dimanche 24 février 2013

Zitacuaro la réserve aux papillons



On a décidé de faire un premier stop vers Zitacuaro où se situe la réserve des papillons monarques. Ces papillons orange et noir venus du Canada pour se reproduire ici sur les terres du Mexique. C’est l’un des phénomènes encore inexpliqué par les scientifiques. Ils traversent près de 5000 kms en près de 3 mois où ils viennent mettre au monde leur petits. Les mâles en meurent. Ils viennent par milliers et coup de chance on est en plein dans la bonne saison. On peut les observer principalement en janvier février. On est parfait dans le timing.

Avec Rémi on se fait de nouveau un petit bus pour quelques heures. On arrive à Zitacuaro où l’on prendra un combi wolswagen. Le vieux modèle. Intérieur bois, confort minimum mais ça roule. Mais avant on part se faire remplir la pense dans un restaurant spécialisé dans la truite. Un régal. Le combi nous dépose à un cruce où l’on négocie un taxi dur dur. Il fait déjà nuit. Il finit par nous déposer au site de la réserve aux papillons. Il y a 3 sites pour apercevoir ces papillons dans la région. Mais cet endroit est le moins touristique (difficile d’accès), c’est à priori le plus sauvage et il y en a en masse. On arrive juste avant la fermeture de la zone de camping au pied de la montagne. Je mets ma tente (hamac oublié sur la plage de Chacahua, zut) et Rémi son hamac. On est à prêt de 2000 mètres d’altitude. La nuit ça caille pas mal. Mais on est bien équipé et tout se passera sans souci.
Dès l’aube vers 8h on commence notre ascension. Petite ascension de 800 mètres de dénivelé. On monte à prêt de 2800 mètres. Le guide qui est tout sauf un guide, plus un type qui fait de la marche à pied, nous emmène au sommet en un temps record. On a un bon rythme en monté ça fait du bien de pousser son corps un peu ça faisait longtemps. On arrive au site des papillons en seulement deux heures. Il est encore tôt, les papillons sont tous perchés sur les branches des sapins. Les branches s’affaissent  tellement il y a de papillons dessus. C’est impensable mais si. Des branches viennent à tomber sous le poids des milliers de papillons. Tous les papillons encore à l’ombre dorment encore tandis que ceux qui se font illuminés par la lumière du soleil commencent à se réveiller tout doucement. Quelques un se mettent à voler. Pour voir ce spectacle il nous a fallu entrer dans la zone interdite protégé. Les guides nous ont permis de rentrer pour 15 minutes avant que le responsable ne débarque. Ca en vaut la peine. Il y a plein de papillons gisant sur le sol. La plupart sont mort de froid. On peut reconnaitre les mâles par le point noir sur leurs ailes. Il est difficile de marcher par endroit sans marcher dessus. Certains paquets de papillons tombent de la branche et finissent par se réveiller. Impressionnant.

On attend un peu plus loin qu’il soit midi. C’est l’heure à laquelle ils volent tous. On a  de la chance aussi que le temps soit avec nous, on a un ciel bleu de puta madre (dixit Rémi). On se fait une bronzette à près de 3000 mètres en attendant le moment, j’en ai ressenti les effets sur le visage bordel ! Le guide vient nous voir et nous dit qu’il faut redescendre car sur le billet on est autorisé à ne rester que 30 minutes en haut à admirer les papillons. Hors de question pour nous de partir, on ne nous a jamais parlé de cela auparavant. Du coup on finit par avoir gain de cause en trouvant tous les arguments possible (on est plutôt bon pour cela avec l’habitude de négocier les transports et les nuits). 

Il est midi, c’est censé être le moment de la journée où ils sont le plus actif. Le guide s’entête à me dire que l’on ne plus rentrer dans la zone interdite. Bien frustrant parce que l’on ne voit vraiment pas grand-chose d’où l’on est. Je décide d’aller parler au vieux responsable. En le prenant dans le bon poil j’obtiens l’autorisation d’aller avec lui. On aura la chance de s’approcher de nouveau au pied d’arbres remplis de papillons. En avançant tous les papillons s’envolent. Il y en a une tripoté, des nuées de papillons se mettent à voler. Impressionnant !

Après ce spectacle éblouissant on redescend en mode Rambo de nouveau. On est en bas en 1h30. On attend le taxi et le bus pour revenir sur Zitacuaro. Une petite truite de nouveau et on s’en va vers la nouvelle destination le volcan Paricutin.

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