En quittant Don Det en
pirogue, on enchaîne avec un mini bus qui nous conduit jusque la frontière.
J’ai rarement vu une frontière aussi vide. Le poste de contrôle des passeports
ressemble plus à une vieille maisonnette en bois qu’à un bâtiment officiel.
Alex donne son passeport à un type inconnu au bataillon pour qu’il effectue la
procédure. Ce n’est pas trop dans mes habitudes, je préfère le faire moi-même
mais finalement je lui donne le mien aussi. On marche en avant vers le Cambodge
sans passeport ! L’immigration à la barrière nous laisse passer sans
passeport en argumentant qu’un type le fait pour nous. Ca n’a pas l’air de lui
poser de problèmes. En attendant notre passeport, il y a ces deux types qui se
sont fait refouler à la frontière. Ils viennent d’acheter chacun une moto pour
visiter le Cambodge et le Vietnam en 2 roues mais ce ne sera pas pour cette
fois ci. Bien dégoutés, ils doivent revenir sur Paksé pour la revendre !

Finalement le type
revient sans encombre pour nous donner nos passeports à jour.
Bien entendu je m’y
étais préparé à avoir un problème de passeport un jour ou l’autre dans mon
voyage. C’est chose faite à mon entrée au Cambodge mon passport est dorénavant
complétement plein. Il faut que je refasse un nouveau passeport en passant par
l’ambassade de France de Phnom Penh. Juste après mon entrée je ne perds pas de
temps et je vais effectuer ma demande. Ce n’est pas comme aux Etats Unis où la
procédure est très simple (ils ajoutent des pages supplémentaires), en France
il faut faire une demande de nouveau paseport qui bien entendu dure 3 semaines.
Celui-ci est gratuit si l’on garde la date de validité de l’ancien. J’ai aussi
fait une demande de passeport grand voyageur avec le double de pages mais sans
succès. Il me faudra rester dans le pays jusqu’à ce que je récupère mon
nouveau.
Dans le bus pour Phnom
Penh on rencontre Rachelle une hollandaise qui se joindra à nous. Le bus trip
est assez folchlorique quand l’on regarde les deux russes présents. Ils ont
l’air complétement paumés et sous grosse drogue dur. Ils viennent de se tromper
de bus et empreintent le notre. Quand le bus s’arrête il part se prendre une
piquouse de je ne sais quoi. Ils sont complétement délirant avec un regard
livide… Ca fait peur ! Finalement ils quitteront le bus avant d’arriver à
Phnom Penh.
On arrive de nuit dans
la capitale. C’est vide de monde. Le seul tuk tuk nous propose un prix trop
élevé. On refuse et on le laisse partir, on en trouvera bien un autre. On
commence à marcher dans cette ville fantôme (fête au Cambodge toute la capitale
est partie dans les campagnes voir la famille). Après un petit bout, on arrive
à négocier un tuk tuk à un prix raisonnable. Notre choix d’hôtel s’avère au
top, on est allé à 11 Happy avec un super rooftop avec bar, billard, restaurant,
télé. Enfin le genre d’endroit où l’on peut rester plusieurs jours sans soucis.
Après le jour
administratif on ira visiter the killing field soit le terrain de la mort. Cet
endroit est tristement célèbre car c’est l’un des endroits où des milliers de
personnes ont été exécutées lors de la dictature folle des Khmers rouge. Cela
c’est passé après la seconde guerre mondiale. Les atrocités ont étés terribles.
Des milliers d’ossements sont entreposés dans une tour pour rendre hommage à
ces pauvres hommes. Lors de la prise de pouvoir de Khmers rouges toute personne
en désaccord fût exécutée. Mais aussi tous les politiques, les professeurs, les
intellectuels… ainsi que leurs familles.

La visite auditive est
forte intéressante. L’on peut apercevoir toutes les fosses où étaient jeté les
corps. La puenteur des corps en décomposition devait être atroce.Encore
maintenant des ossements remontent à la surface avec le temps. La visite nous
montre même l’arbre qui servait à exploser la tête des enfants tenus par les
pieds ! Ils n’utilisaient pas d’armes à feu pour les exécutions, trop
cher ! Tous les moyens ont étés utilisé comme par exemple égorger avec des feuilles lacérantes normalement
utilisées pour égorger les animaux. Une musique de propagande sortait des hauts
parleurs sans cesse, l’odeur de la mort était dissimulée… et tout se passait
dans le parfait secret. 1/3 de la population du Cambodge fût assassiné en
quelques années. Certes l’époque des Khmers rouges n’est plus d’actualité mais
le pays est toujours sous un régime de dictature. Ca ne m’étonne même plus de
voir la France lié encore des liens étroits avec le Cambodge sous prétexte de
relations démocratiques internationales. Le président français fût le premier à
féliciter le dictateur pour son n-ième mandat consécutif alors que tout le
monde sait bien que les votes sont truqués…
Bien sûr les quelques
jours passés dans la capitale avec mon pote allemand ne feront pas sans faire
la fête. Chaque soir sera rythmé par une grosse soirée. Les clubs plus ou moins
chaud sont à profusion.
Les soirées sont pas
mal arrosées. Après avoir fait le tour des soirées et de ce que l’on peut voir
dans cette ville, on part en partance pour la plage que je n’ai pas vu depuis
Koh Tao en Thailande soit plus d’un mois…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire