jeudi 21 février 2013

San Angustonillo et Mazunte

A seulement 5 minutes de route de Zipolite en camion on s’arrête à San Angustonillo pour visiter ce charmant village. En fait c’est juste la plage qui se trouve derrière les rochers de Zipolite. C’est plage n’est plus nudiste amis plutôt familiale. Aucun junky par ici, ni de dread loks. Ca fait bizarre après cette vie de fou à Zipolite. A peine arrivé on se pause dans un bar les pieds dans le sable pour savoir ce que l’on fait. On vit un peu au ralenti. La vue sur la plage est sympa. On peu apercevoir les 3 4 plages en arc de cercle jusque celle de Mazunte. Les vagues sont pas mal ici. Un bon mètre cinquante. Mais le cagnard est rude et l’on a toujours pas mangé. On commence à marcher doucement sur la plage pour rejoindre Mazunte. On en peu plus, déshydrater et affamer on finit par trouver un petit resto mexicain pas bien cher (un comedor). Après cette petite pause on reprend noter marche à pied en plein soleil. Après 10 minutes de marche on arrive à Mazunte, petit village bien roots mais différent de Zipolite. Les gens ont l’air moins à l’arrache et ce n’est pas nudiste. 

Je rencontre un mec que j’avais rencontré au Nicaragua plusieurs mois auparavant. Sympa de le revoir. Ensuite je quitte Rémi pour aller surfer sur la plage de San Angustonillo en ayant laissé mes affaires à la réception d’un hôtel. Le mec super sympa ne me fait rien payer. L’ambiance à Mazunte et vraiment tranquile. On se sent bien par ici. Pour aller rejoindre la plage de San Angustonillo, je n’ai pas envie de passer par la route comme à l’aller, je passe donc par la plage. Seul problème il y a des rochers qui ne permettent pas l’accès direct. Avec la planche ça passe, je dois ramer un vingtaine de minutes à éviter les rouleaux qui se fracasse sur les rochers avec le courant pas terrible. Mieux vaut être forme. Ensuite j’arrive sur une autre plage. Je remarche une dizaine de minutes et j’arrive sur le spot. Il y a juste un bodyboarder à l’eau. Bien sympa le type. Les vagues sont bien grosses par moment, peut être 2 mètres dans les grosses séries. Je m’éclate et je retrouve les sensations de glisse que je n’avais pas encore récupéré jusque maintenant. Il m’aura fallu 5 sessions (dont 3 pourries) pour de nouveau ne plus me focaliser sur ma position sur la planche quand je me lève. Le retour se fait de la même manière au coucher de soleil. Je me sens en forme olympique, une vraie pêche.



Je laisse ma planche à l’hôtel avec le reste de mes affaires, et j’emporte seulement le sac de couchage et la frontale. 

Je me prépare à rejoindre Rémi avec qui on a prévu de se rejoindre à la Punta Cometa. Cette pointe rocheuse est selon certains la pointe la plus au sud du Mexique (je n’ai pas vérifié). Là bas il y a une vue de 270 degrés ouverte sur l’océan. On a prévu de dormir à la belle étoile sur ce gros rocher. De toute façon il ne pleut jamais par ici. Il y a plusieurs chemins possibles pour accéder à la punta. Je choisis le chemin à priori le plus sympa le long de la mer. Chemin caillouteux mais j’aime bien ça. 30 minutes de marche sont nécessaire sauf que de nuit c’est un peu plus long, on ne voit rien. En plus je suis à pied nu. Je me sens tellement bien par ici, que ça fait une dizaine de jour déjà que je n’ai pas mis de chaussures ni de tongues, le pied ! Je préfère me brûler les pieds sur le sable chaud que de mettre des tongues.

Sur la plage en partant je me fais interpeler par Md Champi qui squatte sur le sable avec ses amis. Du coup cela me fait retarder mon départ, et cette fois il fait vraiment nuit. Tout compte fait on part tous ensemble à 4 jusqu’à la pointe. Le chemin et loin d’être évident. Le deux mec avec nous abandonnent presque. Il nous faudra bien 45 minutes pour arriver. Mais le chemin n’étant pas terrible et difficile à suivre, je décide de suivre un chien errant qui nous accompagne depuis le début. Je le sollicite et il continue d’avancer pour nous montrer le chemin. Je lui fais totalement confiance, comme un pressentiment, même quand les chemins se séparent et que je préférai aller dans l’autre direction. Le chien finit par nous conduire direct à la pointe justement où se trouve Rémi. Mais la pointe est grande, il nous a fait tombé pile dessus. Quelle télépathie ! Première fois que cela m’arrive, et que je fasse confiance à un chien errant !

Rémi est pénard, allongé à regarder les étoiles. Il discute de méditation dans cet endroit qui s’y prête si bien avec François qu’il a rencontré par hasard sur la punta. On avait déjà rencontré ce français quelques jours plus tôt à Puerto Escondido dans notre hôtel. François voyage avec un autre français qui est là aussi. Ces deux là sont très portés sur la méditation, le chamanisme… et tous ces trucs qui me sont tellement étranger. C’est intéressant de parler avec eux même si le sujet commence à me saouler un peu. Rémi lui est très curieux à ce sujet, ce qui fait qu’on a l’occasion d’y revenir assez souvent. 
Les deux amis de Md Champi retourne direct au centre ville. Tandis que nous on reste encore un peu. L’ambiance y est tellement étrange. La mer se fracasse contre cette pointe rocheuse de plusieurs mètres de haut. Les étoiles sont parfaites. On s’allonge à contempler les étoiles et à sentir cette force de la nature. On se sent bien ici. Tellement loin de tout. 

Après une bonne heure sur la punta, on laisse nos affaires cachées dans un buisson et on retourne toujours à pied nu vers le centre pour manger un  bout. Cette fois ci on change de chemin pour tenter d’arriver plus rapidement. On se trouve un petit restaurant avec Remi et Md Champi. Les serveuses d’une courtoisie à couper au couteau. Mes pâtes aux crevettes me répugnent. On dirait qu’elles ont crachées dans le plat. Il y par moment juste les têtes des crevettes. No comment ! On refait ensuite le chemin inverse toujours dans cette nuit sombre. Bien une demi-heure. C’est assez étrange cet endroit. On s’est tous égratigner le pied sur le retour et tous exactement au même endroit du gros orteil gauche, dingue non ? et seulement à cet endroit là. Je ne sais pas si il faut y voir un signe, en tout cas je ne saurais dire lequel.

Du coup on passe notre petite nuitée à la belle étoile sur la Punta. Quelle sensation de liberté !
Je pine de nouveau Md Champi un peu en contre bas sur les rochers. Ouah l’endroit envoie.
On se réveille au lever de soleil qui est parfait. A ce moment là Md Champi nous quitte pour retrouver ses amis. Nous on reste un peu sur cette punta Cometa pour profiter du lieu de jour. On s’amuse à marcher jusqu’au bout de la pointe rocheuse. Sur le chemin on aperçoit nos 2 français qui sont en pleine exercice de méditation. Ils sont trois à se tenir les mains en rond et à faire des incantations ou je ne sais quoi. Cela fait trois jours qu’ils sont sur cette pointe rocheuse à ne rien faire d’autre que méditer. Juge qui veut, moi ça me paraît un peu barrer, mais bon pourquoi pas, si ils s’y retrouvent. 


Tout au bout de la pointe la mer est furieuse, mieux vaut ne pas tomber. L’endroit est quand même assez magique. On peut entendre au loin le genre de djridou des français qui résonne. Sur le retour on croise une petite femme nue au loin qui s’enfuit en nous voyant. En arrivant sur la plage on croise ces quelques hippies nues jouant de la guitare. Quelle ambiance ! 

On se dirige ensuite de nouveau vers San Angustonillo à 15 minutes de marche. Je demande gentillement à squatter les hamacs de l’hotel en face du spot. On a de la chance, comme quoi au culot, ça porte ses fruits. On a donc squatté là une bonne partie de la journée. Le soleil est tellement fort que de rester en plein soleil nous aurait été fatal.
Je pars surfer une dernière fois. Même si les vagues ont diminuées par rapport à la veille, il reste encore un bon mètre cinquante dans les grosses séries. Je suis tout seul à l’eau pendant un bon moment. Rémi lui reste dans son hamac. Il ne se sent pas chaud du surf, un peu gros ! Après cette petite session on se décide à quitter cet endroit de la côte complétement fou dans tous les sens du terme pour revenir à Puerto Escondido, notre point de repère.

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