vendredi 30 novembre 2012

Disfrutar à Léon

En avion on est de retour à Managua vers 17h. Un peu juste pour prendre un bus pour Léon une ville bien sympa du Nicaragua. Mais on le tente quand même je négocie comme d’habitude tout se qui se trouve ur mon passage quand je voyage. Obligé sinon tu te fais avoir sans cesse. Ici ils sont particulièrement forts. Je me laisse pas abattre, mon pote Antoine lui vient d’arriver et ne parle pas grand-chose pour l’instant. Une petite négoce de 30 secondes me fait avoir le taxi de 20 à 10 dollars. Je lui ai bien mis la pression à celui là ! En fait on est samedi et il y a encore un monde fou au terminal de bus pour Léon. On pourra monter dans le 4 ième bus dans un bordel pas possible. Pas facile de caser les sacs et les planches dans ce mini bus quand tout le monde pousse pour prendre sa place.


Le chauffeur du mini bus est bien cool et nous dépose à l’auberge Big Foot où il y a déjà bien la fête. A peine arrivé on part en bringue avec la petite serveuse de la pizzeria de l’auberge. Petite soirée sympa à danser sur les rythmes de la salsa bien rapide. Pas évident d’endiabler la piste mais on aura essayé ;-)


La soirée arrivant à sa fin à cause des coupures d’électricités on rentre tranquillement vers l’auberge à pied dans la ville la plus safe du Nicaragua. 


Le lendemain on tarde un peu à se réveiller du coup les plans d’une ascension de volcan tombe un peu à l’eau. En manque de surf (pas surfé depuis 5 jours), on part sur un coup de tête à la plage la plus proche sur une presque île (Panelolia). On part avec le strict minimum et les planches. Un petit taxi nous emmène à la rivière qu’il faut traverser. C’est marée basse quand on arrive sous un soleil de plomb, on se fait alors la traverser à pied pour atteindre l’île. Avec de  l’eau jusque la taille ça va ça passe ! On arrive alors sur une grande plage déserte, juste une auberge un peu plus loin qui fait de la protection de tortues. Pas mal de tortues viennent pondrent par ici. Certaines tortues viennent pondrent à cette période. Fait qui m’a assez marqué c’est qu’il rachète les œufs de tortues aux locaux qui habituellement les ramassent pour ensuite les vendre sur le marché.

Nous on ne perd pas de temps, on pause nos affaires là bas et on part surfer jusqu’au coucher du soleil. Ici les coucher de soleil sont vraiment beaux. Le soleil se couche toujours sur l’eau. C’est top. Les vagues sont loin d’être terrible (bien molles et 50 cm) mais l’eau est chaude et le soleil présent. On dormira un peu plus loin moi dans la tente, Antoine à la belle étoile avec les stiquemous.

On se lève au levé du soleil face à la mer et on commence la journée avec une petite session glassy. Sympathique mais les vagues ne sont toujours pas au rendez vous. Juste après on repart sur Léon pour s’attaquer à quelques volcans.

J’ai pris un tour sur le volcan Cerro Negro qui a la particularité d’être descendu en glissant sur une planche. Le record est à plus de 90 km/h. Le volcan est actif depuis 160 ans. La dernière éruption date des années 90 il me semble. Le volcan est assez impressionnant de par sa couleur noire et de par son cratère dans le cratère. Il y a encore des fumerolles bien actives, on peut aussi sentir la chaleur de la roche. Après seulement 45 minutes de grimpette on arrive au sommet. La vue est vraiment sympa car l’on se trouve en plein milieu de toute la ligne de volcans du Nicaragua. Tous les volcans sont alignés suivant la faille. Je peux voir au loin le volcan hyper actif que l’on va grimper demain en solo le Telica. On peut voir aussi encore un peu plus loin le San Cristobal qui est entré en éruption en septembre lorsque que j’étais encore au Panama. Pas de dégât majeur (même si les populations ont été évacuées) mais un énorme panache de fumé. Maintenant il reste actif comme le Telica dégageant de la fumée en continu. Le Cerro Negro lui ne crache pas de fumée en ce moment.

Une fois au sommet on enfile notre combinaison de cosmonaute et on descend à toute blinde la pente ultra raide du volcan sur une planche. La sensation est sympa même si ce n’est pas non plus fou. Il faut freiner avec les pieds pour ne pas prendre trop de vitesse. J’ai du monter à 50/60 km/h pas plus. C’est déjà bien flippant et il y  a moyen de bien se faire mal sur les petits graviers. Durant le tour j’ai bien trippé avec un couple venant des Bermudes. C’est bien la première fois que je rencontre des gens de là bas. De retour ce petit volcan (600m d’altitude), on se fait une grosse soirée boite avec pas de jeunes de l’hôtel.

Le lendemain on a prévu de s’attaquer au volcan Telica encore bien actif. On a choisi celui-ci car on peut dormir au sommet, écouter le volcan gronder, et même voir la lave dans le cratère. Ce tour est normalement a effectué avec un guide mais n’aimant pas ça, on prend le risque de partir en solo. On s’est quand même renseigné auparavant sur l’activité du volcan auprès d’un organisme de trekking. Le mec suisse nous a même dessiné une carte du chemin à prendre. Eh oui un volcan n’est jamais réellement facile à grimper avec des chemins qui partent dans tous les sens. La végétation devient vite dense avec les terres fertiles malgré que ce soit sec à mort en apparence. Il nous avise quand même du danger : si l’on commence à tousser, sentir nos coudes qui nous grattent, que l’on voit que la fumée s’épaissit, que le grondement du volcan devient plus puissant, il faut se barrer le plus vite possible du côté du vent de préférence. Sur ces quelques explications on est fin prêt.
Se levant un peu tard, on part à l’arrache pour changer. On se fait déposer sur le bord de la route à l’entrée du village de San Jancito. On a prévu que 3 litres d’eau chacun ça sera un peu short étant donné la chaleur de psychopathe. Pas mal de gamins nous proposent de faire notre guide pour une petite propina. On refuse et on attaque la rando avec notre bout de papier ridicule qui nous sert de carte. A la sortie du village de San Jancito il y a des bains de boue bouillonnants qui nous laissent présager de la suite de la rando. Il nous faudra 3h pour grimper en haut du volcan haut de seulement 900m environ. On aura traversé des champs de toutes sortes (mais, haricots rouge...), on s’est perdu aussi une bonne demi heure avant d’entamer la vrai grimpette. On a vraiment eu de la chance de trouver le chemin car à un moment il n’y en a tout simplement plus. Même au retour on ne la pas retrouvé.  L’arrivé au sommet est magnifique. On peut enfin apercevoir le cratère  en fumée qui était caché jusque là avec au loin le San Cristobal qui lui aussi crache tout ce qu’il peut. On est arrivé tout juste avant les dernières lueurs de soleil. Un autre groupe vient d’arriver au sommet avec un guide mais ils ne resteront que quelques heures au sommet avant de redescendre. On s’approche alors du cratère à la frontale et là le spectacle est splendide. Depuis le temps que je rêvais de voir de la lave. Il m’aura fallu grimper 7 volcans (dont 5 actifs) pour voir ce spectacle. Le cratère est profond de 150 mètres. On peut apercevoir la lave et entendre les souffles. Ca laisse sans voix.

On part ensuite mettre le camp en place à 5 minutes de marche de là. Ca doit être l’ancien cratère, il y a même de l’herbe, des chevaux et des vaches. Petit feu de camp on est aux anges. Il ne fait même pas froid pendant la nuit (au moins 25 degrés). Après manger on est retourné admirer le cratère en ébullition une nouvelle fois. 

On s’est levé bien tôt pour voir le levé de soleil. Un peu de grimpette sur le sommet du cratère avec ses 45 degrés de pente. Il nous faut faire attention à cet endroit, il y a des bonnes fissures dans le sol. On peut aussi apercevoir des boules de laves comme séchées d’un coup d’un  seul. C’est assez chaotique par ici. Après 3 bonnes heures à profiter de l’endroit on défait le camp et on attaque la descente avec un demi litre d’eau chacun. On est redescendu en 2h30 sans se perdre cette fois-ci mais asséché  à mort.
En tout cas c’est l’un des plus beaux volcans que j’ai pu grimper jusqu’à maintenant.
Avec un peu de motivation on enchaine pour quitter la ville de Léon et partir dans la région de Chinandega à Aserradores. On n’a aucune idée où cela se trouve mais on sait seulement que c’est le top pour surfer. A suivre…
 

2 commentaires:

  1. Et les photos ??
    Nous aussi on veut voir de la lave !! ;)

    Loic

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  2. Oui Damien les photos, nous sommes maintenant habitués à voyager avec des images. Les Carnousiens.

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