratères. Les différents points de vue sont magnifiques. Le soleil se lève, l’ombre des parois dimniue, on a même quelques nuages sur la fin qui viennent parfaire les photos. On n’hésite pas à prendre notre temps. Après 3 heures au sommet on rentre sur Moni à pied. On a manqué le chemin normal qui devrait durer 2h30 en descente. On se retrouve de l’autre côté à prendre le chemin des locaux, et à traverser les villages catholiques. A côté de chaque maison en bois bien sûr, on trouve une tombe. Ils enterrent les morts dans leurs jardins. Tout le monde nous salue et nous questionnent sur notre nom, nationalité. Il nous faudra 3 heures pour atteindre Moni en marchant vite. Au retour sur Moni la chaleur étant telle, je n’ai qu’une envie c’est de d’aller à la cascade. On se fait une petite baignade pour se rafraîchir. Le pied !

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