jeudi 12 décembre 2013

4 jours à Phnom Penh



En quittant Don Det en pirogue, on enchaîne avec un mini bus qui nous conduit jusque la frontière. J’ai rarement vu une frontière aussi vide. Le poste de contrôle des passeports ressemble plus à une vieille maisonnette en bois qu’à un bâtiment officiel. Alex donne son passeport à un type inconnu au bataillon pour qu’il effectue la procédure. Ce n’est pas trop dans mes habitudes, je préfère le faire moi-même mais finalement je lui donne le mien aussi. On marche en avant vers le Cambodge sans passeport ! L’immigration à la barrière nous laisse passer sans passeport en argumentant qu’un type le fait pour nous. Ca n’a pas l’air de lui poser de problèmes. En attendant notre passeport, il y a ces deux types qui se sont fait refouler à la frontière. Ils viennent d’acheter chacun une moto pour visiter le Cambodge et le Vietnam en 2 roues mais ce ne sera pas pour cette fois ci. Bien dégoutés, ils doivent revenir sur Paksé pour la revendre !
Finalement le type revient sans encombre pour nous donner nos passeports à jour.

Bien entendu je m’y étais préparé à avoir un problème de passeport un jour ou l’autre dans mon voyage. C’est chose faite à mon entrée au Cambodge mon passport est dorénavant complétement plein. Il faut que je refasse un nouveau passeport en passant par l’ambassade de France de Phnom Penh. Juste après mon entrée je ne perds pas de temps et je vais effectuer ma demande. Ce n’est pas comme aux Etats Unis où la procédure est très simple (ils ajoutent des pages supplémentaires), en France il faut faire une demande de nouveau paseport qui bien entendu dure 3 semaines. Celui-ci est gratuit si l’on garde la date de validité de l’ancien. J’ai aussi fait une demande de passeport grand voyageur avec le double de pages mais sans succès. Il me faudra rester dans le pays jusqu’à ce que je récupère mon nouveau.

Dans le bus pour Phnom Penh on rencontre Rachelle une hollandaise qui se joindra à nous. Le bus trip est assez folchlorique quand l’on regarde les deux russes présents. Ils ont l’air complétement paumés et sous grosse drogue dur. Ils viennent de se tromper de bus et empreintent le notre. Quand le bus s’arrête il part se prendre une piquouse de je ne sais quoi. Ils sont complétement délirant avec un regard livide… Ca fait peur ! Finalement ils quitteront le bus avant d’arriver à Phnom Penh.

On arrive de nuit dans la capitale. C’est vide de monde. Le seul tuk tuk nous propose un prix trop élevé. On refuse et on le laisse partir, on en trouvera bien un autre. On commence à marcher dans cette ville fantôme (fête au Cambodge toute la capitale est partie dans les campagnes voir la famille). Après un petit bout, on arrive à négocier un tuk tuk à un prix raisonnable. Notre choix d’hôtel s’avère au top, on est allé à 11 Happy avec un super rooftop avec bar, billard, restaurant, télé. Enfin le genre d’endroit où l’on peut rester plusieurs jours sans soucis.

Après le jour administratif on ira visiter the killing field soit le terrain de la mort. Cet endroit est tristement célèbre car c’est l’un des endroits où des milliers de personnes ont été exécutées lors de la dictature folle des Khmers rouge. Cela c’est passé après la seconde guerre mondiale. Les atrocités ont étés terribles. Des milliers d’ossements sont entreposés dans une tour pour rendre hommage à ces pauvres hommes. Lors de la prise de pouvoir de Khmers rouges toute personne en désaccord fût exécutée. Mais aussi tous les politiques, les professeurs, les intellectuels… ainsi que leurs familles.

La visite auditive est forte intéressante. L’on peut apercevoir toutes les fosses où étaient jeté les corps. La puenteur des corps en décomposition devait être atroce.Encore maintenant des ossements remontent à la surface avec le temps. La visite nous montre même l’arbre qui servait à exploser la tête des enfants tenus par les pieds ! Ils n’utilisaient pas d’armes à feu pour les exécutions, trop cher ! Tous les moyens ont étés utilisé comme par exemple égorger  avec des feuilles lacérantes normalement utilisées pour égorger les animaux. Une musique de propagande sortait des hauts parleurs sans cesse, l’odeur de la mort était dissimulée… et tout se passait dans le parfait secret. 1/3 de la population du Cambodge fût assassiné en quelques années. Certes l’époque des Khmers rouges n’est plus d’actualité mais le pays est toujours sous un régime de dictature. Ca ne m’étonne même plus de voir la France lié encore des liens étroits avec le Cambodge sous prétexte de relations démocratiques internationales. Le président français fût le premier à féliciter le dictateur pour son n-ième mandat consécutif alors que tout le monde sait bien que les votes sont truqués…

Bien sûr les quelques jours passés dans la capitale avec mon pote allemand ne feront pas sans faire la fête. Chaque soir sera rythmé par une grosse soirée. Les clubs plus ou moins chaud sont à profusion.


Les soirées sont pas mal arrosées. Après avoir fait le tour des soirées et de ce que l’on peut voir dans cette ville, on part en partance pour la plage que je n’ai pas vu depuis Koh Tao en Thailande soit plus d’un mois…







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