mercredi 3 avril 2013

La Death Valley



On dit que cet endroit porte le nom de vallée de la mort parce qu’à l’époque de la ruée vers l’or un groupe de caravanes s’est retrouvé piéger en voulant prendre le raccourci. La chaleur insupportable, le terrain difficile, la vallée interminable, ils n’ont jamais pu en sortir vivant. 

On part du Grand Canyon en fin d’après midi quand la tempête de neige se lève. On espère que la neige s’estompera. Normalement plus on s’éloigne du parc national plus on descend en altitude. Manque de pot la tempête sera coriace, on est obligé de rouler au pas. Mais on voit que les ricains sont habitués, les saleuses sont déjà passées. On s’arrêtera faire un plein d’essence dans une petite bourgade. Ici la tempête est à son paroxysme. Il y a déjà bien 10 centimètres de neige facile sur la route. On ne traîne pas par ici de peur de s’embourber dans la neige fraîche. On n’a pas de chaines. On repart de plus belle et à peine rentrer sur l’autoroute on est coincé par un poids lourd qui vient de se mettre en l’air avec une voiture. Du coup toute la circulation est complétement bouché. Il y a des voitures de flic dans tous les sens. On restera à l’arrêt une bonne heure. On était prêt à passer la nuit dans la voiture avec toute la nourriture que l’on emmène il n’y avait pas de souci !  On repart de plus belle en direction de la Death Valley en suivant le chasse neige pendant un petit moment.


Sur la route pour la Death Valley on repassera par Las Vegas sans vraiment faire de détour. On est de retour dans le monde du jeu. En fait on profite de ce petit crochet pour faire ce que l’on n’a pas pu voir quelques jours plus tôt. Notamment le jeu de fontaines du Bellagio que l’on n’avait pas pu voir. J’ai été un peu déçu du spectacle. La musique n’était pas terrible ce qui m’a déçu par rapport au spectacle que j’avais pu voir quelques années plus tôt sur la musique de Franck Sinantra « Fly me to the moon ». Je m’en souviens encore…
 
L’ambiance de Vegas nous chauffe Rémi et moi, on est prêt à refaire une bonne soirée. Mais le Ben ne se sent pas très bien ce soir là. On fera une petite ballade soft dans l’un des casinos les plus huppés du strip, le Wynn. Le luxe y est partout à commencer par un  magasin de Ferrari à l’intérieur. On n’est pas trop dans notre élément par ici. Habillé en jeans on se sent un peu différent. On ne tardera pas et finalement on reprend la route vers minuit pour dormir à l’entrée de la Death Valley. La route n’est pas facile, je suis au volant et il me faut faire face à une nouvelle tempête de neige sur les hauteurs juste en sortant de Vegas.

On arrive dans le village de Shoshone où tout est fermé. On installe notre tente dans le camping avec Ben. Rémi dormira dans la voiture. Cette nuit sera de nouveau bien froide. On s’est bien caillé avec Ben. J’ai presque eu plus froid que la nuit d’avant. 


Le lendemain on démarre un peu tard. Le temps de faire un peu d’internet il est déjà 11 heures du matin. On décolle enfin pour la Death Valley. On est reparti pour une journée de voiture à traverser cette vallée splendide. Ca me rappelle le nord ouest de l’Argentine avec ses montagnes multicolores et ses salars. C’est fou comme la ressemblance est importante. Du coup j’ai cette impression de déjà vu même si c’est magnifique. On l’a faite du sud au nord ouest. On entrera tout d’abord dans une grande vallée toute plate entourée de montagnes. Toute cette vallée est un ancien lac qui s’est asséché. A l’endroit le plus bas de la vallée à 85 mètres sous le niveau de la mer, le lac a laissé place à une mer de sel. Cet endroit s’appelle le Badwater Basin. Les ricains ont l’air très fier de cet endroit qui n’a rien à envier au salar d’Uyuni en Bolivie ou d’autres en Argentine. Le problème avec les ricains c’est que tout ce qui est beau est accessible facilement, tout est fait pour le tourisme de masse pour rapporter toujours plus d’argent. J’ai un peu de mal avec cette mentalité qui t’interdit tout en te faisant payer. Mais où est la liberté dans ce pays ? En tout cas je la cherche…
Le temps est parfait pour visiter, on est à la fin de l’hiver. La veille il est tombé l’équivalent de la moitié des précipitations annuelles. On ne se sent pas comme dans un four comme la plupart du temps. Seul hic c’est qu’il y a pas mal d’évaporation le lendemain car c’est tellement sec par ici que l’eau ne s’infiltre pas dans le sol ce qui gâche un peu les photos. 

Après le salar on continue notre route vers le nord sur plusieurs dizaines de kilomètres en s’arrêtant par ci par là. On pourra voir des roches multicolores très ressemblant à l’Argentine  de nouveau mais avec des dizaines de touristes en voiture. On passera par une ville minière abandonnée il y a une vingtaine d’années. Et enfin pour finir on s’arrêtera dans des dunes de sable fin au coucher de soleil surpeuplé de touristes. J’ai l’impression que l’on n’a pas trop le choix par ici, il faut bouffer du touriste plus que du paysage vierge !

La Death Valley arrive à sa fin, on se dirige maintenant toujours plus au nord vers le lac Tahoe.



mardi 2 avril 2013

Petit détour par le Grand Canyon



On n’avait pas prévu de pousser autant à l’ouest dans notre tour de la Californie mais ce sera dommage de passer si près sans voir ce fabuleux canyon. On a quand même près de 500 kilomètres à parcourir. En partant tranquille dans l’après midi on arrive de nuit dans le parc national du Grand Canyon. Les guichets sont fermés du coup on passe gratuit. On se pose dans un camping pareil guichets fermés et on commence à installer les tentes. C’est la fin de l’hiver. Il ne fait pas chaud par ici, ça nous change de San Diego où le temps était beaucoup plus doux même si il fallait le petit pull le soir quand même. Direct on sort le pull, le coupe vent, le bonnet et les gants de Bolivie







. Ca sert une fois de temps en temps, et j’ai bien l’impression que je vais m’en servir souvent par ici. Rémi met quant même son hamac, Ben et moi optons pour la tente. La nuit sera glacée. Il s’est mis à neigé quelques centimètres pendant la nuit. Ben pas très bien équipé pour le froid fera sa pire nuit du voyage même si il y en aura d’autres pas terribles non plus. Le pauvre, à peine sorti de sa douce France et du stress de son boulot, on lui inflige un moment pas facile.
Le lendemain on sortant de la tente, je suis matinal pour une fois, je ne vois personne dans le hamac. Rémi s’est mis à l’abri dans la voiture en plein milieu de la nuit laissant le hamac enneigé. Je réveille les troupes. Ben est content que le calvaire se termine. On range les affaires en vitesses et on part visiter en voiture le canyon.
On passera toute la journée à s’arrêter de point de vue en point de vue. Le canyon est grandiose. C’est marrant il y a une semaine de cela on était dans le canyon d’Urique au Mexique bien au chaud et là on est face à ce superbe canyon enneigé sur les hauteurs. Quel sentiment de liberté face à cette grandeur. Le temps est couvert mais se dégage bien par moment. La visibilité est bonne on a vraiment de la chance. On peut voir l’hombre des nuages avancé à toute allure sur les roches rouges oranges. On se régale. Avec Rémi on est chaud bouillant pour descendre dans le canyon et se faire une petite randonnée mais le Ben n’a pas pris ses chaussures de marche. Ce sera pour une autre fois. De toute façon vers la fin d’après midi le temps commence à se gâter. Le vent se lève et la tempête de neige revient de plus belle. On passera juste une journée sur place pour repartir d’où l’on est venu. Je suis quand même pas mal déçu de ne pas être descendu dans le canyon. Une autre fois c’est sûre on tentera de faire du rafting ainsi qu’une grosse randonnée dans le fond du canyon.
Maintenant on se dirige vers la vallée de la mort. J’aurai aimé pousser un peu plus loin vers Monument Valley mais cela faisait un détour encore plus grand et on est short en timing. C’est cela de ne plus voyager tout seul ! Il faut faire des concessions et surtout s’adapter aux manières de voyager de chacun. Le petit confort de Ben ou les envies de Rémi. Je me sens un peu frustré pour la première fois de mon voyage. J’ai l’impression de bâcler les sites et il me faudra y revenir. Je suis quand même content au final de partager un petit bout de voyage avec les 2 loustiques…

