L’île de Korong est un
petit paradis sur terre mais pour encore combien de temps. J’en ai entendu
parler pour la première fois par mon pote Philou quand j’étais de passage à Koh
Tao. A l’entendre parler, j’étais obligé d’y passer, et c’est maintenant chose
faite.


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Cette petite île au sud
du Cambodge, ne fait pas plus de quelques kilomètres de long. Aucune route, ni
engins motorisés en font un de ses point fort, mais plus pour logntemps. Les
chinois ont invetis plusieurs millions pour construire resorts et routes. J’ai
d’ailleurs aperçu par hasard les prémices d’une route lors d’un trek sur les
hauteurs. Ca fait mal au cœur de voir toute cette forêt abattue. Mais l’appât
du gain et le tourisme de masse ruinent les endroits encore préservés. Le
gouvernement du Cambodge n’y voit ausun inconvénient pour le peu qu’il puisse
détourner quelques sommes d’argents facile ! Autant dire que cette île ne
sera plus paradisiaque dans quelques années.
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La plage fait office
d’allée principale dans le petit village. Quelques bars super relaxe sont en
bord de mer, beaucoup de backpakers aussi sont là pour décompresser de la dure
vie de voyageur. Il n’y a pas distributeur de billets sur l’île, mais quelques
bars restaurants prêtent de l’argent avce 10% de comission au pire. Je ne sais
pas combien de temps je vais rester sur cette île, tout ce queje sais c’et que
je m’y sens bien.
Nos journées seront
rythmées par quelques activités comme la pêche au harpon, se faire du trekking
en évitant les serpents, jouer au beach volley, se baigner dans l’eau
turquoise, jouer aux échecs, bien manger c’est important…faire la fête aussi
car l’île est bien vivante malgré son petit village.



Dès le troisième jour
notre soif d’aventure nous emmène mon ami allemand et moi à partir pour un trek
de survie. L’objectif est de survivre sur un bout de l’île pendant 3 jours
histoire de ne pas trop en chier non plus mais quand même tenter d’établir un
camp de base et de survivre. Nous voilà lancé avec seulement un litre d’eau
chacun en plein cagnard. On longera le bord de mer via les cailloux pour tenter
d’arriver à la plage suivante (long beach classé l’une des 10 plus belles
plages du monde dans une revue). Après 2 heures de marche sur ces rochers que
l’on commence à haîr, on décide d’opter par un chemin qui part dans la forêt.
Je ne porte ni plus ni moins qu’un short de bain et des tongues. Sur le début
on estcontent de marcher à l’hombre sur un chemin qui ressemble à quelque
chose. Après une heure de marche dans la forêt, à la suite des embranchements
on finit par se perdre, le chemin se réduisant au fur et à mesure jusqu’à ce
qu’on finisse par faire notre propre chemin. Le problème c’est que l’on n’a pas
de machette pour tracer le chemin. C’est donc à l’aide de nos mains que l’on
s’enfonce dans le boosh de plus en plus dense. On n’a pas non plus de boussole
pour s’orienter mais l’instinct nous guide tout deux dans la même direction.
Après un moment on commence à entendre le bruit des vagues ce qui nous guidera
pour sortir de ce merdier. On passera 3 heures perdus dans cette forêt hyper
dense avec la peur qu’un serpent vienne nous rendre visite. Dans ce cas on ne
pourrait même pas faire marche arrière, on avance à une lenteur pas possible
acroupi à éviter comme on peut les branchages lacérants et piquants. Sur cette
île il y a 6 espèces de serpents mortels, autant dire que l’on préfère pas en
voir sur notre route. A la sortie, on est recouvert de coupures, des branchages
et de sueur. La soif commence aussi à se faire sentir. On trouvera une petite
rivière pour faire le plein d’eau. Mais à la sortie de la forêt on est de
retour sur nos fameux rochers, cette fois ci bien plus imposants. Il nous
faudra escalader pendant plus de 2 heures pour rejoindre long beach. On est
mort de faim après cette journée de marche. A notre arrivée sur la plage une
pluie monumentale nous empêche de faire le feu et d’établir un camp de fortune.
On se retrouve à s’abriter dans une vieille cabane abandonnée et à manger les
petits gâteaux que l’on a emporté au cas où ! L’accès à la cabane fait
peur, c’est la tombée de la nuit, il pleut des cordes, et il nous faut
traverser des herbes hautes marécageuses, autant dire le paradis du serpent. On
dormira dans cette cabane mon ami dans un hamac et moi dans une chaise longue
trouvé sur place. Il nous faudra se placer entre gouttes car le toit est loin
d’être parfait.


Le lendemain, est essaie
d’établir le camp mais surtout de manger quelque chose. On invente des sytèmes
de pêches pas très concluant, en plus on est loin de voir beaucoup de poissons
par ici comparé à l’autre côté de l’île. On mangera les quelques coquillages
trouvés, la texture comme le goût d’ailleurs ne sont vraiment pas fameux mais
pas trop le choix. Pour le petit déjeuner on a aussi notre space cookie que
l’on a acheté au village avantde partir. Celui fera bien son effet sur cette
plage déserte enfin juste en début de matinée. N’ayant pas pu aller plus loin
la veille à cause de la nuit et de la pluie, on s’est arrêté au carrefour où
tous les touristes s’arrêtent en prenant le raccourci à travers la forêt (1h de
marche). Ce qui fait que un groupe de 10 vient se planter juste devant nous
alors que la plage fait 5 kms de long, sable blanc à perte de vue…On finira le
trip survie finalement un peu prématurément, après 2 jours seulement. On
prendra le raccourci à travers la forêt pour revenir au village et se faire un
bon gros burger. Que c’est bon après 2 jours à manger des escagot de mer !
Du coup c’est retour à la vie idylique. Pourquoi se faire du mal quand on peut
se mettre bien.


On continuera à se
faire des trips pêches en bateau car on a bien sympathisé avec un type qui monte
un business ici. Pêche avec une ligne suspendue à la bouteille d’eau depuis le
bateau. Ca mort pas mal mais que du petit.
On réitérera quelques
treks à la journée sur la plage et dans la forêt.
Le retour pénard au
quotidien et à la vie facile se fait sans trop de problème. J’ai revu le couple
espagnol/italien que j’avais rencontré un mois et demi plus tôt au Laos lors de
mon trek à Pongsali, c’est aussi le fameux couple qui avait fait une scène à
Vang Vieng lorsque la fille a failli s’étrangler avec sa langue.
J’ai revu aussi un
groupe de jeune que j’avais rencontré à Vientane au Laos un mois plus
tôt ! L’un d’eux, belge, en a perdu une dent en chemin, un peu trop
bourré, la dent de devant a sauté, il finira son trip de 6 mois comme ça !
Enfin voilà dur de trouver mieux comme ambiance relaxe… Après une bonne soirée
full moon sur l’île d’en face et 2 semaines passées à se la couler douce, je
retourne sur le continent en direction de Kampot. Mon pote allemand lui est
parti 2 jours plus tôt pour effectuer son visa pour l’Inde à Phnom Penh.
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