samedi 25 février 2012

Chile Chico (Chilie)

Après 13h de bus j’arrive enfin à Los Antiguos vers 23h du soir. N’ayant pas eu le temps de prendre une douche, après les 2 jours de randos à El Chalten, je suis vraiment pressé d’arriver. Première fois que cela arrive en Argentine, le bus nous dépose où on le souhaite dans cette petite ville perdue. En fait c’est juste une ville de transit pour pouvoir passer au Chili à quelques kilomètres. Je ne vais pas m’éterniser dans cette bourgade dès le lendemain je prends une navette pour passer la frontière pour arriver à Chile Chico au Chili. Ce sera mon point de départ pour faire la fameuse Carretera Australe qui traverse la Patagonie du nord au sud chilien et qui se finit par un cul de sac à O’Higgins où on a la possibilité d’aller du côté argentin à El Chalten (2h de bateau puis 22kms de marche puis 12 kms en bateau ou à pied et enfin un bus pour 46 kms) mais cela revient à près de 400 euros tout de même !

Chile Chico est un petit village vraiment sympathique. A peine arrivé je ressens le changement d’ambiance du Chili. J’arrive sous le soleil où j’ai pu remettre le short et les tongues. Un petit orchestre joue dans la rue avec un petit public bien local qui écoute. Ici c’est beaucoup moins touristique, les transports en commun sont presque inexistants. Les gens sont beaucoup plus avenants dans les conversations. A demander sa route, on se retrouve vite à parler plusieurs minutes avec les passants. Je me suis rendu compte à mon arrivée qu’il m’est impossible de retirer des pesos chiliens. Un peu embêtant, seulement les cartes mastercard fonctionnent ici. Heureusement que j’ai quelques pesos échangés 2 jours auparavant avec un voyageur à El Chalten. J’ai 72 000 pesos (110 euros) pour tenir une bonne semaine. Je vais devoir me serrer la ceinture avant d’arriver à Coyhaique plus au nord, où ma carte visa fonctionnera. Mais avant je voudrais aller visiter le village de Caleta Tortel à 300 kms au sud ! Je parviens tout de même à m’arranger avec une dame de la banque pour échanger mes derniers pesos argentins malgré que la banque soit fermée. J’arrive à en tirer 50 000 (75 euros) de plus.

Avec ce budget serré ce sera camping sauvage au maximum et autostop… Après une visite de la ville rapide et de reconnaissance sur comment je pourrais me rendre à Caleta Tortel, je me décide de faire du stop à la sortie de la ville. Quelques israéliens sont déjà présents, j’ai l’avantage d’être tout seul. Mais bon après 5h d’attente j’abandonne et je vais m’installer au camping de la ville. Pendant l’attente j’ai appris que toute la région connait une grève générale. Comme l’année d’avant il y a pénurie d’essence dans toute la région. Les protestants revendiquent le coût de la vie trop chère, le droit à l’éducation, à la médecine dans les petits villages, la baisse du coût de l’essence… Je me croirais en Guyane, le problème est exactement le même. La région d’Aysen en Pantagonie est le territoire "oublié du Chili". Pour mon cas ça ne va pas me faciliter la tâche pour me rendre à Tortel. Mais très motivé et ne voulant pas renoncer, je garde mon objectif en tête même si je sais que je pourrais rester coincé quelque part sur la Carretera Australe sans argent !!! Et puis j’aime bien prendre des risques ;-)

Apparemment le lendemain il y a un bus qui part pour Puerto Guadal à 70 kms de Chile Chico. Par contre les bus pour aller à Cochrane (200 kms de Chile Chico sur la route de Tortel) est en panne !  Je suis assez serein et j’attendrai tranquillement le lendemain pour prendre le bus pour Puerto Guadal.
Après avoir visité par moi-même une petite grotte sans grande importance à côté de la ville, j’apprends que le bus est plein et qu’il fallait réserver ! Merci à la dame de l’office de tourisme. Un peu dégouté d`avoir attendu bêtement le bus, un autre chilien en stage à Chile Chico se trouve dans la même galère. On décide donc de faire du stop pour aller à Puerto Guadal malgré le peu de voitures étant donné les circonstances. Après une petite heure un fourgon nous propose de nous prendre pour 6 000 pesos. On accepte et ça y est je quitte enfin Chile Chico.

jeudi 16 février 2012

4 jours à El Chalten

A peine 3h de bus pour arriver dans ce petit village  montagnard entouré de montagnes à seulement 400m d’altitude. El Chalten est l’endroit idéal pour démarrer quelques randos. A peine arrivé je croise une allemande que j’avais croisé en transfert à Rio Gallegos. Ca tombe bien je cherche un hôtel, et je me retrouve dans une chambre avec 3 israeliens super sympa.


Ce ne sont pas les premiers que je rencontre ni les derniers je pense. Ils sont partout ces israeliens, du moins depuis Ushuaia. J’ai appris pas mal de choses sur leur pays. Les hommes après le lycée partent pour 3 ans d’armée pour participer à l’effort de guerre. Quand aux femmes c’est seulement 2 ans ! Ils ont un an de formation et après ils se retrouvent au front. Du coup après leurs quelques années de guerre beaucoup partent voyager pour plusieurs mois loin de chez eux. L’Israël étant par nature juive, ils ne peuvent pas aller dans les pays frontaliers musulmans avec lesquels il y a beaucoup de tensions.

Ayant bien sympathisé avec eux je vais partir avec eux le lendemain pour un trek de 2 jours. On se fera la rando de 4h en 2h (Poincenot 9,5 km 350 m de dénivellé gentil). Arrivés en haut, on monte le camp où il y a déjà pas mal de tentes. J’y rencontre d’ailleurs Dorian un français de polytech’ Marseille qui est en dernière année. Le monde est sacrément petit. Là haut c’est hyper venté on entendra les arbres siffler toute la nuit. Le plan est de se réveiller à 4h du mat pour aller voir le lever de soleil sur le mont Fitz Roy. On n’arrivera pas à se lever. La pluie, le vent et le froid nous condamnera sous la tente pour ce réveil très matinal. On montera au Lago de los tres un peu plus tard dans la matinée malgré le brouillard et la tempête. On se dirigera ensuite vers le lac Torre pour un retour à la ville vers 21h. Tout ça à un rythme impressionnant. 9h de marche équivalent à 14h de marche sur la carte… Le physique est bien attaqué, les cloques commencent à arriver ;-( Mais pour se remettre d’aplomb rien de tel que 700 g de steack chacun…

De retour à l’hôtel pour une nuit on repart le lendemain avec le français et le plus en forme des israeliens pour aller au Lago Toro. 7h de marche aller, camping sur place et retour le lendemain. Après 4h de marche on découvre un pur endroit et décide de faire du camping sauvage. L’endroit est magnifique, on a une vue de presque 360°. Qui dit camping sauvage dit feu sauvage, qui nous permettra de se réchauffer une fois la nuit glaciale tombée. On se fera un retour matinal pour avoir nos bus respectifs. A 10 minutes près j’arrive à avoir un bus pour Los Antiguos au nord de El Chalten ce qui me permettra d’aller le lendemain à Chile Chicos (Chili) pour faire un petit bout de la carretera Australe.

samedi 11 février 2012

3 jours à El Calafate




Comme convenu El Calafate ça envoie du pâté ;-) Arrivant un peu tard vers 1h du mat, sans hôtel, je trouve un camping pas cher et qui n’a pas l’air trop mal. Ces prochains jours je compte bien  essayer de rattraper le budget d’origine. Car en Argentine les transports ne sont vraiment pas donnés. C’est pas forcément très cher mais les distances sont telles que les prix s’en répercutent. Et vu que ça devient une destination à la mode pour le touriste européen ça augmente d’année en année à une vitesse folle. Exténué par le voyage et par les derniers jours de rando à Ushuaia, je me donne un bon jour de repos sous un soleil et une chaleur bien plus agréable que sur la terre de feu. J’ai même pu remettre les tongues. Quel pied !

Le lendemain je veux aller avoir le Perito Moreno (glacier mondialement connu) qui se trouve à 80 km de là. Pour moi il est hors de question de payer la navette qui amène les touristes au parc national. L’entrée du parc est déjà à 100 pesos (20 euros), le transport est au même prix. Du  coup ready à faire du stop. En quittant le camping je demande quand même aux quelques voitures qui s’apprêtent à partir. Et par chance une argentine avec 2 espagnols partent à ce moment là pour le Perito Moreno. Au volant d’une vielle renault, on se dirige vers le parc. Ils ont prévu de faire une petite excursion en bateau la moins chère (70 pesos). Ca tombe bien je voulais la faire aussi. L’excursion en bateau permet de voir le glacier de bien près avec différents points de vue. 
Le glacier est splendide, je n’avais jamais rien vu de tel, je pense que les photos parlent d’elles même. C’est immense, quelques km de large, des dizaines de long et à la partie qui se stoppe dans l’eau la hauteur est de 60m. C’est hallucinant, fascinant… On peut le regarder des heures. C’est l’œuvre de milliers d’années… La couleur bleue de la glace vient du compactage…Pour l’instant ça fait partie avec les chutes d’Iguacu des choses à absolument voir en Argentine… Ultra touristique mais tellement bon…

El Calafate est une petite ville sympathique, on se croirait dans un petit village de montagne. C’est de loin l’une des villes les plus agréables que j’ai vues depuis le début du trip…
Il est possible d’aller voir d’autres glaciers comme le glacier Upsala, qui a l‘air magnifique aussi mais il est seulement accessible en bateau pour la modique somme de 450 pesos ! Je préfère continuer ma route et remonter vers El Chalten qui sera la prochaine étape. Je n’irai donc pas à Puerto Nathales pour aller randonner dans le fameux national parc national du Chili de Torres del Paine. C’est un choix de timing… et gros problème une énorme partie du parc a été ravagée par les flammes dont les endroits les plus jolis. C’est donc sans trop de regrets que je remonte…

Je suis motivé à faire du stop, je pars dès 9h sur le bord de la route pour me caler à la sortie de la ville après le poste de douane (bien 4 kms). Après 5h sans succès, je rebrousse chemin avec mes sacs bien trop lourds (19 kg + 8kg) que je n’arrive pas à vider ! et je prends un bus pour 3h de route seulement ;-) pour El Chalten. Le comble du bus, je suis tout seul dans un bus de 50 personnes ! Traversant les collines arides…

jeudi 9 février 2012

4 jours à Ushuaia toujours en Argentine

Après près de 36h de voyage j’arrive enfin à Ushuaia. Après avoir dû passer la frontière Argentine / Chili deux fois dans la même journée. Quelle galère !! (1 à 2 h d’attente à chacune). En effet Ushuaia est à l’extrême sud de l’Amérique du Sud et une partie de la « tierra del fuego » est chilienne. Ce qui sépare l’Argentine en 2. En arrivant sur la « terre de feu » le paysage se métamorphose, le paysage aride et plat laisse la place à un décor de plus en plus montagneux. On se croirait dans un décor de cinéma où tout est mort. Sur une partie tous les arbres semblent morts comme gelés. Une mousse verte sous forme de poils dans le sens du vent recouvre les arbres gris sans feuilles. Je peux sentir le froid à travers la vitre du bus. Ca ne donne vraiment pas envie de sortir dehors ! Durant le trajet, pour la première fois du voyage j’ai du enlever le short et les tongues. Ca fait bien 2 ans que je n’ai pas eu froid !!! Le paysage continue de changer pour se transformer en montagnes enneigées juste avant d’arriver à bon port.

Ca y est me voici dans la ville la plus australe de l’Amérique du sud. C’est un peu cette ville qui a décidé de la date de départ. Il fallait absolument y être avant fin février, avant qu’il ne fasse trop froid. Apparemment, ici on peut avoir les 4 saisons en une journée. Le temps change très très vite, j’en ai d’ailleurs fait l’expérience…

En arrivant le soir vers 23h sans hôtel dans ce froid glacial pas évident du tout de trouver une petit lit dans une auberge de jeunesse. Après avoir fait 5 auberges sans succès, la 6e s’avère être la bonne. Oufff !!! Je me rends compte que je suis dans la même chambre que Guillaume et Edouard. Ce sont 2 français que j’ai rencontré quelques jours plus tôt à Puerto Madryn. Ca tombe bien ! Je vais passer les 3 prochains jours avec eux. Au programme pas grand-chose à faire dans les environs à part randonner, visiter des musées et si l’on veut petite balade en bateau sur le canal de Beaggle (canal comme celui de Magellan un peu plus au nord, qui relie l’océan Atlantique et Pacifique, sans avoir besoin de passer par le cap horn). Mais gare à qui s’y aventure comme je disais précédemment le temps change très vite et même dans le canal la traversée est risquée !

Le premier jour sera plutôt cool du moins jusqu’au milieu d’après midi. A 3 on se motive pour se faire une petite marche de 4h A/R. On se trompant de chemin plusieurs fois, on arrive enfin à sortir de la forêt et à être sur les hauteurs qui surplombent toute la ville d’Ushuaia. A peine arrivés la neige se met à tomber et la vue à diminuer. Pas le temps de beaucoup en profiter une fois là haut avec ce froid glacial. Parti de 0, on est monté à 800 m sans lacets, autant dire que pour la première rando, les cuisses sont déjà bien chaudes. La descente se fera bien vite pour arriver directos dans l’Irish pub de la ville, pour déguster la bière du coin : la Beaggle. Pas mauvaise du tout cette petite bière mais il lui manque encore un peu de caractère notamment au niveau du degrés ! Le bar se bondera de touristes du monde entier. Je ressens déjà cette overdose de touristes tout autour  à parler anglais!!! Soirée sympathique malgré tout !

Le deuxième jour je vais me faire le musée dans l’ancien centre pénitencier avec un ricain de l’auberge. Très bien, mais il faut du temps et beaucoup de patience pour tout lire… Les 2 autres devaient se faire un tour en bateau sur le canal de Beaggle, mais sortie annulée pour cause de mauvais temps (à vue d’œil un bon force 6 déjà en version vent polaire…). L’après midi on a prévu de partir pour le parc national de la terre de feu pendant 3 jours. Au programme rando et camping en tente malgrès de temps glacial.


On se fait déposer par une navette le dimanche soir dans un camping gratuit. La pluie se met de la partie ainsi que les petites bourrasques de vent. Mais motivés on arrivera à se faire un feu avec le bois mouillé trouvé sur place. Le soleil se couchant assez tard (22/23h), on part faire un tour avec Edouard voir si l’on ne peut pas acheter quelque chose à manger au camping payant car on est parti un peu vite, il nous manquera forcément à manger. A peine arrivé, la cafétéria ferme, le vent se met à monter, le froid à nous geler, on est bien blasé, on décide de faire du stop pour rentrer. La première voiture s’arrête et nous ramène au camp. C’est une famille Argentine d’Ushuaia ultra gentille qui en nous déposant nous donnera tout ses restes de son camping : morceaux de poulets, boudin noir, charbon, coca et même des serviettes. Que demander de plus, on rentre au camp le sourire aux lèvres. Le feu s’allume tant bien que mal, mais on s’en sort. On a même trouvé une pierre ultra fine qui nous servira de « plancha » pour cuire notre poulet. Repas royal malgré ce froid glacial !

La nuit en tente sera bien fraîche surtout pour les 2 compères pas très bien équipés. Au réveil, pas avant 13h car avant il pleut, les montagnes aux alentours sont toutes couvertes de neige. On se décide quand même de faire la rando la plus difficile du parc. 8h de marche au programme pour monter 1000 m de dénivelé et arriver au sommet. On fera la montée avec 3 français supplémentaires qui étaient au même camping que nous. Je me suis mis en tête que cette rando était un entraînement pour la suite, j’ai donc un peu poussé sur les gambettes… à la moitié c’est enneigé tout autour, on s’enfoncera jusqu’aux genoux à certains endroits. Mais cette petite ascension est bien sympa, et une fois au sommet, elle nous permet d’avoir une vue d’ensemble sur Ushuaia, le canal de Beaggle et toutes les montagnes alentours. Ouahhh quel pied ! Une des filles ne saura pas monter jusqu’au bout ! La descente nous achèvera les cuisses pour aujourd’hui, de retour au camp un peu tard, de nouveau petit barbecue, où l’on partage notre bouffe tant bien que mal avec le peu qu’il nous reste.

Cette nuit sera bien meilleure que la première, la pluie n’étant pas de la partie. Le lendemain c’est bien ensoleillé et on part à 3 se faire une rando de 4h le long du lac du national parc. Très sympa même si un peu épuisant avec la marche de la veille et les sacs sur le dos !

Voilà ne voulant pas rester à Ushuaia plus longtemps (trop froid pour moi, cher et trop de touristes) je ne perds pas de temps et je prends mes billets de bus pour le lendemain à 5h du mat, direction El Calafate pour voir le glacier Perito Moreno…

samedi 4 février 2012

Visite de la Péninsule Valdès (Puerto Madryn, Argentine)

Après 20h de bus j’arrive enfin à Puerto Madryn qui est une petite station balnéaire un peu loin de tout, sur la côte, à mi-route entre Buenos Aires et Ushuaya. Idéal pour faire un break et oublier le transport. Puerto Madryn n’a rien d’exceptionnel en soi mais c’est situé à l’entrée de la Péninsule de Valdès. Cette péninsule est le paradis pour voir tout ce qui est animaux marins comme les pinguins, otaries, lions de mer, éléphants de mer, orques, baleines… Je ne verrai pas ces dernières car j’arrive trop tard dans la saison (jusqu’à fin décembre).

N’ayant pas réservé d’auberge à l’avance j’arrive à me trouver un truc sympathique pour une nuit où je réserve un tour pour la journée du lendemain sur la péninsule. On est un petit groupe de 5 touristes, ambiance sympa. On passera la journée à aller de point de vue en point de vue surplombant les animaux. L’ile est assez grande (100 km) ce qui fait pas mal de temps en voiture ;-(

Quelques chiffres : en attente !

Le soir je demande au guide de me déposer sur la seule petite bourgade de la péninsule pour y faire ma première nuit de camping du voyage. Le village tout petit est entouré de falaises. C’est vraiment beau. Je me suis fais une petite rando brousse de 10 km en fin de journée pour aller voir une dernière fois les lions de mer.

Après cette longue journée il est temps de repartir pour le grand sud : Ushuaya. Et là les heures de bus mieux vaut ne pas les compter ! Je pars à 11h du mat pour 1h de bus puis un autre bus à 16h pour 17h de trajet.  Ce dernier étant en retard j’ai failli louper ma correspondance pour le bus suivant qui fait Rio Gallegos à Ushuaya. De justesse je repars pour 12h de bus !!! Le paysage sur la route a bien changé. Je suis passé de prairie aride sans grande importance aux paysages montagneux (colines) de la terre de feu… Le froid aussi, bien que c’est l’été ici, j’ai à mon grand regret dû mettre un pantalon et sortir le coupe vent… Pas de pluie, que du soleil pour l’instant…

mardi 31 janvier 2012

6 jours à Buenos Aires (Argentine)

Après ce petit détour par San Ignacio je prends à nouveau un bus pour quelque 18 heures de voyage. Comme on peut s’en douter il n’y a pas de train par ici par contre qu’est-ce qu’il y a comme bus. Le choix des compagnies est bien vaste! En plus ils peuvent être super confortables si l’on prend « cama », et même les « semi-cama » ne sont pas si mal. En tout cas les 18h de bus se font vraiment bien avec une petite nuit dans le bus, un petit film et même un petit repas…
A Buenos Aires je vais me tenter à faire du couchsurfing pour la première fois dans le voyage. J’ai trouvé Nathalia (argentine de 25 ans) qui veut bien m’héberger pour quelque nuits dans la maison de sa mère où elle vit. Un peu rétissant au départ car elle habite à Munro (Vicente Lopez), un quartier en banlieue à 25 min de Buenos Aires. J’aurai préféré être dans le centre pour être au cœur de l’effervescence des soirées tangos… Je me décide tout compte fait de tenter l’aventure.

En suivant les indications qu’elle m’a données j’arrive à m’en sortir pour arriver à la gare de Munro où elle m’attendait. Super accueillante le feeling passe bien, elle me propose de me guider dans Buenos Aires le lendemain. Super pas besoin de me casser le crâne à trouver comment arriver à tel endroit ! Je comprends assez vite que Buenos Aires est immense et pour la visiter il me faudra plusieurs jours de marche.  Etant en recherche de travail, Nathalia a pas mal de temps et m’accompagnera les 3 premiers jours pour plusieurs marches. Le premier jour sera consacré à la visite du centre (« micro centro »). Ma première impression est de me croire en Europe. Avec tous ces buildings de style parisien, anglais, espagnol… Pour fêter l’indépendance de l’Argentine les pays européens ont offert pas mal de cadeaux type bâtiments, statues… On se retrouve donc dans une ville avec plein d’histoire, d’avant et d’après l’indépendance. Le nombre de beaux bâtiments est impressionnant. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Comparé à Rio qui n’a rien de tout ça ! La population est très européanisée, on se croirait tout simplement dans une grande ville d’Europe. La visite du centre nous prendra une journée entière.

Le lendemain on visite le quartier de Palermo, quartier très sympa mais qui n’a rien à voir du tout avec la veille. En effet ici on se retrouve dans de superbes jardins avec une ambiance à la parisienne. Zoo, jardins des roses, parcs… Vraiment reposant.

Le dernier jour de visite se fera dans le quartier de la Boca à l’opposé de la ville. Ancien quartier qui donne sur l’embouchure du fleuve. C’est un quartier très touristique, on y est accosté toutes les 2 minutes pour manger un morceau dans un restaurant. Cela dit l’ambiance est agréable, à chaque restaurant des danseurs de tangos font des représentations  sur une petite scène en extérieur. Au moins j’aurai vu un peu de tangos. Les maisons sont toutes colorées de couleurs vives (jaune, rouge, bleu…). Après une heure à vadrouiller dans ce petit quartier, on se dirige vers le quartier de Recoleta. Quartier assez riche où l’on visitera notamment le superbe cimetière. Toutes les familles riches et anciens présidents du pays y sont réunis. Chaque famille a son petit muselé. Au début j’avais l’impression que c’était un cimetière type ceux des Antilles (Guadeloupe), mais celui-ci est bien plus grand et bien plus imposant.

Ma petite guide a été parfaite. Heureusement elle parlait anglais parce que mon espagnol laisse encore à désirer. Mais bon ça progresse tout doucement. En plus ici à Buenos Aires ils ont un accent très spécial. Ils prononcent tout les doubles L par des « che », les Y par des J. J’ai eu pas mal de chance aussi niveau temps car depuis le début de l’Argentine il fait super beau. Il n’y a que le dernier jour à Buenos Aires où la pluie s’est mise de la partie. La température à BA était d’environ 30 deg. En tout cas je ne regrette vraiment pas d’être passé par cette ville immense et très sympathique. La grande spécialité que j'ai découverte ici c'est le "choripan" (saucisse dans du pain) et ça déboite!!! J'ai aussi pu jouer au paddle (sport de raquette argentin super sympa) avec les potes de Nathalia.
Un petit détail aussi qui m’ennuie pas mal c’est qu’en Argentine on ne peut pas retirer plus de 1000 pesos à la fois ce qui représente 180 euros. Autant dire que c’est assez vite écoulé pour le plus grand plaisir des banquiers qui se font un malin plaisir de me charger près de 8 euros à chaque retrait ! gggrrrr

C’est aussi le moment de faire des choix pour la suite du voyage. Lire de satané guide du routard pour savoir où aller et comment. Une suisse bien sympathique que j’ai rencontrée à Iguacu va à Ushuaya en avion depuis Buenos Aires. N’étant pas très motivé pour prendre l’avion je me décide de descendre vers le sud en bus pour voir un peu de paysage malgré la durée du trajet de plus de 30h au total.

Après 5 jours à BA je me dirige donc vers Puerto Madryn une ville sur la côte au sud de BA (20h de bus) où l’on peut apercevoir lions  et éléphants de mer, orques, pinguins… Ce sera le safari animalier du trip ;-)