mardi 5 février 2013

San Cristobal de las Casas


Comme les contacts sont toujours bon à prendre en voyage, on a prévu d’aller voir Cielo que j’ai rencontré dans le bus au Guatemala. On a peine échangé quelques mots dans le bus et m’a invité à venir chez elle quand je passerai dans le coin. Donc un mois plus tard, je débarque avec Rémi à San Cristobal de las Casas. 

C’est l’une des plus belles villes coloniales du Mexique à 2140 mètres d’altitude. Pour ma part je me croirai à Cusco au Pérou avec toutes ces collines environnantes qui encerclent la ville. Il y a près de 300 églises dans cette seule ville. Cette ville est parfaite pour y gouter de la bonne gastronomie typique mais aussi j’ai pu y redécouvrir les petits pains français qui me manquent tant. Enfin plein de petites bonnes choses dans cette ville de 250 000 habitants. 

En arrivant à San Cristobal pas moyen de contacter notre amie. Tant pis on trace à l’hôtel après avoir dormi dans la voiture en venant de la Laguna Miramar. Une petite visite des quelques rues piétonnes s’impose. Pour ma part je suis congelé le soir. Ca fait longtemps que l’on se balade dans le chaud tropical. Après cette petite après midi tranquille, notre amie Cielo vient nous chercher à l’hôtel. Manque de pot elle est accompagné de son gamin hyperactif et l’on se retrouvera bloquer chez elle à boire des bières et discuter. On serait bien sortie se faire une petite soirée en ville mais la fatigue viendra à bout de nous avant.

Le lendemain on se fait guidé par Cielo qui nous emmène en voiture aux villages d’à côté qui ont gardé leurs traditions. Le changement est bouleversant. Entre la ville de San Cirstobal et les villages aux alentours, on ne vit pas dans le même monde. Nous sommes dans la région du Chiapas, il faut savoir que c’est la région où les indiens sont le plus concentrés dans le pays. On y trouve près de 40 %  des indiens du Mexique dans cette région. Le Chiapas est l’Etat le plus pauvre du Mexique. Plus de 80% des communautés indigènes n’ont ni eau potable, ni hôpitaux, ni électricité alors que l’état produit 30 % de l’électricité du pays dans cette région. Le tiers des enfants n’est pas scolarisé. On peut les voir travailler comme gardien de parking ou vente de billet touristique. Assez bluffant, j’ai l’impression de faire un come back en Bolivie.

On se retrouve pour faire un petit tour dans le village de San Juan Chamula pour commencer. Les Tzotziles (habitants du village) pratiquent leur propre religion mais en se servant des instruments du culte catholique, importé ici par les jésuites espagnols.  L’église est assez étonnante, les aiguilles de pin sur le sol remplacent les bancs. On peut y voir les habitants venir faire leurs incantations en plaçant des bougies devant eux sur le sol. Ils jouent de la musique dans l’église et portent quasi tous des robes ou manteau en fourure noire. Le Christ a été remplacé par San Juan portant dans ses bras un mouton, l’animal sacré des Tzotziles. Des miroirs fixés à leur cou servent aux fidèles à voir le reflet de leur âme. La visite de cette église qui est d’ailleurs le seul attrait de ce petit village, est vraiment intéressante. 
 
On se dirige ensuite vers le village de Zinacantan où l’on produit des roses mais aussi de l’artisanat. On ira visiter une petite maisonnette où toute la famille nous montre sa production d’habits. Les habits sont vraiment traditionnels par ici, dur d’acheter quelque chose ! J’ai pu discuter avec la fille de la famille qui n’a que 16 ans et déjà un enfant de 2 ans. La tradition est encore bien présente dans ce petit village même si cela se perd de plus en plus. Les femmes portent beaucoup plus les habits traditionnels que les hommes maintenant. Les femmes commencent à mettre des chaussures…
Après cette petite balade avec Cielo, on retourne visiter la ville toute l’après midi.



Le lendemain on part faire le fameux canion de Sumidero. Une balade de 2h en gros hors bord pour faire 64 kms au total. On traverse le canion qui s’élève à 1000 mètres de hauteur. Vraiment impressionnant ! Avant le barrage les eaux étaient tumultueuses mais maintenant l’eau atteint 250 mètres par endroits. Au cours de la balade on pourra apercevoir un petit crocodile qui se languit sur le rivage, de nombreux oiseaux pêcheurs, un singe perdu dans sa forêt dense que l’on ne verra jamais. Sur une des parois on peut apercevoir un genre de sapin de noël formé sur la paroi rocheuse érodée par une chute d’eau de 800 mètres et recouverte de mousse. Impressive !
 
Après le canion on part se faire un petit détour par le village de Chiapa de Corzo. Cielo nous a dit de faire un tour il y a un carnaval en ce moment. En effet en s’avançant petit à petit dans le village on assiste à un véritable carnaval. Le carnaval le plus ressemblant au carnaval de Dunkerque que j’ai vu jusque maintenant. Ils sont tous vêtu de la tête au pied d’un drôle de costume. On dirait qu’ils ont mis des brosses à chiottes sur leur tête mais c’est en fin de compte pour se moquer de l’espagnol conquérant. En tout cas on passe un très bon moment dans cette atmosphère chaleureuse et pas du tout touristique. A peine arriver à notre table pour manger, la femme d’à côté nous offre une bière. L’ambiance est bien sympa avec une bonne petite musique typique. Les hommes avec leurs masques semblent regarder le ciel quand ils dansent. Il y a beaucoup de monde dans la rue avec des bandes qui défilent et qui dansent sur la musique. Il nous faudra écourter ce bon moment à la tombé de la nuit pour prendre notre bus et se diriger vers Oaxaca. 
 
On repousse un petit peu Puerto Escondido qui était prévu après San cristobal de las Casas mais mes blessures au pied n’étant pas encore guerri, je préfère attendre avant d’aller surfer. Par contre Rémi boue d’envie de se mettre au surf mais il attendra 2 jours de plus. En tout cas un grand merci à Cielo qui nous aura bien balader dans cette super ville.
 




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire