Voyage Bali / Flores

Surfer c’est bien, mais
j’ai cette envie depuis un petit bout de temps de voir les dragons de Komodo.
Le seul endroit où je peux trouver cet animal préhistorique est sur l’île de
Komodo ou de Rinca toutes deux situées à l’ouest de l’île de Flores en
Indonésie. Flores est la seule île à majorité catholique d’Indonésie. Je suis
curieux de voir ce que cela donne vis-à-vis du rapport humain, et comparé avec
les muslmans de Sumbawa et Lombok ou encore les indouistes de Bali. C’est donc
décidé que je pars pour cette nouvelle destination et pas par n’importe quel
moyen, j’y vais en bateau public Pelni. Un peu long, 36 heures de bateau depuis
Bali, prix imbattable seulement 180 000 Rp soit 13 euros en classe
économique et en plus on voyage avec les locaux pour le meilleur et pour le
pire. Je suis prêt à tenter le trip mais il me faut acheter le billet avant qui
s’avèrera une mission.


Impossible d’acheter le
billet sur internet, j’essaie d’appeler la compagnie mais quand on me parle en
indonésien ça devient tout de suite difficile. Je pars donc pour le port de
Benoa d’où part le ferry quelques jours plus tard. Pas de chance l’agence du
port est en travaux, l’on me dit d’aller au coin au bout de l’autoroute, où il
y a une agence de voyage qui pourrait me vendre le billet. Pensant être sauvé
j’y accours, mais non les agences de voyages ne vendent pas ce type de billet,
la dame gentille comme tout m’envoie à la poste de Kuta. Une fois à la poste de
Kuta, l’on me dit qu’il me faut aller à la poste de Denpasar à 40 minutes de
route dans un traffic terrible.
J’y vais dans la foulée, je demande aux autres
motos pour trouver mon chemin dans cette jungle urbaine. Je trouve une poste à
Denpasar mais ce n’est pas la bonne, il me faut aller à la principale. Je
remonte sur ma moto, fatigué, brûlé par le soleil. Je la trouve finalement, et
quand j’arrive on me donne un ticket d’attente. Quand je vois le monde et mon
numéro, ma motivation tombe en lambeaux. Je demande au type qui m’a donné le
ticket pour combien de temps j’en ai à attendre. Il me répond environ 2 heures.
Après tout ce chemin, je suis complétement démotivé, je préfère lui rendre son
ticket et rentrer sans billet de ferry ! Mais il me dit d’attendre, il va
voir ce qu’il peut faire. Finalement j’ai pu passer toute la file et acheter
mon billet en vitesse, ouf ! Vive les services publiques en Indonésie, je
pensais que la France était terrible, mais je crois bien que j’ai trouvé pire.
Une fois le billet en poche, il ne me reste plus qu’à attendre le jour J.



Ca y est, le ferry
Pelni est enfin prêt à partir, il n’y a qu’un à deux ferry par mois faisant
cette traversée autant dire qu’il ne faut pas le louper. Pour aller jusqu’au
port de Benoa, je dois d’abord déposer ma moto à Kuta ce qui m’évite de payer
la location pendant tout le temps que je serais à Flores. Un taxi viendra me
chercher pour me conduire jusqu’au port. Le ferry est énorme, il y a au moins 6
étages. Ma classe économique me permet de choisir mon lit de dortoir. Pas évident,
beaucoup de matelas son déjà réserver par les locaux qui les ont pris
d’assault. Finalement j’arrive à en trouver un pas trop mal, loin des toilettes
répugnantes mais il y fait un peu chaud. Juste un petit hublot pour voir
l’extérieur, on verra bien. Je fais vite connaissance avec les locaux autour de
moi. On devra passer 36 heures ensemble. Bonne
expérience. Casiment tout mon compartiment est catholique et vont sur Flores
aussi. Les gens sont adorables, et m’apprennent l’indonésien. Pour passer le
temps on dort, on discute de tout et de rien en indonésien, on joue aux échecs
un petit peu…Le soir on rencontre une nana qui bosse au skygarden le fameux
night club de Kuta. On buvera un peu d’arak avec ses amis et on ira faire un
tour à la super soirée karaoké. Ironie mais c’était distrayant. Le bateau
s’arrête à Lombok et Sumbawa avant d’arriver sur Flores. A chaque arrêt une
quantité astronomique de personne tous musulmans quasiment embarquent. Ca court
dans tous les sens. Ce qui fait qu’au début du voyage, le pont était vide,
après 2 arrêts, les ponts sont remplis de personnes qui se sont établi leur
camp. Des familles entières dorment à même le sol à côté de leurs cartons car
plus de dortoirs. C’est assez roots.
On peut compter les
touristes sur les doigts d’une main présents sur le bateau. Il y a un couple de
suisses agé, une belge, un allemand et moi.
Finalement on aura un
peu de retard à l’arrivée mais on n’est plus à une heure près.
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