A côté de la petite ville de Ocosingo se trouve les
ruines de Tonina méconnues du public. Dans un envirronement de toute beauté, ce
site est très original. Il se présente sous la forme d’une gigantesque pyramide
adossé à une colline. Une vraie ville vertigineuse de 80 mètres de haut. Niveau
après niveau, on trouve des habitations, des bâtiments officiels, 8 palais et
13 temples. Le tout à 1000 mètres d’altitude dans la chaleur tropicale.



Le peuple de Tonina était un peuple super
belliqueux, voir agressif. Avec une hache d’obsidienne, les Toniniens
n’hésitaient pas à couper des têtes. Avec leur puissante armée, ils ont même
réussi à capturer le roi de Palenque qu’ils ont offert en sacrifice. La
décapitation était chez eux une véritable obsession. La cité a été habitée dès
le préclassique et a connu ses heures de gloire entre 600 et 900 après JC. Mais
peu après elle a subi une invasion ennemie, et après la mutilation des
sculptures et des inscriptions, elle a été rapidement abandonnée. Elle fût à
nouveau habitée un moment, avant d’être définitivement oubliée des hommes à
partir de 1250.


La vue d’en haut est fabuleuse. On peut voir les mexicains
encore en train de restaurer le site. Avec Rémi on s’est fait une petite
mission dans une crypte dont l’accès est interdit depuis peu. On a soulevé deux
trois planches et hop on s’est immiscer avec la frontale dans un escalier pas
plus large que nous. Sensation garantie. On est descendu sur une dizaine de
mètres de profondeur. La hauteur est vraiment limite, mieux vaut ne pas être
claustrophobe. A un moment on passe même plus en largeur. Je me suis enfoncé
sur une 30 aine de mètre tandis que Rémi est resté en bas des escaliers.
Impressionnant ! Après avoir discuté avec un guide par hasard un peu plus
tard au marché d’Ocosingo, on a appris que les archéologues pensent que cela
donne sur une tombe d’une reine.
Le site en tout cas récemment ouvert au public vaut
vraiment le coup. Je dirais mieux que les ruines de Palenque bien plus
touristiques.
Après cette visite un peu au pas de course. On
rentre sur Ocosingo pour choper le dernier camion qui part vers la laguna
Miramar. Mais le camion ne se remplissant pas on est forcé d’attendre le
lendemain et dormir à Ocosingo.
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