


On part pour Chacahua
avec Rémi et un autre français dont j’ai oublié le nom pour changer. On
rencontre tellement de monde que je me perds dans les noms (c’est ma petite excuse). Petit taxi qui nous
conduit jusqu’à la lagune. De là on prend la version la moins cher qui est de
prendre 15 minutes de pirogue à moteur avec les planches de surf, puis petit
camion 4x4 qui nous emmène jusque Chacahua à une heure. Le trajet au total se
fait assez vite en seulement 3 heures on arrive dans ce petit paradis. Une
immense baie en arc de cercle, que des paillotes en bois et palmiers à gogo,
avec une vague que déroule sur une bonne centaine de mètres voir 200. En ce
moment on n’est pas dans la saison mais cette vague a vraiment du potentiel.
Ici on ne paye pas pour poser le hamac ou la tente, il suffit juste en principe
de manger sur place. Toutes les paillottes offrent la même bouffe et les mêmes
services. Aucun étranger n’a pu s’installer sur le site, seule une tribu de
mexicain peut habiter sur cette lagune. Du coup ça reste authentique pour le
plus grand bonheur des amateurs de nature.
On y retrouve quelque
hippies qui étaient avec nous à Zipolite. On s’installe quand même dans une
cabane où dormira le français. Nous on installe nos hamacs sous la paillotte.
On mange plutôt bien par ici. Pulpo, camarones, pescado et encore langosta,
tout y est pour nous régaler à prix réduit. On s’en sort en général pour 6
euros le plat.
Rémi n’a pas de planche
et il est bien mal au point avec ses blessures aux pieds. Il nous regarde du
coin de l’œil depuis son hamac. Nous on attend la vague, peut être même un peu
trop. Le swell est tout petit. En plus de cela la marée joue contre nous et
clotûre la session. Heureusement que l’eau est bonne et que le soleil tape.

Il n’y a pas
grand-chose à faire par ici, à part lire un bouquin, admirer le paysage, se
laisser vivre. Le lendemain on se laisse un peu moins vivre, on décide d’aller
surfer sur le spot d’à côté. 5 minutes à pieds nus dans le sable bouillant, 3
minutes de traversée de rivière avec un bon courant à la rame avec le surf, 5
minutes à marcher dans la forêt avec des nuées de moustiques et enfin 5
dernières minutes à marcher sur la plage à trouver le bon pico. Les conditions
sont petites bien que glassy. Ca tube mais c’est court et bien sec. Ca ferme
pas mal. On s’en sortira avec une petite session sympa mais sans plus. Juste
agréable d’attendre la vague tranquillement sans personne.
De retour au bercail
on décide de ne pas perdre de temps par ici. Les conditions n’étant pas au
rendez-vous et Rémi ne pouvant plus surfer, on reprend le chemin inverse mais
cette fois tout en pirogue. En à peu près 1h30 on est au débarcadère. On a
traversé toute la lagune en passant par des petits goulets d’étranglement où
les hérons blanc volent majestueusement effrayés par le bruit de la pirogue. On
aimerait que le temps s’arrête. Nous sommes obligés de revenir en arrière sur
Puerto Escondido pour quitter notre ami le français et aller en direction
d’Acapulco.
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