En
partant de Arollo Seco la route est longue vers Los Mochis où l’on a prévu de
faire notre petit tour de train dans la barranca del cobre jusque Creel,
comprenez le canion du cuivre au nord ouest du Mexique.

Un
premier bus de 3 heures nous amène jusque Puerto Vallarta où l’on restera pour
la nuit. Un nouvel hamburger de crevette pour le soir qui sera notre dernier
repas un peu équilibré jusqu’à notre arrivé à Creel 2 jours plus tard. Dommage
que l’on n’ait pas le temps de visiter cette ville un peu plus en profondeur.
Même si à priori on n’est as super tenté. En effet la côte est remplie de gros
building à l’américaine avec leur entrée gardée face à la mer. Mais le centre
ville où l’on va atterrir a l’air plus charmant. Il y a 20 % de la population
de cette ville qui est américaine. On a donc les fast food en pagaille et tous
les gens qui tentent de nous parler en anglais. Un peu désagréable. Mais bon,
les rues du centre ville sont en pavés ce qui rattrape un peu. C’est une ville
fort riche par rapport à ce que l’on a vue jusqu’à maintenant au Mexique. Tout
compte fait notre planning est plus serré que prévu. On n’aura pas le temps de
visiter la ville. Dès le lendemain midi on est reparti pour notre long trajet de
bus. Au total on enchaine 14 heures de bus pour arriver à Los Mochis le
lendemain à 4 heures du matin. En arrivant un type nous dit qu’ici il y a une
heure de moins. Ce qui nous laisse une heure de plus pour prendre le train qui
d’après notre Lonely Planet part à 7h. Le train en classe économique ne part
que 3 jours par semaines autant dire qu’il ne faut pas le louper (775 pesos
l’allé pour Los Mochis/Creel tandis que la première classe qui part tous les
jours est à 1300 pesos soit 80 euros).
On
décide d’attendre le bus de ville qui nous coûte 10 fois moins cher que le
taxi. Il est censé passer à 5h30. A moins le quart il n’y a toujours rien. Je
demande aux taxis qui me disent que le train depuis cette année part une heure
plus tôt. Le timing est short.
Comme d’habitude on a toujours du mal à croire
les taxis. Ils sont toujours prêts à te mentir pour te faire flipper et te
faire payer une course plein pot. Tout compte fait le bus finit par arriver, on
saute dedans et 5 minutes plus tard on est à la gare ferroviaire. On se rend
finalement à l’évidence que le train part bien à 6h. Super short, on n’a pas le
temps d’acheter notre billet au guichet. On monte dans le train à vapeur où
l’on paiera à l’intérieur. Pas comme ces foutus train français où ils n’hésitent
pas à te mettre une prune si tu n’as pas payé avant de rentrer. On est parti
pour finir notre nuit dans le train. En effet on a le temps, juste 12 nouvelles
heures de transport dans les pattes !
Le
célèbre train de Chihuaha al Pacifico relie le désert du nord aux riches
plaines fertiles de Los Mochis en traversant les extraordinaires paysages de la
sierra Tarahumara et du canyon du cuivre. La ligne de chemin de fer est née de
l’obsession d’un américain, Albert Owen, qui rêvait dans les années 1870 de relier
les Etats Unis au Mexique. Ce n’est qu’en 1903 que les travaux commencèrent
mais la voie ferrée ne fût achevé qu’en 1961. On raconte que les grèves
réprimées, les révoltes et les accidents causèrent plus de 10 000 morts.
Il se passe toujours quelque chose sur cette ligne de chemin de fer.
Imaginez : 37 ponts, 86 tunnels, 655 kilomètres de voie ferrée qui longent
sur la plus grande partie du trajet un ensemble de canyons, parmi les plus
imposants du monde. Les montagnes grandioses et les précipices se succèdent,
que la voie enjambe sur un rail unique dépourvu de parapet. Perdus dans le
secret des gorges, quelques hameaux sont restés isolés de la civilisation et du
temps. Et puis encore le vide et, tout en bas, des rivières impétueuses nées
dans les hautes forêts de pins, qui ont creusé leur chemin à travers les roches
volcaniques de la sierra. D’où ce somptueux réseau de gorges encaissées, qui
forment un ensemble quatre fois plus important que le Grand Canyon aux Etats
Unis.

Dans le train l’ambiance
est paisible, on laisse nos yeux aller et venir sur ces paysages grandioses.
Noter homme au képi nous fait notre billet dans le bus, il nous fait même un
mini prix sur le billet pour ne pas m’embêter à chercher la petite monnaie. Un
peu maniaque du ménage apparemment on aura l’occasion de le voir déambuler dans
le couloir avec son balais et son ramasse poussière ou alors sa wassingue Il y
a aussi deux hommes de la sécurité armés jusqu’aux dents qui se baladent dans
le train. Ils ont pistolets sur la ceinture, mitraillette autour du coup… Je ne
sais pas si ça rassure mais au moins ça a l’air de protéger les
passagers ! La zone par ici n’est pas forcément très fiable. On peut y
trouver des champs de pavot et de marijuana tenus par des trafiquants. On est
un peu dans le far ouest.
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