mercredi 9 octobre 2013

Relaxe à Vang Vieng



Vang Vieng est cette fameuse ville que j’ai pu connaître via des touristes qui en portaient le tee shirt. Depuis Bali j’en vois plein avec marqué tubing. Finalement je découvrirais ce que c’est réellement une fois sur place. Vang Vieng était le carrefour des touristes fêtards qui se donne à cœur joie pour se mettre une bonne cuite en descendant la rivère sur leur bouée en s’arrêtant dans les bars qui longent la rivière, à tel point qu’encore l’année dernière il y avait un mort par semaine. Depuis un an une loi est passée pour fermer la plupart des bars, sur la trentaine existant, il n’en reste plus que 3. A l’époque on pouvait avoir un shot gratuit dans chaque bar ce qui rendait les gens totalement défait avant d’arriver et ils se noyaient, ou tomber mal sur les rochers… Quand j’ai enttendu ça, je n’y croyais pas. Je pensais que les gens se tuaient à cause des rapides mais pas du tout, la rivière est complétement paisible.

Je prends le bus du matin. La route sera plus longue que prévu mais n’ayant pas de montre, je ne sais pas combien de temps on a pris. Ils ont du réparer la roue en route.


Finalement on arrive à bon port, la chaleur insupportable n’a pas changée. On monte dans un tuk tuk en vitesse qui est censé nous emmener jusque l’auberge. Mais il y a un pont à passer où chaque aller/retour te coûte 30 centimes d’euros. Il nous reste plus qu’à marcher pour le reste ! Ils sont mâlins ces laossiens. Jamais il ne te le dirait avant ce n’est pas dans leur intérêt, il est bien plus facile de mettre le client sur le fait accomplie et encore plus lorsqu’il a déjà payé. Je vois que même loin de notre société industrialisée, l’appât du gain existe toujours. Le touriste a de l’argent, il faut le faire cracher, mais vu que la majorité des touristes ne discutent pas les prix, ou ne rochignent pas, ils imposent leurs prix excessifs petit à petit, la pilulle passe mieux surtout chez une personne de passage.

On s’est dégôté un petit endroit sympa avec des bungalows qui donnent sur la rivière et les montagnes verticales imposantes d’en face. Même si l’on ne veut pas faire de tubing, rien que le site en vaut la peine à mon goût. Le soir on va se manger un bout dans un space restaurant. Au menu tout ce qu’il y a de plus normal pour un restaurant avec une enseigne « space ». On aura le choix entre le space cake (de weed, de champignons, d’opium) ou encore les pizzas… 


Bien posé (allongé) au restaurant, on entend soudainement des cris venant de l’autre côté de la route. Un type se met à hurler tout ce qu’il peut, « HELP, call ambulance » sans arrêt. Ce remue ménage interpelle tout le monde. Personne apparement n’étant médecin ne réagit pour venir au secours du type. Finalement il finit par s’arrêter de crier et tout revient à la normal.Les gens s’écartant j’aperçois mieux le couple en cause. C’est là que je les reconnais, c’est le couple espagnol/italien que j’ai rencontré lors de mon trek à Phongsali. Je vais les voir sur le trottoir d’en face. Elle est assise par terre, tous les deux sont choqués. En fait, elle s’est étranglée avec sa langue, lui en tentant de la lui attraper s’est fait mordre par son amie. En fin de compte plus de peur que de mal, mais les deux étaient particulièrement choqués, elle n’est pas passé loin. C’est comme si que cette ville est hantée maintenant, avec tous ces morts. C’est ce que certains disent, les habitants veulent fuir car ils pensent que tous ces morts sont dûs à des mauvais esprits.

Le lendemain je me prépare à mon premier jour de fénéantise. Je n’arrête pas de bouger ces derniers temps, j’ai besoin de mon petit jour de répis, mon petit dimanche. 

Je change d’hôtel car j’en ai marre de payer ce foutu pont et je me trouve un peu loin du centre ville. Direct je m’active et je me loue une petite moto dans le but d’aller faire un tour à Poukham cave avec son soit disant blue lagoon. Après 7 kms de piste j’arrive sur place, bien sûr on a le fameux checkpoint à touriste où l’on paye l’entrée. Il n’y a pas de lagoon c’est juste une rivière qui passe devant la grotte. Le terrain de jeu est sympa, on peut sauter de l’arbre direct dans l’eau turquoise. Je ne m’y attarderais pas même si j’ai bien chaud et qu’un bon petit bain serait bien plaisant. Je préfère guerrir mon orteil et ne pas l’infecter.

L’entrée de la grotte est à une centaine de mètre de haut. Après cette montée un peu chaotique, on s’infiltre dans un trou qui laisse place à la grandeur de la grotte. Grâce à une ouverture dans la roche, la lumière rentre assez bien, ce qui permet d‘en apprécier sa grandeur. Un boudha y est entreposé en plein milieu. Les blocs de roches qui se sont détachés sont vraiment mastoques. Le chemin est assez glissant. On peut s’immisser pas mal profond pour atteindre une autre cavité géante mais celle-ci beaucoup moins lumineuse. Je me retrouve tout seul dans le noir complet. Je prends mon temps,  j’apprécie le silence et l’obscurité. Quand je suis sur le chemin du retour je croise deux mecs qui n’ont pas de frontale. Pour ne pas qu’ils retournent louer une frontale, je leur prette la mienne. Je les attends donc dans la grotte. C’est à ce moment que je pense alluciner, en regardant l’un des murs, je vois plusieurs formes de visages de monstres (comme des aliens), comme si que le mal de l’obscurité sortait de là. Impressionnant ! Les visages des extraterrestres dans la science fiction sort peut etre de cette grotte ! 

Je ressors avec l’allemand et le hollandais. Je le reverrais le lendemain pour aller faire le tubing. En rentrant je m’arrête pour visiter une dernière grotte. C’est la grotte Tham Numborkeo. L’entrée est de toute beauté, il y a un petit bassin d’eau bleue où l’on peut se baigner en écoutant le bruit de la cascade qui part dans la terre. Je rentre dans la grotte en solo, la lumière deviendra très vite indispensable. Je m’enfonce dans le tunnel pas très grand. J’ai un mélange de peur et d’adrénaline qui me pousse à continuer d’avancer. J’ai cette sensation de se dire que si ma frontale tombe en panne pour quelconque raison, je suis dans la merde. Je ne pourrais jamais trouver la sortie plongée dans le noir intense. Finalement je m’enfonce pendant une 20 aine de minutes à l’intérieur avant de rebrousser chemin car la nuit devrait bientôt tomber. Quand je ressors j’ai le droit à un joli couché de soleil depuis les champs de riz avec les falaises en arrière plan. 
 
Le lendemain je pars faire le fameux tubing. Je n’ai pas été emballé plus que cela. Ca devait être mieux avant quand tous les bars étaient de la partie. Le monde aussi a sacrément diminué à en voir la taille des bars. C’est surtout une belle excuse pour se la coller. Je me fais déposer avec un tuk tuk et la bouée en amont de la rivière. Après seulement 2 minutes de flottaison, un local m’envoie sa bouteille accrochée à sa canne à pêche. Ce n’est pas pour la boire mais pour me ramener au bord où le premier bar nous attend. Je retrouve avec le hollandais et l’allemand avec qui on passera l’après midi. Il y a aussi 2 brésiliens bien sympas avec nous. Il n’y a plus que 3 bars ce qui fait que l’on prend notre temps. Le monde arrive, on doit être une quarantaine pas plus. L’ambiance est sympa. Ca joue au volley, au basket... Il y a même une palette accrochée à une corde pour faire du wakeboard statique. On passera un bon moment et en effet on a fini le tour bourré. 


Le lendemain je repars avec ma moto à la recherche de cave. Je décide d’aller au nord de Vang Vieng voir l’elephant cave. Cette dernière est une merde absolue à ne surtout pas aller voir, à moins que l’on veuille voir un n-ième boudha même pas beau et une roche qui ressemble soit disant à un éléphant. Par contre derrière cette fausse grotte, à quelques minutes de marche il y a 3 grottes. Je commencerai par les 2 premières qui sont proches et toutes les deux sèches. Armé de ma frontale avec mes nouvelles piles je m’enfonce jusqu’à n’en plus finir. La gallerie de la première est un tunnel de 5 mètres de diamètre qui ne s’arrête pas. Je me suis fait arrêter par une piscine d’eau que je n’ai pas voulu traverser ne sachant pas la profondeur.

La deuxième grotte est un tunnel très large, il m’est difficile de voir l’autre paroi par moment avec ma frontale. Cette fois ci j’ai pu accéder au bout de la grotte où il y a une cavité un peu plus grosse. Dans celle-ci je me suis même immissé dans des méandres de puta madre. J’ai suivi un guide qui était dans la grotte avec 2 touristes pendant un petit moment. 

La dernière grotte de la journée est la meilleure de toute. Clostrophobes s’abstenir ! Elle s’appelle la water cave qui est de loin ma préférée du coin. Un guide m’a joint à son groupe de japonais.On s’immisse dans la grotte sur une bouée en longeant une corde pour remonter le léger courant. Très vite l’obscurité prend le dessus. On se ballade une quinzaine de minutes en flottant puis on laisse tous nos bouées pour se faufiler dans les fentes de la roche que l’eau a creusée. Il faudra ramper à plusieurs reprises, avec la geule dans la boue. C’était super ! A faire absolument si on aime bien pousser ses limites. Le guide me disait qu’il y a eu deux morts récemment car ils ont été coincés par la montée des eaux. Personne n’a pu entrer dans la grotte avant que la pluie ne se calme soit 10 jours plus tard !

Cette journée 100% cave est finie. Après une dernière journée de repos je me décide enfin à quitter cet endroit pour la capitale Vientane.

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