lundi 1 avril 2013

2 jours à Las Vegas



Vegas, Vegas qui ne connait pas Vegas. Cette endroit qui illumine la nuit obscure du désert du Nevada à plus de 100 kilomètres à la ronde. On pensait que l’on avait 3 heures de routes depuis San Diego mais il y aura en fait 5 heures de route. Du coup on arrive un peu à la bourre. Mais bon, on ne se fait pas de bile Vegas ne s’arrêtera pas pendant la nuit. On arrive vers 23 heures au Flamingo, l’hôtel que l’on a réservé en plein milieu de la rue du strip (la rue principale de Las Vegas juste en face du Bellagio). Casino bien moins réputé que ceux dans la même rue mais bien plus populaire avec des prix abordables. On a quand même une belle suite avec deux grands lits de porcasse. Il manque un lit à la base, mais à notre arrivée devant la porte on aperçoit un homme de chambre au fond du couloir sans fin avec un lit posé sur roulette. Le temps d’ouvrir la porte, le black est déjà là. Il laisse le lit en plan en plein milieu de la chambre et attend sans dire un mot. Bon, Ben habitué du pourboire comprend vite et sort son porte feuille mais pas bol il ne trouve qu’un dollar. L’homme de chambre nous dit alors mais ne vous inquiétez pas j’ai du change sans nous annoncer combien il veut. En plus de cela il ne l’installe même pas. La manière dont il nous le dit ne nous encourage pas du tout à donner plus. Il voit bien que l’on n’est pas les crésus de la soirée et s’en va sans dire un mot sans même que l’on ai le temps de comprendre qu’il était définitivement parti. Bon bah welcome in Vegas, on va devoir s’habituer à cette ambiance friqué qui me change beaucoup de mon quotidien habituel de vivre à la roots. Je ne suis pas non plus complétement choqué non plus vu que j’y suis déjà allé 5 ans plus tôt.

La première soirée sera soft. Une petite balade sur le strip nous fait traverser quelques casinos. On se retrouvera à manger au hooters ce fameux restaurant où les serveuses sont ultra sexy. Il n’y a que moi qui jouera ce soir là. J’ai joué 20 dollars au craps et j’ai tout perdu. Pas le bon soir, tant pis. On rentre bredouille, bien fatigué. Prêt à récupérer pour le grand jour de demain.
 
Le lendemain on se lève un peu tard, histoire de bien récupérer avant la soirée de folie qui s’annonce. On se motive pour aller dans le vieux Las Vegas, là où se trouvent les casinos moins cher histoire de pouvoir jouer sans aligner trop de ronds. Dans la rue du strip la mise minimum au craps par exemple est de 10 dollars tandis que dans le vieux c’est 5 dollars. Ce qui est déjà un peu plus raisonnable. Une fois que l’on est rentré dans un casino il nous est difficile de sortir. Pas de montre, il peut faire nuit, jour, on en a aucune idée. Je serais de nouveau le seul à jouer. J’ai de nouveau perdu 30 dollars au craps. Je suis chaud pour faire un petit poker mais les lascars ne sont vraiment pas des joueurs, du coup on repart sans y jouer. Quand on sort il fait déjà nuit, la rue s’est illuminée. Il y a des projections sur le plafond en voûte tout le long de la rue. On tombera sur un petit spectacle de danse assez sexy en plein milieu de la rue. Ensuite on se décide de rentrer à l’hôtel pour préparer la soirée. On achète une petite bouteille de tequila et du vin au bottle shop en bas de la rue. Je discute bien avec le vendeur qui est péruvien. Ca fait plaisir de parler un peu espagnol. Chaud comme des blubites, je retourne au bottle shop chercher une nouvelle bouteille de tequila que l’on n’arrivera même pas à finir. En y retournant le péruvien finit tout juste son boulot, du coup il vient avec moi dans la chambre d’hôtel pour l’apéro.
Bien sympa cette petite soirée mais l’on est toujours dans cette foutue chambre alors que l’on est à Vegas. Le péruvien nous dépose gentiment face un des casinos du strip. Là on se retrouve dans un bar à chicha assez branché. 30 dollars la chicha mais ce n’est pas grave. On se prend ça avec Ben pendant que Rémi lui retourne chercher sa carte d’identité. On est bien pausé sur la terrasse.

On fera une bonne petite soirée, on finira par se coucher bien tard vers 6 heures du matin. Ici on ne paraît pas être décalé, il y a encore plein de monde qui jouent à cette heure tardive. On peut apercevoir les vieux obnubilés par leur slot machine ou encore un bourré affalé carrément sur une machine à sous mais pour combien de temps… Viva America !!! Je m’endors sans souci dans ce super lit king size hyper confortable alors que le jour est levé. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas dormi dans un lit si confortable. Quel confort, je l’aurais presque oublié…
Le lendemain on repart déjà, finit Vegas et place au Grand Canyon…