
Depuis Phongsali on a
décidé avec les 2 suisses Stella et Chris d’aller à Luang Prabang par voie
fluviale et ne pas prendre le bus (12 heures de bus pourri). Cela nous prendra
2 jours de voyage. On devra prendre une piste dans un mini bus pour descendre
jusque Hat Sa dans le bas de la vallée à un peu plus d’une heure de route. La
piste défoncée par les camions nous fait partir en glissades par moment.
L’aventure commence. Depuis Hat Sa on prend une pirogue pendant 4 heures en
decendant le fleuve. Les paysages sont assez monotones, bien que vallonés par
endroit. La verdure y est omniprésente. Je me croierai en Guyane à descendre le
fleuve de couleur marron à travers cette forêt luxuriante.

Le stop se fera à Muang
Khua après 4 heures sur l’eau. On devra y passer la nuit car il n’y a pas de
bateaux qui vont plus loin pour aujourd’hui. On rendra visite aux parents de
notre guide avec qui on a fait le trek. On a pu goûter au miel maison du père
de famille, un petit délice. Le contact était cependant difficile à cause de la
barrière de la langue. C’est d’ailleurs ce qui me dérange beaucoup dans ces
pays d’Asie, on est toujours bloqué. Les gens ont beau être gentils, le rapport
avec le gens est souvent limité. Je veux bien aimé un pays mais si tu ne peux
pas échanger par la parole des idées, je ne trouve pas ça très intéressant au
final. J’ai surtout cette comparaison avec l’Amérique du sud ou central où je
pouvais me retrouver dans un bled loin de tout, l’échange par la parole était
possible et beaucoup plus enrichissant.

Dès le lendemain on
repart pour une longue journée de voyage. De retour sur une pirogue pour 4
heures jusque Muang Khiaw, on prend un mini bus jusque Luang Prabang avec 3
heures de trajet. Cet épisode est folklorique car au milieu du chemin on
s’arrête pour faire monter 4 paysans dans le van. Bien sûr il ne reste que 2
places libres, donc on devra bien se serrer. Mais les laossiens en général sont
assez sensibles au mal de l’auto c’est la raison pour laquelle on distribue à
chaque fois des sacs plastiques. Ca n’a pas loupé, on a le droit à une heure de
vomitage intense. Les types n’en pouvaient plus. La tête dans le plastique tout
le long de la route, à le regarder, on aurait dit qu’il passait le pire moment
de leur vie. J’ai pas pu m’empêcher de rire car les 2 suisses étaient restés à
l’arrière et se prennaient des vapeurs un peu noséabondes. Finalement on arrive
à Luang Prabang, où l’on prend un tuk tuk pour nous déposer dans le centre
ville.

Le lendemain je pars
aux chutes d’eau de Kuang Si qui sont vraiment de toute beauté malgré qu’elles
soient extrémement touristiques. On assiste à plusieurs cascades d’eau
turquoise qui se succèdent dont la dernière qui est l’apothéose avec la plus
grande chute. Je suis un peu déçu de ne pas pouvoir me baigner à cause de mon
satané orteil (je n’ai plus d’ongle d’ailleurs, j’ai dû le retirer). Je ne
voudrais pas qu’il s’infecte, ce serait le pire des scénarios. A l’entrée du
parc il y a un mini zoo où l’on peut voir des ours locaux de petite taille
comparé à des gros ours blanc.
Luang Prabang est une
ville bien agréable malgré sa popularité. L’ambiance y est vraiment agréable,
il y a beaucoup de tourisme mais cette ville qui est l’ancienne capitale du
Laos et qui est maintenant la capitale religieuse et culturelle du Laos a su
garder son charme. Les prix par contre se sont étonnament adaptés au porte
monnaie des européens. On y trouve des restaurants très sympas mais qui visent
une clientèle qui a de l’argent. Car le pauvre petit laotien avec son salaire
de misère ne pourra jamais se le payer même si pour nous ce n’est pas trop cher
10 euros pour 2.
Le soir on va sur le
Mont Phousi au milieu du vieux centre ville et qui domine la ville. La vue est
sympa au couché de soleil comme au levé d’ailleurs (gratuit au levé) car la
ville est encaissée dans une vallée entourée de montagnes.
Le lendemain on part à
la visite sans trop se presser des temples de la ville. La chaleur y est
insoutenable on cherche le moindre coin d’hombre pour oser avancer. Dès 11h du
matin jusque 16h c’est atroce. L’humidité de l’air te fait suer sans arrêter.
C’est donc tant bien que mal que l’on découvre ces quelques temples sympas.
J’en ai oublié les noms. Pour se détendre le soir rien de tel qu’un petit massage.
C’est la première fois qu’un type un peu éféminé me fait un massage. Ca se
passera bien même si les mains d’une femme restent plus agréables. Il y a un
bar sympa à côté de l’hôtel, on y fera un tour pour notre dernière soirée à
Luang Prabang.

Le dernier jour on a
décidé de se lever tôt (5h) pour aller voir la marche des Mhonks à 6h. C’est le
rituel matinal des moines. Les Mhonks marchent en file et viennent faire
l’ômone pour la nourriture du jour. C’est ainsi que la population et quelques
touristes viennent en aide aux moines. Tout le monde s’assoie sur ses genoux en prenant soin de ne pas mettre ses pieds
vers les moines ce qui serait irrespectueux. Puis on distribue la nourriture
que l’on a (riz gluant, gateaux, banane…) à chaque moine qui tend son panier.
Quand le panier est trop rempli ils dévesrsent le surplus dans un bac qui ira
surement au temple. Le nombre de moines est impressionnant, ils s’étalent sur
plusieurs centaines de mètres. C’était vraiment bien de pouvoir participer à ce
rituel et de pouvoir aider ces jeunes moines. Ici peut être moine tout enfant
de plus de 5 ans. Il a le droit de se retirer quand il en a envie pour
retrouver une vie normale.
On profitera du levé
matinal pour partir vers notre prochaine étape, Vang Vieng.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire