lundi 25 novembre 2013

Don Khong


La route en bus depuis Vientane jusque Paksé sera longue mais forte agréable. Je n’ai jamais vu un bus de nuit de ce type. Cette fois ci on a carrément le droit au bus couchette avec de vrai lit. Seul hic, si l’on est pas chanceux il faut partager le lit avec son voisin. Par chance le bus n’étant pas plein, je pourrais m’étaler sans souci. Je devais partager mon lit avec Alex un allemand comme moi qui voyage en solo pour 1 an et demi. On a bien sympathisé et on continuera le voyage ensemble pour quelques semaines.

Au petit matin, en arrivant à Paksé, il pleut des trombes d’eau. Le plan de vouloir faire un tour en moto dans la région tombe à l’eau. Ne voyant aucune éclaircie, on se décide de reprendre la route pour se relaxer sur une des 4000 îles du Mékong. Mais avant il nous faut retirer de l’argent car il n’y a pas d’ATM par là bas. On se ferra toute la ville en tuk tuk sous une pluie de fou pour enfin trouver une ATM qui fonctionne tout ça en tongue avec mon orteil qui ne demande qu’à s’infecter lorsque l’on doit marcher dans les flacs géantes.

Notre super tuk tuk nous dépose à la gare routière où l’on tente de négocier le transport mais ils sont dur dur en affaire. Au dernier moment on se décide à prendre le bus local pour l’île de Don Khong. On devra attendre une bonne heure pour que la barge nous fasse traverser avec le mini bus. La première impresssion est que l’on al’air vraiment paumé. Quelques guesthouses au milieu du village et c’est tout. Il n’y a pas grand-chose à faire par ici si ce n’est que profiter du calme.




Alex aime bien pêcher du coup on tente de pêcher sans succés. Le lendemain on loue des vélos pour découvrir un peu l’île. Mais l’île est quand même bien grande surtout quand on se prend une petite saucée. On rebroussera chemin assez vite. On ira se boire une petite bière sur le port. Ca nous permet de rencontrer quelques locaux. A la tombée de la nuit on se décide à rentrer par le chemin en terre/boue qui borde le fleuve. Les locaux sont vraiment d’une gentillesse. Après 5 minutes de vélo, on se fait arrêter par une famille qui mange. Ils veulent nous inviter à manger avec eux et boire le wisky local. En général ici , ils mangent assis par terre, avec les doigts et partagent tous les plats entre eux. Après 2 shots de wisky, on reprend les pédales pour continuer notre chemin en refusant de manger. 2 minutes après 3 types nous proposent de prendre l’apéro. On pose les byciclette et on rentre chez eux. Les femmes amènent les paillasses por que l’on puisse s’assoir. En fait sans le savoir, on arrive à l’heure du repas. On sera leurs invités. Ils ne parlent presque pas anglais mais le contact passe bien. Ils sont adorables. On se retrouve à une dizaine à boire et à manger ensemble. Ces gens là n’ont rien mais sont prêt à tout te donner. On compare notre flashlight. Il nous sort une lampe des années 80. On partage tous les plats, poisson, mini crabe, peau de buffle… rig gluant pour accompagner. Après avoir finit leur whisky, on attaque la bière.




A court de bière je pars avec l’un d’eux chercher d’autres bières à la supérette en moto. Sur le retour on tombe en panne d’essence. Nous voilà à pousser la moto dans le noir. Quelques autres motos s’arrêtent et nous confirme que la station essence n’est pas loin. On marche un petit quart d’heure et nous y voilà. Je lui paye le plein pour le remercier de l’acceuil qu’ils nous donnent. De retour, il y a encore et toujours de la nourriture qu’ils ramènent au fur et à mesure. Ils ont mis la musique typique laossienne pour danser. Cette famille est adorable. On rentrera bien bourré. Je me suis même tomber en vélo le cul tassé dans la boue.
Le lendemain, n’ayant pas grand-chose à faire, on décide d’aller sur Don Det en bateau.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